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Dak’Art 2018 : l’heure rouge, le moment de l’accomplissement

La cérémonie d’ouverture des rencontres et échanges de DAK’ART 2018, a été présidée, par le ministre de la Culture du Sénégal, Abdou Latif Coulibaly, le vendredi 4 mai 2018, à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’édition 2018 porte sur l’heure rouge, thème emprunté à Aimé Césaire (Et les chiens se taisaient) perçu comme « le moment de l’accomplissement.»

« Cette cérémonie est un autre temps fort de la Biennale, car des rencontres et échanges contribuent aussi à façonner l'identité de la Biennale, à côté des expositions et des animations », a déclaré le ministre de la Culture. Et ce, en présence de Simon Njami, directeur artistique du DaK’Art 2018, du Pr Souleymane Bachir Diagne, du Pr Mamadou Diouf, enseignant-chercheur/Colombia University.

Parlant du thème retenu pour la 13ème édition de la Biennale M. Coulibaly estime que « l’heure rouge est définie ainsi par le Directeur artistique Simon Njami : c’est le moment de l'accomplissement. C’est l'instant où, sans que l’on n'y prenne garde, ce qui avait mûri, dans l’athanor alchimique, se métamorphose en une forme de perfection. Perfection ne serait pas tout à fait juste ici. Parlons d’Epiphanie, ou d'événement, voire d’accomplissement.

Il poursuit : « L’heure rouge évoque trois concepts clés : évolution, transformation et accomplissement. Évolution inévitable des cadres conceptuels par les lesquels l'art et l’art  et contemporain dit africain en particulier est appréhendé ; nécessaire à transformations des individus et des communautés qui produisent l'art,  le font vivre et contribuent à faire évoluer sa perception. Accomplissement souhaité, au bout de du processus avec un décentrement de l’Afrique ou de l'histoire de la pratique et de la réflexion sur la création artistique et contemporaine. »

Et quant aux innovations apportées par cette édition, elles se déclinent en quatre points : une collaboration plus affirmée avec l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, en tant que centre de production de la pensée qui accueille la conférence inaugurale. L’organisation des ateliers dans les salles d’exposition du Musée Théodore Monod d’art africain qui est une zone de convergence ancrée au cœur de la société. La publication des résultats des rencontres. La  diffusion à un large public des échanges via un dispositif qui sera mis en place à travers  les réseaux sociaux, afin de créer un espace de débat qui déborde le cercle des initiés, malgré son caractère scientifique.  

Fana CISSE (Baobabafrique)

 

 

 

 

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