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Jacques Remarcle « JOUWAII, vers une ludothèque africaine au cœur de l'Europe »

Fondateur d'Arts &Publics, une association de médiation culturelle comme il n'y en a pas d'autre en Belgique francophone, Jacques Remacle profite du projet JOUWAII, Festival des Jeux Traditionnels Africains, pour nous expliquer les formes d'action de son association et son envie de promouvoir l'Afrique à Bruxelles. Jacques Remacle répond aux questions de la rédaction du mensuel culturel PATRIMOINE et reprise par www.baobabafrique.com , le premier site d’informations culturelles en Afrique.

Patrimoine : Pourquoi avez-vous fondé Arts & Publics ?

Jacques Remacle. : En 2011, j'ai été sollicité pour assurer la promotion des musées le premier dimanche du mois. Producteur dans le domaine des arts de la scène depuis dix ans, j'avais envie de tourner la page. J'ai donc relevé le défi en créant Arts &Publics avec une vingtaine de personnes. Notre action s'est étendue des musées au jeu vidéo et à l'insertion socioprofessionnelle en quelques années. Nous menons désormais une dizaine de projets de front.

 

Patrimoine : JOUWAII fait donc partie de ceux-ci ?

J.R. : JOUWAII, c'est d'abord le projet de Serigne Ndiongue. Avec Arts &Publics, nous avons créé le programme BAMBA, la brigade d'animation et de médiation culturelle de Bruxelles et des alentours. Celle-ci permet à des demandeurs d'emploi de venir suivre une formation chez nous et d'ensuite de mener leur projet à bien avec l'aide de notre structure. D'autres projets sont menés dans ce cadre, notamment dans le quartier Athénée à Ixelles : Kids Show, une chaîne de WebTV pour enfants ou encore Global warning, un projet d'exposition événementielle sur le climat.

 

Patrimoine : Pourquoi avoir retenu le projet JOUWAII ?

J.R. : Le projet a d'énormes qualités. Il est novateur. Il implique les habitants du quartier à travers un collectif. Il va à la rencontre de tous les publics à travers des animations dans les écoles et avec les associations. Le jeu est un média extraordinaire pour créer du lien social et du vivre ensemble. Et pour l'après-festival, il trace la perspective de la création d'une ludothèque africaine.  Enfin, il y a la personnalité de Serigne qui est le catalyseur de toutes les énergies, celui qui réunit, qui convainc, qui séduit et donne envie. Sans Serigne, ce festival n'existerait évidemment pas. 

 

Patrimoine : Que se passera-t-il les 4 et 5 mai à Bruxelles?
J.R. : Pendant deux jours, du 4 au 5 mai 2019, on découvrira une véritable ludothèque africaine au cœur de Bruxelles. Des jeux issus de 17 pays d'Afrique seront présents : jeux de plateau, jeux de figurines, jeux d'ambiance, jeux de force, jeux de danse, jeux en chanson. Je crois que les gens vont bien s'amuser dans une ambiance conviviale et festive.

 

Patrimoine : Vous croyez que cela va marcher ?

J.R. : Il y a des publics différents : les diasporas, les enfants, les familles... JOUWAII peut fédérer les énergies qui veulent que le 'vivre ensemble' se renforce à Bruxelles.

 

Patrimoine : Et après le festival ?

J.R. : On va tracer les pistes d'un programme d'animations et trouver les moyens de monter cette ludothèque de manière permanente. On réunira tous les protagonistes et espérons aussi trouver des partenaires au Sénégal pour renforcer les échanges entre Bruxelles et Dakar, et au-delà trouver les moyens pour faire vivre les jeux africains dans toute l'Europe...

 

Entretien réalisé par Alassane CISSE

 

 

 

 

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