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Le poète Amadou Lamine Sall, lauréat du Prix Tchicaya U Tamsi 2018

Le poète Amadou Lamine Sall a été désigné lauréat du Prix Tchicaya Utamsi de la poésie africaine, pour l’année 2018.

Il recevra son prix à Assila, au Maroc, en juin, en marge du Forum international sur l’intégration africaine. Pour le jury, ce Prix lui est remis « en tant que poète référence de la poésie  dimension humaine ».

L’ancien ministre marocain Mohamed Benaissa avait déjà annoncé la nouvelle de ce grand prix au Président de la République, lors de son audience avec ce dernier,  à Dakar.

Amadou Lamine Sall a vu le jour le 26 mars1951 à Kaolack, région centrale du Sénégal. Auteur de plusieurs recueils de poésie, Lamine Sall est l'un des poètes majeurs de l’Afrique francophone contemporaine. Le président Léopold Sédar Senghor a dit de lui qu’il « est le poète le plus doué de sa génération ».

Fondateur de la Maison Africaine de la Poésie Internationale (MAPI), il dirige depuis plusieurs années la Biennale internationale de la poésie à Dakar.
 L’ancien président de l’Association des écrivains du Sénégal a initié plusieurs activités poétiques au Sénégal et prend part régulièrement aux rendez-vous mondiaux de la littérature.
Lauréat des Grands Prix de l’Académie française, il est membre de l’Académie mondiale de la poésie et s’occupe actuellement de la Fondation pour la réalisation du projet du Mémorial de Gorée.

Lamine écrit ses poèmes en vers libres et sa poésie figure au programme de nombreuses universités et instituts de recherches à travers le monde.

Quelques œuvres poétiques

  • Mante des aurores, Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal, 1979.
  • Comme un iceberg en flammes, Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal, 1982.
  • Femme fatale et errante ou Locataire du néant, Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal, 1988.
  • Kamandalu, Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal, 1990.
  • Anthologie des poètes du Sénégal, Édition le Cherche Midi.
  • Nouvelle Anthologie de la poésie nègre et malgache de langue française avec Charles Carrère, Éditions Simoncini.
  • Regards sur la Francophonie, Éditions Maguilen, 1991.
  • J'ai mangé tout le pays de la nuit suivi de Problématique d'une nouvelle poésie africaine de langue française : Le long sommeil des épigones, Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal, 1994.
  • Le Prophète ou le cœur aux mains de pain, Éditions Feu de brousse, 1997.
  • Amantes d'Aurores, Éditions Les Écrits des Forges (Québec) en coédition avec les Éditions Feu de brousse (Sénégal), 1998.
  • Odes nues, Éditions En Vues, 1998.
  • Les veines sauvages, Éditions Le Corbet, 2001.
  • Noces célestes pour Léopold Sédar Senghor, Éditions Feu de brousse, 2004.
  • Poèmes d'Afrique pour enfants, Anthologie, Édition le Cherche Midi. 2004
  • Colore d’estasi. Antologia poetica, Trieste, FrancoPuzzoEditore, 2005 (Prix international de poésie de Trieste 2004)
  • Ailleurs - Episode I: Charleville-Mézières 2008 : une année en poésie, poésie (collectif), éd. Musée Rimbaud, Charleville-Mézières, 2009
  • Le Rêve du Bambou, Éditions Feu de brousse, 2010.

 

Baobabafrique (source Maison africaine de la poésie internationale)

 

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Théâtre et musique : Opéra du Sahel à Palerme en Italie

Le  Théâtre Masimo de Palerme en Italie, l’un des plus grands théâtres du monde a abrité, le vendredi 15 juin 2018, le mythique spectacle théâtral et musical, BintouWere, l’opéra du Sahel. La prestigieuse salle du théâtre de Palerme a refusé du monde et les nombreux spectateurs parmi lesquels, la Reine  de la Belgique, ravis, ont manifesté leur joie en standing ovation après la prestation de haute facture des artistes. Parmi ces artistes BadaraSeck, hanteur de talent, auteur-compositeur, fondateur du groupe Penc, expérimenté sur les scènes du monde, Ma Sané, chanteuse, ex lead vocal du groupe musical Wa Flash de Thiès, Yves Thiam, chanteur, Carlou D, virtuose du chant, folk, et aussi Wasis Diop, auteur-compositeur, directeur musical de l’Opéra. D’autres artistes d’horizons divers ont marqué de leur empreinte la représentation théâtrale et musicale.

L’Opéra du Sahel met en scène la problématique de l’émigration mais l’objectif est de montrer les talents des artistes issus des pays du Sahel, comme l’avait conçu le prince Claus, initiateur de cette grande aventure musicale, théâtrale et chorégraphique.

Baobabafrique

 

 

 

 

 

 

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5412 pièces du Sénégal répertoriées au musée de France

L’historienne d’art française Bénédicte Savoy et l’économiste sénégalais Felwine Sarr, ont estimé que "(…) près de 5412 objets provenant du Sénégal ont été répertoriés et dans ce nombre, sont comprises les photographies ethnographiques".  Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse au musée de l’IFAN, le mardi 11 juin 2018.

Selon les deux experts, "le record est détenu par le Cameroun avec un chiffre de 15169 pièces répertoriées au Quai Branly auxquelles, il faut retrancher le matériel iconographique". 

"C’était extrêmement important pour nous de faire cet inventaire de la qualité et quantité des objets d’origines africaines qui sera en annexe dans notre rapport pour le président Macron afin qu’il pèse avec ses bras le poids de cette présence africaine dans les collections parisiennes et de provinces", a souligné Bénédicte Savoy. 

A l’économiste sénégalais d’ajouter que "Pour le continent africain, il y a à peu près 70.000 pièces concernées et pour l’Afrique au Sud du Sahara, on a dénombré 53.000 objets et dans tout le musée du Quai Branly, il y a 300 mille pièces qui viennent de l’Afrique", a t-il dit. 

Une inventaire qui va concerner toutes les collections françaises, selon la Française Savoy. 

L’Ethiopie, le Bénin, le Nigéria, et beaucoup d’autres pays africains ont toujours réclamé la restitution des biens culturels transportés en Europe dans des conditions "qui n’ont pas été dites", soulignent les deux experts. 

Dans le cadre de leur mission, des rencontres sont prévues dans des pays africains comme le Mali la semaine prochaine, fin juin une rencontre à Paris avec les experts juridiques, au Cameroun en juillet, ce même mois avec les directeurs des musées français et aussi l’audition avec les députés de l’Assemblée nationale française. 

L’été sera consacré à l’écriture du rapport qui sera remis en novembre au président Emmanuel Macron.

Fana CISSE (Baobaafrique)

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Art plastique et musique: les professeurs menacent de boycotter le bac et le Bfem

Le bac 2018 risque de se dérouler sans les professeurs d’arts plastiques et musicals. Le Bureau exécutif national (BEN) de la Force nationale des enseignants pour le renouveau de l’éducation (FNERE), dans un communiqué parvenu à Seneweb, demande à tous les professeurs de ces deux disciplines «de se préparer à un boycott massif» des examens en question. Auparavant, les profs d’arts plastiques et de musique «sont priés de cesser formellement les enseignements à partir du lundi 18 juin 2018».

La FNERE a déclenché ce mouvement en soutien aux «élèves-professeurs, actuellement en formation à l’École nationale des arts (ENA) qui sont restés pendant deux mois sans faire cours à cause d’une grève déclenchée par des formateurs de ladite école». Dans son communiqué, elle signale que cette «grève a fini de paralyser le fonctionnement de l’ENA et de compromettre l’année académique en cours».

La même source détaille : «Ces formateurs ont été affectés à l’ENA et leur poste budgétaire libéré mais, subissent aujourd’hui énormément de préjudices liés à leur statut et leur carrière. Sous un autre aspect, cette crise affecte gravement la formation des étudiants qui risquent de connaître une année blanche si rien n’est fait. Ce manque de considération, de la part des autorités, envers l’éducation artistique, indigne tous les acteurs…»

La FNERE invite les autorités «à diligenter des solutions fiables et durables pour, non seulement, sauver l’année scolaire à l’ENA, mais aussi et surtout, de poser des actes forts allant dans le sens de revaloriser l’enseignement des arts et de la culture». Faute de quoi, ils mettront leur menace à exécution.

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Diffusion de la Coupe Du Monde : Le GFM brandit une plainte contre la RTS

Les menaces à peine voilées du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) n’y font rien.

Le Groupe Futurs médias jure qu’il va diffuser la coupe du monde qui démarre le 14 juin prochain. Selon Ibrahima DIENG, responsable technique dudit groupe, le monopôle est terminé au Sénégal. Il promet que les matches seront diffusés car son groupe jouit d’un partenariat avec Freesport qui a les droits de retransmission. 

Le GFM assure que si la RTS continue à lui mettre une pression, une plainte sera déposée contre elle. 

Une situation qui risque de laisser une jurisprudence pour les autres télévisions privées qui ont déjà tenté par le passé de diffuser des compétitions internationales. 

Le 8 juin dernier, dans un communiqué, Babacar TOURE, patron du CNRA, bandait les muscles et menaçait. «Le non-respect des règles relatives à la concurrence expose les contrevenants à des sanctions pécuniaires, allant de deux à dix millions FCFA, ainsi qu’à une suspension temporaire des émissions», avait-il averti. 

  

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A Sen Tv: Baba Hamdy lance “Sénégal Best Voice”

L’artiste Baba Hamdy a lancé, ce dimanche 10 juin 2018 à Saly, une émission télévisuelle musicale, dénommée « Sénégal Best Voice » qui sera diffusée sur Sen Tv avant la fin de l’année 2018. En effet, cette émission vise à détecter et aider de jeunes voix sénégalaises. Cependant, l’artiste se retire du jury de l’émission Sen petit Gallé et crée sa propre émission. Il compte dénicher l’oiseau rare et ne se lance pas dans une concurrence déloyale.

« Non loin de moi de faire la même chose que Sen petit Gallé», fera t-il savoir avec un sourire.  Pour le patron de «1000 mélodies », ce projet est totalement différent de par ses critères de sélection. Ainsi il précise :« Je n’écarte en aucune façon l’idée de concurrence mais je dirais que celle-ci est loyale et saine. « Sénégal Best Voice » est une émission qui cible tous les âges de 7 à 77 ans, pas seulement une compétition d’enfants. Mais, aussi il sera question d’impliquer plus les téléspectateurs de choisir par eux mêmes le candidat de leur choix. Pour juste dire que le vote se fera par un serveur vocal.»

A l’initiateur de Sénégal Best Voice de  poursuivre : «Au début, il était question de retenir 20 candidats, mais au finish, avec le rush des postulants,  28 ont été retenus.

 Les 28 postulants devront entrer en studio pour interpréter chacun une chanson choisie par les organisateurs, deux jours avant la séance de studio».

En quart de finale, demi-finale et finale, les prestations se feront en live, avec le soutien d’un orchestre. Au final, seuls deux candidats resteront en lice. Le finaliste va bénéficier d’une formation accélérée de 2 mois en Espagne et empochera 1.500.000 francs CFA, plus une production et d’autres lots.

Fana CISSE (Baobabafrique)

 

 

 

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Poésie: Papa IbnouSarr sublime la Mecque, Abdoul Aziz Kébé préface.

Après « Eclats », Papa IbnouSarr sublime en poésie la Mecque en lui dédiant en 2012, un recueil de poèmes sous le titre « Effluves du paradis » avec les Editions Salamata-Edisal.

Papa IbnouSarr est juriste, administrateur culturel, ancien Président du Conseil exécutif de l’Institut culturel afro-arabe, écrivain, consultant. Officier et Commandeur dans l’Ordre national du Lion, Papa IbnouSarr est actuellement Conseiller technique au Grand Théâtre national de Dakar.

Ce recueil de beaux poèmes « Effluves du paradis » est préfacé par l’actuel Commissaire au pèlerinage, l’islamologue El Hadj Abdou Aziz Kébé. En ce mois béni du ramadan, Baobabafrique vous propose, ce vendredi 10 juin 2018, le texte du préfacier.

En lisant ce recueil de Papa IbnouSarr, on respire et on se remémore.

Deux cités : Makkah et Médine. Un messager digne de louanges, Muhammad. On aspire à un destin : la Paix !

Makkah, ville patrimoine, ville mémoire. Mémoire de l’alliance entre le Créateur et Abraham, père de la nation des monothéistes. C’est cette ville de mémoire et de pèlerinage, de souvenir et de projection vers l’éternité, d’introspection et de don de soi que Papa IbnouSarr nous chante. Dans un souffle d’amour et de passion avec un verbe au relent de révélation, parce que diffusant les mots qui dissipent les maux, pour la finalité ultime, la paix.

Ibnou entre dans la cité-mère par la porte 36, la porte de la paix, Bâb al-Salam. Avec allégresse, il répond à l’appel de la Paix, en scandant haut et fort tout en intériorisant dans l’intimité de sa conviction, « Je Réponds Présent, labbayka ! », je réponds présentpar reconnaissance de ta souveraineté absolue et par reconnaissance de Tes agréments et bienfaits à l’endroit de l’Humanité, « Innalhamdawan-Ni’matalakawal-Mulk ».

Et il a raison, Ibnou, de se souvenir et d’inviter « le peuple de l’islam, des cinq continents

A la rencontre des peuples de l’Arabie

Sur la terre d’Ibrahim

Sur les traces de Muhamad (psl).

Le texte de Papa Ibnou n’est pas un simple poème, il ne chante pas avec le rythme et la cadence de la métrique, il inspire la fusion avec l’Eternel dans un mouvement qui figure l’empressement du pèlerin, la fièvre du passionné d’Allah, le halètement et la tension de l’âme pour recueillir l’affluence des lieux et du maître des lieux. Et tout cela, Ibnou le sertit dans un écrin de subtilité et de raffinement que seuls les orfèvres de la parole savent ciseler.

« Bâb al-Salam s’ouvre au Monde

S’ouvre aux gens de saUmma

Suit et se défait de leurs pas

Suit le murmure de leurs prières

Suit le frissonnement de leurs lèvres

Jusqu’à la brise de leur souffle ».

Ibnou nous replonge dans Makkah al-Mukkarrama, cité-témoin, cité de l’appel originel d’où partent en écho tous les autres appels, ceux-là qui signifient.

« C’est le temps de l’Appel

De l’Appel du Créateur

Vers le point de convergence.

Aux antipodes des divergences

Se dressent  Blancs, Jaunes et Noirs

Pauvres et riches

Dévêtus de leur identité ».

N’est-ce pas là un rappel que toute identité n’est que secondaire, devant la seule qui vaille, celle de la condition humaine qui ne connait ni couleur ni genre ni langue ni culture ? Elle est essence et essence universelle. Elle s’abreuve et se délecte des parfums qui s’exhalent de Bâb al-Salam, le portail de la paix.

De la Mecque, Ibnou émigre vers Médine, comme pour suivre les pas du Messager sur les pistes de la cité illuminée, al-madîna al-Munawwara. En ce moment où le Messager de la paix est objet d’abjects caricatures, IbnouSarr, comme pour réveiller les insouciants de leur torpeur et stimuler leurs sens à être plus attentifs, chante Muhammad. Il le chante en tant qu’être humain, fils d’Abdallah, dans une généalogie qui fait sens. Il n’est ni ange ni archange, il est porteur de mémoire et fils d’Adam. Mais il est aussi le citoyen de Médine, l’autre cité de la paix, le berceau du vivre-ensemble, pensé et initié par lui, le Messager de l’altérité.IbnouSarr a ce don de rappeler l’histoire, par l’évocation de ceux qui l’ont façonnée, avec un verbe si bien ciselé, un rythme qui éveille le cœur, une musicalité qui entraîne à les aimer puisque compagnons du prophète, au repos à Médine :

« Près du prophète Muhammad  

Abou Bakr al-çiddîq

Omar ibn al-Khattâb

Guerriers mais politiques

Califes de l’islam

Endormis près de l’Ami

Veillent sur le pionnier

Sous l’ombre du Coran ».

En vérité, le poème sur Médine est une véritable fresque allant de la généalogie au triomphe de ce messager, chantant l’ascension et le voyage nocturne « sous le feuillage de sidrat al-Muntahâ,

Au loin s’entend le Muezzin d’al-Aqçâ ».

Bravo, Papa Ibnou, on ne se lasse jamais de lire ce beau poème.

Abdoul Aziz KEBE ,Islamologue

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Economie : Youssou Diallo recadre l’ancien premier ministre Mamadou Lamine Loum

Le président du Club Sénégal émergent juge réducteurs les propos de l’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum sur le Plan Sénégal émergent. Pour Youssou Diallo, le Pse a permis au Sénégal d’avoir des performances économiques jamais atteintes. C’est pourquoi, il estime que « dire que le Pse n’est pas un Plan prospectif ne résiste pas à l’analyse ».

L’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum, a porté un certain nombre de jugements sur le Pse. Quelle réponse apportez-vous ?

Le Premier ministre a fait un certain nombre de jugements sur le Plan Sénégal émergent. Lorsque je l’ai entendu, en tant que président du Club Sénégal émergent, non seulement j’étais très surpris, mais aussi j’ai été très déçu à cause de la considération et du respect que j’ai pour l’homme. Il est ancien Premier ministre et son jugement ne peut être considéré comme celui de n’importe quel intellectuel du pays. C’est un homme d’Etat de très haut niveau. C’est un ancien ministre de l’Economie et des Finances et de surcroit Premier ministre du Sénégal qui a joué un rôle important dans le pays sur le plan de la construction économique. De sa part, un argumentaire sur le Pse devrait avoir tout le sérieux et toute la rigueur nécessaires dans l’analyse. On a entendu quelques phrases péremptoires qui semblaient montrer qu’en vérité, le Pse n’en était pas un plan. C’est terrible, surtout que le Pse, sous la direction du président MackySall, a permis au Sénégal de réaliser des résultats jamais atteints par notre pays, sur les plans économique et social. Mamadou Lamine Loum  a été ministre de l’Economie et des Finances, puis Premier ministre dans la période post dévaluation. Il est plus facile de mettre en croissance une économie post dévaluation qu’une économie normale. Dans une économie post dévaluation, on est dans une situation de déflation. Il est plus facile de réaliser des performances dans une situation de déflation que dans une situation économique normale. Mais en dépit de cela, les gouvernements successifs Sakho-Loum et du Premier ministre, Mamadou Lamine Loum  n’ont jamais atteint un taux de croissance de 6%. Du point de vue de l’évolution économique du pays, notre économie, comme le souligne un important document de la Banque mondiale, a eu, en 1961, un revenu par tête de 1.100 dollars. Et de 1961 jusqu’en 2015, l’action économique du gouvernement sénégalais a été une action de rattrapage du revenu par tête de 1961.

 

La dévaluation est intervenue après que le revenu par tête a atteint  le niveau de 840 dollars quand on a dévalué. Il avait décru. Ce n’est qu’avec le Pse, en 2015, que pour la première fois, depuis l’indépendance, le Sénégal rattrapait le revenu par tête de 1961 et le dépassait. Aujourd’hui, le revenu par tête du Sénégal, grâce à l’action du Pse, est au-dessus de 1.100 dollars. C’est un résultat palpable. La moindre  des choses était de reconnaître que le Pse a inversé la tendance  de contre-performance économique dans notre pays. Un document aussi sérieux que le Pse doit être analysé avec beaucoup d’attention. Il y a eu un certain nombre de caractérisations de la part de quelqu’un qui est un homme d’Etat. Mamadou Lamine Loum a eu des erreurs de jugement.  Nous attendons autre chose de lui. Il pouvait faire une critique objective du Pse en montrant ses acquis et ses limites. On aurait accepté. Mais quand il cloue au pilori le Pse de cette façon, il va nous être difficile de l’accepter.

Il estime que le Pse est un programme de gouvernement, mais pas un de développement…

Le Pse est un Plan à long terme qui est partagé en séquences de  cinq ans. Ce sont ces séquences qu’on peut appeler programme de gouvernement. Nous venons de terminer le Programme d’actions prioritaires 2015-2019. Nous allons entrer dans le programme d’actions prioritaires 2019-2023. Le Pse, en lui-même, est un plan de développement économique et social sur le long terme.  De ce point de vue, il s’est trompé dans l’argumentaire. Le Pse est un plan prospectif dans le sens que le plan prospectif peut être défini  comme une évolution future de la société  et qui permet de dégager des éléments. Le Plan prospectif est un plan dont la démarche, vise par une approche rationnelle et holistique,  à préparer aujourd’hui ou demain. Le Pse définit les contraintes et les risques de l’économie sénégalaise. Il dégage des visions, des scénarios par rapport à l’évolution tendancielle de l’économie sénégalaise. Il définit un certain nombre de ressources à affecter à notre économie pour atteindre les objectifs futurs.  Dire que le Pse n’est pas un Plan prospectif ne résiste pas à l’analyse.

Partagez-vous ses propos selon lesquels le Pse n’est pas un projet de société ?

Il faut que les gens soient un peu plus modestes. Les deux projets de société qui s’affrontaient au 20ème siècle sont  le capitalisme et le socialisme. Pour le capitalisme, ce sont l’économie de marché, la liberté et la concurrence. Pour le socialisme, ce sont la suppression de l’économie de marché, la nationalisation des moyens de production et la prise du pouvoir par le prolétariat. Aujourd’hui, tout le monde se réclame de l’économie de marché, de la liberté. Nous n’avons plus des luttes pour des projets de société. Nous avons des luttes pour la mise en œuvre de projets politiques. Ces projets politiques  sont assis sur des projets de développement économique et social  pour donner un mieux être aux populations.  Parler de projet de société dans la société où nous vivons est réducteur. Et ça ne correspond pas à une réalité bien complète. Quand il dit que le Pse n’est pas un projet de société, ni un plan du peuple, nous  ne comprenons pas. En démocratie, un plan du peuple n’existe pas. Du point de vue de la République, le peuple est défini comme l’ensemble des personnes soumises aux mêmes lois et qui forment une nation. En d’autres termes, le peuple est la somme de l’ensemble des personnes. Est-ce qu’en démocratie on peut avoir un programme de développement économique et social dans lequel l’ensemble des citoyens se retrouvent ? Ce n’est pas possible. Ce serait la pensée unique.

Un plan du peuple n’existe pas en démocratie. Par contre, on peut avoir une vision politique sous jacente qui permet d’élaborer un plan de développement économique et social. Pour le cas du Sénégal, le YonouYokouté a été le programme qui a permis au président, MackySall, de faire une offre politique que les Sénégalais ont adoptée et qui lui a permis d’aller au second tour. A partir du second tour, il a fallu faire un certain nombre de réajustements avec sa coalition pour gagner les élections. Le président Sall a su que la société sénégalaise est une société démocratique où il n’y avait pas une pensée unique. Même le point de vue pour lequel les Sénégalais avaient voté n’était pas la parole d’évangile. Et le YonouYokouté qui a inspiré son plan de développement économique a été ajusté pour en faire un plan de gouvernement où se retrouvent ceux qui avaient voté pour lui et ceux qui avaient voté contre.

Propos recueillis par Babacar DIONE (Le Soleil)

 

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Education : Lauréates 2018 : Khadidiatou Coulibaly, Miss Mathématiques, FatouMbodji, Miss sciences

C'est finalement Khadidiatou Coulibaly de la Maison d'éducation Mariama Bâ de Gorée et Fatou Betty Barro Mbodji de l'institut Saint Grigno de Pikine-Guédiawaye qui ont remporté respectivement les prix "Miss mathématiques" décerné aux élèves de la classe de 4ème et "Miss sciences" pour les élèves de seconde.

L'entrepreneuriat et la médecine, les ambitions des Miss

Après être couronnées ce lundi matin au théâtre national Daniel Sorano par le ministre de l'Education, "Miss mathématiques" 2018 décline ses ambitions. Khadidiatou Coulibaly veut " devenir entrepreneuse, travailler dans le domaine de la science, servir mon pays comme je le peux", dit-elle. "Pour ce couronnement, je suis fière de moi et c'est un rêve qui est devenu réalité", lâche la gamine en classe de 4ème.

Et quant à la "Miss sciences", elle aspire à travailler dans la médecine. "Je veux devenir médecin, soigner les gens, apporter de l'assistance aux nécessiteux", dit-elle.

Du haut de ses 1m 65, "Miss sciences" elle lance un message aux filles. " Je demande aux filles de faire des efforts en sciences. Elles (les sciences)  ne sont pas difficiles. Il faut juste de la compréhension, une volonté particulière de vouloir faire les sciences. S'entraîner, se perfectionner, ne pas baisser les bras mais toujours apte à faire les maths, les sciences", conseille la fille en classe de seconde.

Khadidiatou Coulibaly, elle, lance un appel aux parents. "Je voudrais qu'ils s'informent, qu'ils aient la notion du plan de carrière, qu'ils disent à leur fille de travailler sur certaines matières. Ils doivent faire comprendre à leur fille que tout commence par l'école, d'encourager leur fille".

Les engagements du ministre

Venu présider cette 7ème édition, le ministre de l'Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, souligne l'importance de ce projet de son ministère. "C'est un paradigme nouveau en célébrant ces meilleurs élèves à travers l'excellence". "Mon département va s'engager à relancer à partir de cette année la redynamisation des Plympiades de mathématiques. Année après année, le concours suscite un enthousiasme grandissant avec la participation de lauréats venu de nos 16 académies", informe Serigne Mbaye Thiam. Qui ne s'est pas empêché de donner des conseils aux lauréates et aux filles en général, les invitant à méditer sur le parcours et l'exemple de leur parrain qui n'est autre qu'Aïcha Sarr Evans.

" J'invite à toutes les filles de notre système éducatif et les lauréates à méditer du parcours de votre parrain et surtout appendre de son expérience, de son exemple, afin de lever le mythe de l'inaccessibilité des mathématiques et des sciences et de soulever le voile d'ésotérisme qui les entoure. Elle est vice-présidente senior et responsable de la stratégie chez Intel Corporation. A travers son riche parcours, elle a acquis une reconnaissance internationale dans un domaine jadis réservé aux hommes. C'est un bon modèle pour nos chères Miss", lance le ministre de l'Education.

"Vous ne pouvez qu'être fières du parcours que vous avez eu à faire. Je vous exhorte à persévérer dans le travail bien fait et surtout à vous maintenir dans les filières et séries scientifiques dont la promotion constitue aujourd'hui une priorité absolue pour le gouvernement du Sénégal", conclut Serigne Mbaye Thiam.

Baobabafrique (source Aps)

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Alpha Blondy sur Mamoudou Gassama: »Tu peux être riche à 20 ans et mourir à 25 ans… »

Le musicien ivorien, Alpha Blondy, s’invite aussi dans  l’affaire du Super Man malien, Mamadou Gassama, qui a sauvé héroïquement un enfant à Paris. Il déclare que c’était juste le moment qu’avait décidé Allah pour rendre riche à Mamadou Gassama, tout en invitant à chacun de travailler honnêtement, ainsi le bon Dieu viendra.

« Tu peux être riche à 20 ans et mourir à 25 ans.
Tu peux devenir riche à 50 ans et mourrir à 110 ans.
Comme tu peux être riche à 40 ans et perdre toute ta richesse, redevenir pauvre à 45 ans.
Ta situation peut changer du jour au lendemain selon la volonté de Dieu.

C’est le cas du jeûne Malien Mamoudou Gamassa.
Il est en Europe, en moins d’un an, il a eu son titre de séjour, il est devenu pompier à Paris, il a un appartement, il sera Français, il a signé des contrats partout, il sera très vite riche en moins de 6 mois.
Comme il y a des maliens qui sont en Europe aussi depuis 20 ans 30 ans 40 ans, ils n’ont pas de papier, même un petit travail ils n’ont pas, d’autres aussi n’ont pas de papier mais ils travaillent ils gagnent bien leur vie.

Voilà c’est comme ça là vie.
Le chauffeur peut devenir passager. Le passager peut prendre la place du chauffeur. Le piéton peut devenir le propriétaire du bus.
Tout bascule, tout change du jour au lendemain selon la volonté de Dieu.

Chacun a sa chance dans la vie.
Il ne faut juste pas être pressé dans la vie.
Il faut être patient et persévérant.
Travailler honnêtement et laisser Dieu décider du jour où ton étoile brillera.
Quand Dieu a décidé que ton étoile doit briller, même l’obscurité a peur de sortir.
Ne jalousez personne, n’enviez personne, continuez votre vie tranquillement et attendez patiemment que votre heure de gloire sonne ».

 

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