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Kassé Mady Diabaté : la voix d’or du Mali s’est éteinte

Il était surnommé « la voix d'or du Mali ». Kassé Mady Diabaté est mort le jeudi 24 mai 2018 à Bamako à l’âge de 69 ans. Kassé Mady Diabaté était l'un des plus grands griots maliens.

Avec sa voix d'or, Kassé Mady Diabaté incarnait des pans entiers de l'histoire du Mali. Le chanteur était né en 1949 dans le petit village de Kéla, près de la frontière guinéenne, berceau de la civilisation mandé.

Fils d'un agriculteur et d'une ménagère, le jeune garçon travaille en chantant, dans les champs. Il reprend un répertoire millénaire : l'épopée de Soundiata Keita, fondateur de l'empire du Mali.

Kassé Mady Diabaté grandit et son père lui offre son premier ngoni, sorte de guitare traditionnelle malienne. Le chanteur intègre l'orchestre régional de Kangaba, puis Las Maravillas du Mali et le Badema National. C'est l'époque des orchestres d'État, des chanteurs fonctionnaires et de la glorieuse coopération avec Cuba.

En 1989, c'est le premier concert en Europe. L'une de ses très rares interviews est pour RFI, avec Sylvie Coma. « Si je gagne de l'argent, je vais l'envoyer au village, expliquait-il alors. A mon départ, les griots ont prié pour moi. Je suis très jeune encore, et je pense avoir beaucoup d'avenir dans la musique ».

Ces dernières années, Kassé Mady Diabaté a enregistré avec Cheick Tidiane Seck, Ballaké Sissoko, Vincent Ségal. Mais, la crise au Mali appauvrit durablement les artistes comme lui.

Kassé Mady signifie « pleure, Mady » en malinké. Et aujourd'hui, ce sont tous les griots qui sont en larmes.

 

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Sarah Cissé, nouvelle Directrice de l’information de TFM

Le top management du Groupe futurs médias veut enrichir le contenu informatif de la télévision Futurs média. La direction de GFM vient de nommer, le mardi 22 mai 2018, la journaliste Sarah Cissé, directrice de l’information de Tfm en remplacement de Aïssatou Diop Fall. 
Aïssatou Diop Fall va continuer d’animer son émission dominicale « Face to Face ». 

Le journaliste expérimenté et de talent, Mamadou Ibra Kane reste toujours Directeur général du Groupe Futurs Médias. 

Après son diplôme en journalisme, ses passages professionnels à la Rts, Africa 7 Tv et à Tfm, Sarah s’est éclipsée du petit écran pour revenir quelques mois et occuper la direction de l’information de Tfm.

Baobabafrique

 

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Universités du Sénégal : le chanteur Omar Pène appelle au calme

Depuis le décès de l’étudiant diourbellois Mouhamadou Fallou Sène, le mercredi 15 mai 2018, les réactions fusent de partout. Le chanteur Omar Pène, réputé être l’ami des étudiants, n’est pas en reste.

Dans un communiqué, il appelle les étudiants au calme, après ce douloureux évènement. Oma Pène est l’un des premiers chanteurs sénégalais à avoir rendu hommage aux étudiants, à travers une chanson. Cette dernière est d’ailleurs un véritable tube. Elle est indémodable et traverse toutes les générations. Par conséquent, le lead vocal du Super Diamono ne pouvait rester insensible au drame survenu à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le mercredi 15 mai. Le meurtre de Mouhamadou Fallou Sène, tué d’un coup de pistolet, alors que les pensionnaires de ce temple du savoir manifestaient contre le retard dans le paiement de leurs bourses. Depuis, Saint-Louis, Dakar, Bambey, Ziguinchor, partout au Sénégal où il y a une université publique, des manifestations ont été notées.

‘’Chers amis étudiants, je comprends votre colère, mais je lance un appel au calme. Sachez que je suis de tout cœur avec vous et que je serai toujours votre porte-voix’’, les invite Omar Pène. Dans ce sens, il ajoute : ‘’Mon amitié pour les étudiants est reconnue. Je les ai toujours encouragés à persévérer, parce qu’ils sont l’espoir de demain, ils sont appelés à gérer les affaires de la cité, eux qui travaillent ‘sans relâche du matin au soir, le jour et la nuit’, pour reprendre ma chanson ‘Étudiant’ que je leur ai dédiée.’’  Après avoir constaté que ce drame n’est pas le premier, après les assassinats de Balla Gaye en 2001 et Bassirou Faye en 2014, par des hommes de tenue, le chanteur propose aux autorités une solution pour régler, une bonne fois pour toutes, le problème. ‘’Je lance un appel aux autorités pour que les bourses soient payées désormais à temps. Si les étudiants perçoivent leurs bourses, comme convenu avant le 5 de chaque mois, je pense qu’ils ne sortiront jamais pour manifester. Il faut trouver très vite une solution pour y remédier et leur permettre d’étudier normalement’’, a suggéré Omar Pène.

Le leader du Super Diamono semble bien comprendre la réaction des étudiants, lui qui estime que ces jeunes ‘’n’ont pas d’autres ressources que leurs bourses qui tardent souvent à être payées’’. ‘’Cette situation ne peut perdurer’’, poursuit-il.

Le chanteur espère, également, qu’après le décès de Mouhamadou Fallou Sène, ‘’la lumière sera faite et les responsabilités situées’’.

BIGUE BOB 

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Biennale 2018 : Dakar abrite des sculptures de Balla Ndao

L’une des attractions du programme off de la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, est sans doute l’exposition de sculptures « La femme et l’arbre » de l’artiste Balla Ndao. Dans les jardins de l’hôtel de Ville de Dakar se dressent d’imposantes sculptures.

Les férus de l’art se donnent rendez-vous dans cet espace urbain. Les regards scrutent les pièces et les commentaires se croisent. Le poète Amadou Lamine Sall apprécie « c’est une belle exposition du jeune Balla plein de talent et je souhaite que ces œuvres restent au Sénégal avec l’achat des autorités ».

Pour sa part, la Française Marie-Paule Tessier, tombée sous le charme des sculptures, se confie « c’est un travail impressionnant qui prend en compte la nature, les matières végétales et la symbolique de la femme : quel message pertinent ».

Pour rappel, l’artiste Balla Ndao présente ses fraîches sculptures depuis le 3 mai 2018. Et ce jusqu’au 2 juin prochain. Une belle exposition-installation mise en relief par une scénographie novatrice. Le vernissage s’est tenu en présence des autorités de la Ville de Dakar dirigées par Madame Wardini, adjointe au maire de Dakar et d’autres maires d’arrondissement dont Moussa Sy des Parcelles Assainies, Cheikh Gueye de Derklé, A Mbengue de Hann Bel Air, des personnalités du secteur de la culture, du directeur général de l’entreprise Lampafrika, des biennalistes venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Le succès de l’exposition de sculptures est tel que des amoureux de l’art parlent de la Biennale de la Ville de Dakar dans cet espace de verdure.

Alassane CISSE (Baobabafrique)

 

 

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Incitation à la violence : le CNRA met en garde la radio Zikfm

Le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a appelé, vendredi 18 mai 2018, la radio ZIK FM à "mettre un terme définitif aux dérives constatées dans l’émission TEUSS" et ajoute que "le non-respect de cette mise en demeure expose la chaîne aux sanctions prévues par la loi".

Dans un communiqué, l’organe de régulation rappelle qu’au cours de l’émission "Teuss" des 16 et 17 mai 2018, l’un des animateurs, en l’occurrence Mouhamadou Mansour Diop, "utilisant l’antenne à des fins personnelles, a appelé les auditeurs à proférer, en retour, des insultes à l’encontre d’une dame qui lui aurait envoyé, sur son téléphone, des messages injurieux".

Le CNRA estime que "ce comportement est d’autant plus grave qu’il constitue une incitation à la violence verbale, voire physique, en livrant à la vindicte populaire cette personne, dont il s’est permis de communiquer les numéros de téléphone à l’antenne".

Selon l’organe de régulation, l’animateur, "en utilisant l’antenne à des fins personnelles, en donnant les numéros de téléphone d’une personne sans son autorisation, et en invitant les auditeurs à appeler cette personne pour l’insulter directement ou à travers des messages, a violé la réglementation".

Le CNRA rappelle que "selon le cahier des charges applicable aux radios privées commerciales, le titulaire de l’autorisation de diffusion de programmes de radio est responsable du contenu des émissions qu’il diffuse".

Le CNRA "attire l’attention des titulaires d’autorisation de diffusion de programmes audiovisuels sur leur responsabilité relative aux contenus des émissions diffusées".

Il indique que la conception de la programmation audiovisuelle "se fait dans le respect de la règlementation qui assujettit les journalistes, présentateurs, animateurs ou collaborateurs d’antenne à un profond sens de la responsabilité".

Or, déplore le CNRA, "cette exigence n’est pas toujours observée" dans les médias audiovisuels, "ce qui justifie cette mise demeure adressée à la radio ZIK FM".

 
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Photographie : la Gabonaise Massassa capte la lumière rituelle

eLe Centre socioculturel du Point E à Dakar, capitale du Sénégal, abrite depuis le 10 mai 2018, l’exposition de l’artiste-photographe gabonaise Massassa Bunny Claude. Et ce jusqu’au 2 juin. L’expo riche de plus d’une vingtaine de photographies s’inscrit dans le programme off de la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain, Dak’Art 2018. Selon l’artiste, l’exposition est une invite au voyage dans le monde invisible, assis sur une natte intemporelle. Dans ses créations photographiques se dégagent la lumière qui distille des couleurs ocre, rouge, blanc, noir.

A travers la présentation de ses œuvres, Massassa veut réconcilier l’être avec lui-même en le liant à son environnement cosmogonique, spirituel, lui rappelant ses ancêtres, les rites ponctués d’initiations bénéfiques à l’humain.

  Des titres aussi éloquents comme « L’homme bantu en quête de lumière », « L’initiation est une naissance à la vie »…

« Tel l’itinéraire du soleil de l’ombre à la lumière ».

Alassane CISSE (baobabafrique.com)

 

 

 

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La Fondation Moustapha Cissé proposée par Moustapha Niasse

Le Président de  l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, par ailleurs préfacier du livre posthume du regretté El Hadj Moustapha Cissé,« Du Daara à la Diplomatie ou le parcours d’un homme exceptionnel » édité par Maguilen,a suggéré  la création de la fondation de Serigne Moustapha Cissé, Khalife général de Pire et ancien ambassadeur du Sénégal décédé en 2017. Cette proposition a été faite au cours de la cérémonie de dédicace du livre, le lundi 14 mai 2018, à l’hôtel Terrou bi de Dakar. Et ce, en vertu des nombreux efforts que El Hadj Moustapha Cissé a consentis pour la paix au Moyen Orient, dans le monde arabe ainsi que pour la consolidation des bases de la Ummah islamique. C’était en présence du Ministre des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Monsieur Sidiki Kaba, de Son Excellence l’Ambassadeur de la Palestine Dr. Safwat Ibraghtith, du président de l’association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye, du Khalife général du Pire, Serigne Masour Cissé ainsi que toute la famille réunie.

« Je veux qu’on réfléchisse à la création d’une fondation pour Serigne Moustapha Cissé.  Une fondation, pour la coopération entre le Sénégal et le monde arabe, pour la défense de la cause palestinienne, pour la consolidation des bases de la Oummah islamique, parce que l’homme le mérite. Car, il a dédié toute sa vie à la diplomatie », a suggéré le préfacier du livre. Monsieur Moustapha Niasse de souligner qu’il s’agit de perpétuer les ouvres du regretté Serigne Moustapha Cissé.

Poursuivant son allocution :« Il faut que nous penchions sur les enseignements de  l’homme et de son destin, son rapport à Dieu ; des recherches qu’il faut continuer. L’évaluation, c’est un exercice, mais tracer des perceptives à partir des résultats est un prolongement de l’évaluation c’est  cela qui est demandé au cerveau humain. Il faut continuer à faire des recherches sur l’homme et de son destin, son rapport avec Dieu, son rapport avec le saint coran, avec les musulmans et même avec les chrétiens . Tous ceci devrait à mon avis, si l’idée de la  fondation est acceptée, s’inscrire sur le programme. »

Fana CISSE (Baoababafrique)

 

 

 

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Arts plastiques : Kédougou dans la Biennale

La grande salle de la Chambre de Commerce de Kédougou a abrité le vernissage de l’Exposition « Kédoug’Off », le samedi 12 mai 2018, sous la présidence du Gouverneur adjoint chargé des Affaires administratives, M. Jean Paul Malick Faye. Et ce, jusqu’au 26 mai 2018. L’exposition inscrit dans le programme off de la 13ème Biennale de l’art africain contemporain de Dak’Art 2018 est riche d’une vingtaine d’œuvres majeures (peintures, sculpture et installations), articulées sur le thème de l’Education.

À travers des formes, des couleurs, des motifs et des reliefs, les artistes se préoccupent des questions liées à la scolarité des enfants. Les maux qui gangrènent le secteur de l’éducation. La faible fréquentation des bibliothèques et salles de documentations, l’abandon des études au profit de l’orpaillage, les grèves, les grossesses précoces…), sont abordés avec finesse et originalité.

Entre récup’ et matériaux recyclés, collage, estampillage avec acrylique et autres techniques mixtes adossées au « Mur du savoir », installations montées avec des livres, journaux, matériels scolaires, l’approche artistique des exposants reflètent un travail de recherche artistique.  

L’exposition Kédoug’Off, une grande première dans la région, a permis aux autorités, populations locales, touristes de passage et aux férus d’art de découvrir des œuvres d’arts de qualité à Kédougou.

Initiée par le Collectif des professeurs d’arts plastiques et de musique,  d’artistes plasticiens de la région, en collaboration avec le Centre culturel régional de Kédougou, l’Exposition « Kédoug’Off », a connu un franc succès grâce à l’accompagnement de M. Mamadou Cissé, Maire de la Commune et Président de la Chambre de Commerce de Kédoougou.

Youssou DIATTA

 

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Biennale des mômes 2018 : le chypriote Aris Albayrak soutient les enfants.

A l’initiative de Baobab Production et Jolof Création,  la deuxième édition de la Biennale Internationale des Mômes ouverte depuis le 5 mai 2018, se prolonge jusqu’au 13 mai prochain au Monument de la Renaissance Africaine de Dakar. Cette grande manifestation autour du thème « Enfance, Art et Education s’inscrit dans le programme off de la  13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain, Dak’Art . Il s’agit pour les initiateurs de promouvoir le patrimoine culturel, l’éducation , le cadre de vie chez les enfants et les jeunes de 3 à 17 ans.

Ainsi, l’occasion a été saisie par le député chypriote, gynécologue par ailleurs artiste, Aris Albayrak de procéder à la remise de dons (jouets, vêtements, livres, bonbons etc) aux enfants qui ont pris part à la Biennale des mômes. Un geste salué par les organisateurs de l’événement artistique dédié aux enfants. Le donateur chypriote était accompagné de ses compatriotes chypriotes et l’artiste peintre sénégalaise Aissatou Dieng. Cette dernière est l’initiatrice de l’exposition collective dans l’espace de la Fondation Sonatel avec des artistes en provenance de 15 pays dont le Chypre, la Tunisie, le Sénégal, le Mali, les Etats-Unis d’Amérique, la France, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire, la Corée du Sud, le Nigéria, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, le Maroc et le Ghana. Le vernissage de l’exposition a été présidé par le ministre de la Culture en présence du Directeur général de la Sonatel, de l’administratrice générale de la Fondation Sonatel et de plusieurs personnalités culturelles et des artistes.

Pour rappel, à la 2ème édition de la Biennale des mômes, environ 1500 enfants et jeunes en provenance des établissements préscolaires, scolaires, des institutions sociales, des daara, des espaces jeunes, des associations de promotion de l’enfance …ont pris part aux ateliers artistiques, aux activités ludiques, éducatives, pédagogiques et aux discussions.

Alassane CISSE (Baobabafrique)

 

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Le chef de l'Etat au service des acteurs culturels

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 09 mai 2018 à 10 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur la 13ème Biennale de l’Art africain contemporain « DAK’ART 2018 » et la promotion des industries culturelles, le Chef de l’Etat adresse ses félicitations au Ministre de la Culture et à l’ensemble des participants pour la bonne organisation de la cérémonie d’ouverture, ainsi que le déroulement des expositions et manifestations programmées sur les différents sites retenus marqués par un professionnalisme remarquable.

Ainsi, le Président de la République magnifie la renommée mondiale et la régularité de la Biennale, évènement culturel national et continental qui valorise davantage l’Art Africain contemporain sur les marchés internationaux spécialisés.

En outre, le Chef de l’Etat exhorte le Gouvernement, la communauté culturelle nationale et africaine, dans un élan de partenariat gagnant-gagnant, à poursuivre, outre les investissements intensifs en faveur des infrastructures et de la logistique, les efforts de formation et d’organisation, de détection et d’encadrement des artistes afin d’asseoir une industrie culturelle de pointe, au service des acteurs du secteur, mais aussi du rayonnement du Sénégal et de l’Afrique.

Poursuivant sa communication autour de l’optimisation du potentiel touristique national et de la consolidation de la relance durable et globale du secteur, le Président de la République demande au Gouvernement d'intensifier la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre l'érosion côtière. A cet effet, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de procéder, dans les meilleurs délais, au lancement des travaux de protection du littoral.

 

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