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Publication:De la terre dans l’encrier de grandes plumes

Le Collège Universitaire d’Architecture de Dakar (CUAD), première école privée d’architecture au Sénégal, célèbre en 2019, ses 10 ans d'existence, à travers une série d’évènements organisés tout au long de l’année. A cette occasion, une cérémonie de dédicace du livre :« Matam, Construction en terre, patrimoine intemporel », sous la coordination de Vieux Savané et Baba Diop,  la direction artistique de Nampémanla Pascal Traoré, aura lieu le mercredi 13 février 2019 à 16h au Musée des Civilisations Noires, en présence du député-maire de Matam M. Mamadou Mori Diaw, de grandes personnalités de l’architecture et du monde des arts et de la culture.

Dans une mise en page originale, un style soyeux qui entraine le lecteur dans le fascinant paysage du bâtir en  terre, « Matam. Construction en terre, un patrimoine intemporel », fait l’inventaire des maisons Cubbalo, telles que mises en relief par les travaux d’étude des étudiants du Cuad,  traite des formes et structures des maisons en terre, des performances  thermiques et de la plasticité du matériau terre. Il interroge particulièrement sur l’incontournable problématique de la construction en terre au Sénégal.On y trouve aussi la signature de grandes plumes dont Abdoulaye Elimane Kane et des architectes de renom.

Dans sa préface, Cheikh Hamidou Kane, natif de Matam  relève ainsi qu’en s’inspirant  « du patrimoine architectural traditionnel, le Collège Universitaire d’Architecture de Dakar suit bien les exhortations faites aux Diallobé par la Grande Royale : aller à l’École des Blancs pour apprendre à mieux lier le bois au bois, pour construire des demeures qui résistent au temps. Et toujours se demander si ce qu’on apprend vaut mieux que ce qu’on oublie ».

 BaobabAfrique (Source Colleège d’Architecture)

 

 

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Publication:De la terre dans l’encrier de grandes plumes

Le Collège Universitaire d’Architecture de Dakar (CUAD), première école privée d’architecture au Sénégal, célèbre en 2019, ses 10 ans d'existence, à travers une série d’évènements organisés tout au long de l’année. A cette occasion, une cérémonie de dédicace du livre :« Matam, Construction en terre, patrimoine intemporel », sous la coordination de Vieux Savané et Baba Diop,  la direction artistique de Nampémanla Pascal Traoré, aura lieu le mercredi 13 février 2019 à 16h au Musée des Civilisations Noires, en présence du député-maire de Matam M. Mamadou Mori Diaw, de grandes personnalités de l’architecture et du monde des arts et de la culture.

Dans une mise en page originale, un style soyeux qui entraine le lecteur dans le fascinant paysage du bâtir en  terre, « Matam. Construction en terre, un patrimoine intemporel », fait l’inventaire des maisons Cubbalo, telles que mises en relief par les travaux d’étude des étudiants du Cuad,  traite des formes et structures des maisons en terre, des performances  thermiques et de la plasticité du matériau terre. Il interroge particulièrement sur l’incontournable problématique de la construction en terre au Sénégal.On y trouve aussi la signature de grandes plumes dont Abdoulaye Elimane Kane et des architectes de renom.

Dans sa préface, Cheikh Hamidou Kane, natif de Matam  relève ainsi qu’en s’inspirant  « du patrimoine architectural traditionnel, le Collège Universitaire d’Architecture de Dakar suit bien les exhortations faites aux Diallobé par la Grande Royale : aller à l’École des Blancs pour apprendre à mieux lier le bois au bois, pour construire des demeures qui résistent au temps. Et toujours se demander si ce qu’on apprend vaut mieux que ce qu’on oublie ».

 BaobabAfrique (Source Colleège d’Architecture)

 

 

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APPEL condamne l’agression des journalistes à Tambacounda

L’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse (APPEL) a appris avec consternation le tabassage en règle des journalistes embarqués dans la caravane de campagne électorale du candidat El Hadji Sall à Tambacounda. Selon les témoignages des confrères recueillis, il y aurait huit (8) journalistes blessés dont trois dans un état grave. Ils ont du leur salut à une intervention rapide et professionnelle de la gendarmerie. Le pire c’est qu’ils ont été trouvés dans leur lieu de refuge, dans un centre de santé situé à plus de 10km à la sortie de ville de Tamba pour les prendre à partie.

 

Cette agression sauvage et barbare est intervenue à la suite d’une bataille rangée entre militants du PUR et ceux de la Coalition Bennoo Bokk Yaakar qui a eu lieu ce lundi matin vers Légal Pont, un quartier de la commune de Tamba. Ces échauffourées se sont soldées par un mort.

 

APPEL tient à condamner la violence sous toutes ses formes. Elle ne peut cautionner ou rester inerte face à une telle violence contre des hommes de médias. Elle demande une coordination de toutes les organisations faitières des médias pour une ou des actions fortes à mener pour condamner et marquer les esprits de tous les candidats engagés dans cette présidentielle du 24 février pour que de tels actes ne se reproduisent plus jamais.

 

Les Editeurs de la presse en ligne suivent de près les développements de cette affaire et la suite de la campagne et se réservent de prendre toute initiative visant la protection de ses reporters fut-elle boycott ou black out d’un ou des candidats dont leurs militants seraient reconnus comme étant agresseurs de journalistes.

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Film : "L’histoire du barreau du Sénégal" de la colonisation jusqu’en 2016, retracée par une journaliste

Le film "L’histoire du barreau du Sénégal", une production de l’Ordre national des avocats, retrace l’histoire de cette profession de la colonisation à 2016.
 
Projeté lundi à Dakar, il donne la parole à une cinquantaine de personnes-ressources constituées d’avocats, de docteurs en histoire du droit, d’historiens, d’écrivains, etc.

Ces témoins de l’histoire retracent les différentes étapes qui ont jalonné cette profession au Sénégal, depuis sa naissance au Sénégal un siècle avant l’accession du pays à la souveraineté internationale en 1960. 
 
L’histoire des avocats du Sénégal a débuté à Saint-Louis le 5 mars 1859, apprend-on dans une version résumée de 52 minutes du documentaire. Celle-ci a été projetée lors d’une cérémonie de lancement à l’hôtel King Fahd, présidée par le directeur de cabinet du ministre de la Justice, Meïssa Diakhaté, en présence de bâtonniers venus de plusieurs pays africains et d’ailleurs.
 
Selon Me Sylvain Sankalé, docteur en histoire du droit, les premiers avocats étaient désignés sous le nom de "conseils commissionnaires", puis d’"avocats défenseurs". 

Selon lui, "jusqu’en 1960, ils étaient sous l’autorité du procureur général près de la Cour d’Appel et étaient nommés". 
 
Deux avocats laissent des "empreintes indélébiles" dans cette profession, souligne le documentaire. 
 
Il s’agit de Me Lamine Guèye, né le 27 septembre 1891 près de Kayes, au Mali, qui est l’initiateur de plusieurs lois, dont celle de 1946 qui étend la citoyenneté française à toute les populations d’Outre-mer. 
 
Son cadet, Me Waldiodio Ndiaye a aussi marqué les esprits face au Général de Gaulle à la place Protêt, à Dakar, avec son fameux discours en faveur de l’indépendance nationale. 
 
L’on apprend aussi que nombreux sont ceux qui affirment que Me Lamine Guèye est le premier avocat noir du Sénégal inscrit près de la Cour d’Appel et les tribunaux de l’Afrique occidentale française (AOF). 
 
Des archives sur lesquelles s’appuie le documentaire, il ressort que le premier avocat noir sénégalais est Me François Xavier Benga, né à Gorée le 25 août 1885, d’une mère issue de la famille royale du Cayor et d’un père lébou. 
 
Le film passe en revue les combats saillants des avocats, que ce soit au Sénégal ou à Madagascar avec Me Lamine Guèye, ou encore en Algérie avec le Front national de libération (FNL), dont Me Abdoulaye Wade, ancien président de la République sénégalaise fut parmi les avocats défenseurs. 
 
Le conflit de générations, notamment pour l’accès à la profession, n’est pas non plus passé sous silence. 
 
En politique, le rôle et la place joués par les avocats durant la colonisation, dans l’émancipation et l’indépendance et la transmission de l’Etat de droit restent importants, selon le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Me Mbaye Guèye. 
 
Le film s’attarde aussi sur des figures connues comme Me Babacar Sèye, Me Doudou Ndoye et d’autres moins connues, à l’image de la doyenne des avocats du Sénégal, Me Eugénie Issa Sahegh, etc.

Le passé, le présent et l’avenir de cette profession ainsi que les défis qu’elle est appelée à relever sont par ailleurs passés en revue. 
 
Me Mbaye Guèye, l’actuel bâtonnier de l’Ordre national des avocats, se projette sur l’avenir, en estimant que "le barreau de demain sera plus communautaire que national", soulignant que beaucoup de réformes sont en cours, en lien notamment avec l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
 
Aujourd’hui, l’on recense au Sénégal 418 avocats dont une quarantaine de femmes. Pour lui, ce film mérite d’être connu du grand public.

C’est un document "historique pédagogique" mis à la disposition des étudiants en droit, des professionnels du métier, souligne la coordinatrice éditoriale et réalisatrice, Cécile Sow. 
 
Elle précise que ce documentaire, tourné entre août 2014 et mai 2016, se compose de trois épisodes d’une heure chacun respectivement intitulés "1859-1960 : aux origines de la profession d’avocat au Sénégal", "1960-1984 : Le barreau en quête de liberté" et "1984-2016 : Le barreau face à de nouveaux défis". 
 
Selon Cécile Sow, ce film est une idée de l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Ahmet Ba (2013-2016). L’Ordre des avocats du Sénégal en est le producteur délégué.

La réalisatrice Cécile Sow, ancienne journaliste à Radio "Nostalgie" Sénégal et au magazine panafricain Jeune Afrique, a aussi travaillé à la radio Sud Fm.
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Le rappeur Shaka Bas sort « Gaas di Suul » pour inciter à la préservation de la paix sociale

En cette période d’effervescence de la prochaine présidentielle de 2019, l’artiste rappeur Ibrahima Keita, alias Shaka Babs a sorti un nouveau single pour appeler les uns et les autres à cultiver un peu plus la paix…

 Originaire du quartier de Fass et présent sur la scène Hip Hop Sénégalaise depuis plus de 30 ans fut chorégraphe et rappeur du groupe New Froiss et puis chorégraphe du groupe Pee Froiss undes groupes de rap old school les plus en vogue sur le marché africain.

Véritable porte parole des jeunes Dakarois, ses textes engagés traitent de la société africaine et du malaise quotidien que subissent les jeunes au Sénégal après la sortie de son album "Tipona". En 1998 il quitte Pee Froiss pour entamer sa carrière solo.et son premier Album était en: 2002:Tipona produit par Cola Production Marseille. 2004:Album Jayy Prekk produit par Cola Production et Africa Fête. 2007:Album kou guiss Number 2011:Album Maguena 2013:Album Collectif a Free Cadence 2018 Album Makarimal Akhlaq. Avec la sortie de ce single qui essaie de tirer sur la sonnette d'alarme il reste fidéle à sa démarche qui a toujours été de parler pour les sans voix. Le tempo Reggae utilisé renseigne sur le désir de conscientiser les masses qui habite l'artiste.

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Sidy Lamine Niass, le PDG du groupe Walfadjri n'est plus

Sidy Lamine Niass, le directeur général du groupe Walfadjri a quitté ce bas-monde ce mardi 4 décembre 2018. L’un des pionniers du journalisme privé au Sénégal a été arraché à l’affection de ses proches, suite à un malaise ce matin alors qu’il était depuis plusieurs semaines, annoncé comme malade. Sidy Lamine Niass avait 68 ans. Baobabafrique se joigne à la douleur de la famille et présente ses sincères condoléances à ses proches et à toute la République...

La Rédaction 

 

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Mort de Bernardo Bertolucci, "le dernier maestro" du cinéma italien

Célèbre dans le monde entier pour "Le Dernier Tango à Paris" et "Le Dernier Empereur", le cinéaste italien Bernardo Bertolucci est mort lundi à Rome, des suites d’une longue maladie, à l'âge de 77 ans.

 
Le cinéma italien a perdu son "ultimo maestro", son dernier géant. Le réalisateur Bernardo Bertolucci est mort, lundi 26 novembre, à Rome des suites d’une longue maladie, ont annoncé les médias italiens ainsi que son attachée de presse.

"Le seigneur de toutes les fresques et de toutes les frasques"

Il est l'un des rares réalisateurs italiens à avoir beaucoup tourné à l'étranger. Ses films "Le Dernier Tango à Paris", "Un thé au Sahara", "Little Buddha" et "Beauté volée" ont fait sa notoriété dans le monde entier, mais c'est "Le Dernier Empereur", tourné en 1987, qui vaudra à Bernardo Bertolucci neuf Oscars, dont celui du meilleur réalisateur.

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Dakar : Le Recidak démarre après une décennie de suspension

Les Rencontres cinématographiques de Dakar (RECIDAK), qui n’étaient plus organisées depuis 2002 ont repris ce jeudi 22 novembre 2018. « Cinéma et développement » est le thème de cette édition de relance, pour une manifestation créée par la journaliste Annette Mbaye d’Erneville, et organisée entre 1990 et 1997 par le biais de sa structure dénommée Consortium de Communication en Afrique (CCA).

La fondatrice a ensuite cédé la gestion et l’organisation au ministère sénégalais de la communication. La première édition organisée par l’Etat date de 2002. Depuis lors, aucune autre n’a eu lieu. Pour leur reprise, les RECIDAK s’articuleront autour d’un programme d’ateliers (actorat, master-class…), d’animation musicale, de visites touristiques, de réflexions et de projections de films. Et elles s’achèveront le 28 novembre 2018.

ROGRAMME DU COLLOQUE (23, 24 et 26 novembre au Complexe Magic Land

Vendredi 23 novembre 2018 10h00-12h30 : Conférence inaugurale « Cinéma et développement », par Nour Eddine Sail, ancien directeur du Centre cinématographique marocain (CCM)

Samedi 24 novembre 2018 *9h00 - 11h00 : Table ronde 1 « Politiques publiques de développement cinématographique » Conférenciers : Cheick Oumar Sissoko, président de la Fédération panafricaine des cinéastes (Mali) ; Samba Gadjigo, professeur au Mount Holyoke College, Massachussetts (Sénégal/USA) ; Jihan El-Tahri, réalisatrice (Egypte) ; Alex Eyengho, vice-président pour l’Afrique de la Fédération internationale des associations de producteurs de films (Nigeria) -- Modérateur : Sellou Diallo, professeur de cinéma à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal) *11h15-13h15 : Table ronde 2 « Economie du cinéma » Conférenciers : Seydou Nourou Kane, réalisateur (Sénégal/Canada) ; Souad Houssein, experte du cinéma francophone à l’OIF (Djibouti/France) ; Gilles Le Mao, réalisateur et producteur (France) ; Oumar Sall, producteur (Sénégal) Sylvain Agbré, distributeur et exploitant (Côte d’Ivoire) =Modératrice : Angèle Diabang, réalisatrice et productrice, ancienne présidente du Conseil d’administration de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV)

Lundi 26 novembre 2018 *9h00 - 11h00 : Table ronde 3 « Cinéma et mondialisation » =Conférenciers : Jean-Pierre Bekolo, réalisateur (Cameroun) ; Abraham Hailé Biru, président de l’Association des cinéastes éthiopiens (Ethiopie) ; Maguèye Kassé, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal) ; Balufu Bakupa-Kanyinda, réalisateur (RD Congo) Ousseynou Dieng, expert en management (Sénégal) =Modérateur : Aboubacar Demba Cissokho, journaliste culturel à l’Agence de Presse sénégalaise (APS) *11h15-13h15 : Table ronde 4 « Cinéma et jeunesse » =Conférenciers : Michelle Tanon Lora, professeur à l’Université Houphouët Boigny et écrivain (Côte d’Ivoire) ; Aché Coelo, sociologue et réalisatrice (Tchad) ; Penda Latifa Diallo, réalisatrice (Sénégal) ; Eric Georges Nougloi, réalisateur et directeur de festival (Bénin) ; Massamba Ndour, producteur (Sénégal) =Modérateur : Gora Seck, professeur d’esthétique théâtrale et cinématographique à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal)

La Rédaction 

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Selly Wane, 11 ans, la plus jeune écrivaine du Sénégal

A 8 ans, Selly Wane avait déjà l’inspiration poétique qui préfigure une grande carrière d’écrivaine. Son attachement à l’écriture et à la lecture fait d’elle la plus jeune écrivaine du Sénégal. Elle est la deuxième en Afrique derrière la Sud-Africaine Michelle Nkamankeng qui  a, elle, démarré à l’âge de 7 ans son livre « Attendre les vagues », armée de son seul stylo vert et violet. 

C’est connu, aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années…  En tout cas, 11 ans, avec une assurance aussi désarmante que son sourire, Selly à la dentition encore parsemée, elle finit son premier recueil de poème « Le Monde à travers les yeux de la vérité », qu’elle publie en 2017. Et c’est du haut de son innocence que l’auteure réinvente son monde d’enfance. Ici, tout y passe : amour filial, fascination pour la nature, méditation sur la foi religieuse, souvenirs du grand père Ciré Ly, “Docteur qui avait un bon cœur, ne vivait que pour le Coran” témoigne-t-elle.

Actuellement en quatrième secondaire à l’école « Mamadou et Bineta », Selly raconte comment elle est devenue écrivaine, sans muse particulière. « J’ai commencé à écrire à 8 ans. J’étais tout le temps seule dans ma chambre, occupée à contempler et à décrire la nature. Et dans mon recueil, tant de sujets sont traités. C’est parce que tout m’inspire », confesse l’auteure sur un ton enjoué.

La maman n’en croyait pas ses yeux

La maman, agréablement surprise par le talent de sa fille, n’en croyait pas ses yeux : « j’étais trop dubitative parce que ses poèmes étaient devenus un peu soutenus en un moment donné. Alors, je pensais qu’elle copiait sur l’internet. Et comme je n’y croyais pas, je lui ai donné un thème particulier dont je me souviens plus. Et pour plus d’assurance, elle l’a rédigé devant moi sur mon lit. Et c’est là que j’ai eu la certitude que c’est elle qui écrivait ses poèmes. Et là, je suis très fière d’elle », avoue-t-elle avant de se désoler : « elle très solitaire, elle écrit tout ce qu’elle veut dire ; c’est  une personne renfermée ».

Bon sang ne saurait mentir : elle est la petite-fille de Cheikh Hamidou Kane

Aujourd’hui, sur le versant de l’âge, l’auteur de L’Aventure Ambiguë qu’il est, se trouve  également être l’arrière-grand-père de cette jeune pousse si prometteuse. Selly lui rappelle ses grands débuts, il y a 80 ans, quand il déclamait quelques rimes en pulaar. « Cet art et le talent précoce de Selly, renforcent en moi une vieille conviction qui veut que la littérature en sa noble expression, reste une école magnifique pour préparer l’enfant à grandir dans les valeurs d’une humanité partagée où elle apprendra certes à lier le bois au bois », a-t-il témoigné lors de la cérémonie de dédicace du recueil de poèmes de Selly, à l’Harmattan en avril 2017. Faut-il préciser qu’il en est également l’auguste préfacier ? Comparaison n’étant pas raison, il poursuit « A son âge, à peine sorti du “Foyer Ardent”, je commençais à me délecter de ce que les grandes personnes avaient écrit en français, mais je ne prendrais la plume pour écrire comme elle dans cette langue utilisée par Verlaine comme par Senghor, que bien plus tard”.

 

« Quand on ne sait pas ce qui nous fait sourire, on se lasserait de ce qui nous ferait rêver »

C’est en ces termes, que l’auteure du « Monde à travers les yeux de la vérité », à la coiffure particulière qu’est son afro, au teint noir et au visage borné de lunettes, donne rendez-vous aux rats de la bibliothèque : « Je suis en train d’écrire un autre livre dédié aux talibés », confie-t-elle.

Pourquoi tout ça ? « Par mon recueil de poèmes, je voudrais pousser les gens de mon âge et même d’autres à s’adonner à la lecture », avoue-t-elle à travers son sourire en balançant sans cesse de ses petites mains.

Fana Cissé (PressAfrik)

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