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Ecole des sables : Restitution de 39 danseurs

L’école des sables de Toubab Dialaw a abrité pendant six semaines un stage de danse traditionnelle africaine et contemporaine. La restitution faite par les 39 stagiaires d’horizons divers en ce mois d’août 2013. Après les mots de bienvenue du directeur artistique Patrick Acogny, deux jeunes filles et un jeune garçon jouent aux présentateurs. «Cela ne va pas être très parfait, mais on va donner une idée de ce qu’on a pu faire. Ce sera des extraits de notre stage de six semaines», répètent-ils successivement en français, wolof et en anglais. Puis, les rangs se resserrent et un cercle se forme. Des claquements de main se font entendre. Les danseurs font trembler leur buste au rythme du tam-tam assuré par trois hommes et une femme. Ils s’écartent en tapant rudement les pieds sur le sol pour exécuter la technique dite de Patrick Acogny, l’un des chorégraphes du cours de stage de danse.
Au bout d’une vingtaine de minutes, presque tous les rythmes traditionnels africains sont exécutés. A l’Ecole des sables, la danse est folie. Imaginez qu’un Tanzanien, un Français, une Brésilienne, un Burkinabé, un Malien, bref chacun des 39 danseurs venus des quatre coins du monde dire «Bonjour» dans sa langue. C’est artistique. Mais, cela ressemble à une assemblée de fous dans laquelle chaque personne veut faire entendre sa voix. Ça va presque dans tous les sens, en parlant du tableau de la Française Régis Choupinaud intitulé «comment ça va ?». Pourtant, les danseurs utilisent les techniques de la voix et du yoga pour transmettre leur message: amour, solidarité, paix, unicité, etc. Les stagiaires ont aussi fait sienne du tableau très dynamique de Saky Bertrand Les souffrances du monde et Le pouvoir. Une danse que le chorégraphe a puisée chez les begbé, un peuple à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Le racisme et l’intolérance sont bannis, et seules les identités sont exhibées dans la diversité. Une identité symbolisée par la danse brésilienne, burkinabé, sénégalaise, française… Elle résume la diversité de tous les acteurs qui ont rendu leur copie de six semaines de pratique de danse traditionnelle africaine et contemporaine.
Comme la Française Lola Mino : «Cela a été une belle rencontre humaine. C’était un vrai challenge que nous avons su relever ensemble malgré les divers horizons». Pour elle, les entraînements étaient très intenses, car ils les pratiquaient sur le sable de la plage. «Et on s’exerçait six jours sur les sept que comptent la semaine. C’était donc très intense, mais c’est une grande leçon de vie qui permet de retrouver beaucoup de choses en fournissant des efforts. Je me socialise facilement. Concernant la danse africaine, au début, j’avais peur de ne pas y arriver et la danse traditionnelle était très difficile à maîtriser pour moi en tant qu’Européenne», avoue-t-elle. Quant à la Malienne Fatoumata Bagayoko, elle exprime sa joie : «Malgré des moments durs dus aux difficiles conditions alimentaires pour certains, on est arrivé à maîtriser notre sujet. La danse était énergique, mais le courage et le dynamisme ont prédominé. J’ai pu me rendre compte que la danse est un peu différente d’une région à une autre. Mais, parfois, existe des ressemblances dans l’exécution du rythme, de la gestion du temps et de l’ambiance».

DANSE PREMIERE EDITIONDE DIAMONO FECC SCHOOL
Les filles du groupe Glamour parmi les demi-finalistes


Dernières à danser devant un public fou, les quatre filles du groupe Glamour seront présentes à la plage du «Virage», samedi prochain pour les demi-finales de la compétition Diamono fecc school. Ce week-end à la plage Bceao de Diamalaye, avec leurs combinaisons blanches, elles ont arraché leur qualification après une chorégraphie de trois minutes dans l’art du break dance debout. Kill Dance, Dynamic dance et Youg lex sont les trois autres groupes qualifiés.
Le jury dirigé par l’artiste Francis Simon Gomis dit Chico s’est abstenu de tout commentaire. Il n’a pas interprété les qualifications, ni l’élimination des quatre autres groupes à savoir Trouble Maker, Bout- bas, Glamour, Monteez, et New style. Les organisateurs avaient indiqué, vendredi lors d’un point de presse, que les critères qui régissent la compétition tournent autour de la musicalité, l’originalité, le style, le comportement, l’esprit d’équipe et le fair-play.
Selon Chico, à l’occasion des demi-finales, un tirage au sort permettra à chaque groupe de danse de savoir son adversaire. Cette compétition qui en est en sa première édition semble entièrement financée par la marque de téléphonie Orange, qui tire profit de cet événement. Lapsus ou pas, le disc jockey a lâché qu’il s’agit d’un «deal pour vendre les produits d’Orange».

Baba MBALLO


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