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8èmes Jeux de la Francophonie à Abidjan: 4000 jeunes attendus

Les huitièmes Jeux de la Francophonie sont prévus du 21 au 30 juillet 2017 à Abidjan. Ce sont près de 4000 jeunes artistes et sportifs venus des 84 États et gouvernements de la Francophonie qui sont attendus dans la capitale ivoirienne pour l’évènement.

Selon un document de l’institution francophone « les préparatifs sont très avancés, plusieurs Etats et gouvernements se sont déjà engagés et le Comité National des huitièmes Jeux de la Francophonie est pleinement à pied d’œuvre pour assurer le meilleur accueil aux délégations participantes. Les infrastructures sportives, culturelles et d’hébergements sont sur le point d’être livrées. Tout comme la Secrétaire générale de la Francophonie lors de sa visite officielle à Abidjan, les représentants de délégations ont tous pu apprécier l’état d’avancement des préparatifs et notamment la construction du village Akwaba qui accueillera les 4000 jeunes talents », a indiqué Pauline Moutaux en charge du marketing et partenariats des jeux.

Cette 8ème édition bénéficiera d’une couverture médiatique sans précédent. Les cinq continents seront couverts, avec plus de 500 millions de téléspectateurs, 700 journalistes (dont 300 internationaux) attendus, près de 60 heures de programme TV avec des images en haute définition seront diffusés gratuitement auprès des chaines télévisés de l’espace francophone

Pour les concours culturels et de création les participants évolueront dans les disciplines suivantes : « hip hop, marionnettes géantes, jonglerie avec ballon (freestyle ball), peinture, sculpture-installation, chanson, contes et conteurs, danse de création, littérature (nouvelle), photographie, création pour le développement durable et création numérique. »

En ce concerne les compétitions sportives, le football, le basketball, le tennis de table et le cyclisme sur route, la lutte libre, la lutte africaine, le judo, l’athlétisme et handisport sont les disciplines retenues.

Baobabafrique (source Francophonie)

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MASA 2014 : Alpha Blondy prône la reconciliation

La star ivoirienne de la musique, Alpha Blondy, a assuré samedi soir une fin en apothéose à la 8-ème édition du Marche des arts du spectacle africain (MASA) en livrant au nombreux public venu le suivre au Palais de la culture de Treichville un message de paix et de réconciliation.

Lui-même, s’adressant à des journalistes sénégalais, a qualifié de ‘’thérapie culturelle’’ la rencontre d’artistes de divers horizons venus participer à cette édition censée relancer une manifestation en veilleuse depuis 7 ans du fait d’une crise sociopolitique.

La reprise du MASA est ‘’une très bonne chose, même s’il y a eu quelques dérapages’’, a-t-il indiqué, espérant que les organisateurs vont apprendre, après cette édition, à corriger leurs erreurs. ‘’C’est encore nouveau, a-t-il ajouté. Je suis très tolérant, je pense qu’ils peuvent mieux faire et que les erreurs vont permettre aux organisateurs de faire mieux.’’ Pour lui, ‘’le but recherché a été atteint’’.

‘’C’est une thérapie musicale, une thérapie culturelle dont le pays avait besoin après la crise que nous avons vécue’’, a-t-il affirmé.
Devant environ 5.000 spectateurs, et pendant près de deux heures, Blondy a joué plusieurs de ses tubes, dont le premier a été ‘’Jérusalem’’.

Visiblement très heureux de communier avec un public qui reprenait ses chansons, il s’est donné à fond comme aux premières années de sa carrière.

Après le titre ‘’Les chiens’’, ‘’Multipartisme’’, il chante ‘’Crime spirituel’’ sur lequel il dit : ‘’Il ne faut pas mêler Allah à vos actes criminels, parce qu’Allah n’est pas un Dieu criminel’’. Alpha Blondy remonte plus loin dans son histoire discographique, pour offrir au public ‘’Cocody Rock’’, ‘’Politiqui’’, ‘’Tere’’.

La prestation de la star du reggae en Afrique a été fortement teintée d’une bonne dose de spiritualité avec des références aux rapports entre peuples de croyances différentes et à des enseignements des livres saints, des prophètes des religions révélées.

Dans ce contexte, ‘’Peace In Liberia’’, sorti en 1992, prend un sens nouveau au regard de la situation de la Côte d’Ivoire où les populations sont engagées à panser les plaies nées d’une crise sociopolitique de plus de dix ans.

Alpha Blondy a estimé que la culture est un facteur de réconciliation, soulignant que les artistes du MASA, avec leurs prestations en musique, conte, danse, humour, théâtre, etc., ont posé ‘’des actes forts de paix’’.

Il a ajouté : ‘’Aussi vrai que la politique perturbe en Afrique, la culture réconcilie. C’est un de nos trésors premiers, c’est un peu le ciment de notre unité. La thérapie musicale, la thérapie de tous ces artistes venus de partout, ça aide. Aux politiques de comprendre qu’ils n’ont pas intérêt à emmerder. Ils ont un devoir de bonheur. Ils doivent donner ce bonheur aux gens’’.

Quelque 440 artistes, dont 118 ivoiriens, ont participé à cette édition du MASA, dans les disciplines suivantes : danse, théâtre, musique, conte, humour, marionnettes. Côté sénégalais, les compagnies Saky Tchébé Bertrand et "1er Temps" de Andreya Ouamba, et le groupe de Noumoucounda Cissoko (musique) ont pris part au MASA.

L'objectif de la manifestation est de "renforcer les capacités des professionnels africains des arts vivants (musique, théâtre, danse) et permettre l'accès des productions africaines et de leurs artistes au marché international".

Les sept premières éditions se sont déroulées en 1993, 1995, 1997, 1999, 2001, 2003 et 2007. Depuis, la situation d'instabilité politique notée en Côte d'Ivoire a provoqué une interruption dans l'organisation régulière du MASA.

APS



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MASA 2014 8ème édition : des spectacles saisissants

C’est un constat. Quand on parle du Marché des arts du spectacle africain, on pense aussitôt aux artistes et aux prestations qu’ils vont donner.

Pourtant, le MASA, c’est aussi et surtout des rencontres professionnelles. Pour cette 8ème édition de ce marché, qui se tiendra du 1er au 8 mars prochain à Abidjan, Bassam et Bouaké, elles prévoient, à l’Institut Français de Côte d’Ivoire, des échanges prometteurs entre les professionnels du spectacle. Mardi, au siège du MASA au Plateau, M. Abou Kamaté, Directeur adjoint de l’IFCI, qui pilote ce volet, a livré à la presse les grandes articulations de ces rencontres professionnelles. D’entrée, il a rappelé qu’elles s’articuleront autour du thème, « Les arts de la scène face au défi du numérique». Il s’agira, a expliqué M. Kamaté, de « présenter nos expériences vécues, de les instruire pour esquisser des stratégies communes à la hauteur du défi que le développement du numérique représente pour les industries créatives en général, et pour les arts de la scène en particulier». L’Objectif premier, a-t-il souligné, c’est de concilier deux choses : la transition du savoir et l’échange d’expériences. Selon lui, ces rencontres professionnelles accueilleront de grands professionnels du spectacle, qui viendront d’un peu partout dans le monde. Dans la pratique, elles se déclineront en trois axes principaux. Il y aura d’abord une table-ronde sur les arts de la scène les lundi 3 et mardi 4 mars. La première journée poussera la réflexion sur « L’apport du numérique à la création, production et diffusion de spectacles». Elle sera marquée par une conférence liminaire de M. François Bloque (Ma Case Prod / Booking, management, label, éditions), suivie de quatre autres interventions notamment celles d’Adama Adepoju, célèbre conteur et Responsable du projet « Conter le développement » soutenu par l’UE , qui évoquera la diffusion du conte à travers le numérique, Benjamin Pehm, producteur camerounais et Directeur du Studio Mobeat Records et Radio mo radio, Séry Sylvain, Président de l’Association des Producteurs et Editeurs d’œuvres phonographiques de Côte d’Ivoire et Eva Doumbia Metteur en scène française qui dirige la compagnie « La Part du Pauvre ».
La seconde journée, elle, sera cristallisée par l’épineuse question des droits d’auteur, à travers le numérique, avec pour intervenants entre autres Mmes Sylvie Clerfeuille Seck (Orange France) et Irène A. Vieira, Directrice du Bureau ivoirien du droit d’auteur ou encore l’avocat Laurent Klein (France).
Ensuite, le mercredi 5 mars, ce sera la Bourse des projets qui verra les directeurs de festivals se parler notamment, Jean Philippe Audoli (Maison des Musiques d’Afrique et du Monde), Ablas Ouedraogo (Sokan Théâtre, initiateur du projet Femmes en Scène), Issa Ouedraogo (Carrefour International de Théâtre de Ouagadougou (CITO)), Faisal Kiwewa Bayimba (Bayimba International Festival of Arts), Mamou Daffé (Festival sur le Niger – Ségou), Roger Dahaybe (Projet Innovation et créativité) et Aadel Essaadani, Président d’Arterial Network. Enfin, le dernier axe de ces rencontres professionnelles est le colloque organisé conjointement, les 6 et 7 mars, par l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) et l’IFCI, sous la coordination de Sylvie Chalaye et du Pr Yacouba Konaté, Directeur général adjoint du MASA. Le thème, c’est « Théâtres d’Afrique et des diasporas au féminin» et la conférence inaugurale de ce colloque sera prononcée par le Pr Yacouba Konaté et Mme Youma Fall de l’OIF. « Il y aura une quinzaine d’intervenants de renommée internationale », a révélé M. Kamaté. L’idée de ce colloque, a-t-il poursuivi, est de mettre en lumière toutes ces femmes qui occupent une place importante dans le paysage théâtral en Afrique. Enfin, M. Kamaté a rassuré que les actes de ces rencontres professionnelles seront mis à la disposition du grand public, sous forme numérique et papier.
Yacouba Sangaré



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MASA 2014 : Des spectacles saisissants

C’est un constat. Quand on parle du Marché des arts du spectacle africain, on pense aussitôt aux artistes et aux prestations qu’ils vont donner.

Pourtant, le MASA, c’est aussi et surtout des rencontres professionnelles. Pour cette 8ème édition de ce marché, qui se tiendra du 1er au 8 mars prochain à Abidjan, Bassam et Bouaké, elles prévoient, à l’Institut Français de Côte d’Ivoire, des échanges prometteurs entre les professionnels du spectacle. Mardi, au siège du MASA au Plateau, M. Abou Kamaté, Directeur adjoint de l’IFCI, qui pilote ce volet, a livré à la presse les grandes articulations de ces rencontres professionnelles. D’entrée, il a rappelé qu’elles s’articuleront autour du thème, « Les arts de la scène face au défi du numérique». Il s’agira, a expliqué M. Kamaté, de « présenter nos expériences vécues, de les instruire pour esquisser des stratégies communes à la hauteur du défi que le développement du numérique représente pour les industries créatives en général, et pour les arts de la scène en particulier». L’Objectif premier, a-t-il souligné, c’est de concilier deux choses : la transition du savoir et l’échange d’expériences. Selon lui, ces rencontres professionnelles accueilleront de grands professionnels du spectacle, qui viendront d’un peu partout dans le monde. Dans la pratique, elles se déclineront en trois axes principaux. Il y aura d’abord une table-ronde sur les arts de la scène les lundi 3 et mardi 4 mars. La première journée poussera la réflexion sur « L’apport du numérique à la création, production et diffusion de spectacles». Elle sera marquée par une conférence liminaire de M. François Bloque (Ma Case Prod / Booking, management, label, éditions), suivie de quatre autres interventions notamment celles d’Adama Adepoju, célèbre conteur et Responsable du projet « Conter le développement » soutenu par l’UE , qui évoquera la diffusion du conte à travers le numérique, Benjamin Pehm, producteur camerounais et Directeur du Studio Mobeat Records et Radio mo radio, Séry Sylvain, Président de l’Association des Producteurs et Editeurs d’œuvres phonographiques de Côte d’Ivoire et Eva Doumbia Metteur en scène française qui dirige la compagnie « La Part du Pauvre ».
La seconde journée, elle, sera cristallisée par l’épineuse question des droits d’auteur, à travers le numérique, avec pour intervenants entre autres Mmes Sylvie Clerfeuille Seck (Orange France) et Irène A. Vieira, Directrice du Bureau ivoirien du droit d’auteur ou encore l’avocat Laurent Klein (France).
Ensuite, le mercredi 5 mars, ce sera la Bourse des projets qui verra les directeurs de festivals se parler notamment, Jean Philippe Audoli (Maison des Musiques d’Afrique et du Monde), Ablas Ouedraogo (Sokan Théâtre, initiateur du projet Femmes en Scène), Issa Ouedraogo (Carrefour International de Théâtre de Ouagadougou (CITO)), Faisal Kiwewa Bayimba (Bayimba International Festival of Arts), Mamou Daffé (Festival sur le Niger – Ségou), Roger Dahaybe (Projet Innovation et créativité) et Aadel Essaadani, Président d’Arterial Network. Enfin, le dernier axe de ces rencontres professionnelles est le colloque organisé conjointement, les 6 et 7 mars, par l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) et l’IFCI, sous la coordination de Sylvie Chalaye et du Pr Yacouba Konaté, Directeur général adjoint du MASA. Le thème, c’est « Théâtres d’Afrique et des diasporas au féminin» et la conférence inaugurale de ce colloque sera prononcée par le Pr Yacouba Konaté et Mme Youma Fall de l’OIF. « Il y aura une quinzaine d’intervenants de renommée internationale », a révélé M. Kamaté. L’idée de ce colloque, a-t-il poursuivi, est de mettre en lumière toutes ces femmes qui occupent une place importante dans le paysage théâtral en Afrique. Enfin, M. Kamaté a rassuré que les actes de ces rencontres professionnelles seront mis à la disposition du grand public, sous forme numérique et papier.
Yacouba Sangaré



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MASA 2014 : 486 artistes attendus en Côte d’Ivoire

23 groupes musicaux, 20 compagnies de danse, 14 troupes théâtrales, 3 conteurs, 2 humoristes et un créateur en art de la rue sont sélectionnés pour le Marché du spectacle africain d’Abidjan (Masa) prévu du 1er au 8 mars 2014 dans la capitale ivoirienne. Au total,  63 groupes représentant 486 artistes dont 114 résidant en Côte d’Ivoire sont inscrits dans la sélection officielle. Les candidatures sont issues des pays suivants : Allemagne,  Afrique du Sud, Algérie, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Canada, Centrafrique, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, France, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Israël, Mali, Niger, Nigeria, Kenya, Togo,  Ouganda, Maroc, Mozambique, Rwanda, Sao-Tomé, Sénégal, Tunisie, USA…

Le choix n’a pas été facile. Le Comité Artistique International du MASA analysé 491 dossiers de candidatures parvenus au siège du MASA selon l’une des modalités suivantes : via le site internet, par dépôt physique ou par la poste.

BaobabAfrique

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COTE D’IVOIRE : L’artiste Frédéric Bruly Bouabré est décédé

Ecrivain, penseur et dessinateur ivoirien, l’artiste Frédéric Bruly Bouabré est mort dans son pays ce mardi 28 janvier à l’âge de 91 ans. Inventeur de l’alphabet Bété, il est l’auteur d’une écriture spécifique pour sauver de l’oubli la culture du peuple Bété. Considéré comme l’un des artistes les plus importants de la scène internationale, il a créé une œuvre singulière et prolifique, aujourd’hui exposée dans tous les grands musées du monde.

Frédéric Bruly Bouabré était un artiste protéiforme. Il avait inventé un alphabet unique à partir de sa langue -la langue des Bété-, à savoir un inventaire des sons traduit en 440 pictogrammes. Une tentative d’écriture spécifiquement africaine. Cette invention lui avait valu la réputation de «nouveau Champollion».
C’est le scientifique Théodore Monod, passionné par sa découverte, qui le fera connaître au monde. Frédéric Bruly Bouabré racontait avoir eu une sorte de révélation qu’il datait du 11 mars 1948. Depuis, expliquait-il, je suis «celui qui n’oublie pas».
Et de fait, l’homme écoute, lit puis archive, à la façon d’un entomologiste, le monde contemporain. Toutes les traces du monde réel et de son monde intérieur, spirituel, sont consignées dans des centaines de petits dessins, réalisés sur des cartons format carte postale qu’il qualifie de «bricolés».
Il utilise invariablement stylo à bille et crayons de couleur pour ses dessins figuratifs au premier regard mais enrichis de symboles abstraits et ésotériques.
Difficile de qualifier le travail et l’œuvre de Frédéric Bruly Bouabré : un penseur, un prophète, un philosophe, un conteur… un peu tout cela à la fois. Un artiste qui cherchait, à sa façon, à expliquer le monde.
Les dessins de Frédéric Bruly Bouabré circulent aujourd’hui dans les musées du monde entier.

 
rfi.fr



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Interview avec Josué Guébo

Veuillez-vous présenter à nos lecteurs

Je suis Josué Guébo, écrivain, Président de l’Association des Ecrivains de Côte-d’Ivoire. Enseignant-Chercheur au Département de Philosophie de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, poète et nouvelliste.

Quels sont les objectifs de l’Association des Ecrivains de Côte-d’Ivoire ?

Notre mission est plurielle : intéresser le maximum de nos concitoyens à la lecture et à l’écriture, susciter des vocations en direction de la plume et servir d’interface entre les écrivains et les différents maillons de la chaîne du livre au plan national et hors de nos frontières.

Quels est le but de votre séjour au Sénégal ?

Je suis au Sénégal pour la célébration de la 21 è édition de la journée de l’Ecrivain Africain. Depuis 1992, comme vous le savez sans doute, la Panafricaine des Ecrivains a choisi la journée du 7 novembre comme date de la célébration des acteurs de la plume en Afrique. Le Sénégal met un point d’honneur à donner à cette fête un cachet spécial. A l’initiative du Président Alioune Badara Bèye, les écrivains des divers horizons du continent rallient le Sénégal pour penser à l’unisson les destinées de l’écriture sur le continent. En Côte-d’Ivoire, nous n’avons pas voulu être en reste d’une telle dynamique. Nos réalités sont généralement de même nature, il importe de les penser de manière solidaire et transversale ; et le symposium de Dakar des 7, 8 et 9 novembre 2013 nous en a donné une parfaite opportunité.

Quels enseignements tirez-vous à cette rencontre de Dakar ?

Je retiens, premièrement, de Dakar que nos voix, unies, ont un écho plus significatif. Il nous faut sortir des postures morcelées et parcellaires qui font de nos réflexions locales de stricts soupirs. Dakar nous offre l’opportunité d’un discours concerté. Venus de la Guinée, du Mali, du Gabon, de la Côte-d’Ivoire, du Ghana et de bien d’autres pays du continent, nous avons l’occasion de penser nos problématiques de manière solidaire et donc de façon plus éclairée. Les résolutions que nous prenons ont une plus grande portée, car investies de l’apport des uns et des autres. Il y a deuxièmement, cette possibilité d’une fortification de nos résolutions. Par exemple, les écrivains que nous sommes, pouvons porter notre voix au niveau des organisations régionales et continentales, seulement si nous savons faire chorus. Les rencontres de la Cedeao et de l’Union Africaine sont à la portée de notre voix si nous savons la faire entendre manière solidaire.

Votre opinion sur la littérature et l’édition en Afrique

La littérature, à mon avis, est en plein essor sur le continent. Partout s’élèvent des plumes de belle facture. Mais je note aussi que les voix les plus sûres de l’Afrique littéraire émergent de la diaspora. Ce n’est pas nécessairement à déplorer. Ce qu’il faut par contre décrier, c’est la faiblesse des maisons d’édition établies en Afrique. Elles manquent généralement des moyens nécessaires à la publication, la diffusion et la distribution des œuvres produites. Je pense qu’il faut de la part des Etats africains, un appui institutionnel fort, en direction du monde de l’édition. Pour moi, plus que la route, c’est le livre qui précède le développement. Pour toute route, il faut un code de la route. Or, ce code est un livre. Il peut être un livre de papier ou livre numérique, mais c’est un livre. Même les ingénieurs qui font la route ont besoin de livres pour apprendre leur métier. Ce n’est pas la route qui précède le développement, c’est le livre. Les Etats africains doivent apporter un soutien ferme à l’édition, s’ils entendent sortir de la précarité.

Quelles missions pour les Ecrivains pour le devenir du continent

Un poète Ivoirien, Bohui DALI, écrivait « C’est mon sang, c’est ton sang poète, que nous offrirons aux affamés ». Sans nécessairement pousser la mission à ses extrêmes sacrificiels, nous pouvons dire que les écrivains ont le devoir d’être regardant sur la sécurité et la liberté du continent. Ils sont les chevaliers de la conscience collective, les gardiens de son éveil, les contre-pouvoirs à toutes les formes d’absolus infantilisants. Pour nous, il appartient aux écrivains de maintenir en éveil le regard des peuples, de proposer, sans l’imposer, un modèle de générosité et de solidarité puisant aux sources d’un humanisme laïc. 

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Fildak 2013, la Côte d’Ivoire invitée d’honneur

La Foire Internationale du Livre et du Matériel Didactique (FILDAK) se déroulera du 16 au 21 décembre 2013 au Centre du Commerce Extérieur du Sénégal (CICES). Avec comme invité d’honneur la Côte d’Ivoire, le thème retenu pour cette 14ème édition est« Livre et Diversité culturelle ».

La Foire internationale de Livre de Dakar est organisée depuis 1985 tous les deux ans, en année impaire. Elle a été mise en œuvre dans le cadre de la politique nationale du développement du secteur du livre et de la culture par le ministère de la culture du Sénégal.

La manifestation a pour objectifs d’œuvrer pour l’établissement et la consolidation des contacts entre les différents professionnels du livre. Il s’agit également de favoriser la promotion du livre et du matériel didactique ainsi que la diversité culturelle dans le domaine de l’écrit et de contribuer aussi au rayonnement culturel du Sénégal et de l’Afrique en général.

Pour cette 14 ème édition, le pays invité d’honneur sera la Côte d’Ivoire. Le Ministre de la Culture Abdoul Aziz Mbaye justifie ce choix d’une part par « la longue histoire partagée qui existe entre ces deux pays. Et d’autre part par « les contacts sociaux et culturels permanents entre les populations, le trait d’union des ces contacts est représenté par l’importante colonie sénégalaise établie en Côte d’Ivoire ».

Le professeur Djibril Samb, Docteur d’Etat en Lettre et Sciences humaine est le parrain de cette FILDAK 2013. Parlant du parrain, le ministre de la Culture laisse entendre que M.Samb est un  « intellectuel impressionnant par d’érudition, de pertinence et de rigueur dans la mission qu’il s’est assignée de contribuer pour l’élévation spirituelle et morale des Africains et de l’homme en général »

Cette année, la rencontre verra la participation des écoles. Pour cela le Ministre de la Culture a personnellement pris l’engagement de s’adresser à son collègue, Ministre de l’Education nationale pour assurer une plus grande mobilisation. « Je vais dire aux parents, il faut que les enfants lisent» a déclaré M. Mbaye.

Pour sa part Alioune Badara Beye, président de l’Association des écrivains du Sénégal, a regretté qu’il n’ait eu que trois maisons d’édition qui avaient participé à l’édition de 2011.

L’une des innovations de cette 14ème édition sera la décentralisation de certaines activités de la manifestation, vers d’autres régions comme Thiès (Bambey) et Kaolack.

Il y aura une exposition consacrée à l’histoire du livre jusqu'à l’électronique pour montrer l’évolution du livre. il sera question aussi de réfléchir sur la puissance des technologies face au support papier. Ce point sera l’objet d’un colloque qui réunira différents experts du secteur du livre.

Amadou Kagal Ndiaye (BaobabAfrique)





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(CLAP) « Echo » de Lamine Diémé remporte le premier prix

"Echo", le documentaire de Lamine Diémé s'est vu décerner vendredi 6 septembre 2013, le premier prix UEMOA du documentaire doté de deux millions de francs cfa et le prix du meilleur son. Recevant ses distinctions, le jeune cinéaste sénégalais a indiqué qu'il a " tenu à faire ce film pour alerter sur la dégradation de notre écosystème". Echo est donc "l’écho de la terre qui souffre, détruite par les agissements des êtres humains". Lamine Diémé a appelé les cinéastes de sa génération à se rapprocher de leurs ainés qui sont toujours vivants et qui peuvent par conséquent les aider à mieux exercer leur passion.

 

« Tao Tao » du Burkinabé Adama Sallé a remporté le prix Kodjo Ebouclé. Ce film drôle traite des problèmes d’un jeune couple. Le mari stressé, débordé ne peut enceinter sa femme, laquelle lui demande de lui faire des omelettes avec des œufs vides. Tout est dans la symbolique ! 

Le mari finit par se rapprocher de sa femme, et à être plus présent. Il lui achète une mobylette, lui paye des soins, finalement ils réussissent à rétablir le dialogue et leur complicité d’antan. Le film se termine sur un fond noir, et on entend les vagissements d’un bébé. Ce film drôle a été choisi à l’unanimité par le jury qui a salué la simplicité de la narration, des prises de vues, et l’audace d’Adama Sallé avec notamment Bineta, l’héroïne principale; qui s’est à plusieurs reprises dénudée dans le film. Au-delà de ces scènes de nu, l’actrice a su se transformer de petite ingénue à une femme fatale. Elle a décroché le prix de la meilleure interprétation féminine. « Tao Tao » a raflé cinq millions cinq cent mille francs cfa.

Pour le reste du palmarès, le prix de la meilleure interprétation masculine est allé au film Doudedji, de la réalisatrice béninoise Séna Evelyne Hessou. Le prix de la meilleure photographie est allé à « Toungouma », divination à travers la pierre et la terre, d’Abdoul Moumouni Mahamane Bakaba. 

Le meilleur scénario est allé à l'auteur sierra léonais de Black Street. Le deuxième prix documentaire est allé à La fortune du palmier à huile de Kaba D. Kadiatu. Dans la catégorie Fiction, le deuxième prix est allé à Nandy l’orpheline; d' Aminata Doumbouya.  Trois garçons, un appartement, du Togolais Adjete Wilson, a remporté le prix du film de fiction.

 

Oumy Régina Sambou (Sud Quotidien-Sud Fm)

 

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8ème Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA )à Abidjan

Le retour du Marché des Arts et du Spectacle Africain d’Abidjan (Masa) se précise davantage. Les choses avancent même à grands pas, depuis la nomination du Pr Yacouba Konaté, au poste de Directeur général par intérim et l’annonce officielle des dates de l’événement. La 8ème édition du MASA se tiendra du 1er au 8 mars 2014. La huitième édition s’articule autour du thème, «les arts du spectacle face au défi du numérique». Et plus de 1000 professionnels des arts et du spectacle sont attendus au  Masa 2014. Parmi eux,  400 artistes seront sur les différentes scènes. Les sites  qui devront abriter les activités du Masa de la relance, sont déjà identifiés. C’est au total, quatre villes du pays qui abritent les scènes :  Abidjan, Bouaké, Daloa et Grand-Bassam. Dans la capitale économique ivoirienne, le Masa s’installera dans cinq communes : Abobo (Centre culturel et Stade du campus),  Cocody (Goethe-Institut, GRTO, Stade de l’Université), Plateau (Institut Français, Esplanade de l’ancien marché, Parc Bressolle), Treichville (Palais de la Culture, Cnac, Café Théâtre, Jardin du Canal au bois), et Yopougon (Place Ficgayo).  A Bouaké et Daloa tout comme à Grand-Bassam, les spectacles du Masa auront lieu dans le Stade Municipal. Côté contenu, le MASA 2014 enregistre des innovations de taille. La première, c’est l’introduction, en plus du théâtre, de la musique et de la danse, de deux nouvelles disciplines : le conte et l’humour. Le MASA aura des allures de festival par des concerts géants populaires avec pour attraction des vedettes nationales et régionales. « Le MASA doit avant tout être désormais une fête », faisait remarquer le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman au cours de la cérémonie d’annonce du Masa 2014. Bien entendu, le Masa ne dérogera pas à sa vocation de marché. C’est pourquoi, il organisera la rencontre entre les artistes et les programmateurs notamment lors des rencontres professionnelles. En attendant, l’heure est en ce moment à la sélection des troupes qui animeront ce MASA 2014.

 

Yacouba Sangaré (Côte d’Ivoire)

 

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