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Bénin : Oluwa Kèmy sort « Ma beauté »

 Mélodie dansante, style exceptionnel avec des paroles qui accrochent sont les caractéristiques de « Ma beauté », l’un des titres les plus prisés de la charmante vedette à la voix d’or, Oluwa Kèmy. Sortie depuis le deuxième trimestre de l’année 2016, la chanson qui fait toujours tabac dans le showbiz de la sous-région a été enregistrée en semi-live, dans le studio de Ezé Kife et doit sa vidéo à Real Sniper. D’ailleurs, son rythme, du kaka modernisé à la camerounaise est une originalité qui fait plonger tout mélomane dans une ambiance non-stop. Mieux, c’est le message qui impressionne. Ici, l’artiste Oluwa Kèmy dévoile les revers de la beauté extrême d’une femme qui, malgré son engagement à fonder un foyer, est tiraillée de partout par les hommes qui la rencontrent. Ils veulent ainsi tous goûter à la sauce. Ce qui, sans doute, trouble le quotidien de cette dernière. A en croire la vedette, l’inspiration lui  est venue un soir, tranquille à la maison, après avoir analysé ce fait aussi inquiétant que choquant.

 Loth HOUSSOU

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Bénin : L’union africaine de la musique chorale portée sur les fonts baptismaux

Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de www.baobabafrique.com, les initiateurs notent que la Confédération africaine de musique chorale (Camc) est portée sur les fonts baptismaux au Bénin. Fruit d’une collaboration entre fédérations chorales nationales et associations représentatives du milieu choral africain, la nouvelle structure a vu le jour le 17 août 2013, à Cotonou (Bénin). C’était en marge du premier Colloque international African CrossVoices autour du thème « Musique chorale et développement durable ». La Confédération se veut un creuset d’échanges et d’initiatives entre acteurs du continent africain.


Avec dix pays africains représentés, la CAMC, dont le siège est basé à Cotonou, ambitionne de promouvoir l’émergence de la musique chorale en Afrique en tant que facteur de développement durable, en s’appuyant sur les richesses du patrimoine culturel africain, mais aussi sur une meilleure organisation du secteur à travers une économie des chœurs prospère, qui intègre la formation, la vulgarisation, la recherche et le développement du chant choral en Afrique.

Les initiateurs ont déjà leur actif la création du Chœur Africain Des Jeunes (CAJ/AYC), sélectionné pour représenter l‘Afrique au symposium mondial sur la musique chorale prévu à Séoul en aout 2014, et celle du magazine africain de la musique chorale « TUIMBE ».

En perspective, l'organisation, a l'horizon 2015/2016, a l'instar des autres continents, d'un festival a l'échelle africaine dénommé "Africa Cantat.

L’adhésion d‘autres pays est en cours afin d’offrir aux acteurs et amateurs de la musique chorale un large cadre de concertation et de création de synergies durables en faveur de l’essor de cette discipline, souvent marginalisée dans le secteur de l’art et de la culture.


BUREAU DE LA CONFEDERATION AFRICAINE DE MUSIQUE CHORALE (C.A.M.C)

Présidente : Yveline DAMAS (Gabon)
1erVice Président : Sylvain GAMETI (Togo)
2èmeVice Président : Olivier Pascal KOUA ANGOUA (Côte d'Ivoire)
Secrétaire général : Lucien MENDY (Sénégal)
Trésorier : Simon DEDJI (Bénin)

MEMBRES DE LA CONFEDERATION AFRICAINE DE MUSIQUE CHORALE

FEDERATIONS NATIONALES
1. Fédération Béninoise de Chant Choral
2. Fédération A Cœur Joie Gabon
3. Fédération A Cœur Joie Côte d’Ivoire
4. Fédération A Cœur Joie Sénégal
5. Association Togolaise des Compositeurs de Musique Chorale
6. Fédération Congolaise de Musique Chorale

ASSOCIATIONS ET PROMOTEURS
1. Mouvement Panafricain pour la musique et le chant choral AFRIKIYO!, (Sénégal)
2. Festival International de Chant Choral FICCHO, (Bénin)
3. FIFA Médiation, (Bénin)
4. Académie Africaine de Musique Chorale, (RDC)
5. Festival Cantat Music, (Congo)
6. Festival Anamalanga Choralia, (Madagascar)
7. Festival de Gospel CHORUS, (Burkina Faso)
8. Association CULTURA (Cameroun)
9. Association des anciens du Chœur Africain des Jeunes
10. Association des Chorales Liturgiques de Yaoundé (ASCHOLY), (Cameroun)

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Arisanat au Bénin: Les perles de Sandra Adjaho

L’esplanade du stade de l’amitié de Cotonou abrite la Foire de l’artisanat 2013 du 02 au 09 septembre. Au nombre des exposants, Sandra Adjaho, artiste, artisane, créatrice de perles.

 

Des perles en terre cuite, des perles en céramique, des perles nacrées, des perles de Crystal, de rocaille, de corail, de fruits, la pierre d’Agathe… Autant de matières premières qui communiquent au quotidien avec Sandra Adjaho dans sa quête de rendre la femme africaine authentiquement parée de beau. Créativité et originalité sont les maîtres mots qui déterminent son inspiration. Elle mélange à merveille les différentes graines, aussi bien traditionnelles qu’importées. Mais, elle est surtout fan des perles traditionnelles. Elle reste encore à « l’état pur », affirme-t-elle.

Sandra Adjaho ne fabrique pas que des colliers. Elle produit également des boucles d’oreilles, des perles pour les hanches, des parures pour entretenir les lignes et ajuster les courbes des femmes. Mais, elle invente aussi des décoratifs pour les vêtements féminins comme masculins. Entre autres, les costumes, les tenues locales pour lesquelles elle propose des broderies de perles en bordure. Sandra Adjaho utilise, par ailleurs, des perles pour créer des œuvres d’art. A cette foire artisanale, on découvre d’elle le ‘’Sacla perlé’’. Le ‘’Sacla’’ est un tambour traditionnel fabriqué dans la commune d’Adjarra au Bénin. Elle en a réalisé exclusivement à base de perles.

« Je travaille les perles dans tous les sens », confie-t-elle. Ses débuts dans ce métier d’artisanat d’art se définissent comme un héritage. Au commencement était sa mère. Elle aimait enfiler des graines de pierres particulières et autres pour en produire diverses perles. Sandra a été très tôt captivée par cette activité. Cela devient sa principale occupation. Mieux, elle y ajoute un savoir-faire qui relève de sa pure imagination.

Elle raconte qu’elle en avait fait juste une passion au départ. Mais, chaque fois que sa mère portait un de ses bijoux pour aller au service, ses collègues lui arrachaient cela. Du coup, elle lui recommande la commercialisation des produits. C’est ainsi que Sandra Adjaho est passée à la vente des perles qu’elle fabrique. Et les portes s’ouvrent une à une devant elle. Des expositions ventes par-ci, des rencontres thématiques par-là. Son ingéniosité lui a valu d’être sacrée ‘’Ambassadrice de la Renaissance africaine’’.

Sandra Adjaho n’est pas connue que par les perles. Elle est réalisatrice, productrice et scénariste. Elle est aussi présente dans le domaine de la mode. Elle projette d’habiller les quatre finalistes du concours Bénin Révélation Stars (BRS) qu’organise Mayton Production pendant les vacances scolaires et universitaires.

 

Fortuné SOSSA (Bénin)

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Livre : ‘’Le Bénin littéraire 1999-2012’’

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Guy Ossito Midiohouan, professeur de Lettres à l’université d’Abomey-Calavi, vient de publier à Star Editions, un ouvrage intitulé ‘’Le Bénin littéraire 1999-2012’’. Il s’agit d’une compilation du titre, de la maison d’édition et du nombre de pages de chacun des livres d’auteurs béninois parus ces quatorze dernières années.

Dans sa collecte, le professeur Midiohouan n’occulte aucun genre et catégorie de littérature édités dans la période. Il s’agit du roman, des nouvelles, du théâtre, du conte, de la poésie, des essais, de la critique littéraire, des mémoires et écrits politiques, les ouvrages consacrés à la jeunesse.

Le livre du professeur Midiohouan se présente en deux grandes phases : la bibliographie alphabétique et la bibliographie chronologique. Dans la première phase, il procède à une classification dans l’ordre alphabétique à partir des noms des auteurs. Par contre, dans la seconde phase, il fait une classification année après année, de la plus ancienne à la plus récente. Dans chacune des deux phases, il évolue genre littéraire après genre littéraire.

Au total, le professeur Guy Ossito Midiohouan dénombre 542 ouvrages publiés ces douze dernières années, toutes catégories confondues. Cette statistique donne une prédominance des essais (135) sur le reste. Le roman vient en deuxième position (109). Le conte ferme la marche avec 22 publications.

Dans son introduction à l’ouvrage, le professeur fait savoir que l’initiative de cette recherche fait suite à l’organisation en 1999 de l’exposition ‘’Le Bénin littéraire 1980-1999’’ à Cotonou. Il présidait alors l’Association des écrivains et gens de lettres du Bénin (AEGLB). A l’époque, l’association a procédé à la collecte et à l’exposition des ouvrages d’auteurs béninois édités au cours de ces vingt dernières années.

Ainsi, cette étude du professeur Midiohouan à l’avantage de montrer l’évolution de la littérature au Bénin. Par exemple, on note que le nombre d’essais passe de 16 titres à 135 et le roman de 28 à 109 titres. On note également un accroissement des maisons d’édition.

 

Fortuné SOSSA (Bénin)



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Slam : Des mots pleuvent au Bénin

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Osé, le style de Sergent Marcus l’est. Il bondit tel un missile lancé pour ne point manquer sa cible. Sergent lâche le verbe, cascadé, feutré, imagé de bout en bout. Dans le slam, il est un leader au Bénin. Cet ancien élève du prytanée militaire de Bembèrèkè sait donner une âme à chaque mot. Il s’est agencé des mots doux pour mitrailler les pourfendeurs de la société africaine et plus précis, béninoise.

Dans le coffret ‘’Mots vivants’’ qu’il vient de mettre sur le marché, aucun mot n’est choisi au hasard, aucun mot n’est dépravé avant d’être lâché. Le style est filtré, modelé, remodelé pour donner à déguster de belles images. Pour donner surtout à des interrogations. Dans le coffret, on retrouve un compact disque audio et un Cd vidéo. Il faut l’avoir pour découvrir la force du verbe du sergent démobilisé à volonté dès l’obtention du baccalauréat. Le message est herculéen, très engagé.

Le slam de Sergent Marcus jaillit de ses entrailles lyriques comme un pistolet chargé à bloc de cartouches de mots incandescents prêts à neutraliser les maux qui pullulent des actes, faits et gestes de certains chefs d’Etat africains qui se battent au quotidien pour plonger le continent dans un gouffre profond. Le slam du sergent appelle, du coup, à la retenue, au lavage des cerveaux, à l’exorcisme des consciences.

Le coffret est une quinzaine de titres à écouter ou à délecter des yeux. La vidéo est un concert live qu’il a donné des mois plus tôt à Cotonou, accompagné par des instrumentistes très talentueux.

 

Fortuné SOSSA (Bénin)

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Anonce - Dak’art 2014 : Le Bénin sera présent

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Dans le domaine de la culture, Wallonie-Bruxelles international s’attèle, en concertation avec ses partenaires, aux préparatifs de la 11ème édition de la Biennale de Dakar consacrée à l’art africain contemporain. Selon Christian Saelens, délégué général de la Wallonie-Bruxelles Dakar, «Un focus sur les artistes béninois fait l’objet de nombreux échanges et réflexions dans la perspective de rencontres très attendues». Aussi, un document parvenu à la rédaction du journal Le Quotidien de préciser : «Le Bé­nin se prépare activement à participer à la biennale de Da­k’art 2014 avec le concours de Wallonie-Bruxelles international, par l’entremise de Martine Boucher, de D-Signasbl, et commissaire d’exposition choisie pour cet important rendez-vous de l’art contemporain en Afri­que». L’objectif de cet investissement de la Wallonie Bruxelles est de faire connaître les designers, les artistes et la culture béninoise lors de cette nouvelle édition de la Biennale des arts de Dakar en 2014.

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Benin: Prix découverte Théatre

Vous etes jeunes et déjà constitués en compagnie, troupe ou formation? Vous n'etes pas encore reconnus mais vous avez déjà une ou plusieurs production théâtrale? Ce concours est pour vous!
Souhaitant valoriser l'émergence artistique, l'Institut Francais du Bénin organise des rencontres intitulées prix découverte. Le concours est ouvert à toutes formes dans le domaine du théatre (dramatique, comédie, marionnette, théatre d objets, musical, mime....). L'extrait de la pièce sera présenté devant un jury composé de personnalités du monde théatral et de professionnels de la culture, le samedi à L'Institut.
Les lauréats du concours dans chaque institut seront programmés pour une finale à Cotonou fin novembre. Celle ci se conjuguera avec le prix découverte musique. Le gagnant bénéficiera d'une tournée et d'une présentation sur une scène en France.

BaobabAfrique.com

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Benin: Rencontre littéraire avec Barbara Akplogan

Autour de son ouvrage  "Un amour sans lendemain"  qui est un recueil de nouvelles sur l'amour impossible, dont l'une donne son titre à l'ouvrage.
Née le 05 janvier 1984, Barbara Akplogan est ancienne élève du cours secondaire notre dame (cotonou). Elle a poursuivi ses études à l Ucao où elle a obtenu le BTS et la licence en marketing et action commerciale. aujourd hui, étudiante en master de communication et de marketing à l' institut international de management, elle est auteur d'un recueil de poèmes LES MOTS D'AMOUR paru en 2003 et d'un recueil de nouvelles "UN AMOUR SANS LENDEMAIN"  paru en 2008.
Barbara est polyvalente. Elle est non seulement commerciale dans l'une des banques à Cotonou mais aussi présidente d'un club social rotaract club de Cotonou et sécrétaire aux affaires sociales et féminines de l'Association des Poètes Littéraires(APOL). la rencontre se tiendra à l'institut français de Cotonou le samedi 18 mai 2013 de 15h00 à 18h00.

BaobabAfrique.com

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Biennale Regard Bénin: L’artiste Julien Vignikin « incendie » Artisttik Africa

Incendie. C’est la problématique qui se dégage de l’ensemble des œuvres que présente le plasticien Julien Vignikin au centre culturel Artisttik Africa à Cotonou. Invité dans le cadre de la biennale Regard Bénin, l’artiste est arrivé de la France avec quelques toiles. Sur place, il en a créé d’autres et s’est illustré surtout au montage d’une série d’installation très particulière. Au cœur de ses créations, des clous, des fourchettes, cuillères, des lambeaux de tissus et autres objets usagers. C’est sa matérialisation de l’incendie.

« Indigestion », « Malbouffe », « Pouvoir », « Déchirement ». Julien résume bien l’« incendie » par cette quadrilogie. Diplômé de l’école des beaux arts de Dijon en France depuis 1985, Julien évolue dans un style qui exprime typiquement le contraste et les polarités liées à la création artistique. Ces toiles sont porteuses d’une individualité propre et représentative d’une culture plus large, énonçant les traces d’un profond bouleversement.

L’indigestion est matérialisée à travers l’installation d’une table et une chaise rouées de clous, une assiette et des ombres. Ici, le repas se prend seul, les autres étant indésirables, repoussés. La nourriture est consommée comme une information télévisuelle prémâchée, prédigérée et pré-intégrée.

La malbouffe est caricaturée par une étendue de sable marin, esthétiquement souillée par des ustensiles de cuisine éparpillés çà et là. Cela renvoie au refus de la mer d’ingurgiter tout ce qu’on lui jette et qu’elle ne peut digérer.

Le pouvoir. Il se découvre à travers l’installation d’un trône avec à l’arrière deux ombres noires qui représentent un tiraillement entre le bien et le mal. Cet objet, emblème par excellence du pouvoir, cache également des ombres humaines. L’artiste fait le lien ici entre le trône et l’enseigne publicitaire : des objets représentatifs d’une réalité mais qui finalement ne la reflète pas. L’attention est portée sur l’objet au détriment de l’humain et qui fait preuve de vénération et d’utopie. Du coup, le pouvoir, bien souvent représentatif, de façade, donnent aux autres une image tronquée et vénérée de ce que nous sommes.

Le déchirement intervient ici alors par des tableaux de bois percés de clous avec des restes de pagne emprisonnés, déchirés qui marquent le passage d’Etres humains, qu’ils soient jeunes ou vieux. Au pied de ces tableaux, des tas de restes de tissu, un monceau de déchets comme une trace de ceux qui ont été et qui sont restés sur le carreau. Cette installation ramène à la mémoire, des images vues et revues des films et documentaires traitant de l’holocauste. Les toiles alentours fonctionnent en écho de cette installation : on peut y lire « non retour », « trafic », « crime »… Une souffrance exprimée avec force qui rebondit sur les murs et qui marque les esprits.

 

Fortuné SOSSA

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Bénin:des journalistes culturels formés à la critique des arts plastiques

L’association « Beauté du Royaume » a organisé un atelier d’échanges avec des journalistes culturels sur la critique des arts plastiques dans la commune d’Agbangnizoun dans le département du Zou du 15 au 17 janvier dernier, avec l’appui du maire, Léopold Houankoun. Les participants sont venus des radios du Littoral, de l’Atlantique et du Zou.

 

Critiquer, c’est voir, juger et écrire. C’est en ces termes que l’expert international Jean Marc Desponds arrivé de la Suisse a planté le décor. Il développe : « Le premier mot vise à bien observer les faits ou encore les images, les comparer puis les analyser pour mieux critiquer. Le second fait recours aux  émotions. » Parlant d’émotion, le critique d’art fait appel aux cinq émotions brutes qui sont « la peur, la colère, la tristesse, la joie et la surprise » qui l’animent à la vue d’un tableau. Enfin, le troisième mot invite à l’explication des critiques formulées sur l’image observée. Ainsi, la critique d’art fait ressortir le talent de l’écriture. Ce qui induit que le critique reste plus proche du public que de l’animateur. Pour ce faire, a-t-il insisté : « Quand on a rien à écrire il vaut mieux s’abstenir. »

Car,  le journaliste culturel est comme tout autre professionnel du métier qui tient compte d’abord des faits, de sa propre connaissance du milieu, prenant en compte ses émotions. Il est, de ce fait, une sorte d’intermédiaire éclairé, un passeur entre les créateurs et le public. A cet effet, il doit absolument faire de la recherche. Il doit être au courant de la créativité.

Pour jauger la compétence des participants, le plasticien Arolando, basé à Abomey, a été invité à la formation avec quelques unes de ses œuvres. A tour de rôle, les journalistes ont été amenés à l’interviewer. Cet exercice a permis de parfaire la pratique de l’interview chez les participants. Ensuite, l’artiste a été invité à exposer ses œuvres en simulant un vernissage. Cela a permis de donner de la matière aux journalistes pour un premier exercice sur la critique d’art. Après l’appréciation des productions sur les œuvres d’Arolando, les intéressés ont reçu ensuite la visite de Princesse Esther Tissot pour le même travail. Présidente de l’association Beauté du Royaume, Princesse est une artiste spécialisée dans la photographie d’art.

Outre les techniques pour mieux réussir une critique d’art, les échanges ont également porté sur le journalisme d’investigation et la déontologie. Il est revenu à Fortuné Sossa, co-animateur de l’atelier de présenter ces deux communications. Selon les explications de ce dernier, le journalisme d’investigation est un champ immense. En vérifiant ou en réfutant une hypothèse, un journaliste peut plus facilement voir quelle information il lui faut chercher, et comment l’interpréter. Pendant que la recherche progresse, le journaliste organise ses données et compose des parties spécifiques de l’histoire finale. Ce processus, à son tour, facilite le contrôle qualité et permet un aperçu plus exact du respect des aspects légaux et déontologiques du travail.

Dans son intervention sur les questions déontologique, le communicateur a rappelé que les vertus qui doivent guider tout journaliste sont l’équité, la non incitation à la haine, le respect du droit citoyen, de la vie privée, de la vérification des faits, de l’impartialité... Il a ensuite procédé à la lecture des 26 articles qui composent le Code de déontologie de la presse béninoise. A la lecture de chaque article, il l’étaye d’exemples et de cas pratiques.

 

Blaise Ahouansè

 

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