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Spectacle : « Le réveil des lions » dédié aux lions de la Téranga.

  • Publié dans Danse

Après 13 ans d’absence, le chorégraphe Abdoulaye Dieng plus connu sous  le nom d’artiste Laye Ananas, est de retour sur la scène artistique au Sénégal. Après deux ans de recherches chorégraphiques, la compagnie de danse sous la direction artistique de Laye Ananas a produit un spectacle de qualité intitulé « le Réveil des lions ». Il a présenté la fresque à la presse, ce lundi 12 mars 2018 à la Place du Souvenir Africain de Dakar.  La nouvelle création chorégraphique, musicale et costumière est un hommage aux lions du Sénégal qui vont défendre les couleurs nationales lors de la coupe du monde en juin-juillet 2018 en Russie.

« Moi Laye Ananas et l’ensemble des artistes de la compagnie de danse « Lions of Africa » dédions ce  spectacle-fusion à nos braves et talentueux lions  qui représentent tout un peuple au rendez-vous mondial du football en Russie », Soutient-il.

Interpellé sur sa muse, le leader de « Lions of Africa » a tenu à exprimer son souhait qui consiste à vulgariser la culture sénégalaise.  Ainsi, pour jouer sa partition, Laye Ananas dresse ses  objectifs. « D’abord artistique, une  fresque qui charrie les diverses formes d’expression artistiques à savoir la danse, l’acrobatie, l’échassier, le chant, le jeu de faux lions, la musique traditionnelleet la percussion », souligne le porte-parole du jour.Il poursuit : « nous optons pour la promotion de la  destination du Sénégal à travers l’Europe et l’Inde. D’ailleurs, c’est ce qui me vaut une coopération  avec « Tall-India », une compagnie artistique qui se trouve en Inde. Et surtout aussi de remuer le leadership culturel de l’Afrique.»

Et pour conclure le groupe « Lions of Africa » sollicite le soutien indéfectible de l’Etat du Sénégal. « C’est l’Etat norvégien qui couvre nos frais de spectacle ce qui n’est pas le cas de notre pays.»

Fana Cissé

 

 

 

Masa : Abidjan, la capitale des arts vivants

Les artistes sur les scènes d’Abidjan étalent leur créativité, leur talent à travers leurs nouvelles créations. Le Masa ouvre ses portes, ce samedi 10 mars 2018, avec des expressions diverses au grand bonheur du public international. La nouvelle donne consiste à l’internationalisation de l’événement. Le Masa change de nom, ce n’est plus le Marché des Arts du spectacle africain, mais plutôt le Marché des arts du spectacle d’Abidjan. Le Directeur du Masa, Yacouba Konaté, l’a annoncé officiellement au cours de l’ouverture officielle à la salle  François Louga du Palais de la Culture Bernard Dadié de Treichville. C’est pour faire de la capitale économique ivoirienne, le temps du festival, la capitale culturelle du continent pour un dialogue des cultures. Un dialogue des cultures qui s’ouvre au monde entier puisque le Masa va aussi connaitre d’autres lignes de coopération avec des pays comme les Etats Unis d’Amérique et d’autres pays asiatiques et de la diaspora africaine, dira Youma Fall, la Directrice de la langue française,  de la culture et de la diversité culturelle à la Francophonie. Pour la dénomination, il faut tenir compte de la dimension territoire pour parler de l’importance de la zone géographique qui abrite l’événement. Selon elle, le mot africain qui disparait n’enlève en rien la valeur culturelle africaine du Masa." C’est la culture qui donne son sens à l’économie puisqu’elle est capable d’actionner tous les leviers de développement "  a ajouté madame Youma Fall. C’est cet aspect économique que le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie insiste pour dire que la culture est le piler et le fer de lance de la Cote d’Ivoire émergente. Il souligne que la Côte d’Ivoire fait partie des quatre pays africains qui soutiennent le plus la culture. A signaler que madame Henriette Diabaté, la grande Chancelière de l’Ordre national a déclaré ouverte la 10 ème édition du Masa qui fête ses 25 ans avec près de 400 artistes et d’autres festivaliers comme les professionnels et les journalistes venus de 65 pays.

Alioune DIOP (Envoyé spécial)

Les femmes à l'honneur: Parcours de femmes battantes et combattantes

Le Centre Culturel Blaise Senghor organise ce vendredi 9 mars 2018 à  15h à l'espace restaurant dudit centre, un panel sur le thème: " Les femmes à l'honneur: Parcours de femmes battantes et combattantes".
Les intervenantes à cette rencontre: Binta NDAW, écrivaine, Amina SECK, écrivaine, Adama BOYE, artistes plasticienne, Présidente du Réseau des Femmes entrepreneures culturelles, REFEC. Et la Modératrice, Awa Cheikh Diouf CAMARA, Directrice de la Galerie Nationale d'Art.
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Akon : « Le Sénégal ne m’intéresse pas, je veux le Bureau ovale »

Georges Weah a ouvert la voie. Le footballeur devenu président inspire les artistes et autres sportifs. A l’instar, d’Alioune Badara Thiam, Akon. Toutefois, le rappeur sénégalo-américain n’est pas intéressé par le Palais de l’Avenue Roume. Il vise plus haut : la Maison Blanche, révèle Les Echos.

Invité à l’Académie de leadership de l’Union africaine (Ua) sur le thème « Jeunesse africaine et défis dans la migration », il a décliné ses prétentions. «  Je n’ai aucun intérêt à faire de la politique au Sénégal. La présidence du Sénégal ne m’intéresse pas », déclare-t-il.  «  Si je dois être candidat, ce sera aux Etats-Unis où je pourrais avoir des opportunités pour trouver des solutions aux besoins pressants des Africains », souligne le rappeur.

Akon président : il promet d’œuvrer en faveur  des Etats-Unis d’Afrique. «  Je vais sérieusement me battre pour un passeport pour l’Afrique. Ainsi, nous pourrons tous voyager librement. Voilà comment nous pourrons faire une réelle différence pour l’Afrique », dit-il. Pour lui, l’avenir du continent est entre les mains de la jeunesse, qui doit prendre les devants.  « C’est la nouvelle génération qui a le cœur, l’esprit et le savoir-faire pour le faire. Si nous ne nous prenons pas en charge, ne participons pas à l’effort de développement, je ne sais pas à quoi ressemblera l’avenir de l’Afrique. Si nous ne voyons pas le futur africain, ils le feront (investisseurs étrangers). Si vous ne le possédez pas, ils le feront », prévient-il.

 

 

Le poète Amadou Lamine Sall rend hommage à Lylian Kesteloot, la chercheuse belge décédée le 28 février 2018 à Paris.

La vie s’en va et l’amour reste. Nous savons tous que la vie mène à la mort, mais nous ne guérissons pas de l’innommable douleur. De nouveau souffrir, de nouveau saluer la mémoire d’êtres chers et aimés. Plus douloureux encore quand il s’agit  d’évoquer de grands et féconds esprits, des hommes comme hier Hamidou Dia, le professeur Ibrahima Sow dont le dernier livre de poésie vient de paraître et repose sur mon bureau et aujourd’hui une femme, une femme qui a tout donné à la noblesse de l’esprit, une femme ivre de découvertes, ivre de rencontres et de métissages, ivre de liberté, ivre de travail, ivre d’idéal, ivre d’aller au fond des terriers d’or et d’en extraire pour nous les secrets de l’alchimie de la création littéraire négro-africaine et de la fine démarche de la pensée nègre des ciseleurs de concepts. Lylian a visité tant de livres, dormi avec tant de bibliothèques immatérielles, cousu tant d’habits et forgé tant de jeunes esprits africains au respect de la connaissance, au goût de l’audace, à la patience de la célérité de la recherche !

 

        On sait tous que cette femme aux longs cheveux et à la tête bien pleine était l’une des plus distinguées spécialistes des littératures négro-africaines francophones. Elle a consacré sa vie à l’enseignement et à la recherche à l ‘IFAN Cheikh Anta Diop. On apprend qu’elle « a constitué une sonothèque sur le patrimoine oral du Mali ».

 

        Un fait marquant et qui en dit long sur son amour pour l’Afrique et ses écrivains et poètes: sa thèse de docteur soutenue en 1961, portait le titre: « Les écrivains noirs de langue française: naissance d’une littérature ». Elle a fait œuvre de pionnière! Nous savons de ceux qui ont retracé sa vie et son parcours, que Lilyan a enseigné comme professeure à l’École normale supérieure de Yaoundé, ensuite au Mali, puis en Côte-d’Ivoire avant de venir s’installer à Dakar, au Sénégal. Elle était une amie très proche d’Amadou Hampaté Ba. « Elle a exploré les contes, les mythes et autres sapiences de l’oralité pour mettre en évidence le dialogue constant et fertile entre les gisements traditionnels et les productions récentes francophones ».

 

       Lylian Kesteloot qui vient de nous quitter était d’abord une africaine. Toute sa vie durant, elle a fait de l’Afrique, de ses écrivains, de ses poètes, de ses critiques dont elle faisait partie intégrante, le lieu même de son bonheur de chercheuse. Très tôt, elle s’est lancée à l’assaut de Senghor, Césaire, Damas. Elle a beaucoup contribué à découvrir, dans le texte, ses grands poètes. Elle aura beaucoup rendu visible Sédar et Césaire. Elle a tenu debout la Négritude !

 

        Aujourd’hui qu’elle n’est plus là, mes pensées vont particulièrement à deux immenses professeurs émérites qui étaient ses compagnons et ses amis: feu Bassirou Dieng, brillant et exigeant. Amadou Ly, généreux, érudit, fidèle. Si je parle ici de la générosité d’Amadou Ly, c’est que non seulement il consacrera un travail universitaire important et inédit à la jeune génération des poètes venus après Senghor et Cheikh Aliou Ndao, dont Amadou lamine Sall, mais il mit au programme de ses cours certains jeunes poètes, dont je faisais partie. Qu’il reçoive ici l’hommage affectueux d’un poète qu’il nomme avec beaucoup d’imprudence et d’attachement: «Maître». Puissè-je mériter une telle cime !

 

          Nous avons eu la chance de faire partie de ses étudiants qui, dans les années 70, avaient comme professeurs de lettres Mohamadou Kane, pédagogue joyeux et inspiré, Madior Diouf, sérieux, raide, méthodique, Lylian Kesteloot, jolie, cultivé, vraie, stimulante, engagé. De purs joyaux ! Très tôt, Lylian m’avait pris sous sa protection. Elle avait découvert combien j’aimais boire dans l’encrier. Elle m’y encourageait. Depuis, et bien longtemps après, je ne l’ai jamais quittée, de Dakar à Paris où je passais toujours l’embrasser. Nous parlions beaucoup de Senghor, bien sûr, et de ce destin qui m’avait conduit jeune dans ses bras, pour faire de moi ce que je suis devenu, en restant moi-même. Il était difficile d’échapper à la magie de Sédar et je ne voulais pas devenir un poète en devenant un éphémère « Senghor bis ». A quoi cela aurait-il servi de singer dans son style le poète sérère, sinon à rien ! Lylian y a veillé.  Elle m’a demandé de beaucoup travailler, de beaucoup lire pour être sauvé, de beaucoup s’appliquer à être moi-même et de laisser faire ce qui ne peut s’acheter et qui dort en chaque vrai créateur.Le reste, à la grâce de Dieu !

 

Alors, j’ai beaucoup écouté sans jamais obéir. L’expérience m’a appris qu’en création, obéir aux maîtres cesse d’être la voie de la réussite! L’impasse est vite en face de vous. L’aurore est dans le refus de singer ! Je m’en étais rendu compte dans mes séances de travail et de lecture avec Senghor. Il me ramenait toujours dans le couloir aérien de ses propres et si prodigieuses métaphores et figures de style, dont lui seul avait le génie.

 

A la vérité, et Lylian Kesteloot l’a écrit dans une de ses anthologies, je la cite de mémoire: « le jeune Amadou Lamine Sall s’était révélé comme un bon nouvelliste et non comme un bon poète. Ce fut l’étonnement quand il publia son premier recueil de poésie: « Mante des aurores ». Elle conclut: « En un seul recueil, il avait rejoint les plus grands poètes ». Pour ma part, je ne sais, mais il me fallait trouver ma propre voie. Laissons faire le temps. Les livres d’histoire diront la vérité, donneront le verdict, loin dans le temps, quand nous ne serons plus là ! Cependant, on ne nait jamais seul, ni en littérature ni en politique !

 

         C’est cette femme, cette enseignante-chercheuse, cette découvreuse de talents, cette couveuse de créateurs, mais ferme et inflexible quand il s’agit de médiocrité glaciale et des calamiteux faux serviteurs de la littérature, dont  je voudrais ici m’incliner devant la mémoire. Une belle femme, belle dans l’âme et belle dans la tête, nous a laissés, mais pas seuls. Ses livres, ses recherches, son amitié, son affection, son attachement à l’Afrique ne nous quitteront jamais.

 

Morte à Paris, elle avait souhaité dormir à Bel-Air, me confie Amadou Ly. Je souhaite qu’elle ait plus de chance que Senghor qui attend toujours de rejoindre Joal et qu’elle repose en terre sénégalaise, en terre d’Afrique, elle qui a tant aimé notre pays, notre continent que son «cœur se rompît» pour parler comme Senghor, dans son émouvant poème: « Quand je serai mort ».

 

         Autre souhait: que cette femme venue d’Europe mais devenue africaine, mariée à un africain, formant des africains dans des universités africaineset qui nous a apportés un excédent de valeur et de foi en nos propres cultures et littératures, puisse un jour voir de là où elle dormira désormais pour l’éternité, son nom inscrit dans la pierre au sein de l’UCAD, là où la lumière dit, éclaire et couve l’esprit !

Amadou Lamine Sall

Poète

Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

 

Décès du Burkinabe Idrissa Ouédraogo : Le cinéma africain orphelin

  • Publié dans afrique

 Le cinéaste burkinabè Idrissa Ouédraogo est décédé des suites d’une maladie, ce dimanche 18 février 2018, à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

Il a vu le jour le 21 janvier 1954 à Banfora (ouest du Burkina Faso). Idrissa Ouédraogo et Gaston Kaboré sont les deux Burkinabè qui ont remporté l’Etalon d’or de Yennega, la plus prestigieuse récompense du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).

C’est avec son Film "Tilaï" qu’il a remporté en 1991, l’Etalon d’or de Yennenga au FESPACO. Une année auparavant, il remportait le grand prix du Jury au Festival de Cannes avec la même œuvre cinématographique.

Entre autres films à son actif, il y a "Yaaba" (Grand-mère) en 1989, "Tilaï" (La loi) en 1990, "Samba Traoré", en 1992, "Kato, Kato" en 2006.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a salué la mémoire du défunt cinéaste, qu’il qualifie de "réalisateur à immense talent". Attristé, le ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly témoigne : «  Idrissa Ouédraogo n’était pas seulement l’auteur, l’inspirateur et la source d’une filmographie impressionnante par sa thématique et sa qualité esthétique, il fut aussi un formateur  remarquable qui transmit à de nombreux talents africains, portant  avec compétence et brio le destin du cinéma continental, les rudiments ou la maitrise de leur Art ». Il a présenté au nom du Chef de l'État, Monsieur Macky Sall,  et de l'ensemble du gouvernement sénégalais, les fraternelles condoléances du peuple  sénégalais au gouvernement et au peuple burkinabé.

En s’associant aux témoignages parvenus de  l’Afrique et du reste du monde, les Journalistes culturels d’Afrique en Réseau (Jocar) rendent hommage au militant panafricain du cinéma, au réalisateur créatif et productif. La presse africaine compatit à la douleur des membres de la Fédération panafricaine des cinéastes dont il était membre actif.

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Musique : Diazaka à Sorano le samedi 3 mars 2018

  • Publié dans Musique

En prélude à son concert-anniversaire prévu le samedi 3 mars 2018 au Théâtre Sorano, le chanteur Mame Goor Diazaka rencontre la presse le jeudi 15 février 2018 au Caesar en face du Café de Rome. Une occasion pour le natif  de Rufisque de revenir sur son actualité musicale. Il s’agit de la sortie de son album de quatre titres, de sa tournée pour promouvoir la Destination Sénégal et du gala à Sorano. Engagé à sa manière Mame Goor a décidé de soutenir l’activité touristique au Sénégal. Pour ce faire et en relation avec le Ministère en charge du Tourisme et l’agence de promotion touristique, Diazaka, lance un nouveau concept la Musique au Service de la Destination Sénégal. 

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Film : Philippe Godeau et Omar Sy pour « Yao » au Sénégal

  • Publié dans Cinéma

Le réalisateur Philippe Godeau a choisi comme décor le Sénégal pour tourner son dernier film « Yao » qui débute en février  2018 à Diofior dans les îles du Saloum. À l’affiche, le célèbre fils du pays Omar Sy, comédien le plus populaire auprès des Français, sera en territoire connu pour ce road movie.

Coproduit par Philippe Godeau (société Pan-Européenne) et Omar Sy (société Koroko), Yao est l’histoire d’un retour au pays. Omar Sy joue le rôle de celui qui accompagne le nouvel arrivant dans sa redécouverte de ses racines. Un road movie qui sera à n’en pas douter un film drôle et émouvant et vous plonge dans la beauté naturelle du Saloum, Dakar et Saint-Louis. La chanteuse malienne, Fatoumata Diawara fait aussi partie du casting.

Une nouvelle production pour Omar Sy, cet acteur de talent qui fait partie des personnalités préférées des Français. On se rappelle encore le César du meilleur acteur en 2013 avec le film Intouchables. Ou encore de sa conquête d’Hollywood avec le rôle de Bishop dans X-Men Days of Future Past (2014) puis celui de Barry dans Jurassic World (2015).

 

Côté français, il a joué dans Samba, un sans-papiers au grand cœur dans le film d’Eric Toledano et Olivier Nakache. Omar cuisine aux côté de Bradley Cooper dans A vif ! et se glisse dans la peau de Chocolat, premier artiste noir de la scène française au début du XXe siècle.

Philippe Godeau, réalisateur, scénariste et producteur va signer ainsi sa troisième réalisation après « 11.6 » et « Le dernier pour la route ».

D’autres productions étrangères sont prévues en tournage au Sénégal pour l’année 2018. Espérons que cet élan pour le pays de Sembène Ousmane, donne un coup de starter au cinéma sénégalais.

BaobabAfrique (source Images Francophones)

 

Etude Britannique sur le Peuplement de la Terre : Cheikh Anta Diop conforté

  • Publié dans afrique

Etude Britannique Sur Le Peuplement De La Terre : La thèse de Cheikh Anta Diop confortée

Il a fallu que ça arrive le jour de l’anniversaire de sa disparition. Des chercheurs de deux universités britanniques de renom ont conclu hier que le ''Cheddar man'' avait la peau noire.

‘‘Cheddar man’’, le premier homme moderne de Grande-Bretagne était noir. Ce n’est pas une théorie de militants ‘‘afrocentristes’’, mais les conclusions d’une étude scientifique britannique. Un cadeau bien à propos pour Cheikh Anta Diop. Alors que les 32 ans de la disparition du ‘‘Pharaon noir’’ étaient célébrés hier par tout le Sénégal, les résultats de cette étude du Musée d’histoire naturelle de Grande Bretagne ont ‘‘réchauffé’’ sa thèse sur l’origine noire de l’humanité. L’ADN d’un squelette âgé de dix mille ans, trouvé dans une caverne anglaise, suggère que l’ancêtre britannique le plus connu ‘‘avait la peau noire et les yeux bleus, ont déclaré des chercheurs’’ hier, cités par l’agence Associated Press.

Ces chercheurs, ainsi que ceux de la University College de Londres (UCL), ont analysé le génome de ‘‘l’homme de Cheddar’’, découvert dans les Gorges de Cheddar au sud-ouest de l’Angleterre en 1903. Certes les conclusions sont moins catégoriques, moins empreintes d’un militantisme noir, mais rejoignent les critères de scientificité qui avaient présidé à l’énoncé de cette théorie par Cheikh Anta Diop alors invité par une université américaine. ‘‘Si on s’en tient sans préjugés, aux données rigoureusement scientifiques, nous sommes bien obligés d’affirmer en toute sérénité que c’est l’adaptation du ‘‘Grimaldien’’ (homme noir dans le jargon préhistorique) à ce climat froid qui a donné naissance finalement au type qu’on appelle conventionnellement leucoderme ou l’homme blanc.

Le Blanc est sorti du Noir à la suite d’un processus d’adaptation à un climat froid. Et cela, tous les spécialistes le savent dans leur for intérieur même s’ils ne le disent pas avec autant d’honnêteté’’, lançait alors le directeur du laboratoire de radiocarbone de l’Université de Dakar dans une vidéo, non référencée, postée sur youtube le 16 décembre 2012.

L’équipe britannique avec à sa tête l’expert en ADN, Ian Barnes, a percé le crâne du squelette pour extraire l’Adn de la poudre osseuse. Les analyses indiquent qu’il avait des yeux bleus, des cheveux noirs frisés et une pigmentation de la peau ‘‘sombre à noir’’. Les chercheurs ont affirmé que les preuves suggèrent que la teinte pâle des Européens s’est développée ultérieurement plutôt qu’on ne l’avait pensé initialement. ‘‘L’Homme de Cheddar bouleverse les attentes sur quels genres de traits génétiques vont ensemble’’, a déclaré le chercheur postdoctoral au musée, Tom Booth, qui a travaillé sur le projet. Un séisme scientifique similaire à celui provoqué par Cheikh Anta Diop sur tout ce que la communauté scientifique tenait pour acquis.

‘‘Tous des immigrés’’

 Le chercheur sénégalais avait même expliqué les modalités  de peuplement de la terre par les différents hominidés issus du ‘‘Grimaldien’’. Pour lui, homo erectus, homme de Neandertal et homo sapiens ‘‘sont sortis de l’Afrique. Les uns sont passés par l’isthme de Suez pour aller vers le sud-est asiatique, et les autres sont passées par le détroit de Gibraltar pour aller à travers l’Espagne, dans le Midi de la France, et à partir de là, ont irradié jusqu’au Lac Baïkal, en Extrême-Orient’’, avait défendu l’auteur de ‘‘Nations, nègres et Cultures’’. D’après l’homonyme de l’université dakaroise, l’Homme de Grimaldi ‘‘va vivre en Europe de -40 mille ans à -20 mille ans et c’est pendant cette période d’adaptation à un climat extrêmement froid qui est très différent du climat actuel, car c’est pendant la dernière glaciation que la terre a connue qui a duré 100 mille ans, qui va donner naissance par mutation et adaptation à l’Homme de Cro-Magnon’’.

Selon les conclusions de l’étude des scientifiques britanniques, il semble que les yeux pâles soient entrés en Europe bien avant la peau pâle ou les cheveux blonds, qui ne sont survenus qu’après la découverte de l’agriculture. Ils pensent que les anciens hommes, vivant dans les régions Nord, ont pu développer une peau blanche car elle absorbe plus de rayons solaires dont elle a besoin pour produire de la vitamine D. L’homme de Cheddar partage un profil génétique avec beaucoup d’individus de l’ère mésolithique découverts en Espagne, Hongrie et Luxembourg dont les ADN ont déjà été analysés.

Le groupe aurait migré en Europe en provenance du Moyen-Orient après la dernière ère glaciaire il y a environ 12 mille ans. L’Homme de Cheddar est le squelette complet le plus âgé découvert en Grande Bretagne. Des individus y ont vécu des milliers d’années avant lui mais ont été anéantis par les différentes périodes de glaciation. Il aurait fait partie d’une population minime de chasseurs-collectionneurs. Les scientifiques, qui ont étudié son squelette des décennies, disent qu’il avait  apparemment une alimentation saine mais n’excédait pas 20 ans d’âge probablement à cause de la violence. Pour terminer sur une note plus actuelle et plus politique, l’un des modélistes qui a réalisé le prototype du Cheddar man, Alfons Kennis, de lancer : ‘‘Les gens vont être surpris, peut-être que les immigrés se sentiront un peu plus impliqués dans l'Histoire, et peut-être que cela éliminera l'idée que l’on doit avoir une certaine apparence pour venir de quelque part. Nous sommes tous des immigrés.’’

 

Auteur: Ousmane Laye DIOP - EnquetePlus

 

L’écrivaine Amina Seck au Goethe-Institut

Dans le cadre du Café littéraire « Au cœur de la littérature », l’écrivaine Amina Seck a rencontré le public pour échanger sur son livre « Mauvaise pente », le mercredi 31 janvier 2018 au Goethe-Institut situé au Point E à Dakar. Des échanges intéressants avec l’auteur et les férus de la lecture. Passionnants, ces échanges sont axés sur les conditions humaines et les difficultés de vie auxquelles sont confrontées les femmes et la résilience, le sursaut moral et psychologique pour sortir la tête de l’eau.

   « Mauvaise pente » édité par Diaspora Académie est le premier roman d’Amina Seck. Elle raconte l’histoire d’Alimatou Ly qui se dévoile à travers son journal intime ré-ouvert à l’occasion de ses 46 ans. L’auteur nous parle d’amour, de plaisirs, mais aussi de l’histoire d’une vie faite d’hypocrisie, de rejet, de déception; mais surtout de la honte de trahir et d’être trahie à son tour par ses proches. Dans ce récit à la fois palpitant et sentimental, la femme est omniprésente dans sa double posture sociale et psychologique.
 
Amina Seck a vu le jour á Dakar. Elle est diplômée en Marketing et communication. Passionnée de lecture et de culture depuis son jeune âge, elle signe son premier roman avec « Mauvaise pente ». Dans ce récit á la fois palpitant et sentimental, la femme est omniprésente dans sa double posture sociale et psychologique.

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