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Y EN A MARRE désapprouve la loi sur le parrainage

Le Mouvement Y en a Marre a marqué son adhésion au principe et au souci de rationaliser les partis politiques et réguler le nombre de candidats aux différentes élections au cours de sa conférence de presse, ce mardi 17 avril 2018. 

Le  collectif a manifesté sa désapprobation quant à la « démarche unilatérale et cavalière empruntée par le pouvoir dans ce projet de parrainage des candidats lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019 ».

Convaincu que le débat posé par cette proposition de loi transcende le bras de fer pouvoir/opposition politique, Y EN A MARRE a demandé la suspension du processus de la loi, le temps de créer un consensus national fort, d’autant qu’une initiative de médiation de la société civile a été engagée entre les parties prenantes. Nous avons salué cette initiative, mieux, nous l’avons appuyée de toute notre énergie, dans l’espoir qu’elle aboutisse à une issue favorable souligne le mouvement citoyen. Dommage, il faut constater que  les positions n’ont pas évolué. Le Président Macky Sall s’entête à vouloir coûte que coûte accélérer ce processus, à moins d’une année de l’élection présidentielle.

Pourtant, il a eu tout le temps car la modernisation des partis politiques dans le système démocratique était le premier point du référendum constitutionnel organisé, il y a deux ans. Si les textes qui régissent les partis politiques étaient appliqués, notamment celui portant la nécessité de déposer ses comptes chaque année sous peine d’être dissous, l’espace politique serait rationalisé puisque beaucoup de partis auraient disparu. Le Mouvement Y EN A MARRE s’est investi et a mobilisé toutes ses ressources pour sauver ce consensus, pourtant pas inaccessible. Nous avons juste demandé le « waxtaan ba juboo », le « pencoo ». Mais, le pouvoir reste sourd et est sur le point d’ouvrir une période de tensions et d’instabilité pré-électorales, selon la bande à Fou Malade. Yen a amarre dit se joindre à toutes les forces vives de la nation et appelle le peuple sénégalais à se mobiliser comme jamais auparavant, pour écrire sa propre histoire et barrer la route à tous ceux qui, hier comme aujourd’hui, ne voient notre constitution que comme un outil au service de leurs intérêts politiques.

Fana CISSE (Baobabafrique)

 

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