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33ème Festival International du Film francophone de Namur : Lambert Wilson à l’honneur

Le 33ème Festival International du Film Francophone de Namur (Belgique) se déroulera du 28 septembre au 5 octobre 2018. La plus grande plate-forme du cinéma francophone accueille, chaque année, une centaine de films issus des quatre coins de la Francophonie.
 
A chaque édition, le Festival met à l’honneur une personnalité emblématique du cinéma francophone. Les festivaliers vont rencontrer des artistes de renom tels que Jean Rochefort, Philippe Noiret, Bernadette Laffont, Jean-Claude Brialy, Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Béart, Kristin Scott Thomas, Isabelle Huppert, Elsa Zylberstein, Ariane Ascaride, Benoît Magimel, Josiane Balasko, Audrey Tautou, Vanessa Paradis, Sergi Lopez ou encore Nicolas Duvauchelle.

Pour sa 33ème édition, le FIFF offre son Coup de cœur à une icône du cinéma français, un comédien au charisme et à l’élégance rares : Lambert Wilson.

Alors qu’il assiste à l’avant-première du film LES TROIS MOUSQUETAIRES de Bernard Borderie, Lambert Wilson vit un véritable coup de foudre pour le 7ème Art. Fasciné par le spectacle qui joue, ce soir-là, aussi bien à l’écran que sur le tapis rouge, l’adolescent de 15 ans se fait la promesse d’intégrer, un jour, cet univers. A 16 ans, il s’inscrit au Drama Center de Londres où il se forme au jeu d’acteur, ainsi qu’au chant et à la musique.

Il fait ses premiers pas au cinéma dans JULIA de Fred Zinnemman (1977) avant d’apparaître dans LA BOUM 2 de Claude Pinoteau (1982), aux côtés de Sophie Marceau.

Suscitant l’intérêt des réalisateurs les plus exigeants, Lambert Wilson joue sous la direction de Claude Chabrol, André Téchiné, Benoît Jacquot ou encore Philippe de Broca. En 1988, l’acteur brise son image d'éternel dandy en incarnant un paysan dans le film LA VOUIVRE, réalisé par son père Georges Wilson. Il prête ensuite ses traits à l'Abbé Pierre dans HIVER 54 (1989) et livre une performance qui lui vaut la reconnaissance de la profession.

Artiste aux multiples talents et facettes, il interprète et met en scène LES CAPRICES DE MARIANNE d’Alfred Musset (1994) avant de jouer et chanter aux côtés notamment de Sabine Azéma et Agnès Jaoui dans ON CONNAIT LA CHANSON d’Alain Resnais (1997). Il décroche l’un des rôles principaux de JET SET de Fabien Onteniente (2001) et se voit approcher par les frères Wachowski pour interpréter le personnage machiavélique de Mérovingien dans MATRIX. Le succès des deux volets de la série, MATRIX RELOADED et MATRIX REVOLUTIONS, le consacre définitivement sur la scène internationale.

Prince et roi des goujats, dans PALAIS ROYAL de et avec Valérie Lemercier (2005), il relève tous les défis et foule les planches dans Lambert Wilson chante la Nuit américaine mis en scène par Hélène Vincent. Les projets se suivent mais ne ressemblent pas pour Lambert Wilson qui, en 2008, joue dans le dystopique BABYLON A. D. de Mathieu Kassovitz, passe par la case thriller dans LE GRAND ALIBI de Pascal Bonitzer et revient à la comédie dans COMME LES AUTRES de Vincent Garenq.

Le comédien fait sensation lors du 63ème Festival de Cannes grâce à son rôle de frère Christian dans DES HOMMES ET DES DIEUX de Xavier Beauvois. Librement inspiré de l’assassinat des moines de Tibhirine en Algérie en 1996, Des hommes et des dieux est récompensé par le Grand prix du Jury 2010 et décroche notamment le César du meilleur film.

En 2010 toujours, il interprète le comte de Chabannes dans LA PRINCESSE DE MONTPENSIER de Bertrand Tavernier et monte sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris dans la comédie musicale A little night Music. Lambert Wilson effectue un virage à 180° en rejoignant le casting 100% comique de SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI d’Alain Chabat (2012) puis poursuit sur sa lancée avec la comédie ALCESTE A BICYCLETTE de Philippe Le Guay (2013).

Au cœur de l’actualité cinématographique française, l’acteur revient sur grand écran dans TOUT DE SUITE MAINTENANT de Pascal Bonitzer et LA VACHE de Mohamed Hamidi. En 2016, c’est dans la peau du commandant Cousteau que se glisse Lambert Wilson pour L'ODYSSEE (2016), biopic réalisé par Jérôme Salle avec Pierre Niney et Audrey Tautou.

Fervant admirateur d’Yves Montand, il sort un album hommage à l’œuvre de l’artiste et part en tournée pour présenter son spectacle musical Lambert Wilson chante Yves Montand en 2017.

Plus récemment, Lambert Wilson apparaît en chef d’entreprise charismatique et féroce dans CORPORATE de Nicolas Silhol et se mue en commandant de la Marine Nationale rigide dans VOLONTAIRE d’Hélène Fillières. En cette fin d’année 2018, il est à l’affiche de la comédie AU BOUT DES DOIGTS de Ludovic Bernard (présenté au FIFF) et prochainement du polar LES TRADUCTEURS de Régis Roinsard.

Dans le cadre de ce Coup de Cœur, le FIFF a demandé à Lambert Wilson de choisir 3 films parmi sa filmographie. Ces 3 films seront projetés à Namur. Il s’agit de :

  • AU BOUT DES DOIGTS de Ludovic Bernard (2018 – France – 105 min.)
  • DES HOMMES ET DES DIEUX de Xavier Beauvois (2010 – France – 120 min.)
  • LA PRINCESSE DE MONTPENSIER de Bertrand Tavernier (2010 – France – 139 min.)

Il rencontrera les festivaliers le samedi 29 septembre à 14h au Théâtre de Namur.

Baobabafrique (Source : Communication FIFF)
 


 

 

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Armand Boua expose à la Galerie Cécile Fakhoury de Dakar

La Galerie Cécile Fakhoury a ouvert ses portes à la rue Carnot au Plateau-Dakar lors de la Biennale 2018.  Fidèle à son option de promouvoir l’art africain contemporain, la Cécile Fakhoury accueille les œuvres de l’artiste ivoirien Armand Boua. Et ce jusqu’au 28 septembre 2018.

 A mi chemin entre la peinture et le collage, aux frontières du street art et de la photographie, l’exposition intitulée « Brobrosseurs » met en scène ces personnages débrouillards aux multiples petits boulots qui peuplent les rues d’Abidjan.

Après la grande exposition collective en pleine Biennale, la Galerie Cécile Fakhoury s’illustre davantage dans le paysage culturel dakarois. A l’instar de sa structure mère d’Abidjan ouverte en septembre 2012, la galerie de Dakar s’emploie à s’insérer dans le marché de l’art contemporain africain.

 La galerie Cécile Fakhoury s’inscrit dans une dynamique d’innovations dans le secteur de l’art en Afrique fait remarquer Delphine Lopez à l’occasion de l’ouverture de ladite galerie au cours de Dak’Art 2018. 

Baobabafrique (source Nouvelles de Dakar)

 

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Lectures d’hivernage/Partage 3 : Les leçons d’Etat de Napoléon

 

Amadou Lamine Sall

 

Poète

 

Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

Avec ce Partage 3, nous accostons au port, ou presque, de nos lectures d’hivernage 2018.

La pluie tombe, enfin, même peu, sur Dakar. Puisse-t-elle s’accentuer avec la générosité du ciel et la mansuétude de l’horloge commandant de belles récoltes.

Nous savons tous qui est Napoléon Bonaparte. Né le 15 août 1769 à Ajaccio, il est mort le 5 mai 1821 sur l’île de Sainte Hélène. Il est militaire, général dans les armées de la 1ère République française née de la Révolution. En 1804, il fut sacré empereur par le pape Pie VII. Il réorganisa et réforma durablement l’État et la société française. Sa trajectoire politique fut étonnante. On n’oubliera pas qu’il renforcera le régime colonial en Outre-mer et rétablira l’esclavage en 1802. Après l’arrestation et la mort causée par le froid de Toussaint Louverture au fort de Joux, la guerre de St-Domingue conduira à la victoire des Noirs et des Mulâtres et à la proclamation en janvier 1804, de la 1ère République noire d’Haïti. Homme d’État à la fois fort contesté et fort aimé, une tradition romantique fit de Napoléon un « grand homme ». Admirateurs et détracteurs s’annulent par leur zèle. Napoléon ne fut ni un dieu ni un monstre. Des écrivains et poètes de renom ont célébré sa stature: Élie Faure, Victor Hugo, Balzac, Stendhal, Musset, mais aussi Dostoïevski, Tolstoï.

Nous avons lu une œuvre saisissante, signée d’Arthur-Lévy: « Napoléon intime », 549 pages, préfacée par l’auteur lui-même le 1er septembre 1892 et éditée en 1936. Ce sont les enseignements et les extraits tirés de notre lecture et de l’exercice du pouvoir de cet homme d’État contrasté, que nous vous offrons ici. A vous d’en tirer vos propres leçons à la lumière de notre histoire contemporaine, 197 ans après.

 

DE L’HOMME ET DE L’HOMME D’ÉTAT NAPOLÉON: « L’homme qui dictait des lois à l’Europe ne pouvait, chez lui, mettre un chien à la porte […] une dualité du caractère: autoritaire, inflexible, altier, réservé dans ses rapports publics; de l’autre, aimable, enjoué et cordial. Cette dernière attitude est celle de l’homme qui, né loin des grandeurs, se livre aux joies entrevues dans son enfance […] Ce serait être trop exigeant envers la nature humaine que de demander à un homme de rester insensible à l’offre qu’on lui fait de consolider sa puissance, d’exhausser sa grandeur […] Napoléon avait plus de mal à gouverner sa famille que son empire […] Il est dans la discussion, calme, attentif, ayant toujours l’air de vouloir s’instruire, et ne s’irritant pas de la contradiction […] Il retardait son déjeuner de deux heures pour ne pas interrompre une conversation, lors même qu’elle n’était pas faite pour lui plaire […] il provoquait la contradiction, il tolérait tout, aucune objection ne pouvait l’indisposer, et c’était presque toujours celui qui l’avait contrarié avec le plus de force qu’il appelait à dîner avec lui. Il savait supporter avec une grande noblesse la contradiction sur ses idées les mieux arrêtées […]Aux malades, il disait « Il faut tranquilliser votre esprit; c’est le meilleur moyen de guérir le corps ». Il possédait les rares qualités de tendresse, de charité, de mansuétude, de cordialité acquises par lui, dès l’enfance, et grandies par la pauvreté, l’isolement, les amertumes et les souffrances de sa jeunesse. Chez l’enfant malheureux comme chez le puissant empereur, à ces deux pôles de la hiérarchie sociale, c’est, avant tout, le désir de consoler les autres qui tient la première place dans son esprit […] Est constant chez Napoléon, l’esprit de justice et de reconnaissance pour les services rendus, que, même après leur mort, il s’inquiète de ce qui a été fait pour honorer la mémoire de ceux qui lui ont été dévoués […] Cependant, la dominante de son caractère était de n’avoir peur de personne, de se préoccuper fort peu de ce qu’on penserait de sa manière d’agir. Il était intransigeant avec les lois de la discipline. Il ne craignait pas de prendre publiquement des mesures qui étaient plus propres à lui aliéner qu’à lui attirer des sympathies […] Il avait l’art de rendre la confiance aux désespérés, l’art de transformer le dénuement en prospérité, la débandade en cohésion, l’art d’arrêter les dilapidations, l’art de contraindre à l’honnêteté. Voué par sa naissance aux luttes de la vie, il lui suffit d’obéir à son tempérament d’homme laborieux, rebelle au découragement, esclave du devoir scrupuleusement rempli […] Nature essentiellement inquiète, comme tous ceux qui ont connu la misère, Napoléon, malgré la grandeur des résultats acquis, croirait tout perdu s’il manquait une minute à la discipline d’un travail assidu […] Général, commandant d’armée, chef d’État, il s’impose d’autant plus de labeur que sa position est haute. Il était en possession de tous les secrets de l’art militaire. La rigueur de sa nature développée par son éducation militaire est telle, qu’il se jugerait indigne de commander quoi que ce soit, s’il ne savait l’exécuter lui-même […] De nuit, quand il fallait tenir les conseils des ministres pour des obligations courantes toute la journée et que tout le monde tombait de lassitude autour de lui, Napoléon s’écriait: « Allons, allons, citoyens ministres, réveillons-nous, il n’est que deux heures du matin, il faut gagner l’argent que nous donne le peuple français. » Esclave avant tout de son devoir, il se refusait à mesurer ses forces. Il aimait dire: « J’aimerais plus de repos, mais le bœuf est attelé, il faut qu’il laboure. » […] La grande lacune de Napoléon dans son rôle de chef, c’est de n’avoir pas pu imposer une inflexible autorité à son entourage immédiat, d’avoir été bon jusqu’à la faiblesse pour des hommes qui ne recherchaient que la faveur.

 

DE LA PARITÉ CHEZ NAPOLÉON: « Il avait toujours détesté les femmes prétendues beaux esprits. Il leur faut soigner leur ménage et leurs enfants sans se mêler de ce qui ne les regarde pas. Quant à leur ingérence dans le gouvernement, il la repoussait en disant: « Il vaut mieux que les femmes travaillent de l’aiguille que de la langue, surtout pour ne pas se mêler des affaires politiques. Les États sont perdus quand les femmes gouvernent les affaires publiques ».

 

DE LA PROTECTION DES ARTS ET LETTRES: Napoléon faisait tous ses efforts pour conserver à la France la suprématie artistique qu’elle avait acquise dans le monde. Au ministre concerné, il s’en prend et dit: « La littérature a besoin d’encouragements. Vous en êtes le ministre; proposez-moi quelques moyens pour donner une secousse à toutes les différentes branches des belles-lettres qui ont de tout temps illustré la nation […] Il est quelques hommes de lettres, dix ou douze, qui ont montré des talents pour la poésie. L’inconvénient du moment actuel est qu’on ne forme pas d’opinion en faveur des hommes qui travaillent avec quelque succès. Un jeune homme qui a fait une ode digne d’éloge et qui est distingué par un ministre, sort de l’obscurité, le public le fixe, et c’est à lui de faire le reste » […] La poésie était le seul goût littéraire et artistique qui s’accusât un peu chez l’Empereur. Ses préférences littéraires sont exclusivement pour la tragédie et parmi les poètes tragiques, il met Corneille au-dessus de tous. Aussi, quand on lui propose de servir une rente de 300 francs aux descendants de l’auteur du «Cid», Napoléon répond: « Ceci est indigne de celui dont nous ferions un roi. Mon intention est de faire baron l’aîné de la famille, avec une dotation de dix mille francs.» […] Il dit à Goethe, « vous devriez écrire « la mort de César », mais d’une manière plus digne et plus grandiose que ne l’a fait Voltaire. » Quand il s’occupait des choses de théâtre, c’était avec une extrême minutie, jusque dans les détails de l’administration théâtrale […] Napoléon déclarait, par ailleurs, « que de tous les beaux-arts, la musique est celui qui a le plus d’influence sur les passions. » Il se passionna pour l’artiste lyrique Grescentini qu’il fit venir à Paris avec de forts appointements et lui remit l’ordre de la Couronne de fer, au grand mécontentement des généraux. En peinture, il commandait beaucoup de tableaux, mais avouait son ignorance. En art, il aimait « les genres tranchés » aussi bien dans les lettres, la peinture et  la sculpture que dans l’architecture, le vêtement et l’ameublement. Il restera l’homme qui a dépouillé l’Italie de ses richesses artistiques pour les transporter dans les musées de Paris.

 

DES INSTITUTIONS ET DE LA STABILITÉ: Napoléon est à l’origine de la construction et de la création de la Bourse de Paris et de ses principales réglementations. Il institua le fameux Code civil. Il créa la Légion d’honneur; il construisit « l'arc de triomphe de l'Étoile en 1806, pour en faire le point de départ d'une avenue triomphale traversant le Louvre et la place de la Bastille […] Napoléon fit aménager la capitale. Il fit percer les rues de Rivoli, de Castiglione et des Pyramides ainsi que numéroter les immeubles de Paris. Il ordonna la liaison entre le Louvre et le palais des Tuileries et la finition de la cour carrée du Louvre  qui devient un musée. Il fit construire trois ponts: le pont des Arts,  d’Austerlitz et d’Iéna. Il fit embellir le jardin du Luxembourg et créa le jardin des Plantes. Enfin, il fit aménager le cimetière du Père-Lachaise. Il soutient les industries d’art en créant en 1804 le « Garde Meuble ». La nouvelle Constitution qu’il fait rédiger, renforce le pouvoir exécutif au détriment du pouvoir législatif, crée une administration centralisée, organisée en directions et ministères spécialisés et uniformisés. Ces institutions solides permettent un renforcement de l’autorité de l’État, font revivre la France. Les caisses de l’État sont renflouées. Il stabilise le paysage politique en pacifiant  le pays et garantit ainsi l’inscription dans la durée de son gouvernement […] le culte est rétabli, la liberté du travail est assurée; le Conseil d’État est institué; la Banque de France et la caisse d’amortissement sont créées; le Trésor public est garni; les rentes et pensons sont payées en numéraires; l’industrie et le commerce redeviennent florissants; des tribunaux équitables et respectés rendent la justice; les cours d’appel sont fondés; des armées formidables et disciplinées sont organisées […] Napoléon était le premier levé, le dernier couché dans son empire.« Je me couche à huit heures et suis levé à minuit ». Pour le général Napoléon, les revues n’étaient pas des cérémonies décoratives. Il visitait lui-même les sacs de plusieurs soldats, examinant leurs livrets, les interrogeant sur leur prêt. Passant devant le front des troupes, il déboutonnait l’habit, regardait le drap, tâtait lui-même et inspectait la chemise, regardait si la toile en était bonne, interrogeait le soldat sur ses besoins, sur ses goûts, et cela, il le faisait à chaque soldat. Il leur montrait l’étendue de sa sollicitude.

 

NAPOLÉON ET L’ISLAM: Arthur-Lévy, l’auteur de ce « Napoléon intime » que nous lisons pour vous, parle peu du général Bonaparte et de ses rapports avec l’islam dans sa très célèbre campagne d’Égypte. C’est en allant puiser dans d’autres sources, que nous vous offrons les extraits qui suivent et qui nous ont paru révélateurs de l’esprit des grands Blancs conquérants, implacables et rusés: « L’intérêt de Napoléon pour l’islam semble être dicté par le contexte. La campagne d'Égypte a été préparée sur le même mode que celle d’Italie, c’est-à-dire en espérant provoquer un ralliement des populations locales à la cause française. Dans l’objectif de ce ralliement, tout est fait pour que les Égyptiens en majorité musulmans se sentent valorisés. Napoléon déclare d’ailleurs à ses soldats à bord du navire l’Orient le 22 juin 1798 que « Les peuples avec lesquels nous allons vivre sont mahométans […]. Ne les contredisez pas; agissez avec eux comme nous avons agi avec les Juifs, avec les Italiens;  ayez des égards pour leurs muftis et leurs imams, comme vous en avez eu pour les rabbins et les évêques ». Le 17 juillet 1789 il s'adresse aux notables de la province d'Aboukir et prononce ce qui s'apparente à une déclaration de foi à l'Islam: « Il n’y a pas d’autres Dieux que Dieu et Mahomet est son prophète ». Cependant, si l’acte de conversion à l'Islam est définitif lorsque la chahada est prononcée, le croyant doit démontrer sa sincérité et sa détermination. Aucune autre source ne permet d'affirmer qu'il s'est converti à l'Islam. Napoléon est fasciné avant tout par l'Orient. Il met en avant la proximité des religions chrétienne et musulmane lorsqu'il dépeint le prophète: « Mahomet […] qui marche si près sur les traces du christianisme, et s'en éloigne si peu ». Analysant de la manière la plus ingénieuse les deux religions de l’Orient et de l’Occident, il disait que la nôtre était toute spirituelle, et celle de Mahomet toute sensuelle; que les châtiments dominaient chez nous, c’était l’enfer et ses supplices éternels, tandis que ce n’était que récompenses chez les musulmans: les houris aux yeux bleus, les bocages riants, les fleuves de lait; et de là il concluait, en opposant les deux religions, que l’on pourrait dire que l’une était une menace, elle se présentait comme la religion de la crainte; que l’islam, au contraire, était une promesse, et devenait la religion des attraits ».Pour Henry Laurens, si l'intérêt de Napoléon envers l'islam a été inspiré par des préoccupations politiques, il a néanmoins été « réellement fasciné par l'islam et par l'Orient [et] son admiration pour l'islam se porte essentiellement sur ce créateur de sociétés qu'est le prophète Mahomet ».

            Pour conclure avec nos propres mots, nous revenons à Napoléon, maitre de la France et de l’Europe, l’homme d’État exceptionnel, au célèbre et génial général d’armée dont une légende dorée illumine le parcours. Bien sûr que tout n’a pas été doré !Pour les soldats qui partageaient ses mémorables et sanglants combats et batailles sur les continents et au-delà des mers, toujours « a éclaté, selon la belle formule de François Coppée, un drame sublime de souffrance et de fidélité ». Pour les humbles citoyens français, loin des canons, loin des chevauchées, de la bravoure et de la mort, seul comptait « la gloire » de la France. Pour notre part, disons à la lumière de ce que nous vous avons ici offert comme lecture et comme probable découverte, que ce qui compte, si haut que puisse vous porter le destin, c’est l’humilité, la dignité, la probité, le courage de rester pauvre quand on est au sommet du pouvoir. Par ailleurs, ne jamais condamner un prince que sur le témoignage de ses ennemis. Ce qui salit, ce n’est pas le mensonge. Le mensonge n’est pas durable. Ce qui salit, c’est quand le vrai jour apparaît et que l’on découvre que tout n’était que masque !Ce qui doit compter c’est l’amour pour votre pays, le respect pour votre peuple, l’attention au tracé de votre histoire, votre légende, quand arrive le soir et que vous êtes dépossédé de vos fonctions et de vos privilèges! Forcer son destin ne force pas l’histoire d’une vie ! Dès l’entame, « toujours transporter en haut, les vertus d’en bas » ! Il ne doit pas s’agir seulement de régner. Il faut savoir fonder ! Fonder avec à la main, près de son sac de sable et de pierres, la probité, l’éthique, la justice !                                                                  

Amadou Lamine Sall

Poète

Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

 

 

 

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Groupe Futurs médias : Mamoudou Ibra Kane et Alassane Samba Diop quittent Youssou Ndour

Alassane Samba Diop et Mamadou Ibra Kane tournent le dos au Groupe Futurs Médias. Les deux journalistes, qui ont fait les beaux jours du groupe de presse de Youssou Ndour, viennent de démissionner. "Le Président du Groupe Futurs Médias Youssou Ndour, le Directeur général Mamoudou Ibra Kane et le Directeur de Rfm Alassane Samba Diop, informent le public de la fin de leur collaboration au niveau du Gfm", a annoncé un communiqué parvenu à Seneweb.

Sur le motif de leur démission, le document renseigne que les deux intéressés comptent lancer leur propre produit : "Mm. Kane et Diop ont informé M. Ndour, lors d'une rencontre, de leur décision de démissionner du Groupe Futurs Médias pour lancer un nouveau projet médiatique. Ils tiennent à rendre un vibrant hommage et à adresser leurs vifs remerciements au Président Youssou Ndour pour sa vision, les valeurs partagées et sa grande ambition pour le groupe, devenu en 15 ans d'existence, un leader incontestable dans l'espace médiatique sénégalais et dans la sous-région."

De son côté, l'artiste chanteur s'est félicité de la collaboration et des performances des démissionnaires qui ont permis à son groupe d'atteindre des résultats hautement appréciables. "Conformément à sa vision, il a formulé à leur endroit des prières de succès dans leur nouveau projet", lit-on dans le communiqué.

 

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Et si l’Afrique méditait les leçons sur la construction de l’Europe ?

Nous poursuivons de vous offrir une lecture laissée à votre réflexion. Nous restons
avec Jacques Attali et son ouvrage: C’ÉTAIT FRANÇOIS MITTERRAND.
Il m’a semblé qu’à travers ce que vous allez lire, l’Afrique, ses dirigeants
politiques, s’entend, pourraient tirer des leçons de ce que François Mitterrand nous
confie, même si nous savons que nombre de nos Chefs d’État « lisent » peu, encore que
nous sommes polis, qu’ils s’informent beaucoup, par contre, mais ne retiennent
apparemment que ce qui pourrait nuire à leur pouvoir. Les fiches des renseignements
généraux sont leur « lecture » préférée. Le plus désespérant et le plus cruel, c’est le
manque de vision, c’est à dire travailler pour les générations de demain, construire pour
demain.
« Dès notre rencontre, l’Europe fut entre nous un sujet de désaccord. […] élevé dans la
méfiance de l’Allemagne et la passion de l’Amérique… le projet européen ne faisait pas
partie de mon héritage… François Mitterrand protestait: « Mais l’Amérique est ignare,
sans mémoire ! On s’y ennuie. Vous avez tort de ne pas vous intéresser à l’Europe. C’est
l’avenir de votre génération ! »… Il aimait à rappeler qu’il avait été l’un des rares
hommes politiques français à participer au congrès de La Haye de 1948, qui en fut l’acte
de naissance… Il écrivit, par exemple, en 1972, dans sa chronique hebdomadaire dans le
journal socialiste L’Unité : « Les Américains, par leur monnaie, ont dominé l’Europe
qu’ils avaient délivré par les armes. Les Européens s’émanciperont par leur monnaie
s’ils savent s’en donner une. »… Lorsqu’il accéda au pouvoir, l’Europe ressemblait encore
à celle des années 1950… A l’ouest la Communauté économique européenne, composée
de dix membres, allait très mal: La France était économiquement exsangue; l’Allemagne
tentée par le pacifisme… la Grande Bretagne, crispée, sur l’idée que l’Europe n’était
qu’un club, avait obtenu un remboursement de l’essentiel de sa cotisation; l’Espagne, le
Portugal, les pays nordiques frappaient à la porte, et personne en France, à droite
comme à gauche, ne voulait d’eux […] dès le premier sommet européen auquel il assista,
à Luxembourg, en juin 1981, il proposa de progresser dans la voie d’une harmonisation
du droit social des différents pays. Il fut très mal reçu […] A partir de 1984 et jusqu’en
1988, François Mitterrand lança nombre de projets dont certains constituèrent encore
l’architecture de l’Europe d’aujourd’hui; ils concernent le grand marché, la technologie,
l’élargissement, la monnaie, la défense, les droits sociaux, la structure institutionnelle. A
chaque fois le président français en fit des d’abord des projets franco-allemands qu’il
réussit ensuite, avec l’aide Jacques Delors, à « vendre » aux autres sans trop mettre à mal
leur susceptibilité […] Après le lancement du projet de « guerre des étoiles » par Ronald
Reagan, il me laissa négocier, dans la perspective du sommet du G7 suivant à Bonn, la
création d’une Communauté technologique européenne qui devint le projet « Euréka »,
et il expliqua: « Mobiliser ses entreprises, mais aussi ses chercheurs, ses universitaires
afin qu’ils sentent que leur avenir est sur notre continent , et qu’ils aient toutes les
opportunités d’y travailler sur les recherches de pointe… Ce fut -c’est encore- un
formidable succès d’où sortent, entre autres avancées proprement européennes, le

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déchiffrage de la carte du génome et les logiciels de transfert de données sur Internet
[…] Le 24 mai 1984, dans un discours au Parlement européen, François Mitterrand
lança l’idée d’une Europe politique qui allait conduire, huit ans plus tard, au
remplacement de la Communauté économique par une union politique. L’année
suivante, il demanda aux Allemands, qui tenaient par-dessus tout à une coopération
militaire avec la France, d’accepter simultanément une coopération monétaire. L’une se
concrétisera par la création de la brigade européenne; l’autre par celle de l’euro.Le
couronnement de cette action de relance fut la signature, le 28 février 1986, de l’Acte
unique, traité initié par Jacques Delors et visant à l’ouverture, le 1 er janvier 1993, d’un
grand marché intérieur où les biens, les capitaux, les services et les personnes
pourraient circuler librement, créant ainsi un espace économique de trois cent soixante
dix millions d’habitants. La compétence communautaire se trouva élargie aux domaines
de la recherche et du développement technologique, de l’environnement et de la
politique sociale. Pour François Mitterrand, l’Europe ne devait pourtant pas se réduire à
un tel grand marché; l’Acte unique n’était pas, pour lui, une fin en soi, mais une étape
nécessaire sur la voie de la monnaie unique […]
Pendant son premier mandat, i esquissa aussi -en vain- d’autres pistes de possibles
progrès européens. « Je ne veux pas d’une Europe où le capital ne serait imposé qu’à
moins de 20%, tandis que les fruits du travail le seraient jusqu’à 60% ! » Puis, en faveur
de l’Europe sociale, il plaida: « Sans Europe sociale, les citoyens s’éloigneront de cette
construction… Et, s’il le faut, nous la ferons sans les Britanniques ! » Enfin: « Faire
l’Europesans le concours des travailleurs serait une façon de la faire contre eux. »
[…] Le 25 août 1987, à Latché, il confia à Felipe Gonzales: «  Les Allemands transposent
dans l’économie leur volonté de domination, avec sa traduction la plus évidente: la
monnaie. Le Mark est ce qui manifeste la puissance de l’Allemagne. »… « Le deutsche
Mark est la force nucléaire de l’Allemagne. » Il avait raison: le Mark était le seul élément
de l’identité allemande dont ce pays était encore en droit d’être fier …
[…] Le 15 avril 1991, venu en ami clore la cérémonie d’inauguration de la Banque
Européenne pour la Reconstruction et le Développement –BERD- en présence de tous
les chefs d’État des pays membres, je raccompagnai François Mitterrand jusqu’à sa
voiture… je n’étais plus, désormais, son collaborateur, je ne trouvai rien à lui dire, si ce
n’est, la gorge nouée: « Je ne resterai ici que deux ans. Et puis je serai souvent à Paris. Je
viendrai vous voir toutes les semaines. » Il me prit dans ses bras pour la première fois,
puis monta dans sa voiture… 
[…] Il posa un jour sur son bureau une photo de la tombe de ses parents à Jarnac… il me
disait: « C’est là que je veux aller.»… Il souhaitait, pour son dernier voyage, rejoindre ses
parents en Charente… Quand je lui demandais s’il croyait en Dieu, il me répondait qu’il
admettait l’idée d’un principe ordonnant toute chose… « La foi n’est pas rationnelle. Il
est tout à fait possible de croire en Dieu et en la science en même temps. La libération
politique et scientifique de l’homme est tout à fait compatible avec la foi » … « Je crois
qu’on a besoin de prières, c’est à dire de rechercher une communication par la pensée
avec quelque chose de plus haut […] Il me dit un jour: «Ce que je peux espérer de mieux,
c’est de revoir ma mère. Vous savez, en 1981, c’est la chose qui m’a consolé quand j’ai
cru mourir: j’allais la retrouver… […] « Je crois aux forces de l’esprit. Je ne vous quitterai
pas. »
[…] Le 8 janvier 1996, à bout de forces, il choisit d’aller au-devant de sa mort, au-delà de
la douleur et du néant, vers ce qu’il espérait être le sourire de la liberté. »

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« C’ÉTAIT FRANÇOIS MITTERRAND » de Jacques Attali, que je lisais et que je
partage ici avec vous. La pluie n’est pas encore au rendez-vous sur Dakar. Prions. Nous
croyons, nous aussi, aux forces de la prière.
Malgré l’émotion avec l’histoire de cette fin de vie d’un Chef d’État qui n’était pas
« commun », parce qu’il avait fait de l’esprit et de la pensée le fondement de son exercice
du pouvoir, avec cet autre grand esprit à ses côtés que fut Jacques Attali, un glouton de la
connaissance, nous avons assisté avec ces extraits, à la construction de l’Europe.
L’Afrique, avec ses grands et petits chefs d’État, doivent méditer la pensée et la praxis
de François Mitterrand: un érudit, un ami des livres, un penseur, un fin et implacable
politique, un puissant visionnaire.
Sous la plume de Jacques Attali, retenons de la bouche du président français, ceci: « Les
Américains, par leur monnaie, ont dominé l’Europe qu’ils avaient délivré par les armes. Les
Européens s’émanciperont par leur monnaie s’ils savent s’en donner une. ». Le débat sur le
franc CFA n’aurait pas dû exister. C’est l’une des plus grandes forfaitures de l’histoire de
l’humanité. Nos chefs d’État le savent tous, mais ils doivent prendre le temps de faire
avec, prendre le temps de se défaire de leurs chaines. Les peuples ne vivent pas le même
temps de révolte que les princes. A l’intérieur du système, autre chose les gouverne, les
retienne, les anesthésie, les rend tiède. Mais notre système monétaire, tel qu’il est, est
dans son ultime temps de vie. La France le sait. Agitée, troublée, elle veille dans la peur.
Elle travaille à retarder les pendules. Ses meilleurs experts y travaillent. Pour elle, ce
n’est pas seulement une affaire de monnaie. C’est une affaire de sécurité nationale.
Comme Mitterrand le disait du Markallemand, parions que la parité du FCFA avec l’euro,
est également comme une « sécurité nucléaire » pour Paris. Cette parité que la France
gouverne, est le seul trésor de guerre qui lui reste de son passé colonial. Elle le défendra.
Elle ne cédera pas. Pourquoi céderait-elle si l’Afrique, comme une belle femme, s’offre
sans fixer de prix ? Pour les pays de la zone CFA, ils savent qu’un fauve qui guette « ne
tousse pas ». Jeux de dupe. Jeux de ruse.
Depuis Kwamé Nkrumah, Cheikh Anta Diop, Senghor, des concepts opératoires décisifs
qui ont forcé l’admiration de la pensée, ont démontré que l’Afrique ne se construira pas,
si séparément, chacun traite avec l’Europe, l’Amérique, l’Asie. « Le défi de l’Afrique, ce
n’est pas de se débarrasser de la France », de la Belgique, de la Grande Bretagne, de
l’Amérique ou de l’Asie. Le défi de l’Afrique c’est de s’occuper de l’Afrique, de la
respecter, de la rendre digne. C’est avec nous, entre nous, que le développement de nos
peuples commencera. Bien sûr, la coopération, le partenariat international est
inévitable. C’est la configuration de l’économie mondiale et ses interactions qui le
commandent et l’imposent à tous les États du monde, riches ou pauvres. Mais, laisser
l’incendie et la faim chez le voisin, n’est pas recommandable. Il nous faut le courage de
bâtir l’Afrique ! Pour cela, sachons d’abord que si on ne produit rien, on ne vend rien.
Une dynamique de développement, c’est abriter d’abord un minimum d’infrastructures
industrielles. Si tout nous vient d’Europe, d’Asie en produits manufacturés et souvent à
partir de nos propres produits, où est laplus value ? Ce débat est d’ailleurs si connu, si
rabâché, que nous sommes dans l’ennui. L’Afrique s’épuise dans les compétitions
politiques, les intrigues politiques, des élections à longueur d’années et toujours
contestées et à risque ! N’est-ce pas une honte pour l’Afrique de faire toujours appel à
des « observateurs », des « superviseurs », telles que l’Union Européenne, l’OIF -que
fout-elle d’ailleurs dans ces merdiers ?-. L’Union Africaine est-elle appelée en Europe

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pour observer des élections, même dans les pays du Nord les plus misérables ? Les
tenants du pouvoir comme les tenants de l’opposition qui s’affrontent en Afrique,
partagent cette honte, cette crasse hideuse! L’Afrique doit mettre fin à ce système qui
l’avilit, le rabaisse, l’humilie, le déresponsabilise, le colonise encore plus. En Afrique,
l’asservissement est devenu un préalable à la politique. C’est en Europe, en Amérique,
que les hommes d’État, biberonnés à la politique, vont chercher de l’eau
bénite.L’Afrique serait le seul continent où l’Europe a encore un excédent moral ! Elle
même en rit ! Elle rit de ce « yaourt que l’Afrique a, à la place du cerveau » ! Très peu de
chiens ont mordu nos peuples. Seuls des dirigeants politiques l’ont fait, pour le dire
autrement qu’une grande artiste Outre-Atlantique !
Méditons ce combat de François Mitterrand pour une Europe unie, une monnaie
unique, une grande Europe du développement et de la défense des droits de l’homme, là
où elle a failli le plus. L’Afrique ne fait pas mieux dans ce domaine, sinon pire !Elle est en
avance dans la forfaiture et l’impunité ! Mais, la vie ne peut se passer de l’espoir !

Amadou Lamine Sall
poète
Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

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Musique : Quatre ans d’absence, Fallou Dieng revient avec son 26ème album

  • Publié dans Musique

Fallou Dieng, surnommé « Chef d’état major des ambianceurs » signe son retour sur la scène musicale. Ce, après quatre ans d’absence, il revient sur le marché avec un opus de double maxi composé de quatre titres intitulé « Namonalène », et promet le second dans sixmois.

Le leader de DLC a procédé, le lundi 10 août 2018, au lancement de son nouvel album avec la séance d’écoute présenté à la presse à Dakar. Un album qui rend hommage aux ténors de la musique sénégalaise comme Youssou Ndour, Baba Maal. La politique a aussi sa place dans la musique de Fallou Dieng, avec ce titre intitulé « Benno »  (Union). « Le comportement des gens qui narguent la société dès qu’ils sont au pouvoir, mais oublient qu’ils peuvent retourner à leur point de départ. Donc, c’est l’union qui fait la force. Nos dirigeants ne doivent pas s’accaparer de nos biens, mais doivent impliquer la population qui les a élus. » L’amour aussi n’est pas resté aux oubliettes. Et comme à l’accoutumée, Fallou accompagne toujours ses albums d’une nouvelle chorégraphie : «la danse Ndaate saï». Dans un des morceaux, l’artiste dresse le pont de différentes générations de musiciens.

L’entame de la seconde phase de sa carrière après 25 albums sur le marché, le 26 ème pourrait faire face aux conflits de générations qui guettent les mélomanes. Son absence sur la scène lui a valu des rumeurs fantaisistes, mais Fallou rassure, il est le roi des «ambianceurs» et il compte le rester. Même si à un moment, il avoue avoir des soucis de santé. « J’ai été victime d’un accident qui m’a un peu affaibli. Si certains pensent que j’ai laissé la musique ou même victime de maraboutage, je leur dis de croire en Dieu. Je suis en forme, et je compte rester dans la musique. »

Il poursuit « mon nouvel album dénommée « namonalène » prouve que je suis toujours dans ma passion. Mais, j’ai sorti cet opus de double maxi pour mes fans qui me réclament ».

Les quatre années d’absence sur le marché musical m’ont permis d’accoucher «Momonalène». Ce pendant, l’artiste conclut en adressant ses doléances à la Société de droit d’auteur et droits voisins, Sodav qui a pris le relais du Bureau sénégalais du droit d’auteur Bsda de mieux vieller à l’intérêt des artistes.  

Fana CISSE (Baobabafrique)

 

 

 

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Sonatel : 506,4 milliards de chiffres d’affaires


Le Groupe SONATEL a vu son chiffre d’affaires consolidé croître de 4,7% en juin 2018, atteignant 506, 4 milliards de francs CFA.  En valeur relative, ce chiffre d’affaires est en hausse de 22,8 milliards par rapport aux résultats du 1er semestre de 2017, indique le groupe dans un communiqué de presse.
 
La première capitalisation boursière de la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières, commune aux huit pays de l’UEMOA) annonce aussi que son résultat net, en baisse de 6, 5% sur la même période en 20147,se situe à 104 milliards de francs CFA.  Selon le communiqué, ‘’l’évolution semestrielle des principaux indicateurs indique le maintien de la tendance des résultats financiers par rapport à 2017 malgré la forte dépréciation du Léone, les impacts fiscaux nouveaux et la forte baisse du trafic international entrant, contributeur important en marge’’.

Il ajoute que ‘’le groupe SONATEL continue de consolider son leadership et de maintenir ses solides performances opérationnelles et financières dans ses cinq pays de présence’’.

Cette croissance des revenus reste soutenue grâce aux positions commerciales fortes et au développement des relais de croissance, mais est ralentie par la poursuite de la baisse de l’international entrant. Le Groupe Sonatel est présent au Sénégal, au Mali, en Guinée, en Sierra Leone et en Guinée Bissau.

 

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CNRA : L’ancien DG de la RTS, Babacar Diagne remplace Babacar Touré

A partir du 1e septembre 2018, Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) aura un nouveau président en la personne de Babacar Diagne. Ce dernier, ancien Directeur général de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts) va prendre la place de Babacar Touré dont le mandat est arrivé à expiration. 

 Le Cnra aura bientôt un nouveau président en la personne de Babacar Diagne. En effet, ce dernier va prendre ses nouvelles fonctions à partir du 1e septembre en remplacement de Babacar Touré dont le mandat est arrivé à terme, révèle L’As. 

Babacar Touré ne part pas seul puisque 8 autres membres de cette instance vont aussi quitter du fait qu’ils ont été nommés pour 6 ans non-renouvelables. Son successeur, ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, est un homme du sérail puisqu’il a dirigé la Rts, d’abord sous le régime du Président Abdou Diouf, avant que Me Abdoulaye Wade ne fasse appel à lui pour lui confier la télévision nationale. 

M. Touré part avec le sentiment du devoir accompli d’autant plus que durant son règne, le fondateur du groupe Sud Communication a su donner à la CNRA, une crédibilité reconnue par les acteurs évoluant dans ce secteur. Reste à savoir si son successeur saura relever le défi.

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Congrès : les femmes à la source d’eau vive

Les ministres de la femme adventiste de l’Union de l’Afrique de l’Ouest du Sahel ont convergé à Dakar pour organiser leur premier congrès international tenu à Dakar du 1er au 4 août 2018. Une rencontre qui regroupe des femmes adventistes en provenance des pays anglophones, francophones et lusophones de l’Afrique de l’Ouest comme le Cap Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. A cet effet, «  Femme, viens à la source d’eau vive » est  le thème sur lequel les participantes vont échanger. Entre autres des sujets sur «  Elever  les femmes au rang de personnes de valeur  inestimable en vertu de leur création et de leur rédemption » seront au menu. Car, pour les initiatrices de ce congrès, la femme est une symbolique puisée au pied de Jésus.

  Madame Enyde Roger, directrice des ministres femmes adventistes de Dakar a convié toutes les femmes à prendre part à cet évènement. « Nous demandons  à toutes les femmes de venir partager, voir, apprendre,  se former, et connaître leur environnement. Elles auront à apprendre des choses qu’elles pourront ensuite transmettre à leur communauté. Car nous avons des invités spéciaux ».

 

Cependant, le thème du congrès vient dans un contexte particulier car une femme sénégalaise résidente dans la région de Diourbel a été violemment battue par son mari et ensuite mise hors du domicile conjugal. Très remontée contre cet acte odieux, au nom des femmes ministres adventistes, la Directrice Enyde Roger n’a pas manqué de condamner cette violence faite à la femme.

Par ailleurs, elle souligne : « il faut savoir que les femmes ont de la valeur, et peuvent faire beaucoup de choses pour la société».

Pour sa part, Max René Laurent, origine de la Guadeloupe, conseiller d’administration des nombreux hôpitaux tenus par des femmes adventistes, formé à l’aide psychologique, fait remarquer.  « Je suis là pour apporter de l’aide aux femmes présentes à ce congrès pour faire face à la vie avec les défis qui sont les leurs. Espérons qu’elles partiront réconfortées. Car on est appelé à se respecter mutuellement pour une bonne cohabitation, s’aimer et vivre ensemble, tel est l’enseignement du Christ ». En plus des échanges lors des ateliers, les femmes adventistes vont remettre des dons, le samedi 4 août, à la maternité de la gendarmerie de Colobane.

Fana CISSE (Baobabafrique)

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Congrès : les femmes adventistes en conclave

Dakar abrite une importante rencontre des femmes adventistes au début du mois d’août 2018. Ainsi, les ministres de la femme adventiste de l’Union de l’Afrique de l’Ouest du Sahel organisent leur premier congrès international du 1er au 4 août 2018 à la salle de la gendarmerie de Colobane.

La cérémonie d’ouverture aura lieu le mercredi 1er août 2018 à 15 heures 30 à la sale de la Gendarmerie Samba Diery Diallo à Colobane. Le congrès verra la participation des pays (anglophones, francophones et lusophones) de l’Afrique de l’Ouest dont le Cap Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.

Environ deux cent participantes sont attendues à ce premier congrès dont le thème porte sur : «  Femme, viens à la source d’eau vive » et des sujets sur «  Elever  les femmes au rang de personnes de valeur  inestimable en vertu de leur création et de leur rédemption ».

Ainsi, il s’agit d’inciter les femmes à se consacrer au salut de leurs enfants, de leur conjoint et de leurs familles élargies. Pour ce faire, elles doivent améliore davantage leur participation à la croissance de l’église. Dans cet ordre d’idées, la Mission adventiste Sénégal-Mauritanie travaille à aider les femmes à pourvoir à leurs besoins dans une perspective globale avec des activités appropriées et les motiver à prendre soin de leur santé, à mener des activités génératrice de revenus entre autres.

Baobabafrique

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