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Journalistes culturels de la Côte d’Ivoire : Léandre Koffi à la tête de l’Union

L’Assemblée Générale Elective (AGE) de l’Union des journalistes culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI) s’est réunie le samedi 31 août 2013 à la Maison de la Presse d’Abidjan, sous la supervision de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) et le Syndicat national de la Presse privée de Côte d’Ivoire (SYNAPP-CI). Deux points étaient à l’ordre du jour:

1. Le bilan moral et financier
2. Les élections du président et des commissaires aux comptes.

Le bureau sortant, dirigé par le président Sérikpa Benson, a reçu quitus de l’Assemblée, après une présentation de son bilan moral et financier.
Au moment du vote, il a été constaté qu’aucune candidature n’a été enregistrée aux postes de commissaires aux comptes.

A l’appel des candidats pour le poste de président, seul le candidat Léandre Koffi a répondu présent. Ayant constaté l’absence du candidat Issa Yéo, le président de séance, Guillaume Gbato (SG du SYNAPP-CI) a soumis au vote le mode d’élection à l’Assemblée qui a opté pour un vote par acclamation.

C’est donc à juste titre que Léandre Koffi a été élu à la tête le l’Union des journalistes culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI), par acclamation.

L’Assemblée a fait une résolution demandant l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire, dans les trois mois à venir, avec à l’ordre du jour:

1. L’amendement des textes
2. L’élection des deux commissaires aux comptes.

Fait à Abidjan le 31 août 2013.

Le Président du bureau sortant.
SERIKPA BENSON.

Les journalistes culturels d’Afrique en Réseau (Jocar) félicitent le confrère Léandre Koffi et comptent l’accompagner dans sa noble mission. Plein succès à ses initiatives.

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ISMAËL ISAAC:«Après Kingston, Londres, c’est Abidjan, la place forte du reggae mondial»

Après 12 années d’absence sur le marché discographique, le reggaeman Ismaël Isaac s’apprête à publier un nouvel album. Une œuvre de 14 titres arrangée par Georges Kouakou et Moctar Woury, entre Paris et Abidjan. Avec en featuring sur un morceau, le rappeur français La Fouine. Ismaël parle de ce grand retour, et évoque au passage sa séparation avec sa femme Danielle, qui alimente les conversations dans les chaumières.

Tu es souvent en tournée, alors que ton dernier album “Black System“, remonte à 2001. Comment expliques-tu cela ?
- (Il sourit) C’est la grâce du Tout-Puissant. C’est aussi le fruit du bon travail effectué sur mes différents albums depuis le premier “Liberté”, sorti en 1986. Sans oublier la qualité de mes spectacles en live. Les mélomanes en redemandent et les promoteurs n’hésitent pas à me programmer.
• Cette grosse sollicitation sur-prend malgré tout …
- Vous savez, c’est ça aussi la force du reggae. C’est une musique qui sort de triples, qui a une âme et un message à véhiculer. Le reggae traverse le temps, à l’image des œu-vres de Bob Marley par exemple. Il n’y a pas d’artiste décédé plus célèbre que lui. L’anniversaire de sa mort est le plus fêté sur toute la planète, parmi les musiciens disparus.
• Le reggae est reconnu certes comme une musique à messages, parce que les artistes sont souvent engagés. Mais ce n’est pas forcément ton cas.
- Oh, je connais le refrain véhiculé par mes détracteurs, les prétendus artistes engagés. Mais qui est engagé et qui ne l’est pas? Et pour quelle cause? Moi, je me considère comme un artiste engagé, parce que je défends des causes sociales dans mes chansons. Je parle du drame des réfugiés du fait de la guerre. Je chante le drame des Africains qui meurent en mer, en allant chercher un mieux-être en Europe. J’évoque la misère des enfants de la rue. Est-ce qu’on peut dire sincèrement qu’à travers ces messages, je ne suis pas un artiste engagé ?
• En fait, tes détracteurs soutiennent que ton reggae est “gentil“. Tu épargnes les hommes politiques et tu ne dénonces pas leurs actes, qui ne vont pas dans l’intérêt du peuple.
- C’est une critique non fondée. Car, je pense qu’évoquer les problèmes des réfugiés, des Africains qui meurent en mer dans des embarcations de fortune, des enfants de la rue, c’est relever indirectement qu’il y a problème quelque part dans la gestion des politiques. Vous savez, ici, certains se proclament chanteurs engagés et changent de veste au gré du vent. Sont-ils crédibles? Que dire alors de ceux qui se disent engagés et qui ont souvent un parti pris? Donc pas neutres en réalité? Or, il faut être neutre, et n’avoir pour parti que le peuple. Pour pouvoir critiquer tout le monde et la société. Ce n’est pas ce que je vois. D’ailleurs, l’engagement n’est pas seulement sur le terrain politique, il peut être partout.
• Tu es “engagé” dans ton nouvel album qui arrive ?
- Bien sûr. Sur les 14 titres, je parle des problèmes que les Ivoiriens vivent au quotidien. Dans mon langage noussi et dans mon feeling mandingo style. Un titre comme “Clandestin“, sur lequel intervient le rappeur La Fouine, s’adresse aux jeunes Africains en général. Je dénonce et je sensibilise à la fois, sur l’immigration clandestine.
• Avec Georges Kouakou et Moctar Woury toujours aux arrangements ?
- Oui, ce sont mes deux arrangeurs fétiches. C’est l’équipe qui gagne. Ils savent bien faire le dosage entre mon reggae de Treichtown et le beat londonien et jamaïcain. Pour atteindre à la fois le public ivoirien, africain et occidental.
• Un reggae sans frontières en quelque sorte…
- Tout à fait. Après Kingston, Londres, c’est bien Abidjan, la troisième place forte du reggae mondial. Il faut conforter cette place et aller au-delà. Donc, on ne peut pas faire du surplace. ou ne faire qu’un reggae pour nous uniquement. Sans prétention internationale. Il faut conquérir les autres peuples. C’est pour cela d’ailleurs qu’en dehors du Noussi, du Dioula et du Bété, il y a quelques bouts de chansons en français dans certaines de mes compositions.
• Après un break de 12 ans, les choses repartent donc de plus belle pour toi…
- C’est sûr. Arès la sortie de l’album prévue au plus tard fin décembre, il y aura une série de concerts à Abidjan, Daloa, Bouaké, Man, San Pedro, etc. Ensuite, ce sera le Mali, le Burkina, le Sénégal …. Puis, l’Europe, le Canada et les USA. C’est plus de 40 millions FCFA qui seront investis au finish dans cet album. Avec l’appui des différents partenaires. Il va falloir le rentabiliser au maximum.
• Et quand on sait que tu voulais arrêter la musique il y a quelque temps…
- Oui, c’est vrai. Mais la pression des admirateurs, des proches et la passion ont été plus fortes. Des mélomanes m’ont même avoué qu’après leur avoir fait plaisir avec mes chansons, je voulais les trahir. Non, je ne les trahirai pas. Cependant, j’espacerai les sorties d’albums, pour faire plus de spectacles live à l’avenir.
• Au moment où ton album va sortir, malheureusement, il y a une absence de taille chez toi: ta femme Danielle. Elle t’a quitté, semble t-il.
- (L’air pensif) Oui, Dany n’est plus à la maison. Elle est partie. Je vis seul depuis un an et demi.
• Où est-elle ?
- (Il hésite) Bèh…. Elle est quelque part à Angré, selon ce que j’ai appris. Je n’en sais pas plus. Pour ne pas vous mentir, je ne sais pas où elle est.
• Tu ne la vois pas ?
- Non, on ne se voit pas. Je n’ai aucune nouvelle d’elle.
• Et vos enfants ?
- Mes filles, Fatim, Mawa, Kady et Sally sont là. Elles vivent avec moi à Yopougon. Elles vont à l’école ici. Pendant les congés, elles vont voir leur mère et elles reviennent.
• Qu’est-ce qui a provoqué cette rupture ?
- Je ne peux rien dire à ce sujet. Je ne peux pas rentrer dans les détails.
• Vous avez quand même quatre enfants et des années de vie commune…
- (Silence) …

C’est si grave … Il n’y a aucune possibilité que vous vous remettiez ensemble ?
- (Soupir) Excusez-moi, mais je préfère me taire. C’est mieux ainsi. Nos enfants sont là. Ils se portent bien, c’est l’essentiel.
• Te considères-tu comme un homme divorcé ?
- Vraiment, je ne peux pas vous répondre.
• Tu as des regrets ?
- (Silence) ….


Par Eric Cossa (Top Visage)



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Alpha Sidibé et sa nouvelle griffe

Après Tanni, le célèbre couturier ivoirien Alpha Sidibé a décidé de réaliser des costumes à l’européenne. Ça lui réussit bien. Allons à la découverte du nouveau Alpha Sidibé. 

En attendant de revenir au Tanni (pagne baoulé) qui avait fait sa force au milieu des années 90, Alpha Sidibé se lance désormais dans la coupe européenne avec les tissus occidentaux. Il est dans le classique avec la coupe stricte et bien faite. Dans le show-room de son nouvel atelier à Yopougon- Ananeraie, le décor a bien changé. Dans la vitrine, et à travers les patrons exposés ça et là, on sent le changement dans la manière de travailler d’Alpha Sidibé. Les costumes dames et hommes occupent les trois quarts de la maison. Le Tanni n’est plus très présent comme par le passé. «Ça se passe très bien. Maintenant, je vais me lancer dans les classiques et faire des costumes comme j’ai l’habitude de le faire, avec encore plus de sérieux. Désormais, je travaille beaucoup sur les costumes hommes et Dames c’est-à-dire les tailleurs. C’est ça ma spécialité», dit-il. C’est ce qu’Alpha Sibidé propose à sa clientèle. Mais pourquoi, maintenant ? La réponse du maître : «j’ai toujours voulu présenter l’identité et l’authenticité africaines, c’est-à-dire faire des coupes européennes avec les pagnes africains dont le tissé et le Tanni. Mais il se trouve que les gens ne savent pas ce que je sais réellement faire sur la coupe nette et classique. Or c’est ce que j’ai appris avec mon patron qui s’était formé en Europe.»

Alpha veut donc revenir à sa formation de base pour se donner une nouvelle image et se faire une nouvelle clientèle. A en croire les jugements flatteurs de ceux qui fréquentent ce talentueux modéliste styliste, Alpha a bien quelque chose dans les doigts. Son travail est méticuleux et bien fini. Et c’est ce qui attire les consommateurs. Sa nouvelle ligne de costumes plaît. Alpha Sidibé fait aussi du sur mesure selon la volonté du client.

 

Par Omar Abdel Kader
Source Top Visages

 

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