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Association sénégalaise des éditeurs du Sénégal (ASE)

L'Association sénégalaise des éditeurs  du Sénégal (ASE) organise un atelier résidentiel du 18 au 20 janvier 2018 à Saly Princess à Mbour, région de Thiès autour du thème:"la stratégie de promotion des œuvres au Sénégal". La rencontre des éditeurs s'inscrit dans le cadre du programme de renforcement de capacités professionnelles piloté par le bureau de l'Ase avec l'appui du gouvernement du Canada.

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Forum de Dakar : Quelle banque africaine pour demain ?

Dakar abrite, du 8 au 9 février 2018, le Forum du Club des dirigeants de Banques et Etablissement de crédit d’Afrique. « Enjeux et défis pour la banque africaine de demain : entre innovation et financement » est le thème de la rencontre de Dakar qui va réunir une cinquantaine de pays africains et d’ailleurs et sera présidée par le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal.

M. Thierno SY, Directeur général de la Banque Nationale de Développement Economique, BNDE, par ailleurs, Vice-Président du Club des dirigeants de banques et établissements de crédits d’Afrique se confiait à Ecodafrik, au terme de la 28ème édition du Forum des dirigeants de banque tenu en 2017 à l’île Maurice :  « Le développement d’une bonne synergie entre les banques de l’Afrique francophone, est une nécessité » avant d’ajouter :  « Cet échange, va au-delà de l’Afrique et concerne aussi les partenaires dans les autres continents, comme l’Europe et l’Asie. Notre objectif, c’est de favoriser à travers la langue française, une coopération Win-Win». M.SY de poursuivre : « En termes de perspectives, nous allons renforcer cette coopération entre banques africaines, tout en assurant le développement dans le partenariat de grands groupes français notamment la BPI France et la Banque du Vietnam ». A Ecodafrik, il dira : « Le forum de Dakar qui se tiendra en février 2018, sera une occasion de réfléchir sur l’avenir de la banque africaine, face aux grandes mutations. Nous pensons que les banques et établissements de crédits des banques d’Afrique francophones, ont leur rôle à jouer dans le financement de nos économies».

Sur le développement du mobile money en Afrique, M Thierno Sy donne son point de vue sur Ecodafrik: « Le Mobile Money a surpris le secteur bancaire qui a laissé du champ aux opérateurs de télécom pour s’introduire dans les activités dédiées initialement aux banques. Ce statut d’émetteur de monnaie électronique, leur est octroyé par la banque centrale, pour leur permettre d’entrer dans une légalité institutionnelle. Ces opérateurs télécom, font de la banque avec comme avantage, leur plateforme technique propriétaire qui leur permet d’être autonomes. Les banques doivent réagir, soit en développant des partenariats avec les sociétés télécom ou en anticipant sur les plateformes Web. Le Club des dirigeants a déjà mis en place un laboratoire d’idées dans lequel il a déjà engagé une réflexion pour préparer l’avènement du Web Banking qui va révolutionner les transactions financières de demain ».

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Quand le scientifique Macky Sall Illumine le ciel de la culture

Par Alioune Badara Bèye

 

Assurément le 19 décembre 2017 aura marqué d’un sceau indélébile l’histoire de la vie culturelle au Sénégal, mieux tout simplement l’histoire contemporaine de notre pays. 

Tant, il est vrai de constater que l’actualité est la rencontre de l’homme et de l’évènement, il n’en demeure pas de souligner avec aisance la pertinence de la relance du Grand prix du président de la République pour les Arts et les Lettres. 

Aussi, c’est le mérite du Président Macky Sall, un scientifique avéré d’avoir relevé le défi de la relance dans un contexte assez difficile. 

Ainsi, il mérite toute la gratitude de l’Association des Ecrivains du Sénégal qui a vu trois de ses membres nominés : Rahmatou Seck Samb, le Colonel Moumar Guèye et Mamadou Samb. 

Mieux, le mérite du Président Sall est d’avoir cru obstinément à la valeur culturelle et à la promotion créatrice de notre pays profondément enfoncé dans les racines de la terre première. 

Mais, l’histoire a aussi démontré que le siècle de lumière en France a été marqué par la qualité des œuvres des scientifiques. Ces auteurs majuscules étaient des médecins, des avocats, des ingénieurs, des paramilitaires, etc.

 

Comme quoi, le scientifique Macky Sall a beaucoup apporté à la culture au Sénégal par des actes concrets loin de toute considération politique et partisane.

 

Il faut s’en féliciter et reconnaître cette volonté politique de renforcer les conditions de la création artistique et littéraire de notre pays dans toute sa diversité est beaucoup plus une constante qu’une révolution de la part du Premier Protecteur des Arts et des Lettres.

 

Pour l’histoire, le Fonds d’aide à l’édition était de 50 millions à ses débuts au temps du Président Abdou Diouf. A l’occasion de la rencontre du PEN International en 2007, à Dakar et pour la première fois en Afrique sous la Présidence de Maître Wade, il a été porté à 500 millions. Le Premier Ministre d’alors Monsieur Macky Sall marqua l’évènement en proposant sa touche  personnelle  avec une augmentation de 100 millions. Ce qui porta le Fonds à 600 millions.

 

Aussi, on comprend aisément la passion que le scientifique Président ait voulu donner aux nouveaux prix avec un accent particulier.

 

Le Fonds d’Aide a aussi connu une baisse dramatique, jusqu'à atteindre 240 millions. Les nouvelles mesures du président Sall nous réconfortent et nous rassurent, car désormais, il est de 570 millions avec une possibilité de l’amener à 1 milliard, par souci d’harmonisation et d’équité.

 

Le montant du Grand Prix du Président de la République est parti de 02 millions de Francs Cfa pour atteindre aujourd’hui 20 millions. Cela nous le devons à la générosité du Président scientifique Macky Sall. Nous le félicitons et le remercions pour cette grandeur de vue et cette générosité spontanée.

 

D’autres mesures viennent d’être annoncées à l’occasion de cette cérémonie grandiose : l’ouverture prochaine du Musée des Civilisations Noires, l’augmentation du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle : FOPICA, la réhabilitation du Théâtre National Daniel Sorano, sans oublier les équipements et la réalisation des foyers religieux et coutumiers, son appui constant à l’organisation de la Journée Internationale de l’Ecrivain Africain est aussi une marque d’attention à l’adresse des veilleurs de crépuscule et guetteurs d’aurore que sont les écrivains.

 

Nous savons aussi que l’accès au livre scolaire par les maisons d’édition locales est une des préoccupations du premier Protecteur des Arts et des Lettres (la formule est de feu Mamadou Traoré Diop) à qui il faut rendre un hommage mérité. De même l’introduction d’une autre formule aussi envoutante qu’efficace : la Culture est le ciment de la nation sénégalaise.

 

Tout ceci explique l’ampleur de la culture dans la conscience du peuple du Sénégal qui est un peuple essentiellement épique.

 

Le Président de la République, dans son discours, a aussi fait un appel pour une prochaine rentrée solennelle des Arts et des Lettres (une autre idée de Mamadou Traoré Diop), jadis Secrétaire perpétuel de l’AES.

 

Au sortir de cette grande fête des Lettres et des Arts, nos félicitations vont vers le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne pour son appui constant aux actions culturelles et aux associations.

 

A l’actuel Ministre de la Culture du Sénégal, le journaliste, écrivain, Abdou Latif Coulibay qui a su avec aisance lier son nom à son magistère, avec une organisation parfaite de la cérémonie de remise des Grands Prix pour les Arts et les Lettres, relever le défi de l’organisation et de la promotion qualitative.

 

Nos félicitations vont aussi au Secrétaire Général du Ministère de la Culture, M. Birane Niang qui a su diriger avec brio le Comité d’organisation. Féliciter les membres du jury des Arts avec son président le talentueux Jean Pierre leurs, mais aussi celui des Lettres dirigé par le profond professeur Alioune Badara Diané. Saluer la performance des Lauréats, notamment le rossignol de la chanson sénégalaise Baaba Maal, le cinéaste Ousmane Wiliam Mbaye, mais aussi féliciter chaleureusement la performance littéraire féminine incarnée par Rahmatou Seck Samb pour son œuvre gigantesque faite de beauté, d’angoisse, d’émotion et de peintures corrosives. Incontestablement une grande œuvre vient de voir le jour, sans oublier André Marie Diagne pour sa nouvelle innovante.

 

Saluer et féliciter tous les nominés des Arts et des Lettres, ils étaient tous à la hauteur. Choisir est toujours difficile, mais leurs œuvres sont aussi à suivre dans le temps, car l’avenir leur appartient. Elles sont destinées aussi à perforer les cimes de l’oubli pour appartenir à l’éternité.

 

Saluer aussi les maîtres d’œuvre de cette organisation grandiose. Ils ont aussi pour nom Ibrahima LO, le Directeur du Livre et de la lecture qui a marqué de son empreinte les nouvelles publications de la littérature sénégalaise, mais aussi le Directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul pour son abnégation.

 

Désormais le Grand Prix a atteint une dimension jusque là inégalée à la dimension du génie sénégalais, mais aussi à la volonté politique du Premier protecteur des Arts et des Lettres, le Président scientifique qui a prouvé que l’ingénieur peut bien booster la création littéraire en l’entourant de tous ses atours aussi resplendissants que le diamant sur le sable de la mer.

 

Merci, Monsieur le Président pour avoir illuminé le ciel culturel du Sénégal des élans féconds.

 

Par Alioune Badara Bèye

Président de l’Association des écrivains du Sénégal

 

 

Portrait de Serigne Cheikh Sidi Moukhtar Mbacké rappelé à Dieu

Serigne Cheikh Sidi Moukhtar Mbacké,Khalife général des mouride est rappelé à DIEU ce mardi 9 janvier 2018 à Touba. Il tire sa révérence à l’âge de 94 ans.

Serigne Cheikh Sidi Moukhtar Mbacké a joué un rôle très important pour l’Islam, notamment dans l’unification des confréries au Sénégal. 
A son arrivée à la tête du khalifat le 30 juin 2010, il a saisi l’occasion de la fête de l’Aid el fitr de la même année pour demander aux fidèles mourides de ne plus poser d’actes pouvant diviser mourides et tidianes qui sont une famille indivisible. Un vœu valant également pour les autres confréries. 
Ce qui lui a permis dans son khalifat de ne pas assister à des prières de Tabaski ou de Korité dans la division. 
Serigne Cheikh Sidi Moukhtar a également réussi à réorganiser la famille de serigne Touba et a lancé plusieurs chantiers dont la mosquée Masalikul jinan à Dakar, l’extension des minarets de la grande mosquée de Touba, en plus d’autres résidences secondaires à standing 5 étoiles pour les hôtes de marque de la ville sainte. 
Serigne Cheikh Sidi Moukhtar Mbacké, plus connu sous le nom de Serigne Cheikh Maty Lèye est né en 1924 à Mbacké Kadior. 
Il a subi une formation complète sur le mysticisme ; ce qui lui a permis de mener beaucoup d’activités, tel que l’élevage, l’agriculture, l’éducation spirituelle sur la méthode et l’enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba. 
Serigne Cheikh Sidi Moukhtar Mbacké est le 7 ème fils de Serigne Bara, 7ème khalife de Bamba et il a fait exactement 7 ans et 7 mois dans le khalifat. 
 Inhumé hier à Touba, Serigne Cheikh Sidi Moukhtar est succédé par Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, un homme multi dimensionnel considéré jusque-là comme le commandant en chef des troupes de Serigne Touba.

Exposition à Genève : Notre Afrique, « Là-bas » et « Ici »

Le Centre des arts de l’Ecole internationale de Genève accueille à partir du 23 janvier 2018 une grande exposition d’art intitulée « Notre Afrique, « Là-bas » et « Ici »: Our Africa, « There » and « Here ».

 L’expo réunit des artistes africains contemporains.

Cette exposition de l’art africain contemporain est appelée à constituer un carrefour de l’expression culturelle africaine, un moment privilégié de confrontation et d’épanouissement des expressions les plus actuelles de la diversité créative africaine.

C’est une occasion merveilleuse de pouvoir s’ouvrir et s’enrichir, grâce aux contacts et au regard de ces créateurs et des professionnels venus d’Afrique et de la diaspora africaine. 

Nous mettrons la communauté face à de multiples interrogations sur l’art africain qui s’ordonnent ainsi autour du sens du devenir de la création, de son originalité, de ses emprunts et de l’appropriation face à un monde globalisé et face à une évolution très poussée des arts plastiques dans le monde. Il ne s’agit pas de comparer l’art africain en général, à ces autres expressions artistiques venues d’ailleurs dans le monde, mais de concevoir la spécificité d’un art dans son développement local et de sa diaspora, sa capacité à résister aux effets délétères de la mondialisation, sans pourtant rechigner aux confrontations à d’autres visions de l’expression artistique d’où qu’elles viennent.

         Ces artistes plasticiens perçoivent mêmement des liens entre l’homme et la nature, entre l’homme, l’esprit et les matériaux et tissent une pratique africaine contemporaine dont ils aiment à se réclamer. C’est la concrétisation d’une pensée selon laquelle il existe bel et bien une relation entre le visible et l’invisible, une alliance entre la beauté des matériaux et la magie des rythmes qui assurent l’équilibre des œuvres. Ils attestent naturellement l’idée d’exister pleinement dans cette vie au service de leurs arts, et ce, non sans emprunts.

L’éloignement de la terre d’origine n’est pas sans incidence sur la complexion psychologique, intellectuelle et artistique. Aussi j’aime à faire mien cet aphorisme du poète et écrivain portugais, Miguel Torga, qui définissait à ce propos le chez soi « comme le lieu d’où je pars » : une manière de vivre une sorte de stratégie de compensation d’un désir et de comblement d’un vide creusé par l’exil. Le travail plastique de l’exil semble dès lors déterminer en l’artiste un certain type d’organisation et de fonctionnement personnel qui semblent revêtir un caractère relatif et transitoire.

Ici intervient la notion fondamentale du recul, facteur significatif et incontournable dans le travail de création. Il est plus judicieusement nécessaire de faire un pas de côté, d’avoir une légère démarcation de ses réalités sociales, en devenir parfois un spectateur pour en tirer des éléments qui soutiennent sa propre création. En un mot ne pas avoir le front collé sur la vitrine des réalités sociales, pour pouvoir les étudier de front. Le recul n’est nullement incompatible avec l’enracinement dans la culture spécifique d’origine, c’est-à-dire dans son terroir. Le recul constitue également un facteur important pour le spectateur qui reçoit la création. Comme le dit très justement   l’écrivain Nancy Huston : « une des forces de l’art est sa capacité d’ébranler nos certitudes virulentes et rassurantes, de faire vaciller nos identités et identification faciles, d’ajouter des nuances à nos analyses en noir et blanc, de nous permettre de voir le monde (y compris nous-mêmes) à partir d’autres point de vue. »[1] Et Miguel Torga de renchérir, « l’universel, c’est le local, moins les murs ». Certes, le travail agrège fondamentalement les notions de base culturelle, mais réagit aussi à la culture fraichement adoptée à la faveur de l’exil. Les influences européennes, et suisses en particulier, se trouvent avérées.

         Ils sont des exemples édifiants de l’authenticité et du dialogue synthétique, mais surtout du dépassement de leur civilisation et celle venue d’ailleurs ou de l’étranger.

Ils exercent leur art dans un climat et une situation postcoloniaux et ainsi se confrontent à l’ambigüité assumée d’un art d’origine face à un art importé. Ils ont tout simplement posé la passerelle entre l’Afrique et l’Occident. Ces plasticiens ont refusé la construction de murs qui les enfermeraient dans des ghettos culturels pour ainsi construire des ponts afin de cheminer librement entre ici et là, entre là-bas et ailleurs. L’autre aspect qui relie fortement ces artistes est le questionnement sur la matière, le signe, la couleur, les matériauxqui organisent leur pratique artistique. Ainsi ce partage distribué de pratiques et de convictions artistiques qui aboutit tout naturellement à un art contemporain africain.  Ils nous confrontent à l’évidence des richesses et de la vitalité inhérentes à notre pratique artistique et à sa contemporanéité. Et si les initiatives individuelles se multiplient sur le devant de la scène artistique, elles ne s’en réclament pas moins d’un substrat de réflexions communément partagées sans pour autant constituer une école. Christiane Falgayrette –Leveau, lors de l’exposition de l’art sénégalais au Musée Dapper dit à propos de ces réflexions : « Elles questionnent sans relâche l’environnement, la société et ses transformations. Les regards se posent à proximité, sur le monde urbain, Dakar et sur le quotidien proche de celui de bien d’autres pays africains ayant partagé les mêmes difficultés et les mêmes attentes. »[2]

Ce que ces artistes ont en partage est le fait de plonger le spectateur dans les réalités culturelles qui évoquent des souvenirs et des traces de vie. Et au-delà de cette apparence et d’une réflexion sur le réel, « l’œuvre pose un débat sur la création contemporaine, aux antipodes du culte identitaire inconfortablement cultivé ici et là. L’espace, le temps, l’interdisciplinarité, la pluridisciplinarité, l’objet, le public, l’inédit du geste des auteurs tout y est évoqué »[3]

    Momar SECK

                                                                                          Commissaire et curateur   

Contact

Tél : 0765960513

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.



[1] Nancy Huston, écrivain américain, article : Eclairer nos lanternes, dans le journal, le Monde- dossier et documents- N°410 juillet-aout 2011. Page 2

[2]Le Sénégal Contemporain- Christiane Falgayrettes-Leveau  et Sylvain Sankalé. Livre édité sous la direction de Christiane Falgayrettes-Leveau à l’occasion de l’exposition Le Sénégal contemporain, conçue dans le cadre de l’Année Senghor et de la « Francophonie !le festival francophone de en France » au Musée Dapper- Editions Dapper 2006.Page 15

[3] Sidy SECK dans le magazine Afrik art numéro 2 publié en décembre 2005. Page 24 

 

Arts visuels : Ousmane Dia ou la maturité libre

L’artiste plasticien Ousmane Dia expose ses nouvelles créations sculpturales du 30 janvier au 18 février 2018 à la galerie nationale d’art de Dakar. « Maturité » est le titre de l’exposition d’une installation «Maturité de mon peuple» constituée de 365 sculptures de 2,5 mètres de haut.

L'ensemble des sculptures se dirige vers un cercle de 4mètres de diamètre délimité par un texte qui est l'article 10 de la Constitution du Sénégal : Article 10 « Chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui, ni à l’ordre public. »

Cette installation est un rappel qu’il faut renforcer les démocraties tant au Sénégal qu'en Afrique mais aussi à travers le monde. 365 symbolise les jours de l'année où le peuple peut manifester de manière pacifique et responsable en exprimant ses droits démocratiques que lui confère la constitution, soit par la marche ou par la carte de vote. C'est aussi une invitation aux dirigeants à respecter le choix du peuple qui leur a donné la légitimité de leur «Chaise» (siège), à l'image de l'installation. La scénographie de l’exposition est assurée par André-William Blandenier, designer chez Chopard à Genève et Me Sylvain Sankalé, critique d’art, collectionneur et avocat en est le commissaire. L’amie de l’artiste, Madame Aminata Touré, ancien Premier Ministre du Sénégal et actuelle Envoyée spéciale du Président de la République du Sénégal, est la marraine de ce grand-rendez-vous d’arts visuels.

Par ailleurs, l'artiste souhaite offrir l’installation sculpturale à l'Etat du Sénégal et des démarches sont en cours.

 

Pour rappel, Ousmane Dia est un artiste sénégalo-suisse, enseignant d’arts visuels au Cycle d'Orientation à Genève depuis 16 ans. Il vit et travaille dans cette ville depuis 20 ans. Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Dakar en 1997, il complète ses études avec un Post grade en mention “Sculpture” à l’Ecole Supérieure d'Arts Visuels de Genève et obtient son Diplôme en 2001.

Dès 1999, Ousmane DIA participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis. Cependant, malgré son parcours international et sa renommée, le plasticien n'a jamais eu une exposition individuelle au Sénégal, son pays d'origine. Ainsi, avec cette grande exposition, il réalise son profond souhait.

Natif de Tambacounda, ville située au Sud-Est du Sénégal à 480 km de Dakar, l’artiste y a réalisé plusieurs sculptures avec l'assistance des ateliers de menuisiers métalliques. C'est aussi une manière pour lui de permettre aux artisans locaux d'avoir des rentrées financières car Tambacounda reste aujourd'hui encore une des régions les plus pauvres du Sénégal.

L’événement artistiquea pu voir le jour grâce au soutien de: Jean Claude GANDUR, La Fondation Gandur pour l'Art, Oryx Energies, Mocoh SA, La Collection David H. Brolliet, Sabodala Gold Operation SA, Galerie Nationale d'Art de Dakar, l’Ambassade de Suisse à Dakar , La Ville de Lancy.

BaobabAfrique (Source Communiqué)

Cent ans après: Foundiougne nostalgique de son passé glorieux

La cité de Laga Ndong a également célébré son centenaire le week-end dernier. Le maire de la ville, Babacar Diamé, a saisi l’occasion pour magnifier une telle initiative.

Selon le maire de Foundiougne, « l’important est que l’événement permet aux populations de la localité de se retrouver pour revisiter le passé glorieux de leur ville ». Ce dernier affirme que ce centenaire constitue des moments d’échanges sur la mise en œuvre de leur plan de développement communal devant les conduire vers l’émergence dans les cinq années à venir. Mais, devant le président de l’Association des maires du Sénégal, Aliou Sall, par ailleurs directeur général de la Caisse de dépôt et de consignation, ainsi que de plusieurs personnalités dont le préfet Gorgui Mbaye, le directeur de cabinet du ministre de la Culture, Lamine Sarr, le président du Conseil départemental, Moustapha Mbaye, le maire de Foundiougne a fait savoir que la ville a 100 ans ce 30 décembre en tant collectivité territoriale érigée en commune mixte en 1917 à la même date mais, souligne Babacar Diamé, « elle existe depuis le 12e siècle car c’est à cette période que les premiers habitants sont venus du Fouta pour s’y installer. Et, dès 1870, des comptoirs commerciaux y ont été créés pour favoriser les échanges commerciaux entre les différents acteurs économiques ».

Pour le préfet Gorgui Mbaye, ce centenaire permet de jeter un regard rétrospectif sur le passé colonial de Foundiougne où beaucoup d’eau a coulé sous les ponts pendant une quarantaine d’années de règne du pouvoir colonial mais dont les dividendes n’ont pas été engrangés par les différentes générations.

Tout compte fait, un tel centenaire mérite bien d’être fêté, comme nous l’a fait savoir Farba Diouf, rédacteur en chef de la radio locale Foundiougne FM. Car, il constitue, selon lui, « un moment fort pour revisiter le passé de Foundiougne, son présent et son futur. Donc, le maire a fait son devoir en impliquant tout le monde pour la circonstance ». Cependant, selon Maximin Diagne, adjoint au maire, « cent ans pour une commune fait très jeune mais, pour Foundiougne qui fut la capitale de l’ancienne région naturelle du Sine-Saloum avec le transport fluvial de l’arachide, donc poumon de l’économie du Sénégal, il y a bien une raison ».

Et, une bonne raison pour le directeur de cabinet du ministre de la Culture, Lamine Sarr, qui souligne le caractère solennel de ce centenaire pour lequel « les organisateurs ont bien fait de le fêter pour magnifier en même temps l’immense potentiel halieutique, touristique et culturel de Foundiougne promis à un bel avenir avec les nombreux projets et programmes inscrits au titre de l’action gouvernementale déclinée à travers les ambitions du président Macky Sall de faire du Sénégal un pays émergent ». Dans cette dynamique, le président de l’Association des maires du Sénégal, natif de la ville, a évoqué les nombreuses performances économiques et réalisations sociales du président Macky Sall qui, selon lui, « fait au Sénégal ce qu’aucun autre homme d’Etat n’a réussi en si peu de temps et cela dans tous les secteurs d’activités. D’ailleurs il s’est engagé à redorer le blason de la commune de Foundiougne et il a même démarré avec la construction du port de Ndakhonga, du pont et du lycée. Il s’y ajoute la subvention sur les moteurs de pirogues hors bord mais aussi les initiatives qui seront mises en œuvre pour la promotion du tourisme. Ce qui fera de Foundiougne la locomotive du développement de la région de Fatick ».

El Hadj Mouhamadou SAGNE

 

Livre: La grande épopée de Lat-Dior

Sous le haut Patronage de Son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la République, du Sénégal, 1er Protecteur des Arts et des Lettres, Les Editions Maguilen (LEM) et l’Association des Ecrivains du Sénégal (AES) vous convient à la Cérémonie de dédicace de l’ouvrage de Ibrahima Masseck Diop avec une compilation originale de feu Chérif Fall, intitulé : « La grande épopée de Lat-Dior ».

La cérémonie qui sera présidée par le Professeur Hamidou Dia, Conseiller spécial du Président de la République aura lieu le jeudi 04 janvier 2018 à  16  H 00 à « Keur Birago Bu Bess », siège des Ecrivains au Point E. Dakar.

Baaba Maal élevé au grade de commandeur dans l’Ordre national du Mali

L’auteur-compositeur sénégalais Baba Maal fait commandeur dans l’Ordre national du Mali, "la plus haute distinction protocolaire’’ de ce pays voisin du Sénégal.


Cette distinction a été remise au lead-vocal du ’’Dande Lenol’’ par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, samedi à Bamako, au palais présidentiel ’’Koulouba’’, lors d’une soirée dont Baba Maal était l’invité d’honneur, a précisé Oumar Wade, le manager du musicien..
 
Ibrahima Boubacar Keïta, à travers cette soirée, rendait hommage à des musiciens maliens dont Ami Koïta, Kandia Kouyaté, Tata Bambo, Mahawa Doumbouya, "pour leur contribution au développement et au rayonnement de la culture’’ malienne, a ajouté le manager du groupe de Baba Maal.
 
Selon Oumar Wade, le président malien a affrété un avion spécial pour ramener ce dimanche à Dakar Baba Maal et les membres de son groupe, afin de lui permettre d’honorer ses engagements pour la fête de Saint-Sylvestre.
 
L’auteur-compositeur sénégalais avait remporté mercredi dernier le Grand Prix du président de la République 2016 pour les arts.
  APS

«Kaay Thiès» : Thiès, la destination culturelle du SénéGAL

  • Publié dans Musique

Faire de la ville de Thiès la destination culturelle de la fin de l’année 2017. C’est le souhait émis par la mairie de Ville qui va procéder au lancement du festival «Kaay Thiès» le 29 décembre prochain. Prévu sur trois jours (29, 30 et 31 décembre 2017), cette première édition de «Kaay Thiès» se veut une invitation à découvrir les potentialités culturelles de la cité aux deux gares. Les contours de ce grand rendez-vous culturel ont été dévoilés lors d’une rencontre avec la presse.

Rencontre au cours de laquelle le Comité de pilotage du festival a décliné sa feuille de route et réitéré ses objectifs à savoir : contribuer à l’animation culturelle, stimuler l’activité artistique et créer des espaces d’expressions culturelles. Pour le maire Talla Sylla, il s’est agi de «retourner Thiès-Kayes pour en faire «Kaay Thiès», en référence à la ligne de chemin de fer Dakar-Bamako qui passait par Kayes au Mali.

Par ses volets diplomatique, médical, économique, commercial et culturel, «Kaay Thiès» ambitionne de «devenir l’activité culturelle majeure du Sénégal», a souhaité le maire. Et Thiès, sur le plan culturel, est capable de rivaliser avec toutes les zones de ce pays, du fait d’une richesse fondée sur la diversité de sa population, a-t-il ajouté.

La cérémonie d’ouverture aura lieu sur la Promenade des Thiessois le vendredi 29 décembre à 9 heures. Suivi du vernissage de l’exposition «Demba waral tay», sur le parvis de l’Hôtel de Ville, à 16 h. Il s’agit à travers «Kaay Thiès» de «renforcer l’attractivité de Thiès qui, déjà, joue sa fonction de ville carrefour.

Thiès veut conquérir sa place dans l’échiquier international et compte devenir une plateforme incontournable dans les relations et les affaires internationales», renseigne un document remis à la presse à cet effet. C'est en plus une opportunité, indique le maire, de faire jaillir des lumières qui sommeillent en nos artistes avides de moments et d’espace d’expression dans différents domaines, à savoir le théâtre, la musique, la danse, l'artisanat, etc, souligne le document.

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