Menu
Fana Cissé

Fana Cissé

Poésie : Pape Samba Kane annonce ses muses

Les éditions Lettres de Renaissances et son directeur de la collection Paroles arc-en-ciel, Ndongo Mbaye, vous invitent à la dédicace de l'écrivain Pape Samba Kane pour la sortie de son recueil poétique A tire d'Elles le samedi 28 avril à 15 heures 30 à la Maison de la presse à Dakar.

Ce recueil de poésie nous entraine sur les rives poétiques de la passion amoureuse. Avec une écriture soignée, délicate, sensible et impétueuse, les odes fulgurantes du poète sont un hommage appuyé à la sensualité féminine et à l’alchimie de l’amour et du verbe. Cette longue complainte de l’amour, à la fois douce et fougueuse, est une plongée lyrique dans l’énergie poétique que provoque l’absence de la femme aimée.

BaobabAfrique

 

Arts visuels : Céline Bordères, sculptrice animalière

L’artiste française Céline Bordères, petite fille du célèbre céramiste Jules Guérard, se définit comme sculptrice animalière. Sa passion pour les animaux est ardente. Son engament pour la promotion de la famille animalière et la protection de la nature, de l’environnement, est indéfectible. « Mes créations sont dominées par mon animal fétiche, la tortue , puis au fil du temps, bien d’autres animaux verront le jour » confie-t-elle. A cela s’ajoutent son amour pour les enfants et sa démarche pédagogique de les initier à l’art pour participer à leur éveil et à leur développement psychoaffectif dans le cadre des Ateliers en herbe.  Ainsi, de sa France natale, Céline soutient la Biennale internationale des mômes de Dakar au Sénégal. « Les animaux d'Afrique m'inspirent plus que jamais » renchérit-elle.

 

 En cliquant sur ce lien https://www.terre-a-terres.net/ , vous découvrez l’artiste dans son univers naturel et de créations.

Alassane CISSE (Baobabafrique)

L’école française de la Granhota expose à la Biennale des Mômes de Dakar.

La deuxième édition de la Biennale internationale des Mômes de Dakar aura lieu du 5 au 13 mai 2018 au Monument de la Renaissance Africaine de Dakar. Cette importante manifestation artistique dédiée aux enfants et aux jeunes et conduite par eux-mêmes, s’inscrit dans le cadre des expositions off de la 13ème édition de la Biennale de l’Art africain de Dakar, Dak’Art 2018. La Biennale des mômes réunit des enfants et des jeunes de 3 à 17 ans en provenance des établissements scolaires, des institutions sociales, des associations, des daaras, des organisations d’enfants et de jeunes en situation de handicap.

Pour l’édition de 2018, des œuvres des écoliers de la Granhota de la France seront exposées et feront certainement l’attraction de la Biennale.

La classe maternelle de  la Granhota de la France qui regroupe 26 enfants de 2 ans et demi à 5 ans, exposera ses œuvres réalisées à partir d'encre d'imprimerie. C'est la technique du papier marbré et de l’encre qui se mélangent. 

Les 22 élèves de 5 à 7 ans de la classe de GS CP ont créé de jolis arbres en utilisant différentes techniques: dessin, pliage et collage.

La classe de CE2 CM1 qui compte 18 élèves de 7, 8 et 9 ans a réalisé un travail sur les monuments du monde.   Ces élèves ont également créé des créations collectives pour les classes de l'école Dahra Mbayenne et sont impatients de découvrir les œuvres réalisées par leurs pairs, informe Marie Paule Tessier qui convoie les œuvres des écoliers à Dakar.

Pour rappel, la Granhota est une école qui pratique l'immersion linguistique dès le plus jeune âge. La langue et la culture  occitanes y sont enseignées dès la maternelle. Cette école est située à  Narbonne, dans le Sud de la France, région Occitanie dans le département de l'Aude dont la population est de 53. 500 habitants. Cette année, trois classes se sont engagées dans le projet de jumelage avec l'école Darha Mbayene au Sénégal. 

Alassane CISSE (BaobabAfrique.com)

 

 

Album musical: Didier Awadi, Alpha Blondy, Ismael Lô, Farka Touré, Ahanda, Dip Doundou Guiss….. en harmonie

Le chanteur et compositeur Didier Awadi a présenté son album international de 23 titres, intitulé « Made in Africa » à la presse, ce lundi 23 avril 2018 à Dakar, après 5 ans d’absence. Un travail de longue haleine musicalement varié. Les thèmes sont diversifiés allant du social, de la politique à l’amour. Mais, c’est aussi pour l’artiste l’occasion d’un repositionnement personnel par rapport à l’évolution de la musique dite urbaine et sa place dans le nouvel environnement numérique et digital.

« Made in  Africa » est l’aboutissement d’un vrai travail de recherche et de questionnement, sur la situation du continent africain , l’état du monde, et de toutes ses nouvelles mutations, les nouveaux enjeux sécuritaires et géopolitiques », explique l’artiste.

 Awadi essaie de démontrer qu’à partir du continent Afrique, on peut entièrement créer une œuvre et la positionner sur l’échiquier mondial, en comptant sur ses propres forces , avec la conviction profonde que : « à formation égale la vérité triomphe » (Cheikh Anta Diop). Ce qui explique tant de mélanges de sonorités musicales et d’artistes invités dans l’album.

« « Made in Africa » évoque mes balades dans le continent. L’album est fait avec la complicité de jeunes réalisateurs tels que : Akatche et 2BE de la Côte d’Ivoire et de Ben Aflow du Mali et sous ma direction artistique car je suis entouré de jeunes talents. On retrouve dans ce bijou des monuments de la musique et de jeunes talents  tels que : Alpha Blondy, Ismaïla Lo,  Vieux Farka Touré,  Sizzla le Jamaicain, Josey de la Côte d’Ivoire, la complice Mary Ndiaye, la rappeuse Moona, l’Ougandais Eddy Kenzo,  Duggy E Tee, Bamba Diaw, Dip Doundou Guiss, Clayton Hamilton et Ombré Zion, le Comorien Dadipo Slim, la Camerounaise Daniela Ahanda, le Gabonais Ismaila Pamaga etc. »

Le défi est de parler aussi à son public naturel, mais aussi d’accrocher la nouvelle génération urbaine née après Positive Black Soul (1989). Répondre au public sénégalais en revenant au rap wolof  qui s’ajoute à la plume francophone et répondre aux nouveaux codes musicaux urbains sans perdre la substance panafricaine consciente révolutionnaire qui fond l’originalité D’awadi. « Parler à l’Afrique toute entière dans sa diversité pour ne jamais trahir le contrat de confiance  ou mieux le contrat de conscience. »

Musicalement, l’univers est varié : Rap ou Reggap selon le néologisme créé par l’artiste pour définir ce nouveau style de rap sur du reggae, avec des incursions blues, afrobeat, mais aussi répond aux codes Rap, Afrop Pop et Trap tendance du moment. L’artiste a également rendu hommage, dans cet album international de 23 titres, « aux grands frères » comme il les appelle affectueusement, à Feu Ali Farka Touré, Alpha Blondy, Ismaila Lo et Omar Pène.

Fana Cissé (Baoabafarique)

Un don de 200 ouvrages offert aux prisonnières de liberté 6

Le ministère de la Culture à travers la Direction du livre et de la lecture a offert lundi 23 avril 2018 à Dakar, un don de 200 ouvrages à la Maison d’arrêt pour femmes (MAF) du camp pénal de Liberté 6. Le don est composé d’ouvrages de littérature générale dont 80 % d’auteurs sénégalais, des livres pour enfants. Il a été offert à la MAF dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.
 
"Le livre est un instrument de réussite et également de positionnement de réussite sociale", a indiqué le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, venu présider la cérémonie du don d’ouvrages, soulignant qu’un don "ne pouvait être plus précieux". 
"Il vous apportera une plus-value spirituelle, une connaissance et un savoir. Je suis persuadé que dans vos moments d’isolement, de solitude, hélas, vous avez besoin de compagnons, loin de vos parents, de vos proches et de vos amis et le livre sera là pour vous tenir compagnie", a-t-il dit aux pensionnaires de la MAF. 
Selon M. Coulibaly, "le livre est un moyen de rompre avec la solitude, c’est un moyen extraordinaire de discuter, de parler avec l’auteur, mais avec tous les lecteurs qui sont amenés à lire le livre ou l’ont déjà lu". 
 
"Mais, a-t-il ajouté, le livre vous permettra de reprendre une activité sociale et d’être réinsérés de la façon la plus harmonieuse dans la société que vous avez quitté momentanément pour vous isoler ici." 
 
Pour le directeur de l’administration pénitentiaire, Bertrand Bocandé, cette cérémonie "sobre" revêt un caractère capital en ce sens qu’elle soutient leur mission principale "de préparation à la réinsertion sociale des détenus". 
"Le livre permet un maintien des liens avec l’extérieur, car bien qu’ayant une dette avec la société, le détenu ne doit pas pour autant être coupé de celle-ci", a-t-il souligné. 
 
Il a estimé que depuis des siècles, "le livre favorise une meilleure santé morale et mentale du détenu. (…). Pendant ces moments de privation de liberté, la lecture offre la possibilité de vous faire voyager dans les imaginations à travers le monde et de découvrir d’autres structures". 
"Cette opportunité, donnée aux pensionnaires (de la MAF) d’oublier les conditions de détentions par la lecture, contribue à leur bien-être en réduisant la pression du stress", a ajouté le directeur de l’administration pénitentiaire. 
 
L’auteur Mariétou Mbaye dite "Ken Bugul" a clôturé cette cérémonie officielle en racontant aux pensionnaires son parcours d’écrivain qui a débuté dans la rue, principalement à la Place de l’indépendance de Dakar. Le président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye a pris part à la rencontre.
 
Aps

Sécurité et sureté: vers l’académie maritime

Le ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime Omar Gueye a présidé, ce lundi 23 avril 2018 à Dakar, la cérémonie d’ouverture du 24 ème congrès de l’association internationale des pilotes maritimes, à Dakar, en présence du Directeur général du port Autonome de Dakar,  Aboubacar Sadikh Bèye et du commandant Omar Drame. Une rencontre pour discuter des enjeux de la promotion de la sécurité et de la sureté dans le secteur maritime.

« Les pilotes sont la vitrine des ports. Premiers et derniers points de contact physique des navires, leur assistance et conseils avisés sont d’un précieux concours à l’entame et à l’aboutissement des expéditions maritimes », indique le ministre Omar Gueye pour saluer la témérité, le savoir-faire fondé sur la passion du métier et l’expertise de ce personnel spécialisé que constituent les pilotes.

Saisissant par ailleurs de l’opportunité de la tribune de ce 24ème congrès de l’IMPA, le ministre a également exprimé son engagement à contribuer de manière décisive à la mise en œuvre de deux nouveaux ports autonomes.

« Je pense qu’il n’est pas besoin de rappeler la place du port de Dakar dans l’économie nationale, avec plus de 95% de notre commerce extérieur. Ainsi, l’Etat du Sénégal s’engage à la construction de deux nouveaux ports modernes, avec des tirants d’eau de dix-huitmètres. Il s’agit notamment, du port multifonctions de Yenne-Ndayane et du port vraquier et minéralier de Bargny Sendou. »

Conscient de la raréfaction des pilotes au Sénégal, le ministre Omar Gueye ajoute que : « le président de la République va construire une académie maritime de Dakar et reconstruire complétement l’école nationale de formation maritime en partenariat avec la Pologne », Promet-il.

Fana CISSE (Baobabafrique)

Rencontre religieuse : Baïla s’adosse sur l’islam pour la paix et le développement

L’Union pour le Développement de Baila(UDB) à Dakar organise son grand Gamou de Baïla, le samedi 28 avril 2018,  au terrain de basket de Sicap Mbao.

Monsieur Abdou Karim GOUDIABY, Urbaniste Expert en développement local et Chef de Projet au Prodac est le parrain de l’édition 2018 dont le thème est « Islam, paix et développement ». Il sera animé par Ahmadou Makhtar KANTE, écrivain-conférencier, Imam à la mosquée du Point E. Cette importante cérémonie religieuse verra la participation de toute la communauté casamançaise à Dakar ainsi que celle de plusieurs délégations en provenance  de Mbour, Thiès, Ziguinchor, Kaolack, de la Gambie, de Diouloulou, de Baïla, etc. Pour rappel,  l’UDB organise ce traditionnel Gamou religieux dont le but consiste à contribuer au développement de l’islam, à raffermir les relations au sein de la communauté et à travailler pour la consolidation de la paix au Sénégal. Il s’agit aussi de développer le volet culturel pour rapprocher davantage les différentes générations de la communauté. Le président de l’UDB souligne que l’association qui regroupe les ressortissants de Baïla, a pour objectifs majeurs de créer un cadre de réflexion et d’échanges, de participer à la formation et à l’éducation des jeunes originaires de ce village et d’œuvrer pour son développement économique, social et culturel.

Baobabafrique (Source Habibou COLY)

 

 

Exposition d’Abdoulaye Diallo : Quelle humanité pour demain?

L’artiste-peintre sénégalais, Abdoulaye DIALLO dénommé ‘’Le berger de l’île de Ngor’’ revient au devant de la scène artistique avec une exposition du 3 mai au 2 juin 2018 à la Bibliothèque universitaire de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (BU).

Cette exposition, organisée dans le cadre du «OFF » de la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art) prévue du 3 mai au 2 juin 2018, a pour titre «Quelle humanité pour demain ? ».

Un thème qui interpelle tous, car l’humanité a reçu la terre en héritage et de nombreuses questions subsistent : Comment gère-t-elle cet héritage ? Pour aujourd’hui et pour demain ? Quelle place y occupe l’humain et son semblable dans leur humaine condition ? Quelle contribution la science et ses avancées significatives y apportent-elles ? Quels systèmes de gouvernance de la Cité a introduit l’Homme en valeurs pour son épanouissement ? Quelle conception positive, dans le sens du progrès pour tous, y développe-t-il et y applique-t-il ? Etc.

L’exposition se propose d’aider, voire d’inciter à réfléchir sur les conditions et bases d’une humanité réconciliée avec elle-même. En effet, elle  nous invite à créer les conditions qui permettent de naviguer entre les écueils et rejoindre le port de son choix.

47 œuvres seront présentées et chacune dévoilera un pan, une facette de problématiques nouvelles pour restaurer notre humanité, pour une autre humanité pour demain.

Baobabafrique.com

 

Nuit du slam à Guédiawaye du 3 au 6 mai 2018

La Compagnie Théâtre de la Rue organise la troisième édition de la Nuit  du slam, (Rencontres internationales de slam, de poésie) en partenariat avec Mars-Mons Arts de la scène de la Fédération Wallonie Bruxelles de Belgique dans le cadre du programme Passerelles Guédia-Mons.

 Passerelles Guédia-Mons est un pont culturel sur les arts urbains entre la vile de Guédiawaye et celle de Mons en Belgique. Le projet s’articule sur trois axes que sont la formation en animateurs de slam de poésie, les échanges de slameurs à travers le SlaMons&Friends en Belgique et la Nuit du slam à Guédiawaye. Le programme est soutenu par la Wallonie Bruxelles International-WBI, le Bureau International Jeunesse-BIJ ,Mars-Mons Arts de la Scène et le Théâtre de la Rue.

Nuit du slam 2018

L’édition de la Nuit du slam  est prévue à Guédiawaye les 3, 4,5 et 6 mai 2018 à l’Amphithéâtre de l’Université du Savoir Faire à  Guédiawaye sous le thème « La parole aux enfants  ». Une trentaine de slameurs sénégalais seront de la partie sans oublier la Belgique représentée par trois slameurs venus de Liège ,Charleroi et Mons ainsi que la France par un slameur nantais. Du côté de l’Afrique le Burkina Faso, le Togo, les Comores, la RDC, le Congo Brazza, le Cameroun, le Gabon seront représentés.

Au programme  

-         Scènes ouvertes dans les lycées de Guédiawaye

-         Soirées slam

-         Table ronde sur le slam, quel impact dans l’éducation des enfants.

-         Animations musicales

-         Excursions à Gorée ou slam tour

-         Ateliers d’écritures sur les dix mots de la caravane des dix mots.

Baobabafrique.com

 

Contribution : Notre promesse d’humanité par le Professeur Souleymane Bachir Diagne, Columbia University

 

A l’occasion de l’exposition du peintre Abdoulaye Diallo à la Bibliothèque universitaire de Dakar du 3 mai au 2 juin 2018, le Pr Souleymane Bachir Diagne annonce ses idées.

Lorsqu’il s’est agi de créer un journal pour porter l’exigence de justice sociale, Jean Jaurès l’a baptisé “L’Humanité”. Le nom avait le sens d’une double promesse. D’abord celle de la réconciliation et de l’unité mettant fin à la fragmentation et à la division qui ont pour cause, tout particulièrement, les inégalités entre les humains et entre les nations. Ensuite celle de l’exercice continu de la responsabilité, qui n’appartient qu’à l’humain, de conserver et intensifier dans la durée, la vie : la sienne et celle de tous les êtres qui avec lui habitent la terre.

Demander « quelle humanité pour demain ? » est s’interroger sur l’avenir de la promesse quand des forces d’inhumanité sont à l’œuvre pour la faire oublier. Ainsi les ethno-nationalismes et les tribalismes érigent-ils des murs pour tenir  à distance, de l’autre côté, dans les ténèbres extérieures, le réfugié, le migrant, celui qui n’a pas ma couleur, qui ne parle pas ma langue, qui n’est pas de la même religion que moi… Ainsi une âpreté au gain débridée et brutale saccage-t-elle la nature en quoi elle ne voit que ressources à exploiter, oublieuse de la tâche d’humaniser la terre en même temps que soi.

L’art est rappel de la promesse qui fait l’humanité de l’humain. Il dit qu’entre les peintures rupestres et les œuvres les plus futuristes c’est la même sève qui court, la même force de vivre qui se fait œuvre. C’est le mouvement où nous entraîne, sur un air de jazz, la joie créatrice d’Abdoulaye Diallo.

Professeur Souleymane Bachir Diagne

Columbia University

S'abonner à ce flux RSS