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Le Mali restaure ses archives cinématographiques depuis 1950

Conformément à une instruction de Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la culture, le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), est en passe de démarrer un grand chantier de restaurations des archives cinématographiques du Mali.

Le 26 juin 2017, Moussa Diabaté, Directeur du CNCM a reçu en séance de travail Christophe Lacroix, Senior Vice-président de Eclair. Moussa Diabaté a rappelé que c’est dans le cadre d’un séjour à Cannes qu’il a découvert Eclair, une structure qui fait aujourd’hui des miracles dans le domaine de la restauration et de la numérisation des films en France et dans le monde.

« Il nous a été instruit par Madame le ministre de la culture de restaurer les archives cinématographiques du Mali, nous avons estimé que l’occasion était bonne d’inviter Christophe Lacroix, Senior vice-président de Eclair à une séance de travail à Bamako, pour évaluer la faisabilité de projet de restauration de nos archives », a-t-indiqué Moussa Diabaté, Directeur du CNCM.

A travers ce projet, le CNCM veut restaurer, numériser et dupliquer sur des supports commerciaux, les films maliens de 1950 à nos jours. « Nous voulons faire vivre aux Maliens et à tous les amis du Mali, les mémoires de notre pays », a-t-il souligné.

Pour la circonstance, le CNCM a fait visiter les différents magasins d’entreposage des bobines de films maliens. Véritables cavernes d’Ali Baba, les magasins du CNCM conservent en bon état plus de 2444 bobines et un nombre imprécis de cassettes en VHS et DVCAM.

Après avoir rappelé que Eclaire est une vieille entreprise française créée en 1907, Christophe Lacroix dira qu’elle est aujourd’hui parvenue se hisser à la tête des structures qui proposent des solutions innovantes pour les services créatifs en Europe et à l’international. Selon lui, avec les compétences développées, Eclaire intervient dans la post-production, l’acheminement cinémas, la distribution numérique, la restauration et la préservation.

« Ma structure a déjà restauré et numérisé plus de 700 films longs-métrage dans le monde », a-t-il déclaré avant d’annoncer qu’il lui paraît très intéressant de travailler sur la restauration et numérisation des films du Mali, pays de grande culture en général et de grande culture cinématographique en particulier.

« La séance de travail que je vais avoir avec les responsables et les techniciens du CNCM, va porter sur le canevas de l’inventaire à faire pour la sélection des films à restaurer ou à numériser ou restaurer et numériser. En fonction de cet inventaire et de ce que nous voulons faire ensemble, nous pourront travailler sur le budget nécessaire à ce travail de haute portée », a-t-il indiqué. Mais, d’ores et déjà, il s’est dit très satisfait de la qualité den la conservation des bobines qu’il a vues. Et, du coup, il pense que le CNCM n’aura pas besoin de restaurer plusieurs films, mais peut être pourra mieux se concentrer sur la numérisation des archives.

Assane Koné (Notre nation)

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