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Burkina Faso : Le textile en valeur

 L’enceinte de l’hôtel Ran Somkieta à Ouagadougou, a abrité, le mercredi 24 mai 2017, la cérémonie de lancement de la 6e édition des Journées de Valorisation du textile artisanal (JVA).  Ces journées Placées sous le thème «  LE FASO EN DANFANI » et organisées par l’Union des Professionnels du textile et de l’habillement du Centre ( UPROTEX-HAC), ont pour objectifs majeurs la promotion du textile artisanal et la valorisation des corps de métiers dudit domaine.

Ce sont plus de trente-cinq exposants venus de quatre régions du Burkina, associés à ceux de la région du centre qui ont pris part à la cérémonie de lancement des JVA placée  sous la présidence de Monsieur Tahirou BARRY,  Ministre de la culture, des Arts et du Tourisme et sous le patronage de Monsieur Stéphane SANOU,  Ministre du commerce et de l’artisanat. Pendant quatre jours, les JVA permettront aux populations burkinabè de découvrir le savoir-faire des artisans dans le domaine du textile et de l’habillement. La cérémonie de lancement a été ponctuée de discours et de défilés de mode riches en couleur.

A l’occasion, Monsieur OUEDRAOGO  Marcel dans son allocution a témoigné son satisfecit à l’endroit de tous les artisans de la filière textile, et s’est exprimé en ces termes :« UPROTEX-HAC est un label de qualité qui imprime au pagne traditionnel Burkinabè « Le Faso Danfani » ses marques de noblesse. De la maîtrise de la filature à la couture, en passant par la teinture, l’expertise Burkinabè convainc et pour cela renchérit-il, nous pouvons en être fiers ». Mais des défis, il en existe. Pour lui « Le défi qu’il faille à ce jour relever est celui de la synergie des acteurs du textile car sans cette synergie d’action, il sera quasiment impossible de booster le secteur ». Il  y a donc urgence que le partenariat public-privé soit une réalité. Il lance à l’effet un appel pressant à l’autorité pour la création d’un fond qui puisse permettre de satisfaire les différentes commandes aussi bien au plan national qu’international.

Quant-au président de la cérémonie, Monsieur Tahirou BARRY, Ministre de la culture, des Arts et du Tourisme, sans denier la nécessité de la création d’un fond de soutien pour le secteur du textile, il soutient que la seule façon, de se développer serait de produire à grande échelle ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons. Cela dixit-il, il le tient  du père de la révolution Burkinabé le capitaine Thomas SANKARA qui demeure l’icône de la valorisation du pagne traditionnel Burkinabè le « Faso Danfani ». Celui-ci ne manque pas d’ajouter que : « Le défi de l’industrialisation est le préalable pour apporter une croissance significative au secteur du textile et  la réflexion est lancée au niveau du gouvernement afin de relever ledit défi ».C’est vivement ce que souhaitent les organisateurs de ces JVA et les femmes, maillon incontournable du métier ne sont pas en reste. Pour Madame KI M. Fatimata, spécialiste du  pagne traditionnel «  San »,teinturière-couturière et brodeuse, l’espoir est permis car« Une fois la matière première disponible et accessible, le travail deviendra plus aisé et le Burkina Faso ne peut qu’être habillé en « Faso Danfani ». C’est sur ces notes d’espérances formulées après la visite des stands qu’a pris fin la cérémonie d’ouverture des JVA. Rendez-vous est pris le 27 mai pour l’apothéose dénommée « La nuit du Danfani »  à la salle des fêtes de Ouaga 2000.

www.baobabafrique.com

L. Casimir YAMEOGO

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