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La Rédaction

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Une grande perte pour la nation sénégalaise, Bruno Diatta n'est plus

Bruno Diatta n'est plus. Celui qui a été chef de protocole de Léopold Sedar Senghor à Macky Sall en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade est décédé. La perte de ce grand homme qui a passé plus de 50 ans de sa vie au Sénégal est incommensurable pour le Sénégal.

En cette douloureuse circonstance, la rédaction de BaobabAfrique présente ses condoléances à son épouse Madame Diatta qui est directrice de la Galerie Kemboury.

Après 9 ans de silence, l’artiste rappeuse Moona revient avec un single intitulé « Qui »

Moonaya, de son vrai Awa Mounaya YANNI, est une artiste-musicienne bénino-sénégalaise évoluant dans le milieu du hip hop depuis plus d’une quinzaine d’années. Absente depuis presque 9 ans, cette fois l’artiste a décidé de refaire surface pour récupérer son public abandonné, après son premier album « mort né » en 2009. 

D’ailleurs une absence que cette ancienne animatrice de la Rts justifie. Ne serait-ce qu’en prenant plus de temps à l’audiovisuel. « J’assume que j’étais absente de la scène musicale. C’est parce que non seulement je suis une femme de média, mais aussi, il faudra que je me nourrisse aussi. Et ma musique n’était pas bénéfique », soutient-elle. 

Mais, cette fois-ci, l’artiste est décidée de compenser cette absence sur la scène musicale, en lançant un produit nouvel de variété purement africaine sur le marché.  « D’abord un single ce vendredi 21 septembre 2018, le mois prochain un "I-pi" de 5 titres et l’album est prévu pour 2019. » 

Ce Single qui sera présenté sous forme d’interrogation s’intitule « Qui », un choix que l’artiste justifie : «  je pense qu’il faut s’interroger dans certaines choses. Et je n’ai forcément pas la meilleure réponse. Et aujourd’hui on peut concevoir une pensée sans penser à la politique dans le quel nos Etats vivent. C’est aussi moi en tant que femme et être humain, les thématiques de l’espoir, de l’amour et du panafricanisme seront au menu », promet l’auteure 

La variété africaine et la world music, tel est l’identité de l’artiste. « Il y’aura des sonorités différentes, de l’Afro beat, du Soul et aussi du Rap à l’ancienne qui est mon identité. Parce que quand on me demande, je réponds tout simplement: « cuz I feel hip hop ! ». 

Comme tout artiste, porteur de voix, Moona n’a pas manqué de faire une lecture sur la situation politique du  Sénégal. « Les politiciens devront revoir leurs promesses qu’ils avaient tenues avant d’être au pouvoir », suggère-t-elle.

Afrique centrale : les administrateurs culturels se forment

L'Espace YARO invite les administrateurs, managers et gestionnaires des entreprises culturelles à s’inscrire à la formation sur le management de projets et d’organisations culturels qui aura lieu du 8 au 18 octobre 2018 à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville).

Dans le cadre du projet Pointe-Noire Ville Carrefour des Arts, l’Espace Culturel YARO, organise, en partenariat avec le projet Ségou Ville créative et la Fondation Festival sur le Niger (Mali), une formation pour les administrateurs culturels de l’Afrique Centrale.

L’objectif de cette formation est de renforcer les capacités des administrateurs, managers, gestionnaires de structures et projets culturels sur la gestion au quotidien de leurs organisations (gestion administrative, bonne gouvernance, leadership, contrats, droits…)

La formation cible particulièrement les administrateurs et gestionnaires des structures et projets culturels, les managers d’artistes du Congo-Brazza, de la RDC, du Gabon, de la RCA, du Tchad et du Cameroun.

Pour participer, il faut avoir une expérience d’au moins 2 ans dans l’administration culturelle et fournir  un CV, une lettre de motivation et une lettre de soutien délivrée par sa structure ou par une organisation culturelle de son pays d’origine. Les dossiers de candidature sont à envoyer par email à l’adresse :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   au plus tard le dimanche 23 septembre 2018.

Pour des informations complémentaires, contactez l’Espace Culturel YARO. Tél : 00242 05 557 34 55. E-mail :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Baobabafrique (source Music in Africa)

 

Recherche : Musiques traditionnelles de Guinée-Bissau

Les musiques traditionnelles de la Guinée-Bissau puisent leurs racines dans l'histoire millénaire des différents groupes ethniques qui constituent le pays. Elles sont reprises dans différents rites locaux, mais aussi dans des fêtes populaires comme le grand carnaval annuel. 

Introduction

Pays d’Afrique de l’Ouest, la Guinée-Bissau, du nom de sa capitale Bissau, est bordée au Nord par le Sénégal, à l'Est et au Sud par la Guinée-Conakry (deux pays francophones), et à l’Ouest par l'Océan Atlantique. 

Peuplée de différentes composantes ethniques (plus d’une trentaine dont des Manjaques (ou Manjacks), Mandingues, Mancagnes, Balantes, Diolas, Baïnouks, Badiarankés, Soussous, Bagas, PapelsLandoma, Bayots, Tendas, Bijagos, Peuls, Floups, Pkumels, Koniakes, Nalus…), la Guinée-Bissau a une riche palette de couleurs musicales, symbolisée par des danses, rythmes et instruments traditionnels.

Caractéristiques 

Puisant dans les cultures des temps immémoriaux, les musiques et danses traditionnelles de Guinée-Bissau sont caractérisées, selon leurs origines, par leurs propres sonorités, instruments, costumes (souvent des batiks teintés à la main) ou encore des masques sacrés (de requins, taureaux, vaches, hippopotames …).

Syncrétisme

Mêlant rites animistes et autres croyances religieuses (musulmane, chrétienne, catholique), la Guinée-Bissau a su créer un syncrétisme religieux et culturel faisant souvent référence au pouvoir surnaturel pour communiquer avec les ancêtres ou à la musicothérapie, à l’instar du « ndëpp » des Lébous et des Wolofs du Sénégal, une danse extatique et de transe accompagnée des rythmiques de tambours, et permettant de guérir des personnes atteintes de dérégulations psychologiques.  

Les musiques traditionnelles

Ancienne colonie portugaise marquée par les musiques lusophones, notamment le « fado », la Guinée-Bissau offre divers courants musicaux traditionnels, enseignés oralement au sein de la famille ou dans les « mandjuandades », des structures destinées notamment à la transmission de la mémoire culturelle dans les villages et les quartiers des villes.

Chaque communauté et chaque classe d'âge a ses musiques et danses traditionnelles : le « Koussoundé » (danse balante), la « brosca » (danse balante), le « campouni » (danse des femmes Bijagos), le « cabaro » (danse hommes Bijagos), le « Kaniokan » (danse des vieux Bijagos), le « brassa » des Ondames du Centre, des Mancagnes et des Manjaques (ou Manjacks) du nord, le « nalou » du sud ou la danse « tinatina » (remise au goût du jour par des troupes lyriques traditionnelles…

D’autres rythmiques, dont certaines empruntées à des pays voisins, sont aussi pratiquées et popularisées notamment par l’Ensemble Folklorique National Netos De Badim : « doundoumba » (danse des hommes forts), « toupousésé » (des Peuls), « Soli » (célébration des garçons circoncis et des filles excisées), « yankady » (danse de séduction), « mané » (des Balantes), ou encore « kebendo », « zaillé »…

Toutes ces musiques et danses traditionnelles accompagnent les diverses manifestations de la vie quotidienne : mariage, baptêmes, cérémonies d’initiation (« fanado »), funérailles, moments de durs labeurs, ou tout simplement les fêtes au village ou dans les quartiers.

Il est important de souligner que certaines troupes de danses et musiques traditionnelles sont sollicitées par des politiques lors de leurs campagnes électorales. 

Instruments Traditionnels

Parmi les instruments utilisés pour certains de ces styles, tel que le « brassa » (joué dans tout le pays), on peut citer des instruments traditionnels comme le « bloum-bloum », tambour d’appel, le « mandaga », un jeu de trois tambours (un sabar solo et deux koutils (basse et rythmique). Certaines ethnies rajoutent un quatrième tambour, le « boumbouloum » (ou « bambol », autre tambour d’appel).

Chez les Balantes, de la famille mandingue, il faut souligner l’importance de la « koura » (kora à 21 cordes), mais aussi le balafon (xylophone en bois), la « tina » ou calebasse d’eau (une calebasse creuse renversée dans un récipient cylindrique rempli d’eau), et les percussions « mandiana » et « ngoumbé » (gumbe).

Musiques traditionnelles les plus populaires

De toutes les musiques et danses traditionnelles, le « gumbe » et le « koussoundé », les deux courants traditionnels les plus populaires, ont été les premiers à être modernisés par certains artistes. 

Gumbe des lambats (griots) 

Style musical très rythmé d'Afrique de l'Ouest, le gumbe (goumbé), nom aussi de la danse et de l’instrument, est originellement pratiqué en Guinée-Bissau par les « lambats » (les griots), qui s’accompagnent de tambours gumbe, de sico, de palmas et de tina.

Musique traditionnelle d’origine animiste, à la fois entraînante et chaleureuse, le gumbe de la Guinée-Bissau est aussi un chant dédié aux génies tutélaires.

Il accompagne tous les évènements de la vie sociale (naissance, mariage, décès, circoncision…). C’est aussi un moyen de communication entre deux villages rapprochés. Également présent en Sierra Leone, en Gambie et au Sénégal, le gumbe a été modernisé et popularisé à la fin des années 1960 par Cobiana Jazz (ou Cobiana Djazz), un groupe fondé en 1969 par de jeunes musiciens, dont les auteurs-compositeurs Ernesto DaboAliu Barry et José Carlos Schwartz (voir article sur le « Gumbe »).

Koussoundé des Balantes

La modernisation du « koussoundé » des Balantes (de la famille mandingue) s'est opérée réellement en 1986, avec la sortie du premier album Chefo Mae Maedans de Kaba Mané, un auteur-compositeur, arrangeur, chanteur, guitariste et joueur de kora né en 1957 à Gampara, au sud de la Guinée-Bissau.

Né d’un père Socé (Mandingue) et d’une mère Ondame et Diola, Kaba Mané a su créer un nouveau style, marqué par sa kora qu'il fusionne au vibrations du « koussoundé », du « brassa », du « nalou », mais aussi de la pop music, du jazz et du funk.

Son album Kunga Kungaké (Oiseau messager) s’émancipe davantage de la tradition, optant pour un style afro-pop marqué par une rythmique basse-funk soutenue et des cuivres jazz. Un style diffué lors de son concert au festival Womad 1991 en Angleterre.

Ancien footballeur devenu non voyant, Kaba Mané a monté l’Association Internationale pour la Paix dans le Sport (AIPS) pour dénoncer les tragédies dans le sport, comme la prise d’otages du septembre noir en 1972 aux JO de Munich, en Allemagne (17 morts au total), ou la tragédie du stade du Heysel le 29 mai 1985 à Bruxelles, en Belgique (39 morts et plus de 600 blessés).

Evénements musicaux

Plusieurs événements sont organisés dans diverses régions de la Guinée-Bissau pour mettre en valeur les musiques et danses traditionnelles pratiquée par des troupes comme N’donandé Kasaré (groupe masculin) ou encore Netos De Bandim (Ensemble Folklorique National constitué de femmes développant, entre autres, un gumbe très dansant). Quant au Grupo Harmonia de Luanda (du nom d’un quartier situé au sud de Bissau), il diffuse une forme de « batuque » typique de Guinée-Bissau. 

Parmi ces événements, on peut citer le Festival de Bubaque, qui se tient le week-end de Pâques à Bubaque, une île de l’archipel des Bijagos ; le Festival Cacheu valorisant les traditions et danses de chaque région du pays, dont la danse du fleuve, ou encore le festival Nakasa darte, organisé à Bissau par Ramiro Naka, fondateur de l’Association et de la Fondation.

D’autres styles traditionnels sont aussi mis en exergue lors de ces manifestations. C’est le cas de la « danca felupe », qui associe des chants et danses de femmes, et qui se  rapproche d'un style musical Diola, très pratiqué en Casamance, au Sénégal.

Nago SECK

Musique : Alibéta cogite sur l'existence

Le chanteur sénégalais Alibéta a fait paraître son tout nouveau single « Wiri wiri », le mercredi 12 septembre 2018. La rencontre s’est teenue à la Maison des cultures urbaines à Ouakam.

« Wiri wiri », titre du single, est une expression wolof (langue du Sénégal), dont l'ambivalence a été parfaitement exploitée par Alibéta, pour donner plus de pertinence à son message. Couramment, la locution désigne un cycle infini ; mais « Wiri wiri » renvoie aussi à l'idée d'un passage obligatoire. Les deux sens de l'expression ont été parfaitement conciliés par l'artiste dans sa nouvelle proposition, qui aborde en musique, la délicate question de l'existence. Inspiré de la cosmogonie sérère (ethnie du Sénégal dont il est issu), le single d'Alibéta présente la vie comme un cycle éternel, où la très redoutée épreuve de la mort par laquelle tout vivant devrait passer, est perçue comme une phase de renaissance. L'Afrique, longtemps soumise et brimée par les autres, est appelée la première à renaître à travers ce chant. L'auteur confi » : Ce single participe d'un travail de décolonisation de l'Afrique, qui ne devrait pas se faire qu'à l'échelle politique et économique comme on le pense très souvent, mais aussi au niveau culturel. 

Nous jouissons d'un immense patrimoine porté par nos cosmogonies anciennes, qui pourrait aujourd'hui nous aider à repenser notre relation avec la nature, l'environnement et nos semblables.

Bien plus qu'une simple œuvre musicale, « Wiri wiri » prend l'aspect d'un discours philosophique d'une rare profondeur, prononcé par un artiste quelque peu excentrique, qui n'a pour désir que de participer à la renaissance spirituelle de son continent.

Le morceau qui loue la grandeur de Roog Sen (être omnipotent et transcendant de la culture sérère), clame aussi l'unité culturelle d'une Afrique aux réalités à la fois plurielles et ressemblantes. 

Pour Alibéta, admirateur du travail de l'historien sénégalais Cheikh Anta Diop, toutes les cosmogonies du continent noir sont structurées de la même façon, autour d'un principe divin et des ancêtres.  

Son message, Alibéta compte sur la capacité d'abstraction du public africain pour en saisir la quintessence. La musique elle aussi, imprimée d'un style de fusion que l'artiste qualifie lui-même d' « afro-cosmique » (mélange d'influences traditionnelles et de sonorités actuelles), devrait faciliter l'élévation.

Dans le souci d'atteindre un public plus large, l'œuvre chantée en sérère, est sous-titrée en français et en anglais.

« Wiri wiri », réalisé par ONI et Tic-tac 221 Film, paraît en prélude au prochain album d'Alibéta annoncé pour 2019. L'opus est d'ores et déjà présenté comme le rendu d'un travail de recherche sur les cosmogonies africaines et sur celles du monde dans sa globalité. Le single est distribué au Sénégal par Ziksen.

Source Music In Africa

 

Le chanteur Rachid Taha enterré en Algérie sur la terre de ses ancêtres

Youyous, larmes et incantations ont accompagné la levée du corps du chanteur algérien Rachid Taha, figure du rock français des années 1980 et voix du raï et du chaâbi, inhumé vendredi à Sig dans l'ouest algérien.

Porté par six pompiers, sa dépouille couverte du drapeau algérien a été mise en terre au cimetière Sidi Benziane, en début d’après-midi après la prière du vendredi, sous quelques nuages.

Une foule d’anonymes comme de personnalités est venue rendre hommage au chanteur, décédé à 59 ans en France des suites d’une crise cardiaque dans la nuit de mardi à mercredi.

« Je pleure sans larmes tant le choc est grand », a confié à l’AFP sa mère, Aïcha.

À 77 ans, la vieille dame observe le défilé incessant des personnes venues présenter leurs condoléances dans la villa familiale qu’elle occupe avec son mari, Ali, en banlieue de Sig.

Une grande tente a été érigée devant son domicile pour accueillir les visiteurs. « C’est brutal, on ne s’y attendait pas », répètent-ils inlassablement, et parfois, un sanglot transperce le silence.

Parmi eux, Djilali Taha, un des cousins de Rachid Taha. À 62 ans, Djilali a perdu il y a une semaine son fils de 27 ans. Rachid l’avait alors appelé, se souvient-il, pour pester contre cette vie où « les vieux enterrent les jeunes ».

« Aujourd’hui, je l’enterre après avoir enterré mon fils et c’est moi qui console son père », dit Djilali qui peine à cacher son émotion.

Non loin de lui, Ali Chérif, le père de Rachid Taha, répète à qui veut entendre sa « fierté » pour ce fils « exemplaire » pour ne pas céder au chagrin.

Une tasse de café

Khaira, la soeur de Rachid Taha, attendait avec impatience le 22 septembre pour assister au concert de son grand frère à Lyon, où elle vit.

« Il m’avait appelé et promis un billet puis je reçois un appel m’annonçant sa mort », raconte-t-elle. « C’est trop dur, on n’arrive pas à s’exprimer tant le choc est immense. »

 
La veuve du chanteur, Véronique, souligne que cet enterrement est à l’image du chanteur : modeste et convivial.

« Ici, la façon d’accueillir la mort est très humble. Même en pareilles circonstances, on retrouve la générosité et la chaleur familiale », remarque-t-elle.

Un jour, Rachid Taha lui avait expliqué que les morts, chez lui, étaient recouverts de terre, et non de marbre comme en France. Elle lui avait demandé comment les gens reconnaissaient les tombes : il avait répondu qu’avant, les gens posaient une tasse de café ou un accessoire quelconque pour les identifier.

Même si elle sait qu’aujourd’hui les tombes sont identifiables – le nom du défunt figure sur des stèles -, Véronique a amené de France une tasse pour la déposer sur la tombe de son mari.

Avec Jeuneafrique

 

 

5éme édition du festival « Ciné Droit Libre » : la problématique de la justice à l’écran

L’institut français de Dakar a abrité le plus grand festival annuel africain de films sur les droits humains et la liberté d’expression dénommé « Ciné Droit Libre ». Une occasion pour les initiateurs de débattre sur la «Justice ! Levez-vous ! » retenu comme thème de cette rencontre culturelle, avec sous-thème : la Justice et la Migration.

Après plus de quatorze ans d’existence de « Ciné Droit Libre », les initiateurs ont  déposé leurs valises dans la capitale sénégalaise pour la cinquième édition du festival annuel, pour un calendrier suivant  Dakar Phase 1 : du 11 au 14 septembre 2018 (5ème édition) Dakar phase 2: du 28 novembre au 1er décembre 2018. 

«  Ciné Droit Libre » a encore tenté de relever un nouveau défi en s’attaquant aux questions de la Justice et de la migration en Afrique et dans le monde. Et ce, à travers trois projections de films, un regard sur la Gambie de l’après Yaya Jammeh,  « THE JAR (le Canari), A NEW DAWN (Un jour nouveau se lève) et FORGIVENESS (JAYGALEH / Le Pardon) des jeunes réalisateurs gambiens en collaboration avec le studio Sankara de l’artiste sénégalais Didier Awadi. 

Vivre Ciné Droit Libre pour que l’Afrique tourne plus droit, plus libre et plus juste,  Amadou Sylla qui n’a pas pu bénéficier d’une liberté d'expression  sous la règne de Djiammeh , s'est  remémoré des difficultés vécues en tant qu' artiste. " En Gambie , aucun artiste n’osait ou même pas réclamait la justice quiconque pense le faire est soit exécuté ou emprisonné",  se souvienne le réalisateur du film NEW DAWN (Un jour nouveau se lève) 

Avant d’ajouter que « Face à ce constat, le festival Ciné Droit Libre a décidé cette année de mener la sensibilisation sur l’accès à la justice. L’idée, c’est aussi de s’interroger sur l'importance de la justice pour la paix et surtout sur la place de la justice dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme.» 

A la mémoire de Oumar Ba

Le ciel clément, en ce jour du 8 septembre 2018, a permis au doux Oumar Ba de se reposer sereinement au cimetière de Yoff. Une foule très nombreuse consternée, attristée composée de parents, d’amis, de collègues, de ses fils, des élus locaux, d’acteurs de différents segments socioprofessionnels  a accompagné le directeur général de l’imprimerie Ecaricom, Oumar Ba à sa dernière demeure.

Des prières formulées par les guides religieux, des khassaïdes de Cheikh Akhmadou Bamba sont entonnés par des disciples de Cheikh Ibra Fall à la mémoire du bienfaiteur et généreux Oumar Ba, cet inconditionnel disciple mouride.

A la maison mortuaire à Pikine Tally Boumack, la tristesse se lisait sur les visages, certains n’ont pas pu retenir leurs larmes. Les parents, femmes, voisins, jeunes, notables n’ont pas tari d’éloges sur Oumar Ba, ce discret bienfaiteur, musulman pratiquant.

 En cette circonstance douloureuse, les familles Ouattara, Fall, Diop, Ndiaye, Camara et Ba remercient ceux et celles qui ont compati avec elles ces moments difficiles. Les familles de Oumar Ba prient pour le repos de son âme à Yoff.

  

 

Livre : Afrique, mon pays ! (Les Etats-Unis d’Afrique)

Afrique, mon pays ! (Les Etats-Unis d’Afrique) C’est le titre du nouveau roman de l’auteur El hadji Diagola paru en France dans les éditions Edilivre.  Il s’agit d’un récit qui nous projette dans le futur. C’est-à-dire dans un gouvernement unique du continent africain uni en un seul pays nommé La République Fédérale d’Afrique.  L’auteur nous plonge dans la gestion de ce nouvel Etat par rapport au monde occidental.  Et en même temps, ce récit nous livre des rappels historiques vis-à-vis de l’Afrique. C’est un roman plein d’informations et d’éveils de conscience pour la jeunesse africaine d’aujourd’hui. El hadji Diagola est un journaliste et écrivain sénégalais et inscrit son combat dans l’émergence d’un monde de paix entre les races et les civilisations, et surtout entre les religions. Très respecté, Monsieur Diagola jouit d’une bonne réputation.

 

 

Copie privée : la commission nationale outillée

Le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly a présidé, lundi 10 septembre 2018, l’ouverture de l’atelier de formation des membres de la commission nationale de la copie privée. Le séminaire vise à renforcer les capacités de maitrise des questions relatives à la rémunération pour copie privée qui continue de poser un problème au Sénégal.

 

Malgré l’existence de la loi n 2008-09 du 25 janvier 2008, la rémunération pour copie privée  assise sur les supports vierges et les appareils d’enregistrement n’est toujours pas effective au Sénégal. Pour apporter des solutions et permettre aux artistes de vivre de leur art, un séminaire de formation à l’intention des membres de la commission copie privée a été ouvert hier, lundi 12 septembre. Il vise à familiariser ces membres aux textes législatifs et réglementaires relatifs au droit d’auteur et aux droits voisins et plus particulièrement aux dispositions relatives à la rémunération pour copie privée ». « Cela va pousser cette commission composée de toutes les parties prenantes à démarrer ses activités pour pouvoir déterminer les barèmes et la liste des appareils assujettis à payer les redevances pour copie privée », a fait savoir la présidente du Conseil d’administration de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav), Ngoné Ndour.
 
En effet, la copie privée est une manière de rémunérer des créateurs artistiques qui n’étaient pas bien pris en compte auparavant. « La copie privée a aussi une fonction qui consiste à faire en sorte que tous les gens qui utilisent à titre privée des œuvres collectives, paient. C’est-à-dire qu’au moment où vous achetez le Cd, le téléphone portable, vous payez une redevance d’emblée à la Sodav et ces paiements permettront à la société de rémunérer tous les artistes et interprètes dont les œuvres ont été utilisées à titre privée», a indiqué le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly. Il ajoutera que « cette rémunération est répartie entre les auteurs, les artistes-interprètes et producteurs par les sociétés de gestion collective à raison d’un tiers pour chaque catégorie après déduction d’un pourcentage de 15% affecté à des actions d’aide à la création et à la diffusion du spectacle vivant ainsi qu’à des actions de formation titulaire de droit ».

Les acteurs veulent ainsi exploiter l’environnement juridique et sécurisé défini par la loi n 2008-09 car, de « ces copies dépendent la vie des artistes », a dit le ministre de la Culture. Non sans relever que « notre rencontre est une nouvelle étape de la marche exemplaire et méthodique que nous voulons imprimer à l’exploitation systématique des opportunités qu’offrent l’épanouissement de nos créateurs, l’élaboration et l’adoption de la loi sur le doit d’auteur et les droits voisins ». La session de formation des membres de la commission nationale de copie privée est organisée en prélude au séminaire régional sur la mise en place des systèmes de rémunération pour copie privée et reprographie qui démarre aujourd’hui.

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