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Francophonie : la Quinzaine bat son plein

Magnick NdiayeLe ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Franconie, Mbagnick Ndiaye, a procédé, le jeudi 15 mars 2018,  au lancement officiel des activités marquant la Quinzaine de la Francophonie. L’édition de cette année, qui se déroule du 15 au 202018, a pour thème : « Langue française, notre trait d’union pour agir ».

Organisée au  Sénégal depuis une dizaine d’années, la Quinzaine de la Francophonie est marquée par diverses activités culturelles (colloque, concerts, soirées, projections de films, littérature).

Pour  M. Ndiaye, ce thème retenu met en évidence la langue française comme facteur d’unité, de partage, de relation et d’actions. « Il demeure toutefois, et c’est notre conviction profonde, que le français ne peut évoluer en restant isolé, au risque de se scléroser. La langue française est appelée historiquement à prendre en compte les langues locales avec lesquelles elle cohabite dans tout l’espace francophone. Lesdites langues la fécondent, l’enrichissent et contribuent à assurer sa pérennité », a-t-il souligné.

A son avis, de la même façon qu’il existe une interdépendance des Etats à notre époque, il y a une interdépendance linguistique rendue plus prégnante par la mobilité actuelle et les possibilités innombrables du numérique. « Ce partenariat linguistique qui promeut les valeurs du plurilinguisme est donc une valeur. Il nous appartient d’en faire une arme miraculeuse, facteur de paix et de progrès », a indiqué le ministre.

S’exprimant sur le thème, Mme Penda Mbow  a mis  l’accent sur le trait d’union, signe orthographique qui sert à lier,  à réunir. Pour elle, en choisissant ce signe, la Francophonie veut signaler ce qui nous rassemble : la langue française, qui est  ce lien harmonieux  qui relie au-delà des identités et des cultures. Toutefois, a-t-elle reconnu, au–delà  du partage  d’une langue, notre communauté doit s’atteler  à l’amélioration  des conditions  de vie  de toutes les entités  la composant en agissant sur plusieurs points. « Il s’agit  notamment des rapports  économiques plus égaux en corrigeant le caractère injuste  de nos échanges commerciaux. Et pour cela, le transfert effectif  des technologies est primordial », a-t-elle expliqué.

Contribuant au rayonnement francophone du pays, les quatre institutions de la Francophonie présentes à Dakar, à savoir  l’Auf, la Confejes, la Confemen et l’Ifef, ont également mis  en évidence les actions qu’elles mènent au bénéfice des populations du Sénégal et de l’espace francophone.

Fana CISSE (Baobabafrique)

 

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