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Voyage d’étude au pays de Mao Tsé toung

 Végétation luxuriante à perte de vue. Gratte-ciels impressionnants et modernes qui se dressent partout, dans les grandes villes comme dans les provinces et qui flirtent avec la belle nature, les arbres bien ordonnés le long des routes bien faites. Des gazons bien taillés annoncent des bosquets entretenus. Des villes propres, des espaces régulièrement nettoyés, des habitants disciplinés et ponctuels dont le travail rythme leur vie. Un peuple travailleur, friand de son histoire, celle des dynasties racontées à toutes les occasions, fréquentant régulièrement les sites et monuments historiques. Un peuple fier de son patrimoine culturel. Beijing, la capitale de la Chine, bouillonne d’activités professionnelles compte actuellement (2017) environ 35 millions d’habitants selon les dernières estimations. Xi’An, 8 millions de personnes se réveillent chaque matin dans cette ville moderne. Tianjin qui abrite l’industrie et l’université aéronautiques comptent 15 millions d’habitants. La Chine composée de 29 provinces compte, depuis 2010, 1 milliard 373 millions d'habitants. Elle est marquée par l'ouverture et les réformes dans une dynamique de développement durable. Une puissance mondiale qui a bousculé depuis longtemps les géants du monde. 38 Africains au terme d'un séjour d'un mois sont tombés sous le charme du pays de Mao Tsé Toung, le timonier.

 

A l’initiative du Ministère du Commerce de la République Populaire de Chine, du 28 juillet au 24 août 2017, s’est tenu à Beijing à l’Institut International de Chinois de Beijing (BICC), un séminaire de formation sur la culture et la langue chinoise appliquée.

 

Ont pris part au séminaire 38 stagiaires composés de cadres et d’agents de ministères en provenance de 12 pays francophones d’Afrique : l’Algérie, le Burundi, le Cameroun, le Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo, l’Union des Comores, le Djibouti, le Mali, le Madagascar, le Niger, le Sénégal et les Iles Vanuatu du Pacifique.

 

La mise en œuvre de ce programme de formation a été coordonnée par une jeune équipe dont l’efficacité force le respect et l’admiration. Cette équipe a conduit ce programme riche et varié, de Beijing à Tianjin en passant par Xi ‘An. Il s’agit de Han Shouyin dit Stocky, le coordinateur, Cheng Cihang dite Sylvie, Wei Qian dite Ophélie et de Yang Yue dite Anaïs.

 

« Nous sommes satisfaits de l’exécution du programme de formation qui nous a permis d’apprendre beaucoup de choses sur l’interculturalité, l’importance du patrimoine culturel et historique d’un pays comme facteur de développement » affirme Adamou Ali du Ministère des Relations extérieures du Cameroun. Pour sa part, Abdou Moustapha du Ministère de la Renaissance culturelle du Niger s’est réjoui du succès du séminaire « dont le programme d’activités a été scrupuleusement respecté ». Le programme qui a duré presque un mois a été rythmé par des cours de la langue chinoise appliquée, des conférences thématiques et pratiques, des visites des sites historiques et universitaires, de la visite de l’industrie aéronautique Air Bus, aux industries agroalimentaires diverses. « La rencontre de Beijing a été très fructueuse en terme d’enseignements et de bonne perception sur les pays dont les trajectoires historiques et leur patrimoine les incitent vers le progrès, le développement » confient Bassirou Faye et Youssou Diatta du Ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal.

 

Pour camper le contexte, dès l’ouverture officielle du séminaire, le vice-président de l’institut, BICC, Monsieur Yang Wei rappelle la qualité des relations sino-africaines : « Depuis l’ère de la révolution, une amitié profonde est établie entre la Chine et l’Afrique. En 1971, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution de restituer la place légitime de la Nouvelle Chine. Parmi les 76 pays qui étaient pour cette résolution, il y avait 26 pays de l’Afrique. La réussite de demandes officielles des Jeux Olympiques en 2008, de l’Exposition Universelle en 2010 et des Jeux Olympiques d’hiver en 2020, est due aussi sans aucun doute au soutien des pays africains ».

 

Auparavant, l’histoire retient aussi du soutien ferme de Mao Tsé Toung aux peuples africains dans la lutte pour la libération nationale de ces pays du joug colonial.

 

Ainsi, après la réussite de ce programme qui a aussi permis de tisser de fortes relations entre les Africains du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Centre et du Pacifique, les participants comptent capitaliser ce programme de formation en terme de suivi et d’initiatives. Pour ce faire, un cadre de réflexion et d’actions a été annoncé pour maintenir et porter haut le flambeau de la coopération multisectorielle entre la Chine et l’Afrique et aussi tisser des relations entre les différentes associations d’amitié sino-africaine. Quelques objectifs majeurs qui permettraient d’apporter « notre pierre à l’édifice d’une Afrique davantage unie, créative, productive et émergente et d’une Chine plus qu’unifiée et prospère » soulignent ces participants qui disent en chœur women ai ni Zhonguo-Africa (pour que vive l’amitié sino-africaine)

 

Alassane CISSE (www.baobabafrique.com)

 

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