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Côte d'Ivoire: La photo d'hier à aujourd'hui

La fondation Donwahi (Côte d'Ivoire) vient d'ouvrir sa saison artistique 2013. Pour ce grand démarrage, l'honneur a été fait à la collection Dokolo qui retrace tout l'imaginaire de la photographie africaine contemporaine.
 
La collection Sindika Dokolo pourra être appréciée du grand public dans les trois salles d’expositions prévues à cet effet. Les férus d’art sont donc attendus jusqu’au 30 avril pour découvrir la magie qui se cache derrière l’objectif du photographe en Afrique noire. . Le problème majeur des plasticiens africains réside dans le manque de confiance en leurs propres contours. En parcourant les différents clichés que proposent ces galeries on peut retenir que les portraits rappellent l’historique de la photographie africaine depuis le début du 20ème siècle. Ainsi notre propre vision de la photographie africaine et de l’africain lui-même change. C’est la preuve par neuf qu’il y a aussi des talents en Afrique.
L’auteur, Sindika Dokolo a 41 ans. Il peut être présenté comme un exemple pour les plus jeunes. Il a travaillé durement dans l’hexagone et a bien voulu consacrer une partie de son patrimoine à l’Afrique qui lui est chère. Sa collection regroupe plus d’un millier de pièces. Il a du fournir beaucoup d’efforts pour rassembler une mémoire vivante du continent.
 Cette exposition reflète une brève histoire de l’Afrique. Elle est intéressante à trois niveaux de compréhension. Le premier est celui qui se projette dans la salle rebaptisée « la salle des morts ». A ce niveau-là toutes les personnes qu’on voit sur les images ont déjà quitté ce monde. C’est l’époque qui débute à la fin du 19ème siècle. C’est l’histoire simple et brute de la photographie de studio.
 Le deuxième moment de l’exposition nous conduit dans la « salle des morts vivants ». C’est-à-dire que certaines des personnes que nous y découvrons sont toujours en vie. C’est l’époque qui nous emmènent jusqu’aux indépendances. Et le voyage à travers le temps se termine dans « la salle des vivants ». L’attention doit surtout être portée sur la façon dont les gens se laissent prendre en photos, et qui bien évidemment est différente à chaque époque. On peut remarquer comment ils se comportaient à travers la caméra. Cette exposition nous fait parcourir un siècle d’histoire en trois temps.
 Comme le remarquera Simon Njami, le directeur artistique de la fondation Donwahi, la collection Dokolo renvoie à un roman écrit par un auteur guinéen et qui parle de « rêve utile ». C’est la chose qui nous permet de nous projeter dans l’avenir. Il faut dire que le but de la fondation c’est de monter de l’art. Et cet art est quelque chose qui doit être un miroir capable d’éveiller l’esprit et d’inviter la notion du beau. L’art est capable de transformer la société. La collection Dokolo reste forte aujourd’hui et se distingue par un matériau unique qui couvre tous les domaines de la création contemporaine.
 
Bledou N'GUESSAN

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