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Danse: Germaine Acogny, Mon Elue est Noire

La « Grande Dame de la danse africaine » Germaine Acogny en performance solo au festival de danse « Kay Fecc ». La marraine de l’édition 2017 a impressionné par sa prestation chorégraphique. Malgré son âge de plus de 70, elle a remis une apparition remarquée sur la scène de l'Institut Français le 20 Mai 2017. Le public l'a célébrée avec des ovations. Ceux qui avaient attendu des danses africaines à la musique bienheureuse de tambours étaient certainement très surpris de voir cette interprétation profonde de l'œuvre « Les sacres de printemps » de Stravinski.

 

La chorégraphie "Le Sacre 2 - Mon Elue Noire" du chorégraphe souvent controversé Olivier Dubois, qu'il a développé en 2014, a été spécifiquement conçu sur mesure pour Germaine Acogny. Germaine, qui est non seulement une icône de la danse moderne africaine, est descendante d'une prêtresse Youruba et se regarde même comme son incarnation. De plus les deux artistes, Oliver et Germaine, sont également fascinés par le sujet de la mystique et la recherche des origines de l'existence humaine. La performance dans le rôle « l'élue noire » mystique était un projet longtemps proposé par Béjart mais c'est que maintenant que cette idée a finalement pu être réalisée.

 

La pièce « Le Sacre du printemps » de Stravinsky s'inscrit parfaitement dans le contexte africain. Au niveau du sujet les éléments spirituels et mythiques, le sacrifice rituel d'un être humain, tout pourrait provenir d’un conte africain. Au niveau musical, les techniques appliquées comme les superpositions polyrythmiques des motifs, l'utilisation d'instruments à cordes comme percussions, avec des structures de répétition apériodiques, la division rythmique en un certain nombre de très petites unités et à l'évolution des signatures de temps, pour ne citer que quelques-uns, fait ressembler un peu de la façon des tambours africains,.

 

Dans son interprétation, Germaine Acogny fait allusion à la violence et l'impact de la colonisation et ses effets destructifs. Elle cite Césaire, Discours sur le colonialisme (1950). « La colonisation, je le répète, la colonisation, déshumanise l'homme même le plus civilisé. ». Dans la scène finale, elle commence à peindre tout en blanc jusqu'à ce que la protagoniste se suicide en se faisant saigner à mort de sang blanc.

 

La musique même avec sa sonorité pompeuse et le rythme dur est déjà très impressionnante. La présentation visuelle était extraordinaire et étonnante. Le minimalisme de la mise en scène, l` utilisation extrêmement conceptualisée et précise de l'éclairage et du brouillard, un décor noir simple avec une actrice était un énorme défi pour l'artiste et toute l’équipe.

 

Germaine Acogny, toute seule sur scène, supportée que par la lumière et le brouillard, a produit des images impressionnantes et vives. Elle a excellé non seulement par l'expression presque de son langage du corps, elle a aussi fasciné par son apparence quelque fois androgyne et presque mystique. Elle toute seule a rempli toute la scène. Avec des poses dansées, des mouvements naturels mais toujours contrôlés, des mouvements rythmiques, centrés au milieu du corps, elle a pu transférer son énergie au public..

 

Ce fut une belle expérience d'avoir pu assister à la performances. Cependant, c'est grâce à toute l’équipe que cette soirée a été un tél succès.

 

 

Par Angelika Prox-Dampha

 

 

 

 

Im Rahmen des Tanzfestivals « Kay Fetche » gab es die seltene Gelegenheit die „Grande Dame des afrikanischen Tanzes“, Germaine Acogny bei einem Solo Auftritt zu sehen. Germaine ist eine bemerkenswerte Tänzerin, Choreographin und Geschäftsfrau, die auch noch im Alter von über 70 Jahren eine beindruckenden Bühnenauftritt ablieferte. Das begeisterte Publikum im Institut Français feierte sie mit Standing Ovation. Wer hier allerdings fröhliches afrikanisches Tanzen zu lockerer Trommelmusik erwartet hatte, war sicherlich sehr überrascht.

 

Die Choreographie « Le Sacre 2 - Mon Elue Noire » hatte der oft umstrittene Choreograph Olivier Dubois 2014 speziell für Germaine Acogny entwickelt. Germaine, die nicht nur eine Ikone des afrikanischen modernen Tanzes ist, sonder auch von einer Youruba Priesterin abstammt, ja sich als ihre Inkarnation sieht, ist allein durch ihre Identität eine ideale Verkörperung der „Elue Noire“. Beide, Oliver und Germaine sind von der Thematik des Mystischen und der Suche nach den Ursprüngen menschlichen Seins fasziniert. Als mystische « l'élue noire » sollte Germaine schon einst bei Béjart auftreten. Nun wurde diese Idee endlich realisiert.

 

Das Stück « Le Sacre du printemps » von Strawinski passt hervorragend in den afrikanischen Kontext, technisch und inhaltlich. Spirituelle und mythische Elemente, das rituelle Menschenopfer, polyrhythmische Überlagerungen der Motive, der Einsatz der Streichinstrumente als Rhythmusinstrument, einwenig in der Art afrikanischen Trommeln, mit aperiodischen Wiederholungsstrukturen, die rhythmische Aufspaltung in eine Vielzahl kleinster Einheiten und wechselnder Taktarten, um nur einige zu nennen.

 

In Ihrer Interpretation thematisiert Germaine Acogny die Gewalt und der Einfluss der Kolonialisation, seine zerstörerischen Effekte. In ihrer Anklage zitiert sie Césaire, Discours sur le colonialisme (1950). « La colonisation, je le répète, la colonisation, déshumanise l’homme même le plus civilisé. ». In der finalen Szene wir dann alles weiß gemalt, bis die Protagonistin den Opfertod stirbt und weiß „verblutet“.

 

Der pompöse Klang und die harte Rhythmik des Stücks sind an sich schon beeindruckend. Durch den detailgenauen Einsatz von Beleuchtung und Nebel wurden mit minimalen Elementen eine bildgewaltige Darstellung inszeniert. Das größte Lob gebührt jedoch der Tänzerin Germaine, die ganz alleine auf der schwarzen Bühne, nur durch Licht und Nebel unterstützt ,gewaltige, beeindruckende und lebendige Bilder schaffte. Sie brillierte nicht nur durch eine aussergewöhnlich starke, fast pantomimische Ausdrucksweise sondern faszinierte auch durch ihr androgynes und fast mystisches Erscheinungsbild. Mit präzise getanzten Posen und hochkontrollierten rhythmischen, körperzentrierten Bewegungen übertrug sich ihre einzigartige Energie auf das Publikum. Dennoch wirkte nie eine Bewegung künstlich oder unnatürlich. Sie allein füllte mit ihrer Performance die ganze Bühne aus, obwohl sie „nur“ auf ein relativ kleines Podest in ihrer (Bewegungs-) Freiheit begrenzt war.

 

Es war ein Erlebnis, die Performance dieser Ausnahmetänzerin erleben zu können. Der Dank gebührt jedoch dem ganzen Team, das diese Vorstellung möglich gemacht hat:

Veranstalter: Institut Français, Dakar, Senegal

Choreographie : Olivier Dubois

Interpretation: Germaine Acogny

Beleuchtung : Emmanuel Gary

Technische Leitung : Robert Pereira

Produktion : Centre chorégraphique nationale Roubaix

Koproduktion : le Cenquatre, La Bâtie, Festival de Genève, Fabrik, Potsdam

 

 

 

Kurzprofil:

Germaine Acogny selbst ist eine Ausnahmepersönlichkeit. Die Frau die Youruba Wurzeln hat, in Benin geboren wurde und im Senegal aufwuchs studierte Tanz in Paris und wurde Teil der Compagnie von Béjart. 1977 war sie Teil der ersten Schule für Tanz im Senegal. 1980 verfasste sie das erste Standardwerk für senegalesischen Tanz. Sie entwickelte ihre eigene Technik, eine Verschmelzung von Elementen des westlichen modernen Tanzes und traditioneller afrikanischer Tanztechniken. Die « Acogny Technik » ist die bisher einzige offiziell anerkannte afrikanische Technik für modernen Tanz. Sie ist nur an wenige handverlesene Tänzer und Tänzerinnen weitergegeben worden, die heute diese Technik weltweit unterrichten. Sie wurde sogar mit höchsten Ehren ausgezeichnet, dem Ordre national du Mérite (Frankreih), dem Ordre des Arts et des Lettres (Frankreich) und dem Ordre National du Lion (Senegal).

 

Seit 1995 hat sie sich im Senegal ein eigenes Ausbildungszentrum für modernen afrikanischen Tanz, die « Ecole de Sables » aufgebaut. Ihr Mann, Helmut Voigt und ihr Sohn Patrick Acogny unterstützen sie dabei. Heute gilt Germaine Acogny als « Mutter des modernen afrikanischen Tanzes ». Neben Austauschprogrammen mit internationalen Choreographen werden regelmäßig internationale Workshops angeboten. Mit ihrer Tanzcompagnie Jante Bi ist sie regelmäßig international auf Tournee.

 

Sie wurde sogar mit höchsten Ehren ausgezeichnet, dem Ordre national du Mérite (Frankreich9, dem Ordre des Arts et des Lettres (Frankreich) und dem Ordre National du Lion (Senegal).

 

 

http://www.bam.org/dance/2017/sacre2

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