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Quand le scientifique Macky Sall Illumine le ciel de la culture

Par Alioune Badara Bèye

 

Assurément le 19 décembre 2017 aura marqué d’un sceau indélébile l’histoire de la vie culturelle au Sénégal, mieux tout simplement l’histoire contemporaine de notre pays. 

Tant, il est vrai de constater que l’actualité est la rencontre de l’homme et de l’évènement, il n’en demeure pas de souligner avec aisance la pertinence de la relance du Grand prix du président de la République pour les Arts et les Lettres. 

Aussi, c’est le mérite du Président Macky Sall, un scientifique avéré d’avoir relevé le défi de la relance dans un contexte assez difficile. 

Ainsi, il mérite toute la gratitude de l’Association des Ecrivains du Sénégal qui a vu trois de ses membres nominés : Rahmatou Seck Samb, le Colonel Moumar Guèye et Mamadou Samb. 

Mieux, le mérite du Président Sall est d’avoir cru obstinément à la valeur culturelle et à la promotion créatrice de notre pays profondément enfoncé dans les racines de la terre première. 

Mais, l’histoire a aussi démontré que le siècle de lumière en France a été marqué par la qualité des œuvres des scientifiques. Ces auteurs majuscules étaient des médecins, des avocats, des ingénieurs, des paramilitaires, etc.

 

Comme quoi, le scientifique Macky Sall a beaucoup apporté à la culture au Sénégal par des actes concrets loin de toute considération politique et partisane.

 

Il faut s’en féliciter et reconnaître cette volonté politique de renforcer les conditions de la création artistique et littéraire de notre pays dans toute sa diversité est beaucoup plus une constante qu’une révolution de la part du Premier Protecteur des Arts et des Lettres.

 

Pour l’histoire, le Fonds d’aide à l’édition était de 50 millions à ses débuts au temps du Président Abdou Diouf. A l’occasion de la rencontre du PEN International en 2007, à Dakar et pour la première fois en Afrique sous la Présidence de Maître Wade, il a été porté à 500 millions. Le Premier Ministre d’alors Monsieur Macky Sall marqua l’évènement en proposant sa touche  personnelle  avec une augmentation de 100 millions. Ce qui porta le Fonds à 600 millions.

 

Aussi, on comprend aisément la passion que le scientifique Président ait voulu donner aux nouveaux prix avec un accent particulier.

 

Le Fonds d’Aide a aussi connu une baisse dramatique, jusqu'à atteindre 240 millions. Les nouvelles mesures du président Sall nous réconfortent et nous rassurent, car désormais, il est de 570 millions avec une possibilité de l’amener à 1 milliard, par souci d’harmonisation et d’équité.

 

Le montant du Grand Prix du Président de la République est parti de 02 millions de Francs Cfa pour atteindre aujourd’hui 20 millions. Cela nous le devons à la générosité du Président scientifique Macky Sall. Nous le félicitons et le remercions pour cette grandeur de vue et cette générosité spontanée.

 

D’autres mesures viennent d’être annoncées à l’occasion de cette cérémonie grandiose : l’ouverture prochaine du Musée des Civilisations Noires, l’augmentation du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle : FOPICA, la réhabilitation du Théâtre National Daniel Sorano, sans oublier les équipements et la réalisation des foyers religieux et coutumiers, son appui constant à l’organisation de la Journée Internationale de l’Ecrivain Africain est aussi une marque d’attention à l’adresse des veilleurs de crépuscule et guetteurs d’aurore que sont les écrivains.

 

Nous savons aussi que l’accès au livre scolaire par les maisons d’édition locales est une des préoccupations du premier Protecteur des Arts et des Lettres (la formule est de feu Mamadou Traoré Diop) à qui il faut rendre un hommage mérité. De même l’introduction d’une autre formule aussi envoutante qu’efficace : la Culture est le ciment de la nation sénégalaise.

 

Tout ceci explique l’ampleur de la culture dans la conscience du peuple du Sénégal qui est un peuple essentiellement épique.

 

Le Président de la République, dans son discours, a aussi fait un appel pour une prochaine rentrée solennelle des Arts et des Lettres (une autre idée de Mamadou Traoré Diop), jadis Secrétaire perpétuel de l’AES.

 

Au sortir de cette grande fête des Lettres et des Arts, nos félicitations vont vers le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne pour son appui constant aux actions culturelles et aux associations.

 

A l’actuel Ministre de la Culture du Sénégal, le journaliste, écrivain, Abdou Latif Coulibay qui a su avec aisance lier son nom à son magistère, avec une organisation parfaite de la cérémonie de remise des Grands Prix pour les Arts et les Lettres, relever le défi de l’organisation et de la promotion qualitative.

 

Nos félicitations vont aussi au Secrétaire Général du Ministère de la Culture, M. Birane Niang qui a su diriger avec brio le Comité d’organisation. Féliciter les membres du jury des Arts avec son président le talentueux Jean Pierre leurs, mais aussi celui des Lettres dirigé par le profond professeur Alioune Badara Diané. Saluer la performance des Lauréats, notamment le rossignol de la chanson sénégalaise Baaba Maal, le cinéaste Ousmane Wiliam Mbaye, mais aussi féliciter chaleureusement la performance littéraire féminine incarnée par Rahmatou Seck Samb pour son œuvre gigantesque faite de beauté, d’angoisse, d’émotion et de peintures corrosives. Incontestablement une grande œuvre vient de voir le jour, sans oublier André Marie Diagne pour sa nouvelle innovante.

 

Saluer et féliciter tous les nominés des Arts et des Lettres, ils étaient tous à la hauteur. Choisir est toujours difficile, mais leurs œuvres sont aussi à suivre dans le temps, car l’avenir leur appartient. Elles sont destinées aussi à perforer les cimes de l’oubli pour appartenir à l’éternité.

 

Saluer aussi les maîtres d’œuvre de cette organisation grandiose. Ils ont aussi pour nom Ibrahima LO, le Directeur du Livre et de la lecture qui a marqué de son empreinte les nouvelles publications de la littérature sénégalaise, mais aussi le Directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul pour son abnégation.

 

Désormais le Grand Prix a atteint une dimension jusque là inégalée à la dimension du génie sénégalais, mais aussi à la volonté politique du Premier protecteur des Arts et des Lettres, le Président scientifique qui a prouvé que l’ingénieur peut bien booster la création littéraire en l’entourant de tous ses atours aussi resplendissants que le diamant sur le sable de la mer.

 

Merci, Monsieur le Président pour avoir illuminé le ciel culturel du Sénégal des élans féconds.

 

Par Alioune Badara Bèye

Président de l’Association des écrivains du Sénégal

 

 

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