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Doudou Diène raconte l'histoire du "Takussanu Ndar"

Le journaliste et diplomate, Doudou Diène, invité à une émission organisée par la RTS Saint-Louis dans le cadre du 26e Saint-Louis Jazz, a fait remonter à la surface l’histoire de la promenade "mythique du soir" appelée "Takussanu Ndar" datant, selon lui, en 1849, à l’époque coloniale.

Au cours de cette émission spéciale parrainée par la BICIS et la Fondation BNP/Parisbas, partenaires du Saint-Louis Jazz (26 avril-1er mai), le journaliste est revenu sur l’histoire de cette "promenade mythique du soir" faite avec "élégance, coquetterie et bon goût", appelée "Takussanu Ndar" qui remonte à 1849 pendant la colonisation.

Revenant sur ce pan de l’histoire de la ville tricentenaire, Doudou Diène explique que "tout a commencé avec le développement de la ville de Saint-Louis, lorsque le 27 novembre 1849, les européens avaient occupé l’île chassant les indigènes et créé le village de la liberté à petit Ndar communément appelé ’Ndar Tout’".

"Ils (européens) ont alors initié là, à l’image de la promenade des Anglais à Nice (France), un boulevard appelé la +route des cocotiers+ donnant sur la mer où, quand ils voulaient prendre de l’air l’après-midi après le travail, ils portaient leurs beaux habits et se promenaient avec leurs signares, leur cabrioles et chevaux", raconte le journaliste-chercheur Saint-Louisien.

"Cette tradition est ainsi née et est maintenue après la période coloniale et avec la construction de la ville entre la rue Andrée Lebon et les grandes rues de la ville de Saint-Louis" a-t-il fait noter.

"C’est l’ancêtre du +Takussanu Ndar+, Tout le monde s’y est mêlé, les Saint-Louisiennes, les signares, tout le monde est arrivé à s’habiller d’une certaine manière et l’après-midi après le travail, tout le monde se promène pour montrer ses beaux habits", fait savoir Diène qui souligne "l’élégance" et la "coquetterie" qui entouraient ce défilé.

La ville de Saint-Louis faisait partie des quatre communes de plein exercice dont les citoyens étaient des Français qui bénéficiaient des mêmes droits et devoirs que ceux de la métropole.

Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000, Saint-Louis était de 1895 à 1902 la capitale du Sénégal avec la Mauritanie et aussi de l’Afrique occidentale française (AOF).

Aps

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