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Yene : Inauguration de l’Institut Khadimou Rassoul

Yene sera le lieu de ralliement des fidèles mourides et citoyens du monde et plongera dans la ferveur religieuse à l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre de l’institut international Khadimou Rassoul. En effet, sous la bénédiction du Khalife général des Mourides, Serigne  Mountakha Bassirou Mbacké, la cérémonie de pose de la première pierre de l’Institut international Khadimou Rassoul de Serigne Affia Bousso, imam de la grande mosquée de Touba aura lieu le dimanche 15 juillet 2017 à 10 heures à Yene (Ndoukhoura Wolof).

La pierre sera posée par Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké, Khalife de Cheikh Moustapha Al Karim de Darou Khoudos en présence de Serigne Affia Bousso. A cet effet, les autorités administratives, locales, les chefs coutumiers, les chefs religieux, les notables, les disciples, les associations de quartiers, les personnalités et le grand public sont attendus à cet événement de haute portée dans la commune de Yene.

Au cours de la cérémonie inaugurale de l’institut international de rayonnement islamique et de vulgarisation de la pensée universelle de Cheikh Ahmadou Bamba, les guides spirituels vont bénir Baobab Holding qui regroupe en son sein, Baobab Communication qui coordonne la communication-presse de la rencontre socio religieuse.  Notre compatriote Mamadou Sène de Pikine Diaspora Radio basé aux Etats Unis d’Amérique, assure la communication internationale de l’événement. Ainsi, après la cérémonie de pose de la première pierre de l’Institut, disciples, invités et autorités convergent chez le poète Daouda Fall à Toubab Dialaw pour des ziars (prières et bénédictions) et bernels (copieux repas).

Alassane CISSE (Baobabafrique)

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Ngoné Fall nommée Commissaire générale de la Saison Afrique 2020

  • Publié dans afrique

Elle vient d’être nommée, le mardi 3 juillet 2018, Commissaire générale dans le cadre de la Saison des cultures africaines, la Saison Afrique 2020, une initiative lancée par le président français Emmanuel Macron. La Sénégalaise Ngoné Fall, 51 ans, architecte, commissaire d’expositions, intellectuelle et cofondatrice d’une plateforme dans les nouveaux médias et les arts visuels, devient ainsi une figure incontournable de la scène culturelle internationale.

Portrait.

C’est elle qui aura la tâche aussi réjouissante que difficile de « permettre de faire découvrir en France, l’image d’une Afrique en mouvement et en pleine mutation », selon le communiqué publié par la ministre de la Culture française, Françoise Nyssen, la tutelle avec le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de l'initiative Saison Afrique 2020 qui sera mise en oeuvre par l'institut français courant 2020.

Les initiés connaissent et apprécient Ngoné Fall depuis longtemps. Déjà en 2001, elle était commissaire invitée aux Rencontres de la photographie africaine de Bamako. En 2016, elle présidait le jury de la Biennale de Dakar, et dans la même année, elle a concocté une exposition au Danemark à majorité féminine sur les voix critiques d’artistes activistes, When Things Fall Aparat. Critical Voices on the Radars.

La défense des artistes en Afrique

Née en 1967 à Dakar, diplômée à l’âge de 26 ans en architecture par l’École spéciale d’architecture à Paris, Ngoné Fall s’engage rapidement auprès de la Revue noire avant de devenir à son tour entre 1994 et 2001 directrice de cette rédaction pionnière et très engagée dans la reconnaissance des artistes africains dans le milieu de l’art international. Sa nomination en tant que commissaire générale de la Saison Afrique permettra à Ngoné Fall de devenir une figure centrale pour la défense des artistes en Afrique, un rôle incarné depuis longtemps par Simon Njarmi, écrivain et essayiste né à Lausanne de parents camerounais, cofondateur de la Revue noire et commissaire d’expositions mythiques comme Africa remix.

Quant à Ngoné Fall, elle a codirigé plusieurs anthologies ayant fait date : l’Anthologie de la photographie africaine et de l’Océan Indien en 1998 et puis, en 2001, l’Anthologie de l’art africain du XXe siècle, publiée par les prestigieuses éditions Revue noire. C’était le fruit de longues années de recherche et un coup d’épée dans la scène internationale de l’art qui longtemps ignorait cette autre histoire de l’art.

Les artistes femmes du continent africain

Dans le cadre de ses recherches scientifiques, elle n’a pas cessé de faire découvrir des artistes femmes du continent africain. Lors de l’exposition sur l’art féministe dans le monde, Global Feminisme, en 2007, au Brooklyn Museum, à New York, elle a notamment rédigé dans le catalogue la partie sur la contribution de l’art africain. Du jour au lendemain, elle s’est retrouvée dans le rôle d’une pionnière concernant la recherche sur la production des femmes artistes en Afrique.

Enfin, et ce n’est peut-être pas le fait le moins important dans sa nomination, Ngoné Fall est aussi cofondatrice du collectif Gaw-Lab de Dakar, une plateforme dédiée à la recherche et la production dans le domaine de l'art numérique pour interroger « l'interdépendance entre la réalité numérique et l'espace public et social ». Relier les cultures et les continents à l’ère numérique, tout un programme pour sa nouvelle fonction au sein de la Saison Afrique 2020.

Source - RFI

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Youssou Ndour, gloire amére

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On reproche quelque chose à Youssou Ndour - Quelque chose comme la légitimité du cercle - Il est toujours dangereux pour l’art de découcher en politique.

La scène se passe dans le chic 16e arrondissement parisien l’hiver 2014. Bâtiments cossus, rues et allées proprettes, en ce février clément, Paris ruisselle de son flot indolent. L’air glacé est griffé de temps à autres par des rayons chaleureux. Tout autour du Boulevard d’Iena, et de sa grande et impériale perspective qui découvre les arêtes de l’arc de triomphe, une petite effervescence commence à remplir l’écho. Un ballet de voitures officielles donne progressivement vie au quartier, injectant aux ruelles un peu de tonus. Dans un immeuble en retrait, presque confidentiel, se joue l’avenir économique du Sénégal. Le cabinet McKinsey a cravaché sur le PSE et la réunion qui commence a pour but d’inonder le Sénégal de milliards. Avant l’émergence, il faut bien la simulation de noyade, donc les grands tuyaux. Le groupe consultatif réunit bailleurs de fonds, gotha dakarois voyageant au frais du prince. Tout le monde est là, journalistes, courtisans, artistes, diplomates, c’est le Dakar affriolant, qui se pavane, s’autocongratule, se toise, dans ce grand xawaré national décentralisé à Paris.

Pendant une pause lors des séances, Youssou Ndour, membre de délégation, est impliqué dans une violente embrouille. A l’entrée d’un ascenseur, l’accès d’un bureau semble lui être interdit par un agent du protocole régalien. Invectives, échanges musclés en wolof, attroupements du parterre incrédule, et quelques minutes plus tard : la diplomatie nationale : le Masla, aidé là par le secret national de l’instruction, le Suturë, étouffe l’affaire. Alors la tension dégrossit, et la gravité de l’instant désépaissit, il y a un flash, un éclair pendant lequel l’on croise les yeux de Youssou Ndour. Le regard nu, le masque d’une blessure profonde apparente. 

La grande souveraineté que la gloire finit par semer dans le port ; l’interminable liste des faits glorieux, épiques ; la réussite irréfutable que le talent et le labeur, de concert, ont construit ; jadis si féconds à illuminer les visages, à les rendre immunisés contre la jalousie, l’envie ; tout d’un coup, pendant cette scène, il y a un goût d’inachevé, cerise empoissonnée sur le gâteau qui a goût de bile. On reproche quelque chose à Youssou Ndour. Quelque chose comme la légitimité du cercle. Un combat que même sa gloire, des plus fulgurantes du pays, n’arrive pas à gagner. Et l’on se reporte à ce couplet dans Ba Tey, où le cordonnier te conçoit une semelle à la hauteur de ton apparence. Le mépris commun a rencontré en chemin la caste nationale pour la machine à disqualifier.

Si la gloire est le soleil des immortels, il y a à parier qu’avec Youssou Ndour, il y a ombrage. Le génie de l’artiste, le succès de l’entrepreneur, la portée de l’ambassadeur national, le timbre de la voix nationale, l’idole mondiale, ont toujours dû frayer avec le mépris contre l’analphabète, instruit tardivement. Partout lui a été opposé ce mépris de caste qui ronge d’amertume même ceux qui se croient à l’abri. Même couvert d’or et de lauriers, l’œil de ses détracteurs, s’attachera à ne voir que ce point. Ce détail. Poison diffus qui n’attaque pas mais démange.

Que les tâtonnements, les mauvaises idées, les alliances opportunistes, aient été le marqueur de son engagement politique, tient sa source dans le fait que Youssou Ndour a été perçu comme un amuseur national, une idole dépolitisée, que l’on ne considérait pas comme un danger, ni une menace. Il a servi d’ornement, de caution, à des milieux où sa voix - singulière - coïncidence, n’a pas été écoutée ni respectée. 

Il est toujours dangereux pour l’art de découcher en politique. Il faut avoir les deux fibres pour survivre. Youssou Ndour n’en avait qu’une. Mais ce que les hommes vous ôtent, l’Histoire vous le rend. Voici son acquis, son visa. Les pourvoyeurs universels d’émotions survivent à tous les procès. Quand bien même parfois, la gloire est amère. Ses chansons restent ses plus grandes leçons, de vie et de politique.

Avec Seneplus

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Khady Diouf, la muse sérère honorée à Palmarin

  • Publié dans Musique

La diva sérère Khady Diouf "Diakhanor", qui vient d’être honorée par les siens à l’occasion des journées hommage que lui a dédiées la commune de Palmarin, dans la région de Fatick, fait partie de ces icônes qui ont contribué à l’idéal national en enrichissant la chanson sénégalaise en l’arrimant constamment aux particularismes culturels du pays.

Ancienne pensionnaire à la retraite de l’Ensemble lyrique du Théâtre national Daniel Sorano dont elle fut pensionnaire de 1962-1995, Khady Diouf a fait voyager ses citoyens à travers les rythmes, danses et mélodies sérères.

Comme Athia Wélé pour la culture pulaar, Khar Mbaye Madiaga ou autres Daro Mbaye, Soda Mama Fall et Kiné Lam pour la chanson wolof, toutes des figures de ce temple de la culture représenté par le Théâtre national Daniel Sorano. Il y a aussi Sobel Faye et Ablaye Nar Samb, entre autres artistes qui "ont fait rêver" les Sénégalais et permis à certains expatriés par exemple de rester connectés au pays, note le président de l’Association des écrivains du Sénégal (AES), Alioune Badara Bèye, par ailleurs PCA du Théâtre Daniel Sorano.

"Ils ont fait en sorte que notre culture soit connue ici et ailleurs", souligne M. Bèye, selon qui "le talent est inné" chez Khady Diouf, "un artiste de grand talent qui allie à la fois le chant polyphonique et le plain-chant, ce qui est très rare pour une chanteuse".

Se souvenant de ses années parisiennes, il estime que la voix de la diva "est désormais gravée dans les lettres de notre histoire, car toujours présente dans nos cœurs".

Il faut dire que Khady Diouf a connu ses premiers succès déjà dans les années 1960, avec sa chanson "Ndèye Wassanam", une berceuse dédiée à l’enfant que lui a laissé sa meilleure amie en mourant.

"Khady Diouf a été mon inspiration, si je suis venue à Sorano étant très jeune, chantant dans mon village natal à +Fandène+, c’est grâce à elle que je suis devenue chanteuse", a de son côté soutenu l’actuelle directrice de l’Ensemble lyrique du Théâtre national Daniel Sorano, Marie Ngoné Dione.

 Avec Aps 

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Dialogue afro-arabe : Macky Sall rend hommage à Senghor

De la tribune du 40e anniversaire du Festival d’Assilah, au Maroc, le président Macky Sall a rappelé le rôle joué par Léopold Sédar Senghor pour raffermir les liens entre Arabes et négro-africains francophones, par le biais de la culture.   
« En nous réunissant ici, nous faisons écho à l’appel conjoint de mars 1982 du Président Senghor et de Son Altesse le Prince Hassan de Jordanie, pour le dialogue et la coopération afro arabes.  La finalité du dialogue, dont la culture est un puissant vecteur, c’est d'ouvrir l’esprit, de réduire la distance et de rapprocher les peuples. 
Il est heureux, de ce point de vue, que le thème de votre symposium porte sur l’intégration dans le contexte du retour du Maroc à l’Organisation continentale, sa famille naturelle. Par l’intensité de ses relations d’amitié et de coopération, le Maroc n’a d’ailleurs jamais quitté sa famille africaine », a déclaré Macky Sall. 
« Senghor, précise le président de la République, était là, au festival de 1982. Senghor aimait Assilah pour l’harmonie de la cité dans sa diversité culturelle. Et Assilah aimait Senghor pour son goût de la culture ; au point d’immortaliser son nom par une place publique, et de lui consacrer un colloque au Festival de 1989 ». 
« Au demeurant, le Maroc a été au cœur du rêve panafricaniste dès les travaux préparatoires de l’Organisation de l’Unité Africaine, avec le Groupe de Casablanca, porteur du projet d’Etat fédéral africain, face au  Groupe de Monrovia, partisan de l’intégration par étapes », a rappelé le chef de l’Etat. 
Ainsi, saluera-t-il : « Pour chaque sénégalais et chaque sénégalaise, le Maroc est une terre d’accueil et d’hospitalité fraternelle. Une vieille tradition de relations humaines solides et confiantes nous unit, en effet », non sans remercier « Sa Majesté le Roi Mohammed VI », qui, ajoute-t-il, « continue d’apporter à cet héritage ancestral ». 

 www.baobabafrique.com

 

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Théâtre : la priorité des genres à Sorano

Daniel Sorano a abrité un spectacle théâtral intitulé «  la danse de la parité », le mercredi 27 juin 2018, devant un public composé en majorité de jeunes. Cette pièce écrite par Papa Samba Badji écrivain-dramaturge, adaptée de l’œuvre de l’écrivain italien Dario Fo (1926-2016) est une invitation à réfléchir sur la place et la condition de la femme dans la société. 

Interprétée par deux comédiens de Sorano, Roger Sambou et  Ndèye Fatou Cissé, cette pièce d’une heure présente les disputes quotidiennes  que l’on trouve dans la vie d’un couple.

Une distribution très légère dans l’aspect artistique parce qu’elle est jouée par deux personnes. Un décor simple et sommaire avec un contenu assez consistant où la femme cesse ses activités professionnelles avec un mari infidèle.

Une mise en scène particulièrement comique qui exhibe les disputes quotidiennes dans le ménage de « Nogaye et Tapha ». Le tout pour traduire ce couple ouvert qui s’adonne à une relation où tout un chacun est libre dans ces actes tout en restant dans les liens formels du mariage.

Née d’un volontarisme commun entre le Théâtre Daniel Sorano, le dramaturge Pape Samba Badji qui a écrit le texte et l’ambassade d’Italie, le Directeur Général de Sorano, Sahite Sarr Samb affirme : « le couple ouvert a quelque part un aspect éducatif. Cette forme de liberté qu’on voit dans les couples et surtout chez les hommes. A qui si on inversait les choses, l’homme se trouverait dans une situation comme la femme. Donc, il faut vivre une situation pour la comprendre».

Au chargé culturel de l’ambassade d’Italie Livia Satullo d’exprimer sa satisfaction de l’adaptation de la pièce qui, selon elle, est « fidèle à l’original ». Avant d’ajouter que: «ce sujet est d'actualité au Sénégal car elle aborde les relations entre hommes et femmes et la priorité des genres même si dans chaque société il y a une culture qui règle les rapports, cela reste toujours une question à discuter partout dans le monde », soutient –elle.

Fana CISSE (Baobabafrique)

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Yene : l’Institut Khadimou Rassoul, Baobab Holding, Anc en perspective

Yene dans la ferveur des préparatifs de la cérémonie de pose de la première pierre de l’institut international Khadimou Rassoul. Le comité d’organisation présidé par Gora Fall et sous la houlette du poète Daouda Fall s’est réuni le samedi 24 juin 2018 à Toubab Dialaw en présence des Mbacké-Mbacké et des membres du comité.

 En effet, sous la bénédiction du Khalife général des Mourides, Serigne  Mountakha Bassirou Mbacké, la cérémonie de pose de la première pierre de l’Institut international Khadimou Rassoul de Serigne Affia Bousso, imam de la grande mosquée de Touba aura lieu le dimanche 15 juillet 2017 à 10 heures à Yene (Ndoukhoura Wolof).

La pierre sera posée par Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké, Khalife de Cheikh Moustapha Al Karim Darou Khoudos en présence de Serigne Affia Bousso.

A cette occasion, les guides spirituels bénissent aussi la cérémonie de la pose des premières pierres des organisations professionnelles, African New Concept (Anc), Baobab Holding, Mouvement pour la Solidarité et le Développement.

A cet effet, les autorités administratives, locales, les chefs coutumiers, les chefs religieux, les notables, les disciples, les associations de quartiers, les personnalités et le grand public sont attendus à cet événement de haute portée dans la commune de Yene.

Alassane CISSE (Baobabafrique)

 

 

 

 

 

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Le prochain album international de Omar Pène pour bientôt

Dans un entretien avec le quotidien L’AS, le chanteur Omar Pène, leader du Super Diamono a annoncé qu’il  travaille depuis 2 ans à travailler sur son prochain album international et ses musiciens vont entrer en studio à Paris dans une dizaine de jours pour parachever le projet.

« Actuellement, je suis en train de préparer mon prochain album international. Le travail a commencé il y a de cela 2 ans. Dans le courant de ce mois, les musiciens vont entrer en studio à Paris. Les prochains jours, je m’y rendrai pour superviser tout cela » a dit le lead vocal du Super Diamono.

Absent sur la scène musicale depuis 6 ans à cause de soucis sanitaires, Omar Pène indiqué qu’il développera dans ce prochain album des thèmes ayant trait entre autres au réchauffement climatique, à l’émergence, etc.

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Dakar Fashion Week 2018 : « My Africa », une discorde à la mode européenne

  • Publié dans Mode

La 16ème édition de Dakar Fashion Week 2018 est ouverte, le mercredi 20 juin 2018, sur le thème « My Africa ». Une invitation aux stylistes de revendiquer leur africanité et de ne plus dépendre de l’approbation européenne, et ce, à travers différentes collections. Ainsi, à l’occasion de ce rendez-vous culturel, qu’est Dakar Fashion Week, la styliste Adama Paris change complètement d’habitude tout en débutant, par la présentation des tableaux vivants de mannequins arborant différentes tenues à la Résidence de l’ambassadeur de France.

« Le Dakar fashion week est un état d’esprit qui consiste à valoriser le continent africain», souligne Adama Paris, styliste et créatrice de Dakar Fashion Week en présence de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot. Choisir une présentation au lieu d’un défilé, Adama Paris se justifie par un désir de créativité. « C’est parce que nous voulons toujours surprendre. Et avec cette exposition, on est plus proche des novices de la mode. Qui, à leur tour, pourront admirer de plus près nos modèles et de diverses manières. »

24 tenues exposées dont 6 pour chaque styliste, sur le podium avec un mélange de style surprenant, toutes colorées et vivantes. Adama Paris qui, pour cette année, a choisi d’exposer une collection masculine revient sur le style embrassé. « J’ai présenté une collection d’hommes très légère, essentiellement du coton et de laine. Un mélange de style entre Hawaï et Marrakech. Il y a aussi du couleur, pace qu’on est en Afrique avec un climat chaud.»

Par ailleurs, la créatrice de Fashion Week est revenue sur sa volonté de fédérer la mode africaine avec une fédération mise sur pied depuis 3 ans. « Au début c’était pour qu’on y est un calendrier de mode africain. Je pense que c’est dommage qu’on ne s’organise pas. Mais aussi, d’avoir une réelle force financière dédiée à la mode et aux jeunes créateurs ».

Une forme d’entreprenariat vivement salué par l’ambassadeur de France. « De la finance à la mode, je tenais à saluer cet entreprenariat d’Adama Paris. Je suis très heureux de recevoir pour la deuxième fois ce défilé qui en quelques sortes lance le Dakar Fashion Week 2018. Je dirais aussi que Dakar est encore une fois à l’honneur, après la Biennale Dak’Art 2018 et le triomphe d’Aliou Cissé et de ses hommes face à la Pologne, et aujourd’hui, c’est au tour de cette brave femme, qui fait de Dakar la capitale de la mode. »

Fana CiSSE (Baobabafrique)

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Pèlerinage à Nimzat: Non aux tracasseries

Un an après la célébration du Centenaire du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad bouh (1917-2017), comme à l’accoutumée, les talibés khadres, les musulmans en général ont encore répondu à l’appel du saint homme dans la ferveur à l’occasion de la korité, ce vendredi 15 juin 2018 à Nimzat en Mauritanie.

Mais, paradoxalement, des tracasseries de toutes sortes et des pratiques peu orthodoxes  sont venues rendre  très difficile ce pèlerinage porteur de grâce.

Ce phénomène, qui consiste à demander des taxes nombreuses et multiformes aux frontières de Rosso comme au barrage de Diama, a pris une telle ampleur au point que les plus hautes autorités mauritaniennes et sénégalaises ne soientcertainement pas informées de ces forfaits.

Or, il est inadmissible pendant le pèlerinage de Nimzat qu’on inflige autant de misères aux pèlerins qui ont plutôt besoin de soulagement.

Les deux Etats mauritanien et sénégalais doivent chercher à soutenir les milliers de ressortissants de leur pays venus répondre à l’appel de Cheikhna Cheikh Saad Bouh, leur guide spirituel.

Il serait malheureux aussi que les responsables de la confrérie soient informés de cette situation sans jamais poser les problèmes au cours des différents conseils préparatoires du pèlerinage afin de trouver des solutions.

Cette année d’ailleurs, on a poussé les difficultés jusqu’aux portes de Nimzat. Trop c’est trop.

Les responsables présents dans les instances de décision qui gèrent le pèlerinage, les missions étatiques  qui doivent encadrer les nombreuses populations qui, une fois par an, doivent assurer le suivi, l’encadrement des milliers de pèlerins en partance vers Nimzat. C’est un devoir moral et une tache régalienne dont on ne peut se soustraire.

L’Association religieuse Sadikhina Wa Sadikhate, à travers la présente déclaration, informe les autorités des deux pays ainsi que les responsables de la tarikha khadre sur ces pratiques et forfaits qui n’ honorent guère leurs auteurs.

Sadikhina Wa Sadikhate invite et sollicite les autorités étatiques du Sénégal et de la Mauritanie, les missions et organisations d’encadrement et autres à faciliter le voyage aux milliers de pèlerins qui s’accroissent d’année en année pour honorer la mémoire du saint homme de Nimzat et se recueillir sur sa tombe pour implorer Dieu de sa grâce pour un monde de paix, une Afrique prospère et la concorde, le co-développement, l’entente entre le Sénégal et la Mauritanie. Le guide Cheikhna Cheikh Saad Bouh, le Cheikh des deux rives, trait-d’union entre les deux peuples est une voie salvatrice.

L’Association Sadikhina Wa Sadikhate est convaincue que si les autorités des deux pays sont correctement informées de ces difficultés, elles apporteront sans aucun doute des solutions idoines. 

              L’Association Sadikhina Wa Sadikhate 

le 18 juin 2018

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