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Sommet de la Francophonie : Emmanuel Macron rend hommage à Youssou Ndour et Senghor

Le président français  a rendu hommage à Léopold Sédar Senghor et Youssou Ndour lors du XVIIe sommet de la Francophonie. Selon Emmanuel Macron, ces deux personnalités sénégalais ont participé à l’émancipation de la langue française.

Devant un parterre de chefs d’Etat dont le président Macky Sall, Macron a cité Léopold Sédar Senghor Charles Aznavour et Youssou Ndour  parmi ceux qui se sont émancipés pour être accueillis dans la grande famille de la langue française.

« On a connu Léopold Sédar Senghor comme le premier président de la République après les indépendances. Cet homme de Lettres et agrégé de Grammaire savait manier la langue française qui est aujourd’hui la priorité de tous. Il y a aussi Youssou Ndour la star planétaire et l’une des personnalités les plus influentes du monde de la Francophonie« , a déclaré Macron en hommage à ces deux personnalités.

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Journée de l’écrivain africain : Henri Djombo primé

L’association des écrivains du Sénégal organise du 6 au 12 novembre 2018 la 26ème Journée de l’écrivain africain autour du thème « littérature, démocratie et pouvoir ». L’écrivaine Mariama Ndoye est la marraine de l’édition 2018, l’Egypte, pays invité d’honneur. D’éminents écrivains, intellectuels et hommes de culture venus d’Afrique et du reste du monde prennent part à la rencontre de Dakar. A cette occasion, le dramaturge congolais  Henri Djombo recevra le Prix Amadou Cissé Dia pour le théâtre décerné par le Jury de l’Association des écrivains du Sénégal. Par ailleurs, à signaler que Monsieur Henri Djombo est actuellement Ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Elevage du Congo-Brazzaville. IL est aussi Président de l’Union des écrivains et artistes du Congo.

D’autres distinctions seront également remises à des personnalités littéraires. Un hommage sera également rendu à l’écrivain ghanéen Atukwei Okai, Secrétaire exécutif de l’association panafricaine des écrivains, décédé, le 13 juillet 2018.

Alassane CISSE (Baobabafrique)

 

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Audience au Palais: le chef de l'Etat a reçu l'artiste Thione Seck

Le chef de l’Etat Macky Sall a reçu, hier lundi 1 octobre 2018, l’artiste chanteur Thione Ballago Seck, porteur d’un projet musical africain intitulé « La CEDEAO en chœur » qui réunit plusieurs artistes du Sénégal et des pays de la Cedeao. 

Le lead vocal du groupe « Ramdaan »  compte ainsi marquer son retour sur la scène musicale nationale et internationale, renseigne la page facebook de la Présidence de la République. 

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GFM: Youssou Ndour perd trois autres journalistes dont Antoine Diouf

Après les départs de Mamoudou Ibra Kane et de Alassane Samba Diop, c’est au tour du journaliste Antoine Diouf, présentateur du journal de 12H de la Rfm, de quitter le Groupe futurs médias (Gfm) de Youssou Ndour. 
  
Joint par nos confrères de Senego, ce dernier a confirmé l’information. « J’ai démissionné de la Rfm pour convenance personnelle », informe le désormais ex-directeur de la Rédaction. 
  
Hormis son départ, les journalistes Migui Marame Ndiaye, Adama Anouchka Ba et le technicien Saliou Dème, ont annoncé leur départ la Radio futurs médias. Selon la même source, ces ex-employés de Youssou Ndour vont rejoindre Alassane Samba Diop et Mamoudou Ibra Kane, désormais à la radio Baobab Fm qui débutera ses programmes en ce mois d'octobre. 

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Le chanteur Charles Aznavour est mort

Le chanteur Charles Aznavour est mort, ce lundi 1 octobre 2018. Il avait 94 ans. C'est ce que viennent d'annoncer ses attachées de presse à l'AFP. 

Il est mort à son domicile dans les Alpilles. Il revenait d'une tournée au Japon, après avoir été contraint d'annuler des concerts cet été en raison d'une fracture du bras après une chute.

Connu pour ses grandes chansons comme « La Bohème », « La Mamma » ou « Emmenez-moi », mais aussi pour son engagement pour l’Arménie, il a aussi écrit pour les plus grands, Juliette Gréco, Gilbert Bécaud, Edith Piaf qui le soutint ardemment et fut un de ses « quatre points cardinaux avec Charles Trénet, Constantin Stanislavski et Maurice Chevalier ».

 

Il a aussi fait carrière au cinéma : en quelque 80 films, il tourna avec François Truffaut (« Tirez sur le pianiste »), Volker Schlondorff (« Le tambour »), Claude Chabrol (« les fantômes du chapelier »)… Parfois brocardé à ses débuts pour sa petite taille et sa voix, Aznavour a entretenu son mythe par la scène, dans les salles les plus prestigieuses du monde. Comme une revanche sur tous ceux qui ne lui prédisaient aucun avenir et qui « sont tous morts depuis longtemps, alors que moi… Je suis encore là », cinglait-il.

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Recherche : Musiques traditionnelles de Guinée-Bissau

Les musiques traditionnelles de la Guinée-Bissau puisent leurs racines dans l'histoire millénaire des différents groupes ethniques qui constituent le pays. Elles sont reprises dans différents rites locaux, mais aussi dans des fêtes populaires comme le grand carnaval annuel. 

Introduction

Pays d’Afrique de l’Ouest, la Guinée-Bissau, du nom de sa capitale Bissau, est bordée au Nord par le Sénégal, à l'Est et au Sud par la Guinée-Conakry (deux pays francophones), et à l’Ouest par l'Océan Atlantique. 

Peuplée de différentes composantes ethniques (plus d’une trentaine dont des Manjaques (ou Manjacks), Mandingues, Mancagnes, Balantes, Diolas, Baïnouks, Badiarankés, Soussous, Bagas, PapelsLandoma, Bayots, Tendas, Bijagos, Peuls, Floups, Pkumels, Koniakes, Nalus…), la Guinée-Bissau a une riche palette de couleurs musicales, symbolisée par des danses, rythmes et instruments traditionnels.

Caractéristiques 

Puisant dans les cultures des temps immémoriaux, les musiques et danses traditionnelles de Guinée-Bissau sont caractérisées, selon leurs origines, par leurs propres sonorités, instruments, costumes (souvent des batiks teintés à la main) ou encore des masques sacrés (de requins, taureaux, vaches, hippopotames …).

Syncrétisme

Mêlant rites animistes et autres croyances religieuses (musulmane, chrétienne, catholique), la Guinée-Bissau a su créer un syncrétisme religieux et culturel faisant souvent référence au pouvoir surnaturel pour communiquer avec les ancêtres ou à la musicothérapie, à l’instar du « ndëpp » des Lébous et des Wolofs du Sénégal, une danse extatique et de transe accompagnée des rythmiques de tambours, et permettant de guérir des personnes atteintes de dérégulations psychologiques.  

Les musiques traditionnelles

Ancienne colonie portugaise marquée par les musiques lusophones, notamment le « fado », la Guinée-Bissau offre divers courants musicaux traditionnels, enseignés oralement au sein de la famille ou dans les « mandjuandades », des structures destinées notamment à la transmission de la mémoire culturelle dans les villages et les quartiers des villes.

Chaque communauté et chaque classe d'âge a ses musiques et danses traditionnelles : le « Koussoundé » (danse balante), la « brosca » (danse balante), le « campouni » (danse des femmes Bijagos), le « cabaro » (danse hommes Bijagos), le « Kaniokan » (danse des vieux Bijagos), le « brassa » des Ondames du Centre, des Mancagnes et des Manjaques (ou Manjacks) du nord, le « nalou » du sud ou la danse « tinatina » (remise au goût du jour par des troupes lyriques traditionnelles…

D’autres rythmiques, dont certaines empruntées à des pays voisins, sont aussi pratiquées et popularisées notamment par l’Ensemble Folklorique National Netos De Badim : « doundoumba » (danse des hommes forts), « toupousésé » (des Peuls), « Soli » (célébration des garçons circoncis et des filles excisées), « yankady » (danse de séduction), « mané » (des Balantes), ou encore « kebendo », « zaillé »…

Toutes ces musiques et danses traditionnelles accompagnent les diverses manifestations de la vie quotidienne : mariage, baptêmes, cérémonies d’initiation (« fanado »), funérailles, moments de durs labeurs, ou tout simplement les fêtes au village ou dans les quartiers.

Il est important de souligner que certaines troupes de danses et musiques traditionnelles sont sollicitées par des politiques lors de leurs campagnes électorales. 

Instruments Traditionnels

Parmi les instruments utilisés pour certains de ces styles, tel que le « brassa » (joué dans tout le pays), on peut citer des instruments traditionnels comme le « bloum-bloum », tambour d’appel, le « mandaga », un jeu de trois tambours (un sabar solo et deux koutils (basse et rythmique). Certaines ethnies rajoutent un quatrième tambour, le « boumbouloum » (ou « bambol », autre tambour d’appel).

Chez les Balantes, de la famille mandingue, il faut souligner l’importance de la « koura » (kora à 21 cordes), mais aussi le balafon (xylophone en bois), la « tina » ou calebasse d’eau (une calebasse creuse renversée dans un récipient cylindrique rempli d’eau), et les percussions « mandiana » et « ngoumbé » (gumbe).

Musiques traditionnelles les plus populaires

De toutes les musiques et danses traditionnelles, le « gumbe » et le « koussoundé », les deux courants traditionnels les plus populaires, ont été les premiers à être modernisés par certains artistes. 

Gumbe des lambats (griots) 

Style musical très rythmé d'Afrique de l'Ouest, le gumbe (goumbé), nom aussi de la danse et de l’instrument, est originellement pratiqué en Guinée-Bissau par les « lambats » (les griots), qui s’accompagnent de tambours gumbe, de sico, de palmas et de tina.

Musique traditionnelle d’origine animiste, à la fois entraînante et chaleureuse, le gumbe de la Guinée-Bissau est aussi un chant dédié aux génies tutélaires.

Il accompagne tous les évènements de la vie sociale (naissance, mariage, décès, circoncision…). C’est aussi un moyen de communication entre deux villages rapprochés. Également présent en Sierra Leone, en Gambie et au Sénégal, le gumbe a été modernisé et popularisé à la fin des années 1960 par Cobiana Jazz (ou Cobiana Djazz), un groupe fondé en 1969 par de jeunes musiciens, dont les auteurs-compositeurs Ernesto DaboAliu Barry et José Carlos Schwartz (voir article sur le « Gumbe »).

Koussoundé des Balantes

La modernisation du « koussoundé » des Balantes (de la famille mandingue) s'est opérée réellement en 1986, avec la sortie du premier album Chefo Mae Maedans de Kaba Mané, un auteur-compositeur, arrangeur, chanteur, guitariste et joueur de kora né en 1957 à Gampara, au sud de la Guinée-Bissau.

Né d’un père Socé (Mandingue) et d’une mère Ondame et Diola, Kaba Mané a su créer un nouveau style, marqué par sa kora qu'il fusionne au vibrations du « koussoundé », du « brassa », du « nalou », mais aussi de la pop music, du jazz et du funk.

Son album Kunga Kungaké (Oiseau messager) s’émancipe davantage de la tradition, optant pour un style afro-pop marqué par une rythmique basse-funk soutenue et des cuivres jazz. Un style diffué lors de son concert au festival Womad 1991 en Angleterre.

Ancien footballeur devenu non voyant, Kaba Mané a monté l’Association Internationale pour la Paix dans le Sport (AIPS) pour dénoncer les tragédies dans le sport, comme la prise d’otages du septembre noir en 1972 aux JO de Munich, en Allemagne (17 morts au total), ou la tragédie du stade du Heysel le 29 mai 1985 à Bruxelles, en Belgique (39 morts et plus de 600 blessés).

Evénements musicaux

Plusieurs événements sont organisés dans diverses régions de la Guinée-Bissau pour mettre en valeur les musiques et danses traditionnelles pratiquée par des troupes comme N’donandé Kasaré (groupe masculin) ou encore Netos De Bandim (Ensemble Folklorique National constitué de femmes développant, entre autres, un gumbe très dansant). Quant au Grupo Harmonia de Luanda (du nom d’un quartier situé au sud de Bissau), il diffuse une forme de « batuque » typique de Guinée-Bissau. 

Parmi ces événements, on peut citer le Festival de Bubaque, qui se tient le week-end de Pâques à Bubaque, une île de l’archipel des Bijagos ; le Festival Cacheu valorisant les traditions et danses de chaque région du pays, dont la danse du fleuve, ou encore le festival Nakasa darte, organisé à Bissau par Ramiro Naka, fondateur de l’Association et de la Fondation.

D’autres styles traditionnels sont aussi mis en exergue lors de ces manifestations. C’est le cas de la « danca felupe », qui associe des chants et danses de femmes, et qui se  rapproche d'un style musical Diola, très pratiqué en Casamance, au Sénégal.

Nago SECK

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33ème Festival International du Film francophone de Namur : Lambert Wilson à l’honneur

Le 33ème Festival International du Film Francophone de Namur (Belgique) se déroulera du 28 septembre au 5 octobre 2018. La plus grande plate-forme du cinéma francophone accueille, chaque année, une centaine de films issus des quatre coins de la Francophonie.
 
A chaque édition, le Festival met à l’honneur une personnalité emblématique du cinéma francophone. Les festivaliers vont rencontrer des artistes de renom tels que Jean Rochefort, Philippe Noiret, Bernadette Laffont, Jean-Claude Brialy, Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Béart, Kristin Scott Thomas, Isabelle Huppert, Elsa Zylberstein, Ariane Ascaride, Benoît Magimel, Josiane Balasko, Audrey Tautou, Vanessa Paradis, Sergi Lopez ou encore Nicolas Duvauchelle.

Pour sa 33ème édition, le FIFF offre son Coup de cœur à une icône du cinéma français, un comédien au charisme et à l’élégance rares : Lambert Wilson.

Alors qu’il assiste à l’avant-première du film LES TROIS MOUSQUETAIRES de Bernard Borderie, Lambert Wilson vit un véritable coup de foudre pour le 7ème Art. Fasciné par le spectacle qui joue, ce soir-là, aussi bien à l’écran que sur le tapis rouge, l’adolescent de 15 ans se fait la promesse d’intégrer, un jour, cet univers. A 16 ans, il s’inscrit au Drama Center de Londres où il se forme au jeu d’acteur, ainsi qu’au chant et à la musique.

Il fait ses premiers pas au cinéma dans JULIA de Fred Zinnemman (1977) avant d’apparaître dans LA BOUM 2 de Claude Pinoteau (1982), aux côtés de Sophie Marceau.

Suscitant l’intérêt des réalisateurs les plus exigeants, Lambert Wilson joue sous la direction de Claude Chabrol, André Téchiné, Benoît Jacquot ou encore Philippe de Broca. En 1988, l’acteur brise son image d'éternel dandy en incarnant un paysan dans le film LA VOUIVRE, réalisé par son père Georges Wilson. Il prête ensuite ses traits à l'Abbé Pierre dans HIVER 54 (1989) et livre une performance qui lui vaut la reconnaissance de la profession.

Artiste aux multiples talents et facettes, il interprète et met en scène LES CAPRICES DE MARIANNE d’Alfred Musset (1994) avant de jouer et chanter aux côtés notamment de Sabine Azéma et Agnès Jaoui dans ON CONNAIT LA CHANSON d’Alain Resnais (1997). Il décroche l’un des rôles principaux de JET SET de Fabien Onteniente (2001) et se voit approcher par les frères Wachowski pour interpréter le personnage machiavélique de Mérovingien dans MATRIX. Le succès des deux volets de la série, MATRIX RELOADED et MATRIX REVOLUTIONS, le consacre définitivement sur la scène internationale.

Prince et roi des goujats, dans PALAIS ROYAL de et avec Valérie Lemercier (2005), il relève tous les défis et foule les planches dans Lambert Wilson chante la Nuit américaine mis en scène par Hélène Vincent. Les projets se suivent mais ne ressemblent pas pour Lambert Wilson qui, en 2008, joue dans le dystopique BABYLON A. D. de Mathieu Kassovitz, passe par la case thriller dans LE GRAND ALIBI de Pascal Bonitzer et revient à la comédie dans COMME LES AUTRES de Vincent Garenq.

Le comédien fait sensation lors du 63ème Festival de Cannes grâce à son rôle de frère Christian dans DES HOMMES ET DES DIEUX de Xavier Beauvois. Librement inspiré de l’assassinat des moines de Tibhirine en Algérie en 1996, Des hommes et des dieux est récompensé par le Grand prix du Jury 2010 et décroche notamment le César du meilleur film.

En 2010 toujours, il interprète le comte de Chabannes dans LA PRINCESSE DE MONTPENSIER de Bertrand Tavernier et monte sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris dans la comédie musicale A little night Music. Lambert Wilson effectue un virage à 180° en rejoignant le casting 100% comique de SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI d’Alain Chabat (2012) puis poursuit sur sa lancée avec la comédie ALCESTE A BICYCLETTE de Philippe Le Guay (2013).

Au cœur de l’actualité cinématographique française, l’acteur revient sur grand écran dans TOUT DE SUITE MAINTENANT de Pascal Bonitzer et LA VACHE de Mohamed Hamidi. En 2016, c’est dans la peau du commandant Cousteau que se glisse Lambert Wilson pour L'ODYSSEE (2016), biopic réalisé par Jérôme Salle avec Pierre Niney et Audrey Tautou.

Fervant admirateur d’Yves Montand, il sort un album hommage à l’œuvre de l’artiste et part en tournée pour présenter son spectacle musical Lambert Wilson chante Yves Montand en 2017.

Plus récemment, Lambert Wilson apparaît en chef d’entreprise charismatique et féroce dans CORPORATE de Nicolas Silhol et se mue en commandant de la Marine Nationale rigide dans VOLONTAIRE d’Hélène Fillières. En cette fin d’année 2018, il est à l’affiche de la comédie AU BOUT DES DOIGTS de Ludovic Bernard (présenté au FIFF) et prochainement du polar LES TRADUCTEURS de Régis Roinsard.

Dans le cadre de ce Coup de Cœur, le FIFF a demandé à Lambert Wilson de choisir 3 films parmi sa filmographie. Ces 3 films seront projetés à Namur. Il s’agit de :

  • AU BOUT DES DOIGTS de Ludovic Bernard (2018 – France – 105 min.)
  • DES HOMMES ET DES DIEUX de Xavier Beauvois (2010 – France – 120 min.)
  • LA PRINCESSE DE MONTPENSIER de Bertrand Tavernier (2010 – France – 139 min.)

Il rencontrera les festivaliers le samedi 29 septembre à 14h au Théâtre de Namur.

Baobabafrique (Source : Communication FIFF)
 


 

 

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Armand Boua expose à la Galerie Cécile Fakhoury de Dakar

La Galerie Cécile Fakhoury a ouvert ses portes à la rue Carnot au Plateau-Dakar lors de la Biennale 2018.  Fidèle à son option de promouvoir l’art africain contemporain, la Cécile Fakhoury accueille les œuvres de l’artiste ivoirien Armand Boua. Et ce jusqu’au 28 septembre 2018.

 A mi chemin entre la peinture et le collage, aux frontières du street art et de la photographie, l’exposition intitulée « Brobrosseurs » met en scène ces personnages débrouillards aux multiples petits boulots qui peuplent les rues d’Abidjan.

Après la grande exposition collective en pleine Biennale, la Galerie Cécile Fakhoury s’illustre davantage dans le paysage culturel dakarois. A l’instar de sa structure mère d’Abidjan ouverte en septembre 2012, la galerie de Dakar s’emploie à s’insérer dans le marché de l’art contemporain africain.

 La galerie Cécile Fakhoury s’inscrit dans une dynamique d’innovations dans le secteur de l’art en Afrique fait remarquer Delphine Lopez à l’occasion de l’ouverture de ladite galerie au cours de Dak’Art 2018. 

Baobabafrique (source Nouvelles de Dakar)

 

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Lectures d’hivernage/Partage 3 : Les leçons d’Etat de Napoléon

 

Amadou Lamine Sall

 

Poète

 

Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

Avec ce Partage 3, nous accostons au port, ou presque, de nos lectures d’hivernage 2018.

La pluie tombe, enfin, même peu, sur Dakar. Puisse-t-elle s’accentuer avec la générosité du ciel et la mansuétude de l’horloge commandant de belles récoltes.

Nous savons tous qui est Napoléon Bonaparte. Né le 15 août 1769 à Ajaccio, il est mort le 5 mai 1821 sur l’île de Sainte Hélène. Il est militaire, général dans les armées de la 1ère République française née de la Révolution. En 1804, il fut sacré empereur par le pape Pie VII. Il réorganisa et réforma durablement l’État et la société française. Sa trajectoire politique fut étonnante. On n’oubliera pas qu’il renforcera le régime colonial en Outre-mer et rétablira l’esclavage en 1802. Après l’arrestation et la mort causée par le froid de Toussaint Louverture au fort de Joux, la guerre de St-Domingue conduira à la victoire des Noirs et des Mulâtres et à la proclamation en janvier 1804, de la 1ère République noire d’Haïti. Homme d’État à la fois fort contesté et fort aimé, une tradition romantique fit de Napoléon un « grand homme ». Admirateurs et détracteurs s’annulent par leur zèle. Napoléon ne fut ni un dieu ni un monstre. Des écrivains et poètes de renom ont célébré sa stature: Élie Faure, Victor Hugo, Balzac, Stendhal, Musset, mais aussi Dostoïevski, Tolstoï.

Nous avons lu une œuvre saisissante, signée d’Arthur-Lévy: « Napoléon intime », 549 pages, préfacée par l’auteur lui-même le 1er septembre 1892 et éditée en 1936. Ce sont les enseignements et les extraits tirés de notre lecture et de l’exercice du pouvoir de cet homme d’État contrasté, que nous vous offrons ici. A vous d’en tirer vos propres leçons à la lumière de notre histoire contemporaine, 197 ans après.

 

DE L’HOMME ET DE L’HOMME D’ÉTAT NAPOLÉON: « L’homme qui dictait des lois à l’Europe ne pouvait, chez lui, mettre un chien à la porte […] une dualité du caractère: autoritaire, inflexible, altier, réservé dans ses rapports publics; de l’autre, aimable, enjoué et cordial. Cette dernière attitude est celle de l’homme qui, né loin des grandeurs, se livre aux joies entrevues dans son enfance […] Ce serait être trop exigeant envers la nature humaine que de demander à un homme de rester insensible à l’offre qu’on lui fait de consolider sa puissance, d’exhausser sa grandeur […] Napoléon avait plus de mal à gouverner sa famille que son empire […] Il est dans la discussion, calme, attentif, ayant toujours l’air de vouloir s’instruire, et ne s’irritant pas de la contradiction […] Il retardait son déjeuner de deux heures pour ne pas interrompre une conversation, lors même qu’elle n’était pas faite pour lui plaire […] il provoquait la contradiction, il tolérait tout, aucune objection ne pouvait l’indisposer, et c’était presque toujours celui qui l’avait contrarié avec le plus de force qu’il appelait à dîner avec lui. Il savait supporter avec une grande noblesse la contradiction sur ses idées les mieux arrêtées […]Aux malades, il disait « Il faut tranquilliser votre esprit; c’est le meilleur moyen de guérir le corps ». Il possédait les rares qualités de tendresse, de charité, de mansuétude, de cordialité acquises par lui, dès l’enfance, et grandies par la pauvreté, l’isolement, les amertumes et les souffrances de sa jeunesse. Chez l’enfant malheureux comme chez le puissant empereur, à ces deux pôles de la hiérarchie sociale, c’est, avant tout, le désir de consoler les autres qui tient la première place dans son esprit […] Est constant chez Napoléon, l’esprit de justice et de reconnaissance pour les services rendus, que, même après leur mort, il s’inquiète de ce qui a été fait pour honorer la mémoire de ceux qui lui ont été dévoués […] Cependant, la dominante de son caractère était de n’avoir peur de personne, de se préoccuper fort peu de ce qu’on penserait de sa manière d’agir. Il était intransigeant avec les lois de la discipline. Il ne craignait pas de prendre publiquement des mesures qui étaient plus propres à lui aliéner qu’à lui attirer des sympathies […] Il avait l’art de rendre la confiance aux désespérés, l’art de transformer le dénuement en prospérité, la débandade en cohésion, l’art d’arrêter les dilapidations, l’art de contraindre à l’honnêteté. Voué par sa naissance aux luttes de la vie, il lui suffit d’obéir à son tempérament d’homme laborieux, rebelle au découragement, esclave du devoir scrupuleusement rempli […] Nature essentiellement inquiète, comme tous ceux qui ont connu la misère, Napoléon, malgré la grandeur des résultats acquis, croirait tout perdu s’il manquait une minute à la discipline d’un travail assidu […] Général, commandant d’armée, chef d’État, il s’impose d’autant plus de labeur que sa position est haute. Il était en possession de tous les secrets de l’art militaire. La rigueur de sa nature développée par son éducation militaire est telle, qu’il se jugerait indigne de commander quoi que ce soit, s’il ne savait l’exécuter lui-même […] De nuit, quand il fallait tenir les conseils des ministres pour des obligations courantes toute la journée et que tout le monde tombait de lassitude autour de lui, Napoléon s’écriait: « Allons, allons, citoyens ministres, réveillons-nous, il n’est que deux heures du matin, il faut gagner l’argent que nous donne le peuple français. » Esclave avant tout de son devoir, il se refusait à mesurer ses forces. Il aimait dire: « J’aimerais plus de repos, mais le bœuf est attelé, il faut qu’il laboure. » […] La grande lacune de Napoléon dans son rôle de chef, c’est de n’avoir pas pu imposer une inflexible autorité à son entourage immédiat, d’avoir été bon jusqu’à la faiblesse pour des hommes qui ne recherchaient que la faveur.

 

DE LA PARITÉ CHEZ NAPOLÉON: « Il avait toujours détesté les femmes prétendues beaux esprits. Il leur faut soigner leur ménage et leurs enfants sans se mêler de ce qui ne les regarde pas. Quant à leur ingérence dans le gouvernement, il la repoussait en disant: « Il vaut mieux que les femmes travaillent de l’aiguille que de la langue, surtout pour ne pas se mêler des affaires politiques. Les États sont perdus quand les femmes gouvernent les affaires publiques ».

 

DE LA PROTECTION DES ARTS ET LETTRES: Napoléon faisait tous ses efforts pour conserver à la France la suprématie artistique qu’elle avait acquise dans le monde. Au ministre concerné, il s’en prend et dit: « La littérature a besoin d’encouragements. Vous en êtes le ministre; proposez-moi quelques moyens pour donner une secousse à toutes les différentes branches des belles-lettres qui ont de tout temps illustré la nation […] Il est quelques hommes de lettres, dix ou douze, qui ont montré des talents pour la poésie. L’inconvénient du moment actuel est qu’on ne forme pas d’opinion en faveur des hommes qui travaillent avec quelque succès. Un jeune homme qui a fait une ode digne d’éloge et qui est distingué par un ministre, sort de l’obscurité, le public le fixe, et c’est à lui de faire le reste » […] La poésie était le seul goût littéraire et artistique qui s’accusât un peu chez l’Empereur. Ses préférences littéraires sont exclusivement pour la tragédie et parmi les poètes tragiques, il met Corneille au-dessus de tous. Aussi, quand on lui propose de servir une rente de 300 francs aux descendants de l’auteur du «Cid», Napoléon répond: « Ceci est indigne de celui dont nous ferions un roi. Mon intention est de faire baron l’aîné de la famille, avec une dotation de dix mille francs.» […] Il dit à Goethe, « vous devriez écrire « la mort de César », mais d’une manière plus digne et plus grandiose que ne l’a fait Voltaire. » Quand il s’occupait des choses de théâtre, c’était avec une extrême minutie, jusque dans les détails de l’administration théâtrale […] Napoléon déclarait, par ailleurs, « que de tous les beaux-arts, la musique est celui qui a le plus d’influence sur les passions. » Il se passionna pour l’artiste lyrique Grescentini qu’il fit venir à Paris avec de forts appointements et lui remit l’ordre de la Couronne de fer, au grand mécontentement des généraux. En peinture, il commandait beaucoup de tableaux, mais avouait son ignorance. En art, il aimait « les genres tranchés » aussi bien dans les lettres, la peinture et  la sculpture que dans l’architecture, le vêtement et l’ameublement. Il restera l’homme qui a dépouillé l’Italie de ses richesses artistiques pour les transporter dans les musées de Paris.

 

DES INSTITUTIONS ET DE LA STABILITÉ: Napoléon est à l’origine de la construction et de la création de la Bourse de Paris et de ses principales réglementations. Il institua le fameux Code civil. Il créa la Légion d’honneur; il construisit « l'arc de triomphe de l'Étoile en 1806, pour en faire le point de départ d'une avenue triomphale traversant le Louvre et la place de la Bastille […] Napoléon fit aménager la capitale. Il fit percer les rues de Rivoli, de Castiglione et des Pyramides ainsi que numéroter les immeubles de Paris. Il ordonna la liaison entre le Louvre et le palais des Tuileries et la finition de la cour carrée du Louvre  qui devient un musée. Il fit construire trois ponts: le pont des Arts,  d’Austerlitz et d’Iéna. Il fit embellir le jardin du Luxembourg et créa le jardin des Plantes. Enfin, il fit aménager le cimetière du Père-Lachaise. Il soutient les industries d’art en créant en 1804 le « Garde Meuble ». La nouvelle Constitution qu’il fait rédiger, renforce le pouvoir exécutif au détriment du pouvoir législatif, crée une administration centralisée, organisée en directions et ministères spécialisés et uniformisés. Ces institutions solides permettent un renforcement de l’autorité de l’État, font revivre la France. Les caisses de l’État sont renflouées. Il stabilise le paysage politique en pacifiant  le pays et garantit ainsi l’inscription dans la durée de son gouvernement […] le culte est rétabli, la liberté du travail est assurée; le Conseil d’État est institué; la Banque de France et la caisse d’amortissement sont créées; le Trésor public est garni; les rentes et pensons sont payées en numéraires; l’industrie et le commerce redeviennent florissants; des tribunaux équitables et respectés rendent la justice; les cours d’appel sont fondés; des armées formidables et disciplinées sont organisées […] Napoléon était le premier levé, le dernier couché dans son empire.« Je me couche à huit heures et suis levé à minuit ». Pour le général Napoléon, les revues n’étaient pas des cérémonies décoratives. Il visitait lui-même les sacs de plusieurs soldats, examinant leurs livrets, les interrogeant sur leur prêt. Passant devant le front des troupes, il déboutonnait l’habit, regardait le drap, tâtait lui-même et inspectait la chemise, regardait si la toile en était bonne, interrogeait le soldat sur ses besoins, sur ses goûts, et cela, il le faisait à chaque soldat. Il leur montrait l’étendue de sa sollicitude.

 

NAPOLÉON ET L’ISLAM: Arthur-Lévy, l’auteur de ce « Napoléon intime » que nous lisons pour vous, parle peu du général Bonaparte et de ses rapports avec l’islam dans sa très célèbre campagne d’Égypte. C’est en allant puiser dans d’autres sources, que nous vous offrons les extraits qui suivent et qui nous ont paru révélateurs de l’esprit des grands Blancs conquérants, implacables et rusés: « L’intérêt de Napoléon pour l’islam semble être dicté par le contexte. La campagne d'Égypte a été préparée sur le même mode que celle d’Italie, c’est-à-dire en espérant provoquer un ralliement des populations locales à la cause française. Dans l’objectif de ce ralliement, tout est fait pour que les Égyptiens en majorité musulmans se sentent valorisés. Napoléon déclare d’ailleurs à ses soldats à bord du navire l’Orient le 22 juin 1798 que « Les peuples avec lesquels nous allons vivre sont mahométans […]. Ne les contredisez pas; agissez avec eux comme nous avons agi avec les Juifs, avec les Italiens;  ayez des égards pour leurs muftis et leurs imams, comme vous en avez eu pour les rabbins et les évêques ». Le 17 juillet 1789 il s'adresse aux notables de la province d'Aboukir et prononce ce qui s'apparente à une déclaration de foi à l'Islam: « Il n’y a pas d’autres Dieux que Dieu et Mahomet est son prophète ». Cependant, si l’acte de conversion à l'Islam est définitif lorsque la chahada est prononcée, le croyant doit démontrer sa sincérité et sa détermination. Aucune autre source ne permet d'affirmer qu'il s'est converti à l'Islam. Napoléon est fasciné avant tout par l'Orient. Il met en avant la proximité des religions chrétienne et musulmane lorsqu'il dépeint le prophète: « Mahomet […] qui marche si près sur les traces du christianisme, et s'en éloigne si peu ». Analysant de la manière la plus ingénieuse les deux religions de l’Orient et de l’Occident, il disait que la nôtre était toute spirituelle, et celle de Mahomet toute sensuelle; que les châtiments dominaient chez nous, c’était l’enfer et ses supplices éternels, tandis que ce n’était que récompenses chez les musulmans: les houris aux yeux bleus, les bocages riants, les fleuves de lait; et de là il concluait, en opposant les deux religions, que l’on pourrait dire que l’une était une menace, elle se présentait comme la religion de la crainte; que l’islam, au contraire, était une promesse, et devenait la religion des attraits ».Pour Henry Laurens, si l'intérêt de Napoléon envers l'islam a été inspiré par des préoccupations politiques, il a néanmoins été « réellement fasciné par l'islam et par l'Orient [et] son admiration pour l'islam se porte essentiellement sur ce créateur de sociétés qu'est le prophète Mahomet ».

            Pour conclure avec nos propres mots, nous revenons à Napoléon, maitre de la France et de l’Europe, l’homme d’État exceptionnel, au célèbre et génial général d’armée dont une légende dorée illumine le parcours. Bien sûr que tout n’a pas été doré !Pour les soldats qui partageaient ses mémorables et sanglants combats et batailles sur les continents et au-delà des mers, toujours « a éclaté, selon la belle formule de François Coppée, un drame sublime de souffrance et de fidélité ». Pour les humbles citoyens français, loin des canons, loin des chevauchées, de la bravoure et de la mort, seul comptait « la gloire » de la France. Pour notre part, disons à la lumière de ce que nous vous avons ici offert comme lecture et comme probable découverte, que ce qui compte, si haut que puisse vous porter le destin, c’est l’humilité, la dignité, la probité, le courage de rester pauvre quand on est au sommet du pouvoir. Par ailleurs, ne jamais condamner un prince que sur le témoignage de ses ennemis. Ce qui salit, ce n’est pas le mensonge. Le mensonge n’est pas durable. Ce qui salit, c’est quand le vrai jour apparaît et que l’on découvre que tout n’était que masque !Ce qui doit compter c’est l’amour pour votre pays, le respect pour votre peuple, l’attention au tracé de votre histoire, votre légende, quand arrive le soir et que vous êtes dépossédé de vos fonctions et de vos privilèges! Forcer son destin ne force pas l’histoire d’une vie ! Dès l’entame, « toujours transporter en haut, les vertus d’en bas » ! Il ne doit pas s’agir seulement de régner. Il faut savoir fonder ! Fonder avec à la main, près de son sac de sable et de pierres, la probité, l’éthique, la justice !                                                                  

Amadou Lamine Sall

Poète

Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

 

 

 

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Groupe Futurs médias : Mamoudou Ibra Kane et Alassane Samba Diop quittent Youssou Ndour

Alassane Samba Diop et Mamadou Ibra Kane tournent le dos au Groupe Futurs Médias. Les deux journalistes, qui ont fait les beaux jours du groupe de presse de Youssou Ndour, viennent de démissionner. "Le Président du Groupe Futurs Médias Youssou Ndour, le Directeur général Mamoudou Ibra Kane et le Directeur de Rfm Alassane Samba Diop, informent le public de la fin de leur collaboration au niveau du Gfm", a annoncé un communiqué parvenu à Seneweb.

Sur le motif de leur démission, le document renseigne que les deux intéressés comptent lancer leur propre produit : "Mm. Kane et Diop ont informé M. Ndour, lors d'une rencontre, de leur décision de démissionner du Groupe Futurs Médias pour lancer un nouveau projet médiatique. Ils tiennent à rendre un vibrant hommage et à adresser leurs vifs remerciements au Président Youssou Ndour pour sa vision, les valeurs partagées et sa grande ambition pour le groupe, devenu en 15 ans d'existence, un leader incontestable dans l'espace médiatique sénégalais et dans la sous-région."

De son côté, l'artiste chanteur s'est félicité de la collaboration et des performances des démissionnaires qui ont permis à son groupe d'atteindre des résultats hautement appréciables. "Conformément à sa vision, il a formulé à leur endroit des prières de succès dans leur nouveau projet", lit-on dans le communiqué.

 

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