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Et si l’Afrique méditait les leçons sur la construction de l’Europe ?

Nous poursuivons de vous offrir une lecture laissée à votre réflexion. Nous restons
avec Jacques Attali et son ouvrage: C’ÉTAIT FRANÇOIS MITTERRAND.
Il m’a semblé qu’à travers ce que vous allez lire, l’Afrique, ses dirigeants
politiques, s’entend, pourraient tirer des leçons de ce que François Mitterrand nous
confie, même si nous savons que nombre de nos Chefs d’État « lisent » peu, encore que
nous sommes polis, qu’ils s’informent beaucoup, par contre, mais ne retiennent
apparemment que ce qui pourrait nuire à leur pouvoir. Les fiches des renseignements
généraux sont leur « lecture » préférée. Le plus désespérant et le plus cruel, c’est le
manque de vision, c’est à dire travailler pour les générations de demain, construire pour
demain.
« Dès notre rencontre, l’Europe fut entre nous un sujet de désaccord. […] élevé dans la
méfiance de l’Allemagne et la passion de l’Amérique… le projet européen ne faisait pas
partie de mon héritage… François Mitterrand protestait: « Mais l’Amérique est ignare,
sans mémoire ! On s’y ennuie. Vous avez tort de ne pas vous intéresser à l’Europe. C’est
l’avenir de votre génération ! »… Il aimait à rappeler qu’il avait été l’un des rares
hommes politiques français à participer au congrès de La Haye de 1948, qui en fut l’acte
de naissance… Il écrivit, par exemple, en 1972, dans sa chronique hebdomadaire dans le
journal socialiste L’Unité : « Les Américains, par leur monnaie, ont dominé l’Europe
qu’ils avaient délivré par les armes. Les Européens s’émanciperont par leur monnaie
s’ils savent s’en donner une. »… Lorsqu’il accéda au pouvoir, l’Europe ressemblait encore
à celle des années 1950… A l’ouest la Communauté économique européenne, composée
de dix membres, allait très mal: La France était économiquement exsangue; l’Allemagne
tentée par le pacifisme… la Grande Bretagne, crispée, sur l’idée que l’Europe n’était
qu’un club, avait obtenu un remboursement de l’essentiel de sa cotisation; l’Espagne, le
Portugal, les pays nordiques frappaient à la porte, et personne en France, à droite
comme à gauche, ne voulait d’eux […] dès le premier sommet européen auquel il assista,
à Luxembourg, en juin 1981, il proposa de progresser dans la voie d’une harmonisation
du droit social des différents pays. Il fut très mal reçu […] A partir de 1984 et jusqu’en
1988, François Mitterrand lança nombre de projets dont certains constituèrent encore
l’architecture de l’Europe d’aujourd’hui; ils concernent le grand marché, la technologie,
l’élargissement, la monnaie, la défense, les droits sociaux, la structure institutionnelle. A
chaque fois le président français en fit des d’abord des projets franco-allemands qu’il
réussit ensuite, avec l’aide Jacques Delors, à « vendre » aux autres sans trop mettre à mal
leur susceptibilité […] Après le lancement du projet de « guerre des étoiles » par Ronald
Reagan, il me laissa négocier, dans la perspective du sommet du G7 suivant à Bonn, la
création d’une Communauté technologique européenne qui devint le projet « Euréka »,
et il expliqua: « Mobiliser ses entreprises, mais aussi ses chercheurs, ses universitaires
afin qu’ils sentent que leur avenir est sur notre continent , et qu’ils aient toutes les
opportunités d’y travailler sur les recherches de pointe… Ce fut -c’est encore- un
formidable succès d’où sortent, entre autres avancées proprement européennes, le

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déchiffrage de la carte du génome et les logiciels de transfert de données sur Internet
[…] Le 24 mai 1984, dans un discours au Parlement européen, François Mitterrand
lança l’idée d’une Europe politique qui allait conduire, huit ans plus tard, au
remplacement de la Communauté économique par une union politique. L’année
suivante, il demanda aux Allemands, qui tenaient par-dessus tout à une coopération
militaire avec la France, d’accepter simultanément une coopération monétaire. L’une se
concrétisera par la création de la brigade européenne; l’autre par celle de l’euro.Le
couronnement de cette action de relance fut la signature, le 28 février 1986, de l’Acte
unique, traité initié par Jacques Delors et visant à l’ouverture, le 1 er janvier 1993, d’un
grand marché intérieur où les biens, les capitaux, les services et les personnes
pourraient circuler librement, créant ainsi un espace économique de trois cent soixante
dix millions d’habitants. La compétence communautaire se trouva élargie aux domaines
de la recherche et du développement technologique, de l’environnement et de la
politique sociale. Pour François Mitterrand, l’Europe ne devait pourtant pas se réduire à
un tel grand marché; l’Acte unique n’était pas, pour lui, une fin en soi, mais une étape
nécessaire sur la voie de la monnaie unique […]
Pendant son premier mandat, i esquissa aussi -en vain- d’autres pistes de possibles
progrès européens. « Je ne veux pas d’une Europe où le capital ne serait imposé qu’à
moins de 20%, tandis que les fruits du travail le seraient jusqu’à 60% ! » Puis, en faveur
de l’Europe sociale, il plaida: « Sans Europe sociale, les citoyens s’éloigneront de cette
construction… Et, s’il le faut, nous la ferons sans les Britanniques ! » Enfin: « Faire
l’Europesans le concours des travailleurs serait une façon de la faire contre eux. »
[…] Le 25 août 1987, à Latché, il confia à Felipe Gonzales: «  Les Allemands transposent
dans l’économie leur volonté de domination, avec sa traduction la plus évidente: la
monnaie. Le Mark est ce qui manifeste la puissance de l’Allemagne. »… « Le deutsche
Mark est la force nucléaire de l’Allemagne. » Il avait raison: le Mark était le seul élément
de l’identité allemande dont ce pays était encore en droit d’être fier …
[…] Le 15 avril 1991, venu en ami clore la cérémonie d’inauguration de la Banque
Européenne pour la Reconstruction et le Développement –BERD- en présence de tous
les chefs d’État des pays membres, je raccompagnai François Mitterrand jusqu’à sa
voiture… je n’étais plus, désormais, son collaborateur, je ne trouvai rien à lui dire, si ce
n’est, la gorge nouée: « Je ne resterai ici que deux ans. Et puis je serai souvent à Paris. Je
viendrai vous voir toutes les semaines. » Il me prit dans ses bras pour la première fois,
puis monta dans sa voiture… 
[…] Il posa un jour sur son bureau une photo de la tombe de ses parents à Jarnac… il me
disait: « C’est là que je veux aller.»… Il souhaitait, pour son dernier voyage, rejoindre ses
parents en Charente… Quand je lui demandais s’il croyait en Dieu, il me répondait qu’il
admettait l’idée d’un principe ordonnant toute chose… « La foi n’est pas rationnelle. Il
est tout à fait possible de croire en Dieu et en la science en même temps. La libération
politique et scientifique de l’homme est tout à fait compatible avec la foi » … « Je crois
qu’on a besoin de prières, c’est à dire de rechercher une communication par la pensée
avec quelque chose de plus haut […] Il me dit un jour: «Ce que je peux espérer de mieux,
c’est de revoir ma mère. Vous savez, en 1981, c’est la chose qui m’a consolé quand j’ai
cru mourir: j’allais la retrouver… […] « Je crois aux forces de l’esprit. Je ne vous quitterai
pas. »
[…] Le 8 janvier 1996, à bout de forces, il choisit d’aller au-devant de sa mort, au-delà de
la douleur et du néant, vers ce qu’il espérait être le sourire de la liberté. »

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« C’ÉTAIT FRANÇOIS MITTERRAND » de Jacques Attali, que je lisais et que je
partage ici avec vous. La pluie n’est pas encore au rendez-vous sur Dakar. Prions. Nous
croyons, nous aussi, aux forces de la prière.
Malgré l’émotion avec l’histoire de cette fin de vie d’un Chef d’État qui n’était pas
« commun », parce qu’il avait fait de l’esprit et de la pensée le fondement de son exercice
du pouvoir, avec cet autre grand esprit à ses côtés que fut Jacques Attali, un glouton de la
connaissance, nous avons assisté avec ces extraits, à la construction de l’Europe.
L’Afrique, avec ses grands et petits chefs d’État, doivent méditer la pensée et la praxis
de François Mitterrand: un érudit, un ami des livres, un penseur, un fin et implacable
politique, un puissant visionnaire.
Sous la plume de Jacques Attali, retenons de la bouche du président français, ceci: « Les
Américains, par leur monnaie, ont dominé l’Europe qu’ils avaient délivré par les armes. Les
Européens s’émanciperont par leur monnaie s’ils savent s’en donner une. ». Le débat sur le
franc CFA n’aurait pas dû exister. C’est l’une des plus grandes forfaitures de l’histoire de
l’humanité. Nos chefs d’État le savent tous, mais ils doivent prendre le temps de faire
avec, prendre le temps de se défaire de leurs chaines. Les peuples ne vivent pas le même
temps de révolte que les princes. A l’intérieur du système, autre chose les gouverne, les
retienne, les anesthésie, les rend tiède. Mais notre système monétaire, tel qu’il est, est
dans son ultime temps de vie. La France le sait. Agitée, troublée, elle veille dans la peur.
Elle travaille à retarder les pendules. Ses meilleurs experts y travaillent. Pour elle, ce
n’est pas seulement une affaire de monnaie. C’est une affaire de sécurité nationale.
Comme Mitterrand le disait du Markallemand, parions que la parité du FCFA avec l’euro,
est également comme une « sécurité nucléaire » pour Paris. Cette parité que la France
gouverne, est le seul trésor de guerre qui lui reste de son passé colonial. Elle le défendra.
Elle ne cédera pas. Pourquoi céderait-elle si l’Afrique, comme une belle femme, s’offre
sans fixer de prix ? Pour les pays de la zone CFA, ils savent qu’un fauve qui guette « ne
tousse pas ». Jeux de dupe. Jeux de ruse.
Depuis Kwamé Nkrumah, Cheikh Anta Diop, Senghor, des concepts opératoires décisifs
qui ont forcé l’admiration de la pensée, ont démontré que l’Afrique ne se construira pas,
si séparément, chacun traite avec l’Europe, l’Amérique, l’Asie. « Le défi de l’Afrique, ce
n’est pas de se débarrasser de la France », de la Belgique, de la Grande Bretagne, de
l’Amérique ou de l’Asie. Le défi de l’Afrique c’est de s’occuper de l’Afrique, de la
respecter, de la rendre digne. C’est avec nous, entre nous, que le développement de nos
peuples commencera. Bien sûr, la coopération, le partenariat international est
inévitable. C’est la configuration de l’économie mondiale et ses interactions qui le
commandent et l’imposent à tous les États du monde, riches ou pauvres. Mais, laisser
l’incendie et la faim chez le voisin, n’est pas recommandable. Il nous faut le courage de
bâtir l’Afrique ! Pour cela, sachons d’abord que si on ne produit rien, on ne vend rien.
Une dynamique de développement, c’est abriter d’abord un minimum d’infrastructures
industrielles. Si tout nous vient d’Europe, d’Asie en produits manufacturés et souvent à
partir de nos propres produits, où est laplus value ? Ce débat est d’ailleurs si connu, si
rabâché, que nous sommes dans l’ennui. L’Afrique s’épuise dans les compétitions
politiques, les intrigues politiques, des élections à longueur d’années et toujours
contestées et à risque ! N’est-ce pas une honte pour l’Afrique de faire toujours appel à
des « observateurs », des « superviseurs », telles que l’Union Européenne, l’OIF -que
fout-elle d’ailleurs dans ces merdiers ?-. L’Union Africaine est-elle appelée en Europe

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pour observer des élections, même dans les pays du Nord les plus misérables ? Les
tenants du pouvoir comme les tenants de l’opposition qui s’affrontent en Afrique,
partagent cette honte, cette crasse hideuse! L’Afrique doit mettre fin à ce système qui
l’avilit, le rabaisse, l’humilie, le déresponsabilise, le colonise encore plus. En Afrique,
l’asservissement est devenu un préalable à la politique. C’est en Europe, en Amérique,
que les hommes d’État, biberonnés à la politique, vont chercher de l’eau
bénite.L’Afrique serait le seul continent où l’Europe a encore un excédent moral ! Elle
même en rit ! Elle rit de ce « yaourt que l’Afrique a, à la place du cerveau » ! Très peu de
chiens ont mordu nos peuples. Seuls des dirigeants politiques l’ont fait, pour le dire
autrement qu’une grande artiste Outre-Atlantique !
Méditons ce combat de François Mitterrand pour une Europe unie, une monnaie
unique, une grande Europe du développement et de la défense des droits de l’homme, là
où elle a failli le plus. L’Afrique ne fait pas mieux dans ce domaine, sinon pire !Elle est en
avance dans la forfaiture et l’impunité ! Mais, la vie ne peut se passer de l’espoir !

Amadou Lamine Sall
poète
Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

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Musique : Quatre ans d’absence, Fallou Dieng revient avec son 26ème album

  • Publié dans Musique

Fallou Dieng, surnommé « Chef d’état major des ambianceurs » signe son retour sur la scène musicale. Ce, après quatre ans d’absence, il revient sur le marché avec un opus de double maxi composé de quatre titres intitulé « Namonalène », et promet le second dans sixmois.

Le leader de DLC a procédé, le lundi 10 août 2018, au lancement de son nouvel album avec la séance d’écoute présenté à la presse à Dakar. Un album qui rend hommage aux ténors de la musique sénégalaise comme Youssou Ndour, Baba Maal. La politique a aussi sa place dans la musique de Fallou Dieng, avec ce titre intitulé « Benno »  (Union). « Le comportement des gens qui narguent la société dès qu’ils sont au pouvoir, mais oublient qu’ils peuvent retourner à leur point de départ. Donc, c’est l’union qui fait la force. Nos dirigeants ne doivent pas s’accaparer de nos biens, mais doivent impliquer la population qui les a élus. » L’amour aussi n’est pas resté aux oubliettes. Et comme à l’accoutumée, Fallou accompagne toujours ses albums d’une nouvelle chorégraphie : «la danse Ndaate saï». Dans un des morceaux, l’artiste dresse le pont de différentes générations de musiciens.

L’entame de la seconde phase de sa carrière après 25 albums sur le marché, le 26 ème pourrait faire face aux conflits de générations qui guettent les mélomanes. Son absence sur la scène lui a valu des rumeurs fantaisistes, mais Fallou rassure, il est le roi des «ambianceurs» et il compte le rester. Même si à un moment, il avoue avoir des soucis de santé. « J’ai été victime d’un accident qui m’a un peu affaibli. Si certains pensent que j’ai laissé la musique ou même victime de maraboutage, je leur dis de croire en Dieu. Je suis en forme, et je compte rester dans la musique. »

Il poursuit « mon nouvel album dénommée « namonalène » prouve que je suis toujours dans ma passion. Mais, j’ai sorti cet opus de double maxi pour mes fans qui me réclament ».

Les quatre années d’absence sur le marché musical m’ont permis d’accoucher «Momonalène». Ce pendant, l’artiste conclut en adressant ses doléances à la Société de droit d’auteur et droits voisins, Sodav qui a pris le relais du Bureau sénégalais du droit d’auteur Bsda de mieux vieller à l’intérêt des artistes.  

Fana CISSE (Baobabafrique)

 

 

 

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Sonatel : 506,4 milliards de chiffres d’affaires


Le Groupe SONATEL a vu son chiffre d’affaires consolidé croître de 4,7% en juin 2018, atteignant 506, 4 milliards de francs CFA.  En valeur relative, ce chiffre d’affaires est en hausse de 22,8 milliards par rapport aux résultats du 1er semestre de 2017, indique le groupe dans un communiqué de presse.
 
La première capitalisation boursière de la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières, commune aux huit pays de l’UEMOA) annonce aussi que son résultat net, en baisse de 6, 5% sur la même période en 20147,se situe à 104 milliards de francs CFA.  Selon le communiqué, ‘’l’évolution semestrielle des principaux indicateurs indique le maintien de la tendance des résultats financiers par rapport à 2017 malgré la forte dépréciation du Léone, les impacts fiscaux nouveaux et la forte baisse du trafic international entrant, contributeur important en marge’’.

Il ajoute que ‘’le groupe SONATEL continue de consolider son leadership et de maintenir ses solides performances opérationnelles et financières dans ses cinq pays de présence’’.

Cette croissance des revenus reste soutenue grâce aux positions commerciales fortes et au développement des relais de croissance, mais est ralentie par la poursuite de la baisse de l’international entrant. Le Groupe Sonatel est présent au Sénégal, au Mali, en Guinée, en Sierra Leone et en Guinée Bissau.

 

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CNRA : L’ancien DG de la RTS, Babacar Diagne remplace Babacar Touré

A partir du 1e septembre 2018, Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) aura un nouveau président en la personne de Babacar Diagne. Ce dernier, ancien Directeur général de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts) va prendre la place de Babacar Touré dont le mandat est arrivé à expiration. 

 Le Cnra aura bientôt un nouveau président en la personne de Babacar Diagne. En effet, ce dernier va prendre ses nouvelles fonctions à partir du 1e septembre en remplacement de Babacar Touré dont le mandat est arrivé à terme, révèle L’As. 

Babacar Touré ne part pas seul puisque 8 autres membres de cette instance vont aussi quitter du fait qu’ils ont été nommés pour 6 ans non-renouvelables. Son successeur, ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, est un homme du sérail puisqu’il a dirigé la Rts, d’abord sous le régime du Président Abdou Diouf, avant que Me Abdoulaye Wade ne fasse appel à lui pour lui confier la télévision nationale. 

M. Touré part avec le sentiment du devoir accompli d’autant plus que durant son règne, le fondateur du groupe Sud Communication a su donner à la CNRA, une crédibilité reconnue par les acteurs évoluant dans ce secteur. Reste à savoir si son successeur saura relever le défi.

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Congrès : les femmes à la source d’eau vive

Les ministres de la femme adventiste de l’Union de l’Afrique de l’Ouest du Sahel ont convergé à Dakar pour organiser leur premier congrès international tenu à Dakar du 1er au 4 août 2018. Une rencontre qui regroupe des femmes adventistes en provenance des pays anglophones, francophones et lusophones de l’Afrique de l’Ouest comme le Cap Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. A cet effet, «  Femme, viens à la source d’eau vive » est  le thème sur lequel les participantes vont échanger. Entre autres des sujets sur «  Elever  les femmes au rang de personnes de valeur  inestimable en vertu de leur création et de leur rédemption » seront au menu. Car, pour les initiatrices de ce congrès, la femme est une symbolique puisée au pied de Jésus.

  Madame Enyde Roger, directrice des ministres femmes adventistes de Dakar a convié toutes les femmes à prendre part à cet évènement. « Nous demandons  à toutes les femmes de venir partager, voir, apprendre,  se former, et connaître leur environnement. Elles auront à apprendre des choses qu’elles pourront ensuite transmettre à leur communauté. Car nous avons des invités spéciaux ».

 

Cependant, le thème du congrès vient dans un contexte particulier car une femme sénégalaise résidente dans la région de Diourbel a été violemment battue par son mari et ensuite mise hors du domicile conjugal. Très remontée contre cet acte odieux, au nom des femmes ministres adventistes, la Directrice Enyde Roger n’a pas manqué de condamner cette violence faite à la femme.

Par ailleurs, elle souligne : « il faut savoir que les femmes ont de la valeur, et peuvent faire beaucoup de choses pour la société».

Pour sa part, Max René Laurent, origine de la Guadeloupe, conseiller d’administration des nombreux hôpitaux tenus par des femmes adventistes, formé à l’aide psychologique, fait remarquer.  « Je suis là pour apporter de l’aide aux femmes présentes à ce congrès pour faire face à la vie avec les défis qui sont les leurs. Espérons qu’elles partiront réconfortées. Car on est appelé à se respecter mutuellement pour une bonne cohabitation, s’aimer et vivre ensemble, tel est l’enseignement du Christ ». En plus des échanges lors des ateliers, les femmes adventistes vont remettre des dons, le samedi 4 août, à la maternité de la gendarmerie de Colobane.

Fana CISSE (Baobabafrique)

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Congrès : les femmes adventistes en conclave

Dakar abrite une importante rencontre des femmes adventistes au début du mois d’août 2018. Ainsi, les ministres de la femme adventiste de l’Union de l’Afrique de l’Ouest du Sahel organisent leur premier congrès international du 1er au 4 août 2018 à la salle de la gendarmerie de Colobane.

La cérémonie d’ouverture aura lieu le mercredi 1er août 2018 à 15 heures 30 à la sale de la Gendarmerie Samba Diery Diallo à Colobane. Le congrès verra la participation des pays (anglophones, francophones et lusophones) de l’Afrique de l’Ouest dont le Cap Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.

Environ deux cent participantes sont attendues à ce premier congrès dont le thème porte sur : «  Femme, viens à la source d’eau vive » et des sujets sur «  Elever  les femmes au rang de personnes de valeur  inestimable en vertu de leur création et de leur rédemption ».

Ainsi, il s’agit d’inciter les femmes à se consacrer au salut de leurs enfants, de leur conjoint et de leurs familles élargies. Pour ce faire, elles doivent améliore davantage leur participation à la croissance de l’église. Dans cet ordre d’idées, la Mission adventiste Sénégal-Mauritanie travaille à aider les femmes à pourvoir à leurs besoins dans une perspective globale avec des activités appropriées et les motiver à prendre soin de leur santé, à mener des activités génératrice de revenus entre autres.

Baobabafrique

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Cinéma à Lausanne:les cultures africaines célébrées

  • Publié dans Cinéma

Lausanne en Suisse abrite la 13e édition du Festival cinémas d'Afrique prévu du 23 au 26 août 2018  à la Cinémathèque suisse. Le thème de l’édition 2018 porte sur la teranga (hospitalité en wolof, la langue nationale la plus parlée au Sénégal). Cet art de vivre traduit la volonté de partage et de voyage à travers des incursions dans la sphère sociale, culturelle, artistique, musicale ou politique de l’Afrique multiple avec des films, des musiques, des photographies et des paysages réels ou imaginaires.

Le journaliste sénégalais et critique de cinéma, professeur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Baba Diop, participe au panel sur littérature et cinéma. Il animera le panel avec Sol de Carvalho, réalisateur mozambicain,  Christine le Quellec Cottier, Maître d’enseignement et de recherche, membre de l’Association des études africaines de l'UNIL ainsi que Max Lobe, écrivain camerounais basé en Suisse. Ensemble, ils lancent le débat sur le rôle des écrits africains au cinéma. 

La 13ème édition accueille également un panorama des cinémas africains contemporains, une rétrospective consacrée à la lutte anti-apartheid, un hommage à Idrissa Ouédraogo, un focus sur le Soudan, une exposition du photographe Osborne Macharia, des courts métrages en réalité virtuelle 360°, une carte blanche aux Rencontres Cinématographiques de Bejaïa (Algérie), un concert du sextet éthio-jazz Arat Kilo accompagné de la diva malienne Mamani Keïta et du rappeur slammeur américain Mike Ladd, une table ronde Littérature et cinéma, une soirée DJ, un café-rencontre, des débats et des délices culinaires.

La cérémonie d’ouverture en présence des autorités et des invités sera suivie par la projection en avant-première suisse du film RAFIKI de la réalisatrice kenyane Wanuri Kahiu, en présence de l’actrice Samantha Mugatsia. Sélectionné au dernier Festival de Cannes ce film est interdit au Kenya.

La section Panorama constitue le cœur du programme avec une sélection de 44 films en provenance de 25 pays d’Afrique. Elle offre une vision large de la production récente afin de mettre en lumière la diversité de la cinématographie africaine et de permettre au public de découvrir des films rares. Parmi les films sélectionnés, de belles découvertes encore inédites: MAKI’LA de Machérie Ekwa Bahango (RDC),  FIVE FINGERS FOR MARSEILLES de Michael Matthews (Afrique du Sud), MABATA BATA de Sol de Carvalho (Mozambique) en avant-première européenne, HOUSE IN THE FIELDS de Tala Hadid (Maroc), SHEIKH JACKSON de Amr Salama (Egypte), BOXING LIBREVILLE d’Amédée Pacôme Nkoulou (Gabon) ou encore LA BATAILLE D’ALGER, UN FILM DANS L’HISTOIRE de Malek Bensmaïl (Algérie). Deux co-productions suisses primées sont également à l'affiche, notamment le court métrage IMFURA de Samuel Ishimwe (Rwanda) - film de diplôme Bachelor 2017 à la HEAD Genève - qui a remporté l'Ours d'Argent du meilleur court métrage à Berlin.

Un focus dédié au Soudan met en valeur une cinématographie largement méconnue et dévoile une jeune génération de cinéastes qui s'engage pour faire vivre le cinéma dans leur pays. Sont projetés les courts métrages IMAN de Mia Bittar, VEGANIZE IT de Khalid Salim et NYERKUK de Mohammed Kordofani. Un montage d’extraits de film d’archives rendra hommage au légendaire cinéaste GADALLA JUBARA qui a ouvert le premier studio de cinéma privé à Khartoum dans les années septante.

En l'honneur du 100e anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, le Festival propose, en partenariat avec la Cinémathèque suisse, une rétrospective Mandela et la lutte anti-apartheid avec les films CRY FREEDOM de Richard Attenborough, I TALK ABOUT ME, I AM AFRICA de Chris Austin et Peter Chappell, INDIANS CAN’T FLY d'Enver Samuel, SARAFINA ! de Darrell Roodt, MANDELA: SON OF AFRICA, FATHER OF A NATION de Angus Gibson et Jo Menell, MANDELA: LONG WALK TO FREEDOM de Justin Chadwick, LONG NIGHTS JOURNEY INTO DAY de Frances Reid et Deborah Hoffmann. Les séances sont présentées par Enver Samuel, journaliste et réalisateur d'investigation sud-africain, membre du comité du National Film and Video Foundation.

Une carte blanche offerte aux Rencontres Cinématographiques de Bejaïa (Algérie), permet de découvrir d’autres univers avec quatre fictions récentes en provenance d'Algérie et du Maroc : JE TE PROMETS de Mohamed Yargui, THAT LOVELY LIFE de Rami Aloui, JUSTE LA FIN DES TEMPS de Yasmine Chouikh et LA VAGUE de Belkacemi Omar.

Avec le film KINI & ADAMS (1997) le festival rend hommage au cinéaste burkinabé IDRISSA OUÉDRAOGO figure emblématique du cinéma africain. Auteur d'une quarantaine de films, Idrissa Ouédraogo a obtenu de nombreux prix dans les plus grands festivals, notamment le Grand Prix du Jury à Cannes pour TILAÏ en 1990.

Et pour changer de registre, le public pourra s'immerger durant quatre jours, dans la réalité virtuelle 360° et se promener dans un monde imaginaire dans la Chapelle Tell, en face du Casino de Montbenon. Toute une aventure !

Le Festival est heureux de présenter cette année une exposition de photos de l’artiste kenyan OSBORNE MACHARIA, figure de proue de la photographie afrofuturiste. Il tire son inspiration entre autres des bandes dessinées et du monde cinématographique, à l’instar de l’œuvre exclusive qu’il a été chargé de créer par Disney pour le lancement de la superproduction américaine BLACK PANTHER. Une occasion unique de se promener dans l’univers de ce conteur exceptionnel qui conçoit la photographie comme un art narratif. Un studio éphémère sera installé durant le Festival et le public pourra prendre la pose devant l’objectif d’ Osborne Macharia et repartir avec un tirage. https://k63.studio   

FRIDAY NIGHT FEVER ! Le concert du sextet éthio-jazz ARAT KILO accompagné de la diva malienne MAMANI KEITA et du rappeur américain MIKE LADD mettra le feu à la scène au Chapiteau avec leur nouvel album Fleur Bleue, une création explosive de musiques africaines, urbaines et groove dans un esprit dansant. Et on enchaîne samedi soir jusqu'au bout de la nuit avec DJ CHUCCKS et DJ WASULU qui proposent des sets exaltants.

Alassane CISSE (Baobabafrique) source (Comité d’organisation du Festival)

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Conférence : le centenaire de Nelson Mandela

Né le 18 juillet 1918 en Afrique du Sud, la jeunesse africaine reconnaissante et les institutions nationales, africaines comme internationales célèbrent, ce 18 juillet 2018, le centenaire de naissance du combattant de la libération de l’Afrique du Sud, de la liberté et symbole du panafricanisme et de la tolérance.

A l'occasion de la journée internationale dédiée à Nelson Mandela et dans le cadre de la célébration du centenaire de sa naissance, l’Ambassade de la République d'Afrique du Sud à Dakar, le Ministre de la Culture de République du Sénégal et le Rectorat de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar organisent une grande conférence sur le thème: « héritage de Nelson Mandela, Jeunesse Africaine et Perspectives » ce mercredi 18 juillet 2018 à 9 heures à la salle de conférence de l’Ucad 2 à Dakar. La conférence sera animée par le Dr Aliou Sow et avec comme modératrice le Pr Penda Mbow.

Pour rappel , Nelson Rolihlahla Mandela dont le nom du clan tribal est « Madiba » a vu le jour le 18 juillet 1918 à Mvezo (province du Cap) et décédé le 5 décembre 2013 à Johannesburg. Mandela a été l'un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique institutionnel de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d'Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non ségrégationnistes de l'histoire du pays.

Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC) en 1943, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non-violente contre les lois de l'Apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L'ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC, Umkhonto we Sizwe, en 1961, qui mène une campagne de sabotage contre des installations publiques et militaires. Le 5 août 1962, il est arrêté par la police sud-africaine sur indication de la CIA, puis est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité lors du procès de Rivonia. Dès lors, il devient un symbole de la lutte pour l'égalité raciale et bénéficie d'un soutien international croissant.

Après vingt-sept années d'emprisonnement dans des conditions souvent très dures, et après avoir refusé d'être libéré pour rester en cohérence avec ses convictions, Mandela est relâché le 11 février 1990. S'inspirant alors de la pensée ubuntu dans laquelle il a été élevé, il soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime de l'apartheid et jeté les bases d'une nouvelle Afrique du Sud démocratique.

Après une transition difficile où de Klerk et lui évitent une guerre civile entre les partisans de l'apartheid, ceux de l'ANC et ceux de l'Inkhata à dominante zoulou, Nelson Mandela devient le premier président noir d'Afrique du Sud en 1994. Il mène une politique de réconciliation nationale entre Noirs et Blancs et lutte contre les inégalités économiques. Après un unique mandat, il se retire de la vie politique active, mais continue à soutenir publiquement le Congrès national africain tout en condamnant ses dérives.

Impliqué par la suite dans plusieurs associations de lutte contre la pauvreté ou le sida, élevé au rang de patrimoine commun de l'humanité, il demeure une personnalité mondialement reconnue en faveur de la défense des droits de l'homme. Il est salué comme le père d'une Afrique du Sud multiraciale et pleinement démocratique, qualifiée de « nation arc-en-ciel », même si le pays reste confronté à de graves problèmes d'inégalités économiques, de tensions sociales et de replis communautaires.

Alassane CISSE (Baobabafrique)

 

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Yene : Inauguration de l’Institut Khadimou Rassoul

Yene sera le lieu de ralliement des fidèles mourides et citoyens du monde et plongera dans la ferveur religieuse à l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre de l’institut international Khadimou Rassoul. En effet, sous la bénédiction du Khalife général des Mourides, Serigne  Mountakha Bassirou Mbacké, la cérémonie de pose de la première pierre de l’Institut international Khadimou Rassoul de Serigne Affia Bousso, imam de la grande mosquée de Touba aura lieu le dimanche 15 juillet 2017 à 10 heures à Yene (Ndoukhoura Wolof).

La pierre sera posée par Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké, Khalife de Cheikh Moustapha Al Karim de Darou Khoudos en présence de Serigne Affia Bousso. A cet effet, les autorités administratives, locales, les chefs coutumiers, les chefs religieux, les notables, les disciples, les associations de quartiers, les personnalités et le grand public sont attendus à cet événement de haute portée dans la commune de Yene.

Au cours de la cérémonie inaugurale de l’institut international de rayonnement islamique et de vulgarisation de la pensée universelle de Cheikh Ahmadou Bamba, les guides spirituels vont bénir Baobab Holding qui regroupe en son sein, Baobab Communication qui coordonne la communication-presse de la rencontre socio religieuse.  Notre compatriote Mamadou Sène de Pikine Diaspora Radio basé aux Etats Unis d’Amérique, assure la communication internationale de l’événement. Ainsi, après la cérémonie de pose de la première pierre de l’Institut, disciples, invités et autorités convergent chez le poète Daouda Fall à Toubab Dialaw pour des ziars (prières et bénédictions) et bernels (copieux repas).

Alassane CISSE (Baobabafrique)

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Ngoné Fall nommée Commissaire générale de la Saison Afrique 2020

  • Publié dans afrique

Elle vient d’être nommée, le mardi 3 juillet 2018, Commissaire générale dans le cadre de la Saison des cultures africaines, la Saison Afrique 2020, une initiative lancée par le président français Emmanuel Macron. La Sénégalaise Ngoné Fall, 51 ans, architecte, commissaire d’expositions, intellectuelle et cofondatrice d’une plateforme dans les nouveaux médias et les arts visuels, devient ainsi une figure incontournable de la scène culturelle internationale.

Portrait.

C’est elle qui aura la tâche aussi réjouissante que difficile de « permettre de faire découvrir en France, l’image d’une Afrique en mouvement et en pleine mutation », selon le communiqué publié par la ministre de la Culture française, Françoise Nyssen, la tutelle avec le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de l'initiative Saison Afrique 2020 qui sera mise en oeuvre par l'institut français courant 2020.

Les initiés connaissent et apprécient Ngoné Fall depuis longtemps. Déjà en 2001, elle était commissaire invitée aux Rencontres de la photographie africaine de Bamako. En 2016, elle présidait le jury de la Biennale de Dakar, et dans la même année, elle a concocté une exposition au Danemark à majorité féminine sur les voix critiques d’artistes activistes, When Things Fall Aparat. Critical Voices on the Radars.

La défense des artistes en Afrique

Née en 1967 à Dakar, diplômée à l’âge de 26 ans en architecture par l’École spéciale d’architecture à Paris, Ngoné Fall s’engage rapidement auprès de la Revue noire avant de devenir à son tour entre 1994 et 2001 directrice de cette rédaction pionnière et très engagée dans la reconnaissance des artistes africains dans le milieu de l’art international. Sa nomination en tant que commissaire générale de la Saison Afrique permettra à Ngoné Fall de devenir une figure centrale pour la défense des artistes en Afrique, un rôle incarné depuis longtemps par Simon Njarmi, écrivain et essayiste né à Lausanne de parents camerounais, cofondateur de la Revue noire et commissaire d’expositions mythiques comme Africa remix.

Quant à Ngoné Fall, elle a codirigé plusieurs anthologies ayant fait date : l’Anthologie de la photographie africaine et de l’Océan Indien en 1998 et puis, en 2001, l’Anthologie de l’art africain du XXe siècle, publiée par les prestigieuses éditions Revue noire. C’était le fruit de longues années de recherche et un coup d’épée dans la scène internationale de l’art qui longtemps ignorait cette autre histoire de l’art.

Les artistes femmes du continent africain

Dans le cadre de ses recherches scientifiques, elle n’a pas cessé de faire découvrir des artistes femmes du continent africain. Lors de l’exposition sur l’art féministe dans le monde, Global Feminisme, en 2007, au Brooklyn Museum, à New York, elle a notamment rédigé dans le catalogue la partie sur la contribution de l’art africain. Du jour au lendemain, elle s’est retrouvée dans le rôle d’une pionnière concernant la recherche sur la production des femmes artistes en Afrique.

Enfin, et ce n’est peut-être pas le fait le moins important dans sa nomination, Ngoné Fall est aussi cofondatrice du collectif Gaw-Lab de Dakar, une plateforme dédiée à la recherche et la production dans le domaine de l'art numérique pour interroger « l'interdépendance entre la réalité numérique et l'espace public et social ». Relier les cultures et les continents à l’ère numérique, tout un programme pour sa nouvelle fonction au sein de la Saison Afrique 2020.

Source - RFI

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