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Zénith de Paris : Après Wally et Pape Diouf, Sidy Diop se lance

Le chanteur Sidy Diop et le promoteur de la Maison des gardes du corps (MGC) ont signé un contrat d’exclusivité. Face à la presse, les deux collaborateurs ont informé que ce projet culturel s’élève à hauteur de 50 millions de francs CFA va durer 2 ans.  Et, durant cette période, renseignent-ils, l’interprète de «Diabira » va faire des prestations musicales à l’intérieur du pays mais également à l’étranger.   

La soirée de lancement dudit projet est prévue le 7 décembre 2018 au Théâtre Daniel Sorano de Dakar, elle sera aussi à l’honneur de l’homme d’affaire Cheikh Amar. 

Dans la même lancée, le chanteur de Guédiawaye, le promoteur et son collaborateur Matar de la structure de production "Subatel" envisagent également une soirée au Zenith de Paris, après celle de Pape Diouf. 

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Belgique: la restitution du patrimoine africain en débat

Que faire des objets pillés durant l’époque coloniale et consacrés œuvres d’art dans les musées d’Europe ? La question ne se pose pas qu’en France, où un rapport doit être rendu en novembre par l’essayiste sénégalais Felwine Sarr et l’historienne de l’art Bénédicte Savoy au président Macron. En Belgique, le débat précède la réouverture en décembre du Musée royal d’Afrique centrale, et porte aussi bien sur des objets, des archives que des restes humains.

 

Dans une lettre ouverte publiée le 25 septembre, 36 personnalités des mondes artistique, universitaire et associatif, en majorité Afro-descendantes, ont dénoncé une « Belgique à la traîne sur la restitution des trésors coloniaux » par rapport à la France, l’Allemagne et le Canada.

Le gouvernement a-t-il une position sur la question ? Au détour d’une dépêche de l’agence Belga, l’actuel ministre de la Coopération, Alexander De Croo, se dit prêt à en discuter avec les autorités et les directeurs de musées, mais aussi les experts des pays concernés. Un premier jalon a d’ailleurs été posé avec le « renvoi » au Rwanda des archives de la période coloniale, annoncé fin septembre. Une enveloppe de 400 000 euros a été prévue par le ministère de la Coopération, pour un projet de numérisation des archives royales et de celles du Musée royal d’Afrique centrale ayant trait à cette ancienne colonie belge. Il débutera en 2019 avec la visite d’une délégation d’archivistes rwandais qui définiront leurs priorités.

Un sujet qui monte

Dans une autre tribune, parue le 17 octobre, une trentaine de scientifiques, dont certains travaillent au Musée royal d’Afrique centrale, ont demandé un dialogue transparent qui « doit l’emporter sur le paternalisme ». Ils se refusent à des manœuvres qui consisteraient à noyer le poisson : « Il faut que l’on admette que la restitution concerne principalement la restitution physique d’objets de musée. La numérisation, les prêts et les expositions itinérantes sont également importants, mais ne doivent pas détourner l’attention du cœur du débat. »

Autre première en Belgique : un débat « participatif » intitulé « Restitution des biens culturels africains : question morale ou juridique ? » s’est tenu le 16 octobre au Parlement francophone bruxellois, sous la double houlette des présidentes de cette assemblée et de l’association Belgian Afro-Descendants Muntu Comittee (BAMKO-CRAN).

Ce débat, abrité par les 72 élus francophones sur les 89 que compte le Parlement de la région Bruxelles-Capitale, devrait être suivi d’effet : la constitution d’un groupe d’experts est prévue, de même qu’une résolution, destinée à être partagée avec les autres Parlements du pays. Il s’agira de proposer des amendements à la loi, pour aller vers des restitutions concrètes.

Campagne de restitution volontaire

En attendant que ce processus fasse son chemin, BAMKO-CRAN invite les particuliers à rendre les objets africains en leur possession, même s’il s’agit de vieux tams-tams ou de lances rapportées par leurs oncles du Congo. Cette campagne de restitution volontaire, qui va « permettre aux familles de donner l’exemple aux musées », verra les objets transiter de BAMKO-CRAN vers le Forum international des souverains et leaders traditionnels africains, chargé de retrouver les villages, familles et lignées d’où viennent les objets   et quand c’est impossible, de les rendre à des musées africains.

Les discussions en Belgique portent sur trois sujets bien différents, mais entremêlés : archives coloniales, restes humains et objets. Michel Bouffioux, journaliste de Paris-Match Belgique, a révélé en mai dernier la présence de 300 crânes, ossements et fœtus conservés dans le formol, provenant principalement du Congo, à l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique. Le journaliste dénonce les crimes commis par le militaire belge Émile Storms, tels que la décapitation du chef Lusinga, en 1884, dont le crâne rapporté en Belgique comme trophée n’a pas été rendu au Congo. Les questions juridiques autour de ces dépouilles restent d’ailleurs posées.

114 pièces rendues au Zaïre de Mobutu

Sur la question des œuvres, le Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren se veut « ouvert » au débat. Il explique dans un petit vade-mecum en ligne sur les « mythes et tabous » qui lui sont liés : « La présence de collections africaines à Tervuren mène inévitablement à la question du retour d’objets aux pays d’origine. (…) L’État belge, propriétaire légal des collections de l’AfricaMuseum, a transféré des objets, notamment entre 1976 et 1982. Lors de cette période, 114 pièces ethnographiques ont quitté le Musée royal de l’Afrique centrale pour l’Institut des musées nationaux du Zaïre à Kinshasa. Environ 600 objets ont également été transférés au Musée national du Rwanda à Butare. » En outre, Tervuren a remis en 2010 à ses trois anciennes colonies africaines, Congo, Rwanda et Burundi, la version digitale des films coloniaux les concernant.

L’essentiel du fonds colossal du Musée, où figurent entre autres 180 000 objets ethnographiques et 8 000 instruments de musique, n’en reste pas moins à Bruxelles. « Tout se passe en Belgique comme s’il fallait tout faire pour éviter de perdre la face par rapport à la question coloniale, analyse Mireille-Tsheusi Robert, la présidente de BAMKO-CRAN. Contester le Musée royal de Tervuren, l’histoire coloniale de la Belgique ou son influence actuelle sur le Congo, c’est toucher à des motifs de fierté nationale et à la vitrine internationale du pays. »

« Tout ça ne nous rendra pas le Congo »

En témoigne, par exemple, l’expression « Tout ça ne nous rendra pas le Congo », courante et utilisée à tout propos, au point d’avoir donné son titre à une émission de télévision traitant de faits de société généraux sur la RTBF. Elle évoque un fantasme de restitution d’une grandeur passée à l’exact opposé de ce que revendiquent les Afro-descendants à propos des biens culturels. Ce travers de la « vantardise coloniale » est d’ailleurs pointé par de nombreux experts, parmi lesquels l’historien belge David Van Reybrouck, auteur de Congo, une histoire (Actes Sud, 2012).

« De ce point de vue, le Musée royal d’Afrique centrale est mal utilisé », poursuit Mireille-Tsheusi Robert. La secrétaire d’État à l’Égalité des chances Zuhal Demir y envoie par exemple des jeunes qui ont chanté en août « Couper des mains, le Congo est à nous » lors du festival  Pukkelpop, où ils s’en sont pris à deux jeunes filles noires. L’objectif : « qu’ils prennent conscience des faits horribles commis durant la colonisation », selon la secrétaire d’État. « Et ce, alors que le musée n’est pas décolonisé ! », s’exclame la présidente de BAMKO-CRAN.

Le débat sur la restitution s’inscrit comme en France dans un contexte plus général de « décolonisation » des anciennes métropoles coloniales, et de dénonciation des expressions les plus flagrantes du racisme qui en est issu.

Avec la Rfi

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Livre : A l’orée du trépas de Khalil Diop

Dans cette fiction titrée À L’ORÉE DU TRÉPAS, parue aux éditions l’harmattan, Khalil Diallo comme un agent spécial, un infiltré, relate de l’intérieur ce que l’on ne fait que deviner, et surtout se pose avec nous les questions qui intéressent à savoir : Quelles questions se posent un terroriste juste avant de passer à l’acte? Qu’est-ce qui le motive ?

L’auteur a signé pour son premier roman, un roman d’amour, d’exil, de larmes, de peines, mais aussi un roman de lutte contre l’obscurantisme religieux.  

Son premier tour de force est qu’il sort des sentiers battus, pour nous montrer toute la complexité que peut revêtir, une existence, mais aussi un monde. Celui d’Ismaïla. Un jeune garçon né dans un village de la région de Kaolack - Ngane plus précisément. À la mort de sa mère, alors qu’il avait à peine onze ans, il sort du voile de l’enfance: « Perché sur ses onze hivernages, pour lui, ce jour, rien ne servait de réfléchir, rien ne servait de pleurer, tout ce qu’il devait faire c’était endurer… Pourtant, il aurait aimé s’immoler dans un enfer de détresse et de sanglots pour ressusciter avenue des endeuillés, rue des âmes perdues, à l’endroit le plus huppé des limbes : l’angle des cœurs brisés ». Sur le coup du deuil, de l’affliction, il fait montre d'irrévérence et est renié par son père et laissé à lui-même. Sans but précis, ni repères, il rejoignit Dakar où après de longues années, il devint un jeune homme accompli. A l’annonce de la mort imminente de son père, il retourne à son village natal.

 

Bouleversé par ce retour au pays natal, le deuil et tous les sentiments affiliés, Ismaila, d’abord reclus dans une forteresse de solitude que seul le deuil sait bâtir, sombre dans le désespoir. Aidé de ses amis, dont Oumar, artiste engagé, orateur hors pair, il sort, rencontre de nouvelles personnes dont la belle Amina : « Son charme à elle résidait dans sa simplicité… elle était de ces beautés que l’effacement sublimait. Belle du Seigneur, sa beauté n’avait d’égal que sa douceur». C’est le début d’une belle histoire d’amour : « Fragments d’éternité articulés, à la merci du temps, cet illustre marionnettiste sans émotions, ils s’étaient témoigné une profonde affection … Cette nuit,  c’est aux côtés de cet homme si doux qu’elle voulait demeurer. Elle aurait souhaité figer le temps… » et même le ciel et l’univers concourraient à cet amour « À peine avaient-ils quitté la voiture qu’ils pouvaient observer au-dessus de leur tête le ciel qui présentait une palette de couleurs voluptueuse comme s’il s’était doté d’un kaléidoscope des plus beaux couchers de soleil connus». Tout allait dans leur sens jusqu’au jour où leur relation fut brutalement stoppée par l’armée des ténèbres, ce jour où, parce qu’ils lui ont pris ce qu’il avait de plus précieux, Ismaila décida de se venger contre ceux qu’il essayait de comprendre jusqu’ici en témoigne sa réflexion au lendemain d’un attentat : « La haine, la rage plutôt que la religion, ce sont bien ces sentiments-là qui animent les auteurs de ces actes d’extrême violence, d’après les pensées ensommeillées d’Ismaïla… Ces individus, noirs, blancs, récemment convertis, athées et endoctrinés, n’ont en commun qu’un ensemble de funestes choses : la même rage, la même colère accumulée et silencieusement contenue pendant des années à souffrir l’humiliation et la peur de jours sans lendemains. Alors pour eux, pensa Ismaïla, la religion n’est qu’un prétexte ... La radicalisation a lieu, car le discours extrémiste fait sens chez ces jeunes. L’embrigadement, pensait Ismaïla, était très simple… Les groupes agissent auprès de jeunes à l’identité fragile.. Ils agissent aussi auprès de personnes naufragées de la vie à qui il ne reste plus rien. Pour tous ces jeunes à la dérive, l’engagement est le seul moyen d’émerger, de se rendre utiles à la communauté, à une cause plus large, dans un besoin de donner du sens à leur vie ».

Après cela, tout va très vite, d’actions en actions on en arrive à la chute finale, véritable apothéose lyrique : « Ils flottaient ensemble, tous les deux réunis, ni la vie ni la mort n’ont pu les séparer, et à présent, leur amour est toujours aussi vivant, car il est plus fort que l’obscurantisme, que la haine et les religions. Ainsi… il avait trouvé la force de déclencher d’un coup sec et résolu le fatidique détonateur de sa ceinture qui résonnait comme le plus beau chant du cygne et plongeait à tout jamais le soleil de son existence dans la nuit de toutes les horreurs pour recoller les éclats de son cœur. »

 

Le premier roman de Khalil DIALLO, est doté d’un grand souffle poétique, c’est un beau roman d’amour, l’auteur construit son intrigue avec une langue savoureuse, et ce livre ne laisse pas indemne tant par les thèmes traités, que la mort qui est un personnage omniprésent. Il est bouleversant.

 

Par Yaya BARRO

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Escroquerie foncière : Wally Seck arnaqué de 25 millions FCFA par son ami

Le célèbre chanteur Wally Seck a perdu 25 millions de francs Cfa dans une escroquerie foncière présumée. L’artiste avait déboursé ce pactole pour acquérir une parcelle de trois hectares via son ami Abdou Aziz Ciss, patron de l’agence immobilière Wa Keur Dabakh, alors que le  terrain s’est révélé être « dans l’assiette foncière de l’AIBD ».

Et selon le  journal l’Observateur  qui livre l’information, le mis en cause a été arrêté par la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos).

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Pape et Cheikh et Tringa se souviennent de Mamadou Konté

L’association Tringa en hommage au producteur Mamadou Konté, présidée Madame Awa Thiam poursuit ses activités sociales. Ainsi, le samedi 13 octobre 2018 au Radisson Blu à Dakar, Pape et Cheikh, les princes du folk animent le diner de gala dont les recettes serviront à réhabiliter la case de santé du village de Diamafara dans la région de Kaffrine afin de soulager les populations de la localité.

Auparavant, l’association Tringa a organisé depuis 2016, des concerts avec Ngaka Blindé, les Frères Guissé et d’autres activités pour venir en aide à la pouponnière de Médina, au Centre de lecture et d’animation culturelle et à la maternité de Khombole. A cela s’ajoute un grand ndogou solidaire au profit du daara de la mosquée de Ngor.

 En perpétuant la mémoire du regretté Mamadou Konté (1945-2007), fondateur du label Africa-Fête, qui s’est illustré dans la production et la diffusion de la musique africaine, porteuse de valeurs, de messages, de mémoire du continent, l’association Tringa joue un rôle capital dans la vulgarisation des idées toujours actuelles de ce panafricaniste convaincu, Mamadou Konté qui s’adonnait aussi dans l’humanitaire, le partage et l’ancrage social.

Alassane CISSE

 

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Regard libre sur le discours de l’hommage national du président de la république à bruno diatta

Il est 22H 01 au Québec ce samedi 29 septembre 2018, 2h 01 du matin à Dakar. Je suis loin de mon cher pays, venu prendre le Prix international de Poésie qui m’est décerné. Je viens de lire l’hommage intégral du Président Sall à Bruno Diatta. Je pèse mes mots: indicible! Bouleversant! Ce texte m’a fait «trembler», pour utiliser un mauvais français, faute de mieux ! Deux séquences relevées. Le Président cite Rûmi. « Élève tes mots pas ta voix. C’est la pluie qui fait grandir les fleurs et non le tonnerre.» / Puis il dit lui-même, parlant de Bruno Diatta, je le cite dans le texte: « L’essentiel n’est pas dans le verbe, mais dans l’acte qui demeure.»

J’ai beaucoup hésité pour écrire sur Monsieur Bruno Diatta. J’ai bien fait de rester silencieux. Le silence est le plus puissant des hommages en pareille souffrance nationale. Pour moi, Bruno était une île. Il est venu servir son pays et comme un soldat sous les drapeaux, il a servie et il s’est tu au prix d’un idéal sacré. Il a accordé toutes les guitares, depuis Senghor. Et la musique fut belle.  Que Dieu guide son prédécesseur et IL le guidera !

A Madame Thérèse Diatta, l’épouse, je dis: toi tu sais et moi je sais. Tu sais combien je t’ai toujours été attaché. Je sais combien tu me la rendu. Je n’oublierais jamais ton immense peine à la mort de notre ami commun, l’inoubliable et éblouissant peintre  Souleymane Keïta que tu chérissais tant et avec lequel, ensemble, nous tentions de mieux rêver le monde. Permets-moi, fort affectueusement, de te prendre ici dans mes bras.

Que l’on dise au Président que son hommage à Bruno Diatta doit être imprimé et distribué. Toutes nos instances diplomatiques doivent recevoir ce texte. Il devrait pouvoir être encadré et affiché dans la salle du Conseil des ministres qui porte désormais le nom de Bruno Diatta. Ce texte ne doit pas être oublié. Il doit rester vivant non dans la mémoire des hommes, mais dans l’actualité des hommes d’aujourd’hui et de demain. Le président de la République doit laisser cette marque.

Cet hommage n’est pas seulement un hommage. C’est un « continent de l’esprit » qui réconcilie la République avec la plus haute marche du devoir accompli.

Je ne crois pas que le Président va rester le même homme après la mort de son ministre et ami Bruno Diatta.

Qu’on lui dise bravo pour ce verbe qui fonde et imprime l’acte d’un homme dans le marbre. À tout jamais. Bruno est heureux là où il dort. La mort a un nom: la vie ! Les deux sont liées. Comme un couple.

 

             

Amadou Lamine Sall

                                                                                                                       poète

 

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Cinéma: Décès du cinéaste burkinabé Missa Hébié en plein tournage

Missa Hébié, le célèbre réalisateur burkinabé est décédé brutalement le mercredi 26 Septembre 2018.

Si c’était un soldat, l’on dirait qu’il est tombé les armes à la main. C’est en plein tournage d’un film que le cinéaste a rejoint ses ancêtres.

Missa Hébié a été l’un des réalisateurs les plus prolifériques des 15 dernières années. Il a réalisé plusieurs films dont les séries à succès dont ‘’L’as du lycée", ‘’Commissariat de Tampy’’ et ‘’ Stop corruption ‘’ .

Des longs métrages, il en a également fait. Il a à son compte ‘’ le fauteuil ’’ ( prix Oumarou Ganda au 21ème Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou et présenté au Festival international du film de Pusan 2009 en Corée du Sud ), ‘’Cellule 512’’ (meilleure affiche au FESPACO 2015 ) ‘’raison du plus fort’’ et bien d’autres.

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Une grande perte pour la nation sénégalaise, Bruno Diatta n'est plus

Bruno Diatta n'est plus. Celui qui a été chef de protocole de Léopold Sedar Senghor à Macky Sall en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade est décédé. La perte de ce grand homme qui a passé plus de 50 ans de sa vie au Sénégal est incommensurable pour le Sénégal.

En cette douloureuse circonstance, la rédaction de BaobabAfrique présente ses condoléances à son épouse Madame Diatta qui est directrice de la Galerie Kemboury.

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Après 9 ans de silence, l’artiste rappeuse Moona revient avec un single intitulé « Qui »

Moonaya, de son vrai Awa Mounaya YANNI, est une artiste-musicienne bénino-sénégalaise évoluant dans le milieu du hip hop depuis plus d’une quinzaine d’années. Absente depuis presque 9 ans, cette fois l’artiste a décidé de refaire surface pour récupérer son public abandonné, après son premier album « mort né » en 2009. 

D’ailleurs une absence que cette ancienne animatrice de la Rts justifie. Ne serait-ce qu’en prenant plus de temps à l’audiovisuel. « J’assume que j’étais absente de la scène musicale. C’est parce que non seulement je suis une femme de média, mais aussi, il faudra que je me nourrisse aussi. Et ma musique n’était pas bénéfique », soutient-elle. 

Mais, cette fois-ci, l’artiste est décidée de compenser cette absence sur la scène musicale, en lançant un produit nouvel de variété purement africaine sur le marché.  « D’abord un single ce vendredi 21 septembre 2018, le mois prochain un "I-pi" de 5 titres et l’album est prévu pour 2019. » 

Ce Single qui sera présenté sous forme d’interrogation s’intitule « Qui », un choix que l’artiste justifie : «  je pense qu’il faut s’interroger dans certaines choses. Et je n’ai forcément pas la meilleure réponse. Et aujourd’hui on peut concevoir une pensée sans penser à la politique dans le quel nos Etats vivent. C’est aussi moi en tant que femme et être humain, les thématiques de l’espoir, de l’amour et du panafricanisme seront au menu », promet l’auteure 

La variété africaine et la world music, tel est l’identité de l’artiste. « Il y’aura des sonorités différentes, de l’Afro beat, du Soul et aussi du Rap à l’ancienne qui est mon identité. Parce que quand on me demande, je réponds tout simplement: « cuz I feel hip hop ! ». 

Comme tout artiste, porteur de voix, Moona n’a pas manqué de faire une lecture sur la situation politique du  Sénégal. « Les politiciens devront revoir leurs promesses qu’ils avaient tenues avant d’être au pouvoir », suggère-t-elle.

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Musique : Alibéta cogite sur l'existence

Le chanteur sénégalais Alibéta a fait paraître son tout nouveau single « Wiri wiri », le mercredi 12 septembre 2018. La rencontre s’est teenue à la Maison des cultures urbaines à Ouakam.

« Wiri wiri », titre du single, est une expression wolof (langue du Sénégal), dont l'ambivalence a été parfaitement exploitée par Alibéta, pour donner plus de pertinence à son message. Couramment, la locution désigne un cycle infini ; mais « Wiri wiri » renvoie aussi à l'idée d'un passage obligatoire. Les deux sens de l'expression ont été parfaitement conciliés par l'artiste dans sa nouvelle proposition, qui aborde en musique, la délicate question de l'existence. Inspiré de la cosmogonie sérère (ethnie du Sénégal dont il est issu), le single d'Alibéta présente la vie comme un cycle éternel, où la très redoutée épreuve de la mort par laquelle tout vivant devrait passer, est perçue comme une phase de renaissance. L'Afrique, longtemps soumise et brimée par les autres, est appelée la première à renaître à travers ce chant. L'auteur confi » : Ce single participe d'un travail de décolonisation de l'Afrique, qui ne devrait pas se faire qu'à l'échelle politique et économique comme on le pense très souvent, mais aussi au niveau culturel. 

Nous jouissons d'un immense patrimoine porté par nos cosmogonies anciennes, qui pourrait aujourd'hui nous aider à repenser notre relation avec la nature, l'environnement et nos semblables.

Bien plus qu'une simple œuvre musicale, « Wiri wiri » prend l'aspect d'un discours philosophique d'une rare profondeur, prononcé par un artiste quelque peu excentrique, qui n'a pour désir que de participer à la renaissance spirituelle de son continent.

Le morceau qui loue la grandeur de Roog Sen (être omnipotent et transcendant de la culture sérère), clame aussi l'unité culturelle d'une Afrique aux réalités à la fois plurielles et ressemblantes. 

Pour Alibéta, admirateur du travail de l'historien sénégalais Cheikh Anta Diop, toutes les cosmogonies du continent noir sont structurées de la même façon, autour d'un principe divin et des ancêtres.  

Son message, Alibéta compte sur la capacité d'abstraction du public africain pour en saisir la quintessence. La musique elle aussi, imprimée d'un style de fusion que l'artiste qualifie lui-même d' « afro-cosmique » (mélange d'influences traditionnelles et de sonorités actuelles), devrait faciliter l'élévation.

Dans le souci d'atteindre un public plus large, l'œuvre chantée en sérère, est sous-titrée en français et en anglais.

« Wiri wiri », réalisé par ONI et Tic-tac 221 Film, paraît en prélude au prochain album d'Alibéta annoncé pour 2019. L'opus est d'ores et déjà présenté comme le rendu d'un travail de recherche sur les cosmogonies africaines et sur celles du monde dans sa globalité. Le single est distribué au Sénégal par Ziksen.

Source Music In Africa

 

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