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Littérature « Wolofal » mouride : Un moyen de répandre la connaissance et la foi

Dans le cadre du programme de l’exposition « L’esthétique mouride : un modèle de savoir être, de savoir-faire et de savoir devenir », le comité d’organisation a organisé, samedi 15 juillet 2017, un colloque sur la littérature « wolofal » en exemple aux œuvres de Cheikh Moussa Kâ et Serigne Mbaye Diakhaté. La cérémonie s’est tenue au Grand Théâtre national de Dakar.

Lors de la conférence inaugurale sur le thème « Introduction à la littérature wolofal mouride », préparée par Dr Samba Buri Mboup, enseignant-chercheur, l’occasion a été saisie par les organisateurs pour revenir, en partie, sur l’œuvre gigantesque du fondateur du Mouridisme. Dr Mboup se dit séduit par ce travail impérissable de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Pour mieux introduire son sujet, l’enseignant-chercheur, auteur d’une thèse de Doctorat en 1978 à la Sorbonne, a soutenu que l’écriture « wolofal » est une démocratisation de l’accès à la connaissance. Mieux, ce système est assimilable à une dialectique du besoin telle que définie par Aimé Césaire.

« Nous avons constaté une spécialisation des poèmes panégyriques de Serigne Touba obéissant à une préoccupation pure », note-t-il. A l’en croire, les civilisations ne peuvent vivre en vase clos ; d’où la nécessité de s’ouvrir aux autres cultures du monde.

Dr Samba Buri Mboup, par ailleurs, ancien ambassadeur du Sénégal en Afrique du Sud, a indiqué que le « wolofal » est une méthode graphique, un outil puissant qui prend en compte l’esthétique, mais aussi la propagation de l’Islam noir.

Le panéliste compare Serigne Mbaye Diakhaté, Cheikh Moussa Kâ, Cheikh Samba Diarra Mbaye… à la Pléiade française. « Chacun d’eux est une école ayant formé des disciples. Serigne Touba les a protégés contre certains qui jugeaient impertinents les textes «wolofal» », déclare M. Mboup. Il a aussi abordé le rôle de Cheikh Ibrahima Fall, connu pour son engagement à l’égard de Serigne Touba ; ce qui a donné une popularité à son œuvre devenue l’identité mouride. L’enseignant-chercheur reconnaît l’intellectualisation de la communauté mouride qui leur imprime une manière de parler, de s’habiller et d’être. « Cheikh Ahmadou Bamba a prêché par l’exemple à des fins de transformation de soi », a-t-il dit, non sans louer l’éthique et l’esthétique mouride.

Prenant la parole, Pr Mamoussé Diagne a affirmé la manière dont Serigne Touba fonda le Mouridisme. Pour lui, l’œuvre littéraire « Jazâ’u shakûr » est l’épine dorsale du Mouridisme. « Quand Ablaye Niang déclame « Moukhadimatoul Amdah », les fidèles tombent en transe ; c’est parce qu’il y a une chose mystique dans ces écrits. Cela dépasse le savoir (et l’entendement) », a dit l’agrégé en Philosophie.

De son côté, Dr Diao Faye, maître de conférences, a traité le sous-thème « Jasaawu Sàkooru Géej gi et Jasaawu Sàkooru Jéeriji » de Cheikh Moussa Kâ. Il a d’abord loué les vertus de l’exil. Ce voyage forcé est, pour lui, une source d’inspiration ; « il permet de s’exprimer, de raconter les malheurs subis. Adam et Eve ont été exilés. Cela est valable pour les prophètes Moussa, Jacob (As); Mouhamed (Psl) s’est fait exilé à Médine », a-t-il laissé entendre.

M. Faye, rappelant une trajectoire de l’histoire des érudits de l’Afrique noire, a indiqué que Demba Alarba, le guerrier Samory Touré et Cheikh Amala de Mauritanie ont été exilés et morts à leur lieu d’exil. Alors que Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, même isolé dans la forêt dense de la Guinée équatoriale, du Gabon, a eu la chance de retourner sain et sauf.

Le président du Comité scientifique de l’Appel des Layène, Djibril Diop Laye, note que Borom Touba a fait une révolution culturelle. « Comme l’a écrit Serigne Touba, les premiers hommes ne sont pas toujours agrées par Dieu au détriment des derniers », a-t-il rappelé. Le colloque sur le thème « Introduction à la littérature «wolofal» mouride », animé par d’éminents spécialistes de la question, a vu la participation d’universitaires et d’hommes de culture.

 

Serigne Mansour Sy Cissé

Cinéma : Le Sénégal au Cameroun

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 La 21ème édition du Festival International de cinéma "Écrans Noirs" de Yaoundé (Cameroun) est ouverte depuis le samedi 15 juillet 2017. Le Sénégal  prend part à cette édition avec 4 films en compétition «  Kemtiyu - Cheikh Anta Diop » de Ousmane W Mbaye, « Bois d'Ebène » de Moussa Touré, « Une Place dans l'Avion » de Khadidiatou Sow et « Tundu Wundu » de Abdou Lahat Wone.

 Le film « Félicité » d'Alain Gomis, hors compétition, a ouvert le festival en présence de son Excellence Vincent Badji, ambassadeur du Sénégal au Cameroun. Le film couronné Fespaco 2017 a été bien accueilli par le public cosmopolite, nous rapporte Hugues Diaz, directeur de la cinématographie du Sénégal.

 Trois Sénégalais siègent dans les différents jurys : Rokhaya Niang, Mansour Sora Wade et Thierno Dia. Ce film a été très bien accueilli par le public cosmopolite de Yaoundé.

« Ecrans noirs » est rythmé par des projections de films, des rencontres professionnelles au cours desquelles, le producteur Oumar Sall animera un master classe sur la production sud - sud avec l'exemple du film Félicité comme cas d'école.

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Aminata Sow Fall, lauréate du Prix de l’Engagement littéraire 2017

Le Prix de l’engagement littéraire  de la CENE Littéraire de l’édition 2017 est décerné à l’écrivaine sénégalaise Aminata Sow Fall.

 

A cet effet, la cérémonie de remise de cette importante distinction aura lieu le samedi 22 juillet 2017 à 16 heures à Keur Birago bu bess,  siège des écrivains du Sénégal.

 

La CENE littéraire (Cercle des Amis des Ecrivains Noirs Engagés) est une association de promotion littéraire basée à Genève en Suisse. Fondée en 2015 par Madame Flore-Agnès Nda Zoa, suissesse d’origine camerounaise, avocate au barreau de Genève, l’association propose un prix littéraire qui récompense des auteurs engagés et promeut la production littéraire des Africains et Afro descendants. Par littérature engagée, Flore cite un auteur dont elle a oublié le nom : « On dit d’une œuvre qu’elle est engagée lorsqu’elle présente certaines opinions ou prises de position de son auteur sur un sujet donné. Par le biais de son texte, un écrivain peut critiquer certains aspects de la société, dénoncer une situation qui le dérange ou encore défendre une cause qui lui tient à cœur ».  Pour rappel, la CENE littéraire tient régulièrement ses stands au Salon du Livre Africain de Genève. 

 

Passionnée de la littérature, Flore se confie « Je pratique le métier d’avocate au barreau de Genève. J’ai attrapé le virus de la lecture très jeune. La lecture était alors un moyen d’évasion dans un monde rempli de grands frères et de petites sœurs bienveillants. D’ailleurs, aujourd’hui, je rencontre dans les livres, les gens et les idées que la vie ne me donne pas toujours l’opportunité de côtoyer en vrai ». Elle poursuit : « En embrassant des études et une carrière juridique, je me suis un peu éloignée des livres, enfin je veux dire que je me suis consacrée aux codes et autres recueils de lois, par nécessité professionnelle. Mais, depuis quelques années, le virus dormant s’est réveillé, mais vu mon âge et la réalité de la vie, Cendrillon ne peut plus me soigner. L’antidote doit être aussi puissant que le mal. Les Mongo Beti, Ambroise Kom, Boris Diop, Théo Ananissoh et autre Eugène Ebodé m’apportent donc un début de traitement  ». 

 

 

 

Alassane CISSE (www.baobabafrique.com)

 

 

 

 

 

Sénégal- Afrique du Sud : la coopération culturelle au beau fixe

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Le ministre de la culture et de la communication Mbagnick Ndiaye, en présence du vice ministre des arts et de la culture de la République d’Afrique du Sud Mme Makhotso Magdeline Sotyu, a présidé, le 13 juillet 2017, l’ouverture de la cérémonie du 30e anniversaire de la conférence de Dakar. C’est dans ce cadre qu’un colloque est initié, par l’Etat du Sénégal et de l’Afrique du sud en partenariat avec Brand South Africa, une organisation de promotion. Le thème du  colloque a porté sur « la force du dialogue : hier, aujourd’hui et demain ».    Ainsi, les deux pays représentés par leur ministre en charge de la culture, les participants ont échangé, à la Place du Souvenir africain, sur le parcours de Nelson Mandela et le rôle que Dakar  a joué pour la libération du peuple sud africain.  

C’est dans une ambiance assez  joviale que s’est déroulé cette conférence avec la participation de slameur sénégalais et d’une chanteuse sud africaine.

La vice ministre Sud africaine, a salué le leadership du président Abdou Diouf en 1987. « Il faut désormais inscrire le dialogue dans une politique de renforcement de la démocratie  sur le continent et "prévenir les conflits en privilégiant la médiation", renchéri-t-elle.

Pour sa part, Mr Mbagnick Ndiaye a rendu hommage à Mr Abdou Diouf et Danielle Mitterrand pour le rôle important qu’ils ont joué pour la fin de l’apartheid.

Si l’organisation de la Conférence de Dakar fut un tournant dans l’assaut final contre l’apartheid, il faut bien reconnaître que la bataille n’était pas gagnée d’avance", a souligné Mbagnick Ndiaye.

 

Il faut rappeler que les cérémonies de commémoration du 30e anniversaire de la conférence ont démarré ce mardi 11 juillet 2017 avec la signature à Gorée d’un accord de jumelage entre le musée de Robben Island (Afrique du sud) et la Maison des Esclaves de l’ile de Gorée (Sénégal).

 

 Yaye Aïssatou Diakhaté (Stagiaire)

 

 

Centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bouh, la Journée soufie à Nimzatt Hallar

Après la nuit religieuse ziar de Hallar le 11 février 2017 et le colloque scientifique international autour du thème « Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saad Bouh :1848-1917 » du 23 au 24 mars 2017 à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’Association religieuse  Sadikhina Wa Sadikhate fondée par Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara poursuit ses activités qui s’inscrivent dans le programme de la célébration du Centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bouh (1917-2017 avec la bénédiction du Khalife Général des Khadres). Ainsi, Nimzat Hallar accueille la journée soufie, le samedi 15 juillet 2017 à 9 heures, autour du programme: prières, récitation du saint-coran, introduction de l’imam ratib de Saint-Louis, El Hadj Cheikh Ahmed Tidiane Diallo, cadi de Saint-Louis. Plusieurs personnalités, membres d’associations religieuses et représentants d’institutions prennent part à la journée soufie de Hallar.

 

Pour rappel, la décision de haute portée pour commémorer en 2017 le Centenaire du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bouh a été prise au terme de la nuit religieuse (ziar) tenue du 3 au 4 février 2007 à Nimzat-Hallar et sous l’égide du Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara, fils de Cheikh Hadramé, fils de Cheikh Atkhana, fils de Cheikhna Cheikh Saad Bouh.

    A cet effet, la Déclaration de Hallar a été prononcée et distribuée pour acter l’organisation du Centenaire du Cheikh en 2017 invitant les disciples à s’investir pour sa réussite et la vulgarisation des œuvres et enseignements du Cheikh au bénéficie de la sous région et de toute l’humanité.  

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Publication : Diégane Sène revisite l’histoire de la presse sénégalaise

« Histoire de la presse sénégalaise : des origines à la seconde guerre mondiale (1856-1945) » est l’intitulé de l’ouvrage (Tome I en deux volumes) de l’enseignant d’Histoire des médias et de la communication, Diégane Sène, paru aux éditions l’Harmattan. Il y entreprend une recherche historique qui fournit un monceau d’informations sur l’évolution de la presse sénégalaise.

La plupart des questions aujourd’hui abordées sur la situation de la presse sénégalaise trouve un début de réponse dans son histoire. Présente au Sénégal depuis 1856, avec la création par l’autorité coloniale des périodiques « Bulletin administratif du Sénégal et le « Moniteur du Sénégal et Dépendances », elle a été soumise à des mutations étroitement liées au cheminement politique du Sénégal, berceau de la presse africaine de langue française. Diégane Sène en offre, dans ce sens, un monceau d’informations, de ses origines à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945. Les premières publications institutionnelles ont porté la voix de leurs concepteurs coloniaux. Ensuite, la presse d’opinion, apparue en 1886 avec la création du « Petit Sénégalais » et du « Réveil du Sénégal », n’en a pas fait moins au profit des groupes qui en étaient les promoteurs. Elle a été, de manière éphémère certes, une véritable courroie de transmission en s’érigeant en défenseur des intérêts de Devès et de Crespin. Le ton acerbe employé par ses deux journaux est pour beaucoup dans leur disparition malgré la loi du 29 juillet 1881.

 De celle-ci, l’enseignant au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) en dit ceci : « On est surpris, vu le retentissement de cette loi, lorsqu’on se rend compte qu’il n’y est pas question de journalistes ! La presse oui, mais quant à ceux qui la font, ils peuvent encore attendre, en 1881, une reconnaissance qui n’est pas encore à l’ordre du jour ». Une analogie assez saisissante avec le présent même si les faits s’expriment avec des données nouvelles.

Les journaux, aussi bien de la deuxième partie du dix-neuvième siècle que ceux du début du vingtième siècle étaient sous le parrainage de certaines coteries. Ils portaient le combat des principaux protagonistes. Diégane Sène « peint » un tableau bien représentatif de l’évolution loin d’être linéaire de la presse sénégalaise : « Les journaux sont apparus tôt au Sénégal, avant même les débuts de la conquête coloniale et par conséquent la stabilisation des frontières extérieures du pays. Mais, par leur nature même et leur objet, ces journaux étaient loin de constituer une presse sénégalaise dont l’existence est un fait beaucoup plus récent. C’est en effet à partir de 1913 que l’on assiste à la naissance de la presse avec l’arrivée et la coexistence durable et continue de plusieurs titres, un lectorat moins cloisonné, une diversité des contenus, un début de professionnalisation, toutes situations indispensables à la définition de la presse ».

Et, il énumère quelques circonstances qui ont favorisé son élargissement : élection législative de 1914, Première Guerre mondiale et, par la suite, luttes politiques… Ce qui expliquerait, à ses yeux, que les premiers journaux fussent essentiellement politiques, passée la parenthèse 1914-1918 qui était déjà celle de toutes les innovations, des bases pour leur future maturité.

Cette tendance, selon lui, allait se renforcer avec la création du premier grand quotidien, « Paris-Dakar » en 1937 ainsi que de l’Afp en 1944. Celle-ci, mieux dotée que la branche information de Havas et les embryons d’agences de la période de la Seconde Guerre mondiale qu’elle remplace, allait contribuer au grossissement du volume des journaux jusque-là réduits à deux ou quelques pages. Après la main de fer du gouverneur général Pierre Boisson, entre juillet-août 1940 et avril-mai 1943, débute une période de plus grande pluralité des médias qu’était déjà venue enrichir, dès avant la guerre, en 1939, la radiodiffusion.

Renouveler une problématique


M. Sène aborde plusieurs sujets ayant trait à la presse en prenant en compte les différents contextes qui expliquent l’existence de plusieurs catégories de journaux allant de ceux d’information aux publications associatives, confessionnelles, économiques, corporatistes, syndicales et beaucoup d’aspects qui touchent à la profession de journalistes…

Le traitement que la presse -parce qu’elle ne peut évoluer en marge de son contexte- a réservé à certains événements importants ayant trait à la vie nationale et à l’actualité internationale témoigne aussi de la qualité exceptionnelle de ce travail de recherche.

Le Professeur Iba Der Thiam en dit ceci dans la préface : « Le Dr. Diégane Sène a réussi avec bonheur le tour de force admirable d’avoir renouvelé complètement la problématique de la presse au Sénégal après les travaux pionniers. Il a conçu une approche de la question qui a mis en lumière des thématiques nouvelles sur lesquelles ses prédécesseurs étaient passés, faute de temps certainement, sans leur donner tout l’intérêt qu’elles méritent. Il a, en plus, enrichi l’histoire politique de la période en révélant des aspects jusque-là inexploités… »

 

Festival de Théâtre-Foum: les artistes au pouvoir

L’association Kaddu Yarakh organise la 13 ème édition du Festival sénégalais de Théâtre-Forum à vocation internationale du 12 au 18 juillet 2017 dans divers plateaux à Yarakh.

La cérémonie officielle d’ouverture du 13ème Festival sénégalais de Théâtre Forum se tient le samedi 15 juillet 2017 à 16 heures au Parc de Hann.

Des lieux et quartiers comme Parc de Hann, Ort/Sen, siège de Kaddu Yarakh, Montagne 6, Hann Plage, Tableau Ferraille, Keur Thiossane accueillent des spectacles de théâtre, des causeries, des ateliers techniques, des rencontres professionnelles.

Les artistes au pouvoir, tel est le thème du 13ème Festival sénégalais de théâtre-Forum.

Des troupes de théâtre et acteurs culturels venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique participent au rendez-vous du théâtre-forum.

Du théâtre participatif avec des troupes : Académie de Yeumbeul, Espoirs de la banlieue, troupe Kaddu Yarakh, Noumec de Ziguinchor, Vec de Louga, Kocc Barma, Arcots de Guédiawaye et de Kaolack, GTO de la Guinée Bissau, Nimité de la Guinée Conakry, Sante Yallah de Yeumbeul, Caada, projection de film « Artistic ».

Yaye Aïssatou Diakhaté (source Baobab Communication)

 

 

En hommage à Madame Rokhaya Kane Camara

Voilà un an jour pour jour, le mercredi 13 juillet 2016, nous quittait notre chère épouse, mère, sœur, cousine et amie Rokhaya Kane Camara. En ce jeudi 13 juillet 2017, son époux Daouda Camara, à la Senelec, sa grande sœur Seynabou Kane (à l’Hôpital Général de Grand Yoff), ses fils Makha Camara, Serigne Bassirou Camara, Mohamed Rassoul Camara ont toujours une pensée pieuse à leur chère Rokhaya et prient à son repos éternel au paradis. Serviable, généreuse, courtoise, pieuse, Rokhaya a marqué par ses qualités, sa famille, ses parents, ses amis, ses voisins de Grand Mbao, les amis d’enfance de son mari Daouda et ses collègues de Attijariwafa Bank-Cbao. Ce beau monde lui rend hommage.

A Rokhaya, exemple de bonté, femme de valeur, nos prières vous accompagnent.

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Les éditeurs sénégalais en conclave

L’hôtel Saly Amarylis dans le département de Mbour abrite, du 13 au 15 juillet 2017, l’atelier résidentiel sur le thème : «  Droit d’auteur et la négociation d’un contrat d’auteur de manuels scolaires /-ISBN : sens et portée, procédure, gestion». La rencontre à l’initiative de l’Association sénégalaise des éditeurs s’inscrit dans le programme de renforcement de capacités professionnelles.  Ce programme est le fruit du partenariat entre le Canada, le ministère de l’Education nationale et l’Association sénégalaise des éditeurs. Ainsi, madame Aminata Sy, présidente de ladite association a manifesté sa joie pour la relance du secteur du livre et la promotion de la politique éditoriale du Sénégal.

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Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique: le Mogho Naba nominé, l’Etat bukinabe s’en félicite

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Après le Kenya, la Suisse, le Sénégal, le Burundi, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso a accueilli, du 6 au 10 juillet 2017, la mission du Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue, CIRID. La mission s’inscrit dans le programme de la promotion du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique, édition 2017 dont le montant est de 50.000 euro soit une somme de 32 millions de F Cfa. Et la cérémonie officielle du Prix est prévue en septembre 2017 à Genève en Suisse.

Conduite par le Burundais Déo Hakizimana, par ailleurs Président du CIRID et le Sénégalais El Hadj Malick Mbaye, Représentant pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, la délégation du CIRID a été reçue par le Mogho Naba Baongho, haute autorité traditionnelle, le vendredi 7 juillet 2017 au palais royal, à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

Après avoir béni la visite de la délégation du Cirid, le Mogho Naba a considéré le Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique comme « un élément fédérateur pour l'Afrique". Ainsi, il a souligné la détermination remarquable du Président sénégalais dans la résolution du conflit burkinabè et d’autres pays du continent avant d’ajouter: « nous allons nous mobiliser avec vous, initiateurs du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique pour faire du dialogue une réalité en Afrique".

Apprenant sa nomination du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique du Président du Cirid, le Mogho Naba, ému, s’en réjouit et affirme: « Au nom de ma famille, de mes parents et du peuple burkinabè, je remercie le comité de sélection de m’avoir nominé et prie pour que de telles initiatives puissent renforcer la paix, la joie et l’amour en Afrique ». Devant une assistance importante composée de membres de la famille royale et du Conseil, le député Issaka Congo, membre de la famille royale remercie les initiateurs du Prix Macky Sall dans la quête du dialogue, de la paix et de la stabilité dans les pays du continent. « La famille est très contente de la nomination de sa majesté qui a joué un rôle déterminant dans la pacification du pays et continue de prodiguer des conseils dans plusieurs pays en Afrique dans le cadre de la recherche de solutions pacifiques et de la réconciliation ». Pour sa part, le Président du Cirid, Déo Hakizimana et sa délégation ont exprimé leur admiration par la solution endogène du Mogho Naba, pour dénouer la crise burkinabè en réunissant les protagonistes au palais royal pour la signature de l’accord. « Cette solution africaine à résoudre les crises africaines est un modèle à montrer au monde entier ». Monsieur Hakizimana a également remercié et félicité le Mogho Naba, empereur des Mossi, pour la sauvegarde de la tradition, du patrimoine au grand bonheur du continent.

LE MINISTRE BURKINABE SE FELICITE DE LA NOMINATION DU MOGHO NABA

Par ailleurs, en recevant la délégation du Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue, ce samedi 8 juillet 2017, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Monsieur Alpha Barry, a remercié au nom du Président du Faso, Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, Messieurs  Déo Hakizimana et les membres de la délégation du Cirid, pour les actions concrètes entreprises pour le dialogue. Il a aussi salué l’engagement du Parrain du Prix pour le dialogue en Afrique, Monsieur Macky Sall, pour le rôle capital qu’il ne cesse de jouer dans le dénouement des crises en Afrique comme au Burkina Faso, en Gambie, en Guinée Bissau et ailleurs. Il a rappelé la « solide amitié » qui lie les deux Chefs d’Etat, Macky Sall et Roch Marc Christian Kaboré et nouée quand ils étaient respectivement Président de l’Assemblée nationale du Sénégal et du Burkina Faso. C’est pourquoi, dira-t-il « les relations entre le Burkina Faso et le Sénégal sont au beau fixe». Pour ce qui est du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique, le ministre burkinabé a salué l’initiative et promet de se l’approprier en participant à sa vulgarisation. En outre, le chef de la diplomatie burkinabè s’est félicité de la nomination du Mogho Naba Baongho pour le Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique d’autant que l’empereur des Mossi a contribué de manière décisive au dénouement de la crise burkinabè en 2014. Dans cette même lancée, le Ministre Alpha Barry insistera sur l’engament du Président sénégalais à côté des Burkinabé pour la résolution du conflit politico-militaire au Burkina. «Je n'oublie pas les sacrifices du Président Macky Sall pour venir manifester sa solidarité et jouer un rôle très important dans le dénouement du dernier conflit burkinabè. Il est resté trois à quatre jours ici, pendant que les balles sifflaient", a rappelé le ministre burkinabè des Affaires étrangères. Sur la crise en Gambie, Le Ministre Barry soutient : « c’est l’engagement total et ferme du Président Macky Sall qui a fait bouger les lignes ».

Auparavant, le président du Cirid s’est réjoui des efforts déployés par le Chef de l’Etat burkinabè pour la stabilité sociale de son pays et ceux de la sous-région. Il a transmis les messages de remerciement et de félicitation de tous les membres du Cirid au Président Kaboré, à son ministre des Affaires étrangères, Monsieur Alpha Barry et au peuple burkinabè pour l’esprit de dépassement et de responsabilité pour surmonter les crises traversées et s’orienter résolument vers le développement du pays des hommes intègres.

Envoyé spécial, Alassane CISSE (BaobabAfique.com)

 

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