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Le Codesria « relègue » la bibliothèque coloniale

La «contribution du Codesria à la décolonisation de la recherche en sciences sociales en Afrique». C’est le thème autour duquel l’Arcade (Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène) et la Fondation Rosa Luxemburg ont convié, samedi dernier, à son «samedi de l’économie».

L’Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène (Arcade) et la Fondation Rosa Luxemburg ont convié le Codesria aux « samedis de l’économie », pour une visite guidée dans ses réalisations et son combat, de sa création à nos jours. «Notre choix s’est porté sur le Codesria ce samedi 07 septembre parce que c’est le centre de recherche panafricain qui aujourd’hui est à l’avant garde de la lutte pour la décolonisation et la recherche en science sociale. Nous pensons que dans le cadre des «samedis de l’économie», il était important d’avoir le Codesria pour venir nous parler de sa mission, des succès et difficultés qu’il a du rencontrer au cours de ses 40 ans d’existence», explique Demba Moussa DEMBELE, président de l’Arcade.

La conférence présentée par Ebrahima Sall, secrétaire exécutif du Codesria depuis 2009, a consisté à revenir sur quelques grands combats et travaux du Codesria afin de montrer l’importance des sciences sociales dans le développement des pays africains.

Selon M. Sall, le Codesria est «un producteur de lumière qui encourage la formation et production du savoir, en ouvrant fréquemment des débats sur nos sociétés, sur le monde, son développement, l’intégration africaine, la démocratie, la citoyenneté, le genre, la paix (…), dans le but de mieux repenser la recherche en sciences sociales dans une perspective africaine et lever tous les clichés, préjugés véhiculés sur l’Afrique par l’occident».

Selon la même source, la décolonisation des esprits et des mentalités est un des combats du Codesria, qui assure depuis 40 ans, une meilleure présence africaine (scientifique) sur l’espace mondial, avec des programmes Sud-Sud, Nord-Sud, etc. Pour montrer la vraie face de l'Afrique, faite d'innovations majeures dans tous les domaines.

Les jeunes étudiants présents à la conférence ont reconnu la crise présente dans l’ «intelligencia» africaine et ont proposé une répartition des tâches entre le Codesria et eux, en s’investissant désormais dans cette opération d’émancipation des mentalités. C’est l’avis de Yama Ndiaye, étudiante et distributrice de produits agro alimentaire pour qui «il est temps de lever le voile devant nos yeux et réaliser enfin que le développement est d’abord culturel. Vulgarisons nos valeurs, organisons et valorisons nos connaissances, nos acquis surtout dans l’agriculture qui doit être informatisée pour nous donner enfin de l’emploi».

Au terme du débat, l’assistance à émis le souhait, dans la grande majorité, que le savoir accumulé par le Codesria soit plus vulgarisé dans plusieurs langues et que l’accès à cette lutte contre la bibliothèque coloniale soit plus aisé pour les personnes vivants à l’intérieur du pays.

Le Codesria célèbre son 40ème anniversaire cette année et a multiplié depuis le 02 Février



dernier, des plateformes d’échanges à Dakar sur l’avenir du continent africain, avec le 31 juillet

passé, une réflexion autocritique africaine et 22 jours plus tard à l’Université Cheikh Anta DIOP, un panel sur la question de sécurité et gouvernance démocratique en Afrique.

Aicha Nougah Sène (Sud Quotidien)

La «contribution du Codesria à la décolonisation de la recherche en sciences sociales en Afrique». C’est le thème autour duquel l’Arcade (Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène) et la Fondation Rosa Luxemburg ont convié, samedi dernier, à son «samedi de l’économie».

L’Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène (Arcade) et la Fondation Rosa Luxemburg ont convié le Codesria aux « samedis de l’économie », pour une visite guidée dans ses réalisations et son combat, de sa création à nos jours. «Notre choix s’est porté sur le Codesria ce samedi 07 septembre parce que c’est le centre de recherche panafricain qui aujourd’hui est à l’avant garde de la lutte pour la décolonisation et la recherche en science sociale. Nous pensons que dans le cadre des «samedis de l’économie», il était important d’avoir le Codesria pour venir nous parler de sa mission, des succès et difficultés qu’il a du rencontrer au cours de ses 40 ans d’existence», explique Demba Moussa DEMBELE, président de l’Arcade.

La conférence présentée par Ebrahima Sall, secrétaire exécutif du Codesria depuis 2009, a consisté à revenir sur quelques grands combats et travaux du Codesria afin de montrer l’importance des sciences sociales dans le développement des pays africains.

Selon M. Sall, le Codesria est «un producteur de lumière qui encourage la formation et production du savoir, en ouvrant fréquemment des débats sur nos sociétés, sur le monde, son développement, l’intégration africaine, la démocratie, la citoyenneté, le genre, la paix (…), dans le but de mieux repenser la recherche en sciences sociales dans une perspective africaine et lever tous les clichés, préjugés véhiculés sur l’Afrique par l’occident».

Selon la même source, la décolonisation des esprits et des mentalités est un des combats du Codesria, qui assure depuis 40 ans, une meilleure présence africaine (scientifique) sur l’espace mondial, avec des programmes Sud-Sud, Nord-Sud, etc. Pour montrer la vraie face de l'Afrique, faite d'innovations majeures dans tous les domaines.

Les jeunes étudiants présents à la conférence ont reconnu la crise présente dans l’ «intelligencia» africaine et ont proposé une répartition des tâches entre le Codesria et eux, en s’investissant désormais dans cette opération d’émancipation des mentalités. C’est l’avis de Yama Ndiaye, étudiante et distributrice de produits agro alimentaire pour qui «il est temps de lever le voile devant nos yeux et réaliser enfin que le développement est d’abord culturel. Vulgarisons nos valeurs, organisons et valorisons nos connaissances, nos acquis surtout dans l’agriculture qui doit être informatisée pour nous donner enfin de l’emploi».

Au terme du débat, l’assistance à émis le souhait, dans la grande majorité, que le savoir accumulé par le Codesria soit plus vulgarisé dans plusieurs langues et que l’accès à cette lutte contre la bibliothèque coloniale soit plus aisé pour les personnes vivants à l’intérieur du pays.

Le Codesria célèbre son 40ème anniversaire cette année et a multiplié depuis le 02 Février dernier, des plateformes d’échanges à Dakar sur l’avenir du continent africain, avec le 31 juillet passé, une réflexion autocritique africaine et 22 jours plus tard à l’Université Cheikh Anta DIOP, un panel sur la question de sécurité et gouvernance démocratique en Afrique.

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