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Le reggae, patrimoine culturel immatériel de l'Unesco

Le reggae est désormais sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco.
L'organisme de l'ONU a souligné "la contribution" de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale "sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité, et sa dimension à la fois "cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle".

Ce style musical a été popularisée par son icône Bob Marley et d'autres comme Alpha Blondy au Sénégal. Le reggae, issu du ska et du rocksteady est né en Jamaïque à la fin des années 1960.

"Si, à ses débuts, le reggae était la voix des communautés marginalisées, il est désormais joué et adopté par une importante partie de la population, tous groupes ethniques et religieux confondus", a ajouté l'Unesco.

Le reggae rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d'Ivoire.

A la différence de celle du patrimoine mondial, cette liste n'est pas établie selon des critères "d'excellence ou d'exclusivité", selon l'Unesco. Elle ne cherche pas à réunir le patrimoine "le plus beau" mais à représenter la diversité du patrimoine culturel immatériel, à mettre en lumière des savoir-faire portés par des communautés.

 

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Les patrons de presse rendent hommage à Sidy Lamine Niasse

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a appris avec une profonde tristesse ce mardi 4 décembre, le rappel à Dieu du Président Directeur Général (PDG) du Groupe Walfadjri, Sidy Lamine Niasse.  La presse privée sénégalaise qui perd l’un de ses piliers et pionniers  a été l’un des premiers à croire en ce secteur et à y investir, témoigne le collectif. 
 
L’ensemble des patrons de presse du Sénégal s’incline en sa mémoire et prie pour qu’Allah l’accueille dans ses Paradis célestes. Ils présentent, par la même occasion, ses sincères condoléances à sa famille et à toutes les consœurs et confrères.
 
Sidy Lamine Niasse qui a été un fervent défenseur des libertés et a beaucoup contribué aux grandes mutations démocratiques que le Sénégal a connues ces 20 dernières années, une délégation du CDEPS compte ainsi l’accompagner jusqu’à la dernière demeure du défunt. 
 
La Rédaction 
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Didier Awadi au 5e édition-Ciné Droit Libre : Justice levez-vous !

Après les rencontres cinématographiques internationales de  Dakar (RECIDAK), place au festival citoyen « Ciné Droit Libre » qui ouvre ses portes à Dakar du 27 novembre au 1er Décembre 2018. 

Le thème choisi pour la cinquième édition de cette rencontre culturelle  est « Justice levez-vous » avec comme sous-thème, la migration des jeunes.  Au cours de ce festival du film consacré aux droits humains et à la liberté d’expression, né en Ouaga dans la capitale du cinéma,  on verra la projection d’une dizaine de films à passer sur scène, dont trois vont pousser à la réflexion suivi des débats : Libre,  République des corrompus et Liberté pour le loup.  

Un événement qui vient à son heure, d’autant plus que la Justice sénégalaise est qualifiée par d’aucuns, d’un poids deux mesures, récemment avec le retrait de l’agrément de l'Ong Enda Lead Africa Francophone par le Chef de l’Etat Macky Sall, certains procès jugés « politiques », la longue détention des prisonniers. Toutefois, l’artiste chanteur Didier Awadi, qui à travers le Studio Thomas Sankara est collaborateur de cette rencontre avertit les dirigeants politiques.  « On a pas de projection électorale, ni de candidats particuliers. Les thèmes développés dans ce festival que sont Juste levez-vous ou Immigration des jeunes est valable pour hier, aujourd’hui et demain », souligne l'artiste.  

Il poursuit : « Si vous allez dans n’importe quel pays, vous allez trouver beaucoup de scandales comme ça. Je pense qu’il faut qu’on arrive à questionner nos institutions et la Justice. Des cas, vous en avez cité, mais aussi y’a d’autres. Et là je peux vous citer le cas de Ngaaka Blindé ou des marabouts libérés. Je pense que des cas n’en manquent pas.  Y a que des politiciens très connus qui font du bruit.  Des jeunes qui croupissent à la prison et qui attendent des jugements et ne sont pas connus et là on s’en fout. C’est tout cela qui me parle moi. Et le Ciné droit libre de poser toutes ses questions et sans détour »,   

Ce rendez-vous de Cinéma annuel sera également un moment pour rendre hommage aux hommes du Cinéma Africain notamment Sembene Ousmane, une introspection sur comment réclamer les droits citoyens  avec la présence de la Société civile et des membres de l’Ofnac, et enfin des concerts avec des artistes activistes. 

La Rédaction 
 

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La remise très attendue du rapport sur la restitution des œuvres africaines

Emmanuel Macron reçoit ce vendredi 23 novembre un rapport attendu sur la délicate question de la restitution des milliers d'œuvres d'art africaines arrivées en France sous la colonisation. C'est le président français lui-même qui avait lancé l'an dernier à Ouagadougou l'idée de ces restitutions, temporaires, ou définitives, en se donnant cinq ans pour les mettre en œuvre. Le rapport commandé pour ce faire aux universitaires français et sénégalais Bénédicte Savoy et Felwine Sarr propose notamment de modifier le code du patrimoine pour favoriser les restitutions d'œuvres aux États subsahariens. Il évalue à 90 000 le nombre d'objets ramenés d'Afrique et aujourd'hui conservés dans les musées de l'Hexagone.

Avant même sa remise au président, le rapport sur la restitution de l'héritage culturel de l'Afrique a été largement diffusé et commenté, il est même édité aux éditions du Seuil, comme un ouvrage de référence.

Il est vrai que les propositions sur le sujet sont assez révolutionnaires. Il s'agit de rendre aux pays d'Afrique subsaharienne tous les objets détenus dans les musées nationaux français dont on ne pourrait pas justifier l'achat consenti. Le rapport ne cible que l'Afrique subsaharienne, en raison, expliquent les rapporteurs, d'une situation sans équivalent, puisque, estiment-ils, près de 90 % des biens culturels africains sont détenus hors du continent.

Conclure des accords bilatéraux ?

Les deux auteurs, les universitaires Bénédicte Savoy et Felwine Sarr recommandent à l'État français de conclure des accords bilatéraux avec chaque État africain qui en fera la demande afin de prévoir la restitution de biens culturels transférés hors de leur territoire d'origine pendant la période coloniale française.

 
 Avec Rfi 

 

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Zénith de Paris : Après Wally et Pape Diouf, Sidy Diop se lance

Le chanteur Sidy Diop et le promoteur de la Maison des gardes du corps (MGC) ont signé un contrat d’exclusivité. Face à la presse, les deux collaborateurs ont informé que ce projet culturel s’élève à hauteur de 50 millions de francs CFA va durer 2 ans.  Et, durant cette période, renseignent-ils, l’interprète de «Diabira » va faire des prestations musicales à l’intérieur du pays mais également à l’étranger.   

La soirée de lancement dudit projet est prévue le 7 décembre 2018 au Théâtre Daniel Sorano de Dakar, elle sera aussi à l’honneur de l’homme d’affaire Cheikh Amar. 

Dans la même lancée, le chanteur de Guédiawaye, le promoteur et son collaborateur Matar de la structure de production "Subatel" envisagent également une soirée au Zenith de Paris, après celle de Pape Diouf. 

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Belgique: la restitution du patrimoine africain en débat

Que faire des objets pillés durant l’époque coloniale et consacrés œuvres d’art dans les musées d’Europe ? La question ne se pose pas qu’en France, où un rapport doit être rendu en novembre par l’essayiste sénégalais Felwine Sarr et l’historienne de l’art Bénédicte Savoy au président Macron. En Belgique, le débat précède la réouverture en décembre du Musée royal d’Afrique centrale, et porte aussi bien sur des objets, des archives que des restes humains.

 

Dans une lettre ouverte publiée le 25 septembre, 36 personnalités des mondes artistique, universitaire et associatif, en majorité Afro-descendantes, ont dénoncé une « Belgique à la traîne sur la restitution des trésors coloniaux » par rapport à la France, l’Allemagne et le Canada.

Le gouvernement a-t-il une position sur la question ? Au détour d’une dépêche de l’agence Belga, l’actuel ministre de la Coopération, Alexander De Croo, se dit prêt à en discuter avec les autorités et les directeurs de musées, mais aussi les experts des pays concernés. Un premier jalon a d’ailleurs été posé avec le « renvoi » au Rwanda des archives de la période coloniale, annoncé fin septembre. Une enveloppe de 400 000 euros a été prévue par le ministère de la Coopération, pour un projet de numérisation des archives royales et de celles du Musée royal d’Afrique centrale ayant trait à cette ancienne colonie belge. Il débutera en 2019 avec la visite d’une délégation d’archivistes rwandais qui définiront leurs priorités.

Un sujet qui monte

Dans une autre tribune, parue le 17 octobre, une trentaine de scientifiques, dont certains travaillent au Musée royal d’Afrique centrale, ont demandé un dialogue transparent qui « doit l’emporter sur le paternalisme ». Ils se refusent à des manœuvres qui consisteraient à noyer le poisson : « Il faut que l’on admette que la restitution concerne principalement la restitution physique d’objets de musée. La numérisation, les prêts et les expositions itinérantes sont également importants, mais ne doivent pas détourner l’attention du cœur du débat. »

Autre première en Belgique : un débat « participatif » intitulé « Restitution des biens culturels africains : question morale ou juridique ? » s’est tenu le 16 octobre au Parlement francophone bruxellois, sous la double houlette des présidentes de cette assemblée et de l’association Belgian Afro-Descendants Muntu Comittee (BAMKO-CRAN).

Ce débat, abrité par les 72 élus francophones sur les 89 que compte le Parlement de la région Bruxelles-Capitale, devrait être suivi d’effet : la constitution d’un groupe d’experts est prévue, de même qu’une résolution, destinée à être partagée avec les autres Parlements du pays. Il s’agira de proposer des amendements à la loi, pour aller vers des restitutions concrètes.

Campagne de restitution volontaire

En attendant que ce processus fasse son chemin, BAMKO-CRAN invite les particuliers à rendre les objets africains en leur possession, même s’il s’agit de vieux tams-tams ou de lances rapportées par leurs oncles du Congo. Cette campagne de restitution volontaire, qui va « permettre aux familles de donner l’exemple aux musées », verra les objets transiter de BAMKO-CRAN vers le Forum international des souverains et leaders traditionnels africains, chargé de retrouver les villages, familles et lignées d’où viennent les objets   et quand c’est impossible, de les rendre à des musées africains.

Les discussions en Belgique portent sur trois sujets bien différents, mais entremêlés : archives coloniales, restes humains et objets. Michel Bouffioux, journaliste de Paris-Match Belgique, a révélé en mai dernier la présence de 300 crânes, ossements et fœtus conservés dans le formol, provenant principalement du Congo, à l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique. Le journaliste dénonce les crimes commis par le militaire belge Émile Storms, tels que la décapitation du chef Lusinga, en 1884, dont le crâne rapporté en Belgique comme trophée n’a pas été rendu au Congo. Les questions juridiques autour de ces dépouilles restent d’ailleurs posées.

114 pièces rendues au Zaïre de Mobutu

Sur la question des œuvres, le Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren se veut « ouvert » au débat. Il explique dans un petit vade-mecum en ligne sur les « mythes et tabous » qui lui sont liés : « La présence de collections africaines à Tervuren mène inévitablement à la question du retour d’objets aux pays d’origine. (…) L’État belge, propriétaire légal des collections de l’AfricaMuseum, a transféré des objets, notamment entre 1976 et 1982. Lors de cette période, 114 pièces ethnographiques ont quitté le Musée royal de l’Afrique centrale pour l’Institut des musées nationaux du Zaïre à Kinshasa. Environ 600 objets ont également été transférés au Musée national du Rwanda à Butare. » En outre, Tervuren a remis en 2010 à ses trois anciennes colonies africaines, Congo, Rwanda et Burundi, la version digitale des films coloniaux les concernant.

L’essentiel du fonds colossal du Musée, où figurent entre autres 180 000 objets ethnographiques et 8 000 instruments de musique, n’en reste pas moins à Bruxelles. « Tout se passe en Belgique comme s’il fallait tout faire pour éviter de perdre la face par rapport à la question coloniale, analyse Mireille-Tsheusi Robert, la présidente de BAMKO-CRAN. Contester le Musée royal de Tervuren, l’histoire coloniale de la Belgique ou son influence actuelle sur le Congo, c’est toucher à des motifs de fierté nationale et à la vitrine internationale du pays. »

« Tout ça ne nous rendra pas le Congo »

En témoigne, par exemple, l’expression « Tout ça ne nous rendra pas le Congo », courante et utilisée à tout propos, au point d’avoir donné son titre à une émission de télévision traitant de faits de société généraux sur la RTBF. Elle évoque un fantasme de restitution d’une grandeur passée à l’exact opposé de ce que revendiquent les Afro-descendants à propos des biens culturels. Ce travers de la « vantardise coloniale » est d’ailleurs pointé par de nombreux experts, parmi lesquels l’historien belge David Van Reybrouck, auteur de Congo, une histoire (Actes Sud, 2012).

« De ce point de vue, le Musée royal d’Afrique centrale est mal utilisé », poursuit Mireille-Tsheusi Robert. La secrétaire d’État à l’Égalité des chances Zuhal Demir y envoie par exemple des jeunes qui ont chanté en août « Couper des mains, le Congo est à nous » lors du festival  Pukkelpop, où ils s’en sont pris à deux jeunes filles noires. L’objectif : « qu’ils prennent conscience des faits horribles commis durant la colonisation », selon la secrétaire d’État. « Et ce, alors que le musée n’est pas décolonisé ! », s’exclame la présidente de BAMKO-CRAN.

Le débat sur la restitution s’inscrit comme en France dans un contexte plus général de « décolonisation » des anciennes métropoles coloniales, et de dénonciation des expressions les plus flagrantes du racisme qui en est issu.

Avec la Rfi

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Livre : A l’orée du trépas de Khalil Diop

Dans cette fiction titrée À L’ORÉE DU TRÉPAS, parue aux éditions l’harmattan, Khalil Diallo comme un agent spécial, un infiltré, relate de l’intérieur ce que l’on ne fait que deviner, et surtout se pose avec nous les questions qui intéressent à savoir : Quelles questions se posent un terroriste juste avant de passer à l’acte? Qu’est-ce qui le motive ?

L’auteur a signé pour son premier roman, un roman d’amour, d’exil, de larmes, de peines, mais aussi un roman de lutte contre l’obscurantisme religieux.  

Son premier tour de force est qu’il sort des sentiers battus, pour nous montrer toute la complexité que peut revêtir, une existence, mais aussi un monde. Celui d’Ismaïla. Un jeune garçon né dans un village de la région de Kaolack - Ngane plus précisément. À la mort de sa mère, alors qu’il avait à peine onze ans, il sort du voile de l’enfance: « Perché sur ses onze hivernages, pour lui, ce jour, rien ne servait de réfléchir, rien ne servait de pleurer, tout ce qu’il devait faire c’était endurer… Pourtant, il aurait aimé s’immoler dans un enfer de détresse et de sanglots pour ressusciter avenue des endeuillés, rue des âmes perdues, à l’endroit le plus huppé des limbes : l’angle des cœurs brisés ». Sur le coup du deuil, de l’affliction, il fait montre d'irrévérence et est renié par son père et laissé à lui-même. Sans but précis, ni repères, il rejoignit Dakar où après de longues années, il devint un jeune homme accompli. A l’annonce de la mort imminente de son père, il retourne à son village natal.

 

Bouleversé par ce retour au pays natal, le deuil et tous les sentiments affiliés, Ismaila, d’abord reclus dans une forteresse de solitude que seul le deuil sait bâtir, sombre dans le désespoir. Aidé de ses amis, dont Oumar, artiste engagé, orateur hors pair, il sort, rencontre de nouvelles personnes dont la belle Amina : « Son charme à elle résidait dans sa simplicité… elle était de ces beautés que l’effacement sublimait. Belle du Seigneur, sa beauté n’avait d’égal que sa douceur». C’est le début d’une belle histoire d’amour : « Fragments d’éternité articulés, à la merci du temps, cet illustre marionnettiste sans émotions, ils s’étaient témoigné une profonde affection … Cette nuit,  c’est aux côtés de cet homme si doux qu’elle voulait demeurer. Elle aurait souhaité figer le temps… » et même le ciel et l’univers concourraient à cet amour « À peine avaient-ils quitté la voiture qu’ils pouvaient observer au-dessus de leur tête le ciel qui présentait une palette de couleurs voluptueuse comme s’il s’était doté d’un kaléidoscope des plus beaux couchers de soleil connus». Tout allait dans leur sens jusqu’au jour où leur relation fut brutalement stoppée par l’armée des ténèbres, ce jour où, parce qu’ils lui ont pris ce qu’il avait de plus précieux, Ismaila décida de se venger contre ceux qu’il essayait de comprendre jusqu’ici en témoigne sa réflexion au lendemain d’un attentat : « La haine, la rage plutôt que la religion, ce sont bien ces sentiments-là qui animent les auteurs de ces actes d’extrême violence, d’après les pensées ensommeillées d’Ismaïla… Ces individus, noirs, blancs, récemment convertis, athées et endoctrinés, n’ont en commun qu’un ensemble de funestes choses : la même rage, la même colère accumulée et silencieusement contenue pendant des années à souffrir l’humiliation et la peur de jours sans lendemains. Alors pour eux, pensa Ismaïla, la religion n’est qu’un prétexte ... La radicalisation a lieu, car le discours extrémiste fait sens chez ces jeunes. L’embrigadement, pensait Ismaïla, était très simple… Les groupes agissent auprès de jeunes à l’identité fragile.. Ils agissent aussi auprès de personnes naufragées de la vie à qui il ne reste plus rien. Pour tous ces jeunes à la dérive, l’engagement est le seul moyen d’émerger, de se rendre utiles à la communauté, à une cause plus large, dans un besoin de donner du sens à leur vie ».

Après cela, tout va très vite, d’actions en actions on en arrive à la chute finale, véritable apothéose lyrique : « Ils flottaient ensemble, tous les deux réunis, ni la vie ni la mort n’ont pu les séparer, et à présent, leur amour est toujours aussi vivant, car il est plus fort que l’obscurantisme, que la haine et les religions. Ainsi… il avait trouvé la force de déclencher d’un coup sec et résolu le fatidique détonateur de sa ceinture qui résonnait comme le plus beau chant du cygne et plongeait à tout jamais le soleil de son existence dans la nuit de toutes les horreurs pour recoller les éclats de son cœur. »

 

Le premier roman de Khalil DIALLO, est doté d’un grand souffle poétique, c’est un beau roman d’amour, l’auteur construit son intrigue avec une langue savoureuse, et ce livre ne laisse pas indemne tant par les thèmes traités, que la mort qui est un personnage omniprésent. Il est bouleversant.

 

Par Yaya BARRO

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Escroquerie foncière : Wally Seck arnaqué de 25 millions FCFA par son ami

Le célèbre chanteur Wally Seck a perdu 25 millions de francs Cfa dans une escroquerie foncière présumée. L’artiste avait déboursé ce pactole pour acquérir une parcelle de trois hectares via son ami Abdou Aziz Ciss, patron de l’agence immobilière Wa Keur Dabakh, alors que le  terrain s’est révélé être « dans l’assiette foncière de l’AIBD ».

Et selon le  journal l’Observateur  qui livre l’information, le mis en cause a été arrêté par la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos).

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Pape et Cheikh et Tringa se souviennent de Mamadou Konté

L’association Tringa en hommage au producteur Mamadou Konté, présidée Madame Awa Thiam poursuit ses activités sociales. Ainsi, le samedi 13 octobre 2018 au Radisson Blu à Dakar, Pape et Cheikh, les princes du folk animent le diner de gala dont les recettes serviront à réhabiliter la case de santé du village de Diamafara dans la région de Kaffrine afin de soulager les populations de la localité.

Auparavant, l’association Tringa a organisé depuis 2016, des concerts avec Ngaka Blindé, les Frères Guissé et d’autres activités pour venir en aide à la pouponnière de Médina, au Centre de lecture et d’animation culturelle et à la maternité de Khombole. A cela s’ajoute un grand ndogou solidaire au profit du daara de la mosquée de Ngor.

 En perpétuant la mémoire du regretté Mamadou Konté (1945-2007), fondateur du label Africa-Fête, qui s’est illustré dans la production et la diffusion de la musique africaine, porteuse de valeurs, de messages, de mémoire du continent, l’association Tringa joue un rôle capital dans la vulgarisation des idées toujours actuelles de ce panafricaniste convaincu, Mamadou Konté qui s’adonnait aussi dans l’humanitaire, le partage et l’ancrage social.

Alassane CISSE

 

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Regard libre sur le discours de l’hommage national du président de la république à bruno diatta

Il est 22H 01 au Québec ce samedi 29 septembre 2018, 2h 01 du matin à Dakar. Je suis loin de mon cher pays, venu prendre le Prix international de Poésie qui m’est décerné. Je viens de lire l’hommage intégral du Président Sall à Bruno Diatta. Je pèse mes mots: indicible! Bouleversant! Ce texte m’a fait «trembler», pour utiliser un mauvais français, faute de mieux ! Deux séquences relevées. Le Président cite Rûmi. « Élève tes mots pas ta voix. C’est la pluie qui fait grandir les fleurs et non le tonnerre.» / Puis il dit lui-même, parlant de Bruno Diatta, je le cite dans le texte: « L’essentiel n’est pas dans le verbe, mais dans l’acte qui demeure.»

J’ai beaucoup hésité pour écrire sur Monsieur Bruno Diatta. J’ai bien fait de rester silencieux. Le silence est le plus puissant des hommages en pareille souffrance nationale. Pour moi, Bruno était une île. Il est venu servir son pays et comme un soldat sous les drapeaux, il a servie et il s’est tu au prix d’un idéal sacré. Il a accordé toutes les guitares, depuis Senghor. Et la musique fut belle.  Que Dieu guide son prédécesseur et IL le guidera !

A Madame Thérèse Diatta, l’épouse, je dis: toi tu sais et moi je sais. Tu sais combien je t’ai toujours été attaché. Je sais combien tu me la rendu. Je n’oublierais jamais ton immense peine à la mort de notre ami commun, l’inoubliable et éblouissant peintre  Souleymane Keïta que tu chérissais tant et avec lequel, ensemble, nous tentions de mieux rêver le monde. Permets-moi, fort affectueusement, de te prendre ici dans mes bras.

Que l’on dise au Président que son hommage à Bruno Diatta doit être imprimé et distribué. Toutes nos instances diplomatiques doivent recevoir ce texte. Il devrait pouvoir être encadré et affiché dans la salle du Conseil des ministres qui porte désormais le nom de Bruno Diatta. Ce texte ne doit pas être oublié. Il doit rester vivant non dans la mémoire des hommes, mais dans l’actualité des hommes d’aujourd’hui et de demain. Le président de la République doit laisser cette marque.

Cet hommage n’est pas seulement un hommage. C’est un « continent de l’esprit » qui réconcilie la République avec la plus haute marche du devoir accompli.

Je ne crois pas que le Président va rester le même homme après la mort de son ministre et ami Bruno Diatta.

Qu’on lui dise bravo pour ce verbe qui fonde et imprime l’acte d’un homme dans le marbre. À tout jamais. Bruno est heureux là où il dort. La mort a un nom: la vie ! Les deux sont liées. Comme un couple.

 

             

Amadou Lamine Sall

                                                                                                                       poète

 

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