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Grand Prix Yasser Arafat : Mohamed Salmawy Honoré

Le Grand Prix Africain Yasser Arafat pour la Paix et la Liberté est décerné à l’écrivain égyptien Mohamed Salmawy. Présent à Dakar, le Prix lui a été remis, ce samedi 11 novembre 2017, à l’occasion de la commémoration du 13 ème anniversaire de la disparition du leader emblématique Yasser Arafat et de la 25ème Journée internationale de l’Ecrivain africain au siège des écrivains du Sénégal à Dakar. « Je suis fier, honoré et j’accepte avec plaisir de recevoir ce Prix qui porte le nom d’un grand militant de la liberté et de la paix » dira le premier lauréat de cette prestigieuse distinction. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la Palestine à Dakar qui a remis le Grand Prix à l’écrivain productif, Mohamed Salmawy, du Conseiller spécial du Président de la République du Sénégal, Pr Hamidou Dia, des ambassadeurs du Cameroun (pays invité d’honneur), d’Egypte, du représentant de l’ambassade du Koweit à Dakar, de l’ambassadeur Falilou Kane, du parrain le Pr Abdoulaye Elimane Kane, du président de l’Union des écrivains d’Afrique, d’Asie et de l’Amérique latine, Abdoulaye Fodé Ndione, du Président des Ecrivains du Sénégal, Monsieur Alioune Badara Bèye, des membres des clubs Pen en Afrique (Poètes, essayistes, nouvellistes), des écrivains en provenance du Cameroun, du Gabon, du Congo Brazzaville, du Maroc, de l’Algérie, du Mali, du Togo, de la Mauritanie, du Sénégal, du Burkina Faso, de la Guinée Conakry.

Le Grand Prix Yasser Arafat  pour la Paix et la Liberté est institué par l’Association des Ecrivains du Sénégal et la Fondation Yasser Arafat en collaboration avec  l’Ambassade de la Palestine au Sénégal. Ce Grand Prix est doté d’un montant de 3 millions de francs Cfa, d’un diplôme et d’un trophée. Pour l’édition 2017, le Jury présidé par le Dr Djibril Diallo Falémé, était composé de personnalités littéraires en provenance du Sénégal, de la Mauritanie, de la Guinée-Conakry, du Mali, de la Tunisie et de la Palestine.  

Alassane CISSE (www.baobabafrique.com)

Fondateur de Ciné-Ucad et Ciné-Banlieue, Abdel Aziz Boye est décédé

Le cinéaste et formateur Abdel Aziz Boye, fondateur de Ciné-Ucad et Ciné-Banlieue, s’est éteint le soir du jeudi 9 novembre 2017 à l’âge de 64 ans, à la suite d’une courte maladie. La communauté de cinéastes sénégalaise est en deuil pour la perte de l’une des figures qui a contribué le plus à la formation des jeunes dans le septième art.

Triste soirée pour les cinéphiles au Sénégal. Les réseaux sociaux se remplissaient des messages déplorant le décès d’un homme qui a dédié tout sa vie au cinéma. Des jeunes formés à Ciné-Banlieue, à Ciné-Ucad, la Direction de la cinématographie du Sénégal et des réalisateurs renommés partageaient leurs mots, reconnaissants de la générosité de ce grand nom du cinéma sénégalais. Rama Thiaw, réalisatrice de Boul Fallé, La Voie de la Lutte et The Revolution won’t be televised, de succès international, exclamait, lorsqu’elle a appris le décès : « Je suis vraiment attristée. Cet homme a beaucoup fait avec beaucoup de générosité et peu de moyens pour le cinéma au Sénégal et la formation des jeunes issus des banlieues et milieux populaires. Que son âme repose en paix. Un grand homme ! »

Abdel Aziz Boye, qui se décrivait comme « un fou passionné du cinéma », est né à Saint-Louis en 1953, où il habitait à côté du cinéma Vox. Sa relation avec le cinéma commence très tôt, à l’âge de sept ans, quand il fabriquait des images en mouvement à l’école avec un carton. « Depuis lors, le cinéma ne m’a plus quitté », disait-il souvent à ses élèves. Il grandit avec les films des pionniers du cinéma africain, comme Ousmane Sembène et Djibril Diop Mambéty.

Après ses études à l’Ecole Brière à Saint-Louis (actuellement, Émile Sarr), qui avait formé de grandes figures dans l’histoire du pays, comme le deuxième président, Abdou Diouf, Abdel Aziz Boye part en France, où il intègre le Conservatoire libre du cinéma français (Clcf) et puis l’Université Paris VIII, au département de Sociologie et Psychologie. Sa formation et son travail dans le cinéma à Paris l’amènent à travailler avec des réalisateurs sénégalais, comme Ousmane William Mbaye. Il devient assistant réalisateur dans son film «Fresque francophone» en 1992, produit par un autre pionnier du film documentaire au Sénégal, Samba Félix Ndiaye, et «Talatay Nder», qui ne réussit pas à voir la lumière à cause des problèmes techniques. C’est dans le cadre de ce tournage qu’Abdel Aziz Boye rentre au Sénégal pour ne plus le quitter. Après 22 ans à Paris, M. Boye crée Ciné-Ucad à l’Ecole supérieure polytechnique, qui fait partie intégrante de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, pour initier les étudiants dans le cinéma. Pourtant, son engagement avec le cinéma sénégalais ne finit pas là. En 2008, il décide d’offrir aussi formation aux jeunes de la banlieue, une zone très affectée par de graves problèmes d’assainissement où l’Etat colonial avait déplacé la population dakaroise au début des années 1950. Les cours commencent à Guédiawaye, dans le centre socioculturel de la municipalité, en regroupant des jeunes des différents quartiers de la banlieue, comme Guinaw-Rails et Keur Massar.

Après un an, Ciné-Banlieue s’installe au Complexe culturel Léopold Sédar Senghor à Pikine, pour après s’installer finalement aux Parcelles assainies, Unité 24, à Dakar, dans une maison transformée en centre de formation et de diffusion du cinéma gratuit et accessible à la jeunesse sénégalaise pour qu’ils puissent réaliser leurs films. Nazir Cissé, l’un des jeunes Sénégalais dans le milieu audiovisuel du pays, opérateur de caméra dans le «Journal télévisé rappé» et plusieurs vidéos musicales, réfléchit sur le rôle qu’Abdel Aziz Boye a joué dans sa vie et trajectoire : « C’est M. Boye qui m’a fait aimer le cinéma. A la base, je n’étais que graphiste. Je suivais des cours d’infographie. Il a fait aimer le cinéma à de nombreux jeunes de la banlieue et dispensait des cours gratuitement. C’est un grand pour la culture sénégalaise. »

Ciné-Banlieue aux Parcelles Assainies
Ciné-Banlieue commence à devenir un espace clé dans l’histoire du cinéma sénégalais, d’où plusieurs films réalisés par des jeunes Sénégalais sortent pour faire le circuit international des festivals de cinéma. Ainsi, en 2011, le court-métrage Moly, réalisé par un jeune handicapé de la banlieue sous le nom de Moly Kane, avec la musique du rappeur Didier Awadi, est sélectionné pour le Festival de Cannes. En 2016, le court-métrage «Baye Fall, le Soldat de la Paix», par Pape Bolé Thiaw, formé aussi à Ciné Banlieue, fait aussi les tours de festivals de cinéma par plusieurs pays ; ainsi qu’une longue liste des productions, y compris le documentaire «Les vérités du fou», par Cheikh Ahmadou Bamba Diop. M. Boye, avec sa chaleur, sa sagesse, son engagement et sa générosité, accueillait plusieurs professionnels du cinéma, en inspirant les jeunes cinéastes de Dakar et du Sénégal.

La production de films devient si nombreuse que l’école décide d’initier son propre festival de cinéma, le Banlieue film festival. Célébré chaque deux ans, sa troisième édition est programmée du 15 au 17 décembre, sous la coordination de Pape Bolé Thiaw. Celui-ci est dévasté par cette perte : « Il était tout pour moi. Un mentor, un formateur, un papa tout simplement… ».

Abdel Aziz Boye constitue une référence dans la culture du Sénégal, qui est celle construite par ses artistes et personnes généreuses engagés, capable d’inspirer des jeunes affectés par le chômage et les limites de possibilités. Il a réussi à mettre en place une école de cinéma avec très peu de moyens, où les productions étaient le résultat des collaborations. Il a donné sa vie au cinéma en partageant sa passions avec ses disciples. Il laisse un legs inestimable, en tant que doyen, à perpétuer par cette jeunesse, comme lui-même avait avec ses maîtres. Repose en paix, Monsieur Boye.

Estrella SENDRA

 

3ème Festival du Film de Famille, en hommage à Bousso Fall et Abdel Aziz Boye

La troisième édition du  Festival international du Film de Famille (FEFIFA),  aura lieu du 16 au 18 novembre 2017 à la Maison de la Culture Douta Seck de Dakar (MCDS). A l’initiative de Baobab Production, le 3ème Festival international du Film de Famille (FIFFA) s’est doté d’un programme qui sera rythmé par des projections de films liés au mariage, à la famille, au genre, à l’enfance : des films en provenance du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Cameroun, du Gabon, du Maroc, de la France, de la Belgique et de l’Ukraine.

Un hommage vibrant et mérité sera rendu à Madame Bousso Fall qui nous a quitté le 29 octobre 2017, spécialiste des questions de genre et militante des droits des femmes et de la lutte contre le cancer et aussi à Monsieur Abdel Aziz Boye, cinéaste-formateur, arraché à notre affection le 9 novembre 2017, qui s’est évertué, sa vie durant, au renforcement de capacités professionnelles des jeunes en cinéma et audiovisuel.

Il est prévu une table ronde sur « l’éducation familiale en question » sera animée par des sociologues, chercheurs, spécialistes en développement humain, chefs religieux, coutumiers, communicateurs traditionnels entre autres.  Il est prévu également des ateliers de renforcement de capacités professionnelles des acteurs du cinéma (cadrage, production numérique, démarches esthétiques…). A cela s’ajoutent des expositions de peinture et de photographies de famille.

Faut-il le rappeler, la famille est la matrice de toute société; le terreau où la vie se forme, se développe ainsi que les relations humaines.

La famille est aussi un lieu fortifié par des valeurs: le sens du devoir, la responsabilité, l’amour du travail, le désir de vivre en communauté, la solidarité, le sens de l’hospitalité et de la cohabitation sociale, etc.

Ces valeurs doivent être promues. D’où le Festival international du Film de Famille (FIFFA).

 

En outre, le festival contribue à la prévention des effets négatifs qui déstabilisent la famille et facilite le dialogue intergénérationnel, car la famille demeure un lieu inconditionnel d’apprentissage à la vie. Par exemple, pour grandir heureux, l’enfant a besoin d’un foyer familial.

Pendant le Festival, trois Trophées dénommés COLA seront décernés aux réalisateurs primés : Cola d’Or du meilleur film, Cola d’Argent de la meilleure image, Cola de Bronze de la meilleure bande son.

Alassane CISSE

Arts et Lettres : Les Grands Prix seront remis le 19 décembre 2017

La cérémonie de remise de prix aux lauréats du Grand Prix du président de la République pour les Arts et les Lettres est prévue le 19 décembre 2017 à Dakar.
 
"Le 19 décembre 2017, le président de la République va procéder à la remise des +Grands prix des Arts ", a annoncé le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, lors d’une conférence de presse de lancement de Dak’Art 2018, au Musée des civilisations noires.
 
L’appel à candidature pour "Le Grand Prix du président de la République pour les Arts et les Lettres" a été lancé en novembre 2016. Il a été clôturé le 15 février 2017. 
 
Plusieurs disciplines étaient concernées : les arts visuels, la danse, la musique, la mode et le stylisme, les arts dramatiques, le cinéma et l’audiovisuel, le conte et les disciplines des cultures urbaines. Les différents jurys ont déjà rendu leur résultat. 
 
Cette année, trois Prix seront décernés aux lauréats : deux Grands Prix du président de la République pour les Arts et un Prix d’encouragement. Les lauréats du "Grand Prix du président de la République pour les Arts" reçoivent chacun dix millions de Francs CFA et une distinction. Au même moment, le lauréat du "Prix d’encouragement" reçoit deux millions (2.000.000) de FCFA et une distinction.
 
Les Prix seront remis par le chef de l’Etat, Macky Sall.
 
Initié par l’ancien chef de l’Etat Abdou Diouf (1981-2000), le Grand prix du président de la République pour les Arts et les Lettres vise "à promouvoir le développement des Arts, d’honorer et de récompenser des artistes méritant dans le domaine des Arts". 
 
La dernière cérémonie de remise du Grand prix du président de la République pour les Arts et les Lettres a eu lieu en janvier 2013 avec l’ancien président Abdoulaye Wade.
 
Parmi les grands noms de l’Art et des Lettres qui ont reçu cette récompense, figurent Cheikh Aliou Ndao, Boubacar Boris Diop et Sokhna Benga (écrivains), Serge Corréa et Souleymane Keïta (peintres).

 

FKS/ASB

Dak’art 2018 : 75 artistes de 33 pays en lice

 Au total 75 artistes venant de 33 pays dont cinq Sénégalais ont été sélectionnés pour participer à l’exposition internationale de la 13e édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar "Dak’art", prévue du 3 mai au 2 juin 2018, a-t-on appris des organisateurs, lundi.

 
La secrétaire générale de la Biennale, Marième Bâ Diop, en a fait l’annonce au cours d’une conférence de presse de lancement de Dak’art 2018, au Musée des civilisations noires, en présence notamment du ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly. 
 
Selon la SG de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, une partie des artistes sélectionnés ont été directement invités le directeur artistique du Dak’art, le Camerounais Simon Njami.
 
D’après M. Njami, "près de 500 dossiers de candidatures ont été reçus par le comité international de sélection", qui s’est réuni du 28 au 31 août 2017 à Dakar. 
 
Sur les 33 pays représentés, 24 sont du continent africain (Afrique du Sud, Angola, Bénin, Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Ghana, Kenya, Maroc, Sénégal, Tanzanie, Tunisie et Zimbabwe) et 9 de la diaspora (Belgique, Cuba, Etats-Unis, Haïti, Jamaïque, Martinique et République Dominicaine), a précisé M. Njami. 
 
Il avait à ses côtés le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, le président du comité d’orientation de la 13e édition de la Biennale de Dakar, Baïdy Agne, et l’administrateur du Musée des civilisations noires, Hamady Bocoum. 
 
"Il y a une parité entre les artistes femmes et hommes dans cette sélection, ce n’était pas un critère, car l’un des critères est la qualité des œuvres", relève le directeur artistique, ajoutant : "Nous avons décidé que les Caraïbes, l’Amérique, toute l’Océan indien faisaient partie de l’Afrique". 
 
Cinq commissaires seront invités, a annoncé le directeur artistique, citant Alya Sebti (Maroc), Bonaventure Ndikung (Cameroun) et Marisol Rodriguez (Mexique). Un commissaire viendra de Hong Kong et un autre de la Suède. 
 
"L’heure rouge’’ est le thème retenu pour l’édition 2018 du Dak’art. "Après le thème +La cité dans le jour bleu+, qui fait référence à un poème de Léopold Sédar Senghor (...), celui de la Biennale de 2018 porte le seau d’un autre père de la négritude, Aimé Césaire à qui est emprunté l’expression +L’heure rouge+", explique M. Njami. 
 
Selon lui, "L’heure rouge" est une évocation de l’émancipation, de la liberté et de la responsabilité.
 
L’exposition internationale, correspondant au volet ’’In’’ du Dak’art, va porter sur le thème "Une nouvelle humanité" et se tiendra dans les locaux de l’ancien palais de Justice de Dakar, comme lors de la dernière édition.
 
Le Dak’art 2018 "affirmera, comme de coutume, le caractère international de la Biennale, son ouverture au monde, à l’échange et à la confrontation d’idées fécondes", selon le ministre de la Culture. 
 
APS

Wally Ballago Seck nominé aux HAPA Music Awards 2017

Le chanteur Wally Ballago Seck, leader du Raam Daan est nominé aux HAPA Music Awards 2017.
Le fils de Thione Ballago Seck est nominé dans 3 catégories:  
☆ Best Male Artist (meilleur artiste homme) 
☆ Best Collaboration (meilleur featuring) 
☆ Best Music Video Of The Year. ( Meilleure video de l’année 2017). 
La Cérémonie de remise d'Awards aura lieu le 18 Novembre à Los Angeles, Californie (USA) aux Luckman Fine Arts Complex. 
Un appel est lancé à tous les Sénégalais, amoureux de notre musique daller voter pour le Prince Faramarène sur www.hapamusicawards.com/nominees.  
Un fils du Sénégal est nominé, aux Sénégalais de le faire gagner.

Rabat : les artistes célèbrent la marche verte

Sous le commissariat de l'artiste sénégalais Zulu Mbaye, l’exposition « Ubuntu, l’Afrique en marche » s’ouvre le lundi 6 novembre 2017 à Rabat, capitale du royaume du Maroc à l’invitation de l’Ambassadeur Directeur général, Monsieur Mohamed Methqal. L’exposition s’inscrit dans le cadre de la célébration du 42ème anniversaire de la marche verte. Celle-ci est riche d’œuvres réalisées par des artistes africains en résidence à la Cité universitaire internationale. Parmi eux, cinq créateurs sénégalais de talent : Kiné Aw, Baba Ly, Sandjiry Niang, Assane Dione et Serigne Ndiaye. 

Alassane CISSE

Mode : Le Musée Yves Saint Laurent de Marrakech s’ouvre au public

A la suite de l’ouverture du Musée Yves Saint-Laurent à Paris, c’est au tour de Marrakech d’ouvrir au public la troisième institution pensée par Pierre Bergé pour la ville et consacrée cette fois-ci exclusivement à l’œuvre du couturier français.

L’inauguration officielle s’est faite le samedi 14 octobre 2017 en présence de Son Altesse Royale Lalla Salma et des muses du couturier (Catherine Deneuve, Betty Catroux ou encore Marisa Berenson..), l’équipe du Musée assurant cette visite privée.

L’espace, visité en exclusivité et en avant-première par Baobab déploie une belle architecture dessinée par l’équipe de KO, on y retrouve des clins d’œil tant à la ville ocre qu’aux broderies et tissus du maître Saint-Laurent. Les espaces d’exposition temporaire accueilleront pour une année des dessins du couturier (notamment ses dessins inspirés de l’opéra ou du music-hall), une série de shooting inédite de Catherine Deneuve dans la médina de Marrakech ainsi que des œuvres de Majorelle. Et dans les espaces d’exposition, on peut dire que le public est gâté par le choix des pièces vestimentaires présentées. On y retrouve la quintessence de l’esprit Saint-Laurent ainsi que ses pièces les plus iconiques : la robe Mondrian, une sélection de smoking de haute tenue ainsi qu’une série issue du défilé des Ballets russes. Enfin, ce sont les fameuses robes bambara qui ferment la visite. L’ouverture d’une bibliothèque de recherche est prévue prochainement. 

Le public marocain et très touristique de la ville ocre accède à un écrin majestueux aux choix curatoriaux élégants et précis. Gageons que cette nouvelle institution fruit des collaborations du couple Bergé/Saint-Laurent sera bientôt aussi couru que le Jardin Majorelle ou encore Le Musée Berbère également dédiés à l’état d’esprit de ce couple mythique.

 Siham W (Maroc)

DAKAR , Vitrine du Sénégal

Le nouvel aéroport international Blaise Diagne (A.I.B.D.) sera inauguré officiellement le 07 décembre 2017, devenant ainsi le point nodal de toutes les activités de la nouvelle ville de Diamniadio, avec la construction de prés de quarante mille (40.000) logements, d'un Parc industriel, d'une Cité gouvernementale (Ministères) et d'infrastructures d'envergure (Universités- Ecole de Santé- Hôpitaux- Hôtels- Complexe Omnisports...). 

Le transfert de l'aéroport Léopold Sédar Senghor (L.S.S.) va libérer une immense assiette foncière qui pourrait servir de façon judicieuse et déterminante le Plan Sénégal Emergent. Afin que cela ne devienne pas une seconde ¨opération chirurgicale¨ comme la ¨Foire de Dakar¨, il faut mener une réflexion inclusive sur le sort à réserver à ce  site. 

Dakar a perdu depuis belle lurette son charme et son lustre, se transformant en une ville cabocharde. Aujourd'hui elle doit nécessairement faire sa mue, avant qu'il ne soit trop tard pour constater qu'elle est devenue une agglomération d'habitations sans charme, ni attrait, ou règne une anarchie repoussante et rébarbative. 

Vitrine du Sénégal, porte  d'entrée naturelle de l'Afrique, Dakar est une ville du FUTUR, une ville de toutes les ambitions. Elle doit devenir une ville de Culture, où l'Art, l'Artisanat, les Sports et les Loisirs seront les rayons lumineux de l'Intelligence Sénégalaise. Ainsi un projet ambitieux pourrait naître sur le périmètre de l'Aéroport  Léopold Sédar Senghor avec un Parc Culturel, doublé d'une Cité des Affaires et d'un Plateau Médical. 

Le Parc Culturel serait un réceptif de dernière génération pour les activités de l'esprit et du corps (Cinéma, Studio et Plateaux pour activités musicales/télévisuelles, Restauration, Couture, Cordonnerie, Ebénisterie, Galerie des arts, Bijouterie...). 

Après les ateliers que faire pour valoriser le travail accompli par nos artistes et artisans ? 

Les familles sénégalaises et nos hôtes touristes trouveraient un endroit de convivialité et d'épanouissement dans un havre de paix utile, agréable et attractif. Des aires de jeux omnisports seront aménagés (Handball- Basketball- Volleyball- Football- Tennis- Arts Martiaux) pour résorber le manque criard d'infrastructures sportives, malgré les résultats honorables enregistrés par nos internationaux à travers le monde.  

La Cité des Affaires doit servir de plateforme d'incubation pour les jeunes sénégalais férus des Nouvelles Techniques de l'Information et de la Communication (NTIC) et pour appuyer les Start 'UP. 

Pour la réalisation de ce grand projet il faudrait mettre à contribution nos Architectes paysagistes, Ingénieurs, Urbanistes, Environnementalistes pour une conception globale, harmonieuse, en conservant tous les acquis utiles de l'Aéroport Léopold Sédar Senghor (aérogare, pistes, parkings...), pour toutes les probabilités d'appoint à l'Aéroport International Blaise Diagne (A.I.B.D.) et naturellement le maintien des activités de l'Armée Sénégalaise.  

Ce serait un gâchis historique si nous aliénons cet important patrimoine foncier, car lorsque le temps fera son œuvre, que l'histoire prendra le pas sur l'actualité, il sera reconnu que le Plan Sénégal Emergent (P.S.E.) a été articulé avec des projets complémentaires sous tendus par une forte synergie. 




Babacar Louis Camara, 

 Président de la Convention des Dakarois 

www.conventiondesdakarois.com

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