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Musique : Quatre ans d’absence, Fallou Dieng revient avec son 26ème album

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Fallou Dieng, surnommé « Chef d’état major des ambianceurs » signe son retour sur la scène musicale. Ce, après quatre ans d’absence, il revient sur le marché avec un opus de double maxi composé de quatre titres intitulé « Namonalène », et promet le second dans sixmois.

Le leader de DLC a procédé, le lundi 10 août 2018, au lancement de son nouvel album avec la séance d’écoute présenté à la presse à Dakar. Un album qui rend hommage aux ténors de la musique sénégalaise comme Youssou Ndour, Baba Maal. La politique a aussi sa place dans la musique de Fallou Dieng, avec ce titre intitulé « Benno »  (Union). « Le comportement des gens qui narguent la société dès qu’ils sont au pouvoir, mais oublient qu’ils peuvent retourner à leur point de départ. Donc, c’est l’union qui fait la force. Nos dirigeants ne doivent pas s’accaparer de nos biens, mais doivent impliquer la population qui les a élus. » L’amour aussi n’est pas resté aux oubliettes. Et comme à l’accoutumée, Fallou accompagne toujours ses albums d’une nouvelle chorégraphie : «la danse Ndaate saï». Dans un des morceaux, l’artiste dresse le pont de différentes générations de musiciens.

L’entame de la seconde phase de sa carrière après 25 albums sur le marché, le 26 ème pourrait faire face aux conflits de générations qui guettent les mélomanes. Son absence sur la scène lui a valu des rumeurs fantaisistes, mais Fallou rassure, il est le roi des «ambianceurs» et il compte le rester. Même si à un moment, il avoue avoir des soucis de santé. « J’ai été victime d’un accident qui m’a un peu affaibli. Si certains pensent que j’ai laissé la musique ou même victime de maraboutage, je leur dis de croire en Dieu. Je suis en forme, et je compte rester dans la musique. »

Il poursuit « mon nouvel album dénommée « namonalène » prouve que je suis toujours dans ma passion. Mais, j’ai sorti cet opus de double maxi pour mes fans qui me réclament ».

Les quatre années d’absence sur le marché musical m’ont permis d’accoucher «Momonalène». Ce pendant, l’artiste conclut en adressant ses doléances à la Société de droit d’auteur et droits voisins, Sodav qui a pris le relais du Bureau sénégalais du droit d’auteur Bsda de mieux vieller à l’intérêt des artistes.  

Fana CISSE (Baobabafrique)

 

 

 

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Sonatel : 506,4 milliards de chiffres d’affaires


Le Groupe SONATEL a vu son chiffre d’affaires consolidé croître de 4,7% en juin 2018, atteignant 506, 4 milliards de francs CFA.  En valeur relative, ce chiffre d’affaires est en hausse de 22,8 milliards par rapport aux résultats du 1er semestre de 2017, indique le groupe dans un communiqué de presse.
 
La première capitalisation boursière de la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières, commune aux huit pays de l’UEMOA) annonce aussi que son résultat net, en baisse de 6, 5% sur la même période en 20147,se situe à 104 milliards de francs CFA.  Selon le communiqué, ‘’l’évolution semestrielle des principaux indicateurs indique le maintien de la tendance des résultats financiers par rapport à 2017 malgré la forte dépréciation du Léone, les impacts fiscaux nouveaux et la forte baisse du trafic international entrant, contributeur important en marge’’.

Il ajoute que ‘’le groupe SONATEL continue de consolider son leadership et de maintenir ses solides performances opérationnelles et financières dans ses cinq pays de présence’’.

Cette croissance des revenus reste soutenue grâce aux positions commerciales fortes et au développement des relais de croissance, mais est ralentie par la poursuite de la baisse de l’international entrant. Le Groupe Sonatel est présent au Sénégal, au Mali, en Guinée, en Sierra Leone et en Guinée Bissau.

 

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CNRA : L’ancien DG de la RTS, Babacar Diagne remplace Babacar Touré

A partir du 1e septembre 2018, Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) aura un nouveau président en la personne de Babacar Diagne. Ce dernier, ancien Directeur général de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts) va prendre la place de Babacar Touré dont le mandat est arrivé à expiration. 

 Le Cnra aura bientôt un nouveau président en la personne de Babacar Diagne. En effet, ce dernier va prendre ses nouvelles fonctions à partir du 1e septembre en remplacement de Babacar Touré dont le mandat est arrivé à terme, révèle L’As. 

Babacar Touré ne part pas seul puisque 8 autres membres de cette instance vont aussi quitter du fait qu’ils ont été nommés pour 6 ans non-renouvelables. Son successeur, ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, est un homme du sérail puisqu’il a dirigé la Rts, d’abord sous le régime du Président Abdou Diouf, avant que Me Abdoulaye Wade ne fasse appel à lui pour lui confier la télévision nationale. 

M. Touré part avec le sentiment du devoir accompli d’autant plus que durant son règne, le fondateur du groupe Sud Communication a su donner à la CNRA, une crédibilité reconnue par les acteurs évoluant dans ce secteur. Reste à savoir si son successeur saura relever le défi.

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Congrès : les femmes à la source d’eau vive

Les ministres de la femme adventiste de l’Union de l’Afrique de l’Ouest du Sahel ont convergé à Dakar pour organiser leur premier congrès international tenu à Dakar du 1er au 4 août 2018. Une rencontre qui regroupe des femmes adventistes en provenance des pays anglophones, francophones et lusophones de l’Afrique de l’Ouest comme le Cap Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. A cet effet, «  Femme, viens à la source d’eau vive » est  le thème sur lequel les participantes vont échanger. Entre autres des sujets sur «  Elever  les femmes au rang de personnes de valeur  inestimable en vertu de leur création et de leur rédemption » seront au menu. Car, pour les initiatrices de ce congrès, la femme est une symbolique puisée au pied de Jésus.

  Madame Enyde Roger, directrice des ministres femmes adventistes de Dakar a convié toutes les femmes à prendre part à cet évènement. « Nous demandons  à toutes les femmes de venir partager, voir, apprendre,  se former, et connaître leur environnement. Elles auront à apprendre des choses qu’elles pourront ensuite transmettre à leur communauté. Car nous avons des invités spéciaux ».

 

Cependant, le thème du congrès vient dans un contexte particulier car une femme sénégalaise résidente dans la région de Diourbel a été violemment battue par son mari et ensuite mise hors du domicile conjugal. Très remontée contre cet acte odieux, au nom des femmes ministres adventistes, la Directrice Enyde Roger n’a pas manqué de condamner cette violence faite à la femme.

Par ailleurs, elle souligne : « il faut savoir que les femmes ont de la valeur, et peuvent faire beaucoup de choses pour la société».

Pour sa part, Max René Laurent, origine de la Guadeloupe, conseiller d’administration des nombreux hôpitaux tenus par des femmes adventistes, formé à l’aide psychologique, fait remarquer.  « Je suis là pour apporter de l’aide aux femmes présentes à ce congrès pour faire face à la vie avec les défis qui sont les leurs. Espérons qu’elles partiront réconfortées. Car on est appelé à se respecter mutuellement pour une bonne cohabitation, s’aimer et vivre ensemble, tel est l’enseignement du Christ ». En plus des échanges lors des ateliers, les femmes adventistes vont remettre des dons, le samedi 4 août, à la maternité de la gendarmerie de Colobane.

Fana CISSE (Baobabafrique)

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Congrès : les femmes adventistes en conclave

Dakar abrite une importante rencontre des femmes adventistes au début du mois d’août 2018. Ainsi, les ministres de la femme adventiste de l’Union de l’Afrique de l’Ouest du Sahel organisent leur premier congrès international du 1er au 4 août 2018 à la salle de la gendarmerie de Colobane.

La cérémonie d’ouverture aura lieu le mercredi 1er août 2018 à 15 heures 30 à la sale de la Gendarmerie Samba Diery Diallo à Colobane. Le congrès verra la participation des pays (anglophones, francophones et lusophones) de l’Afrique de l’Ouest dont le Cap Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.

Environ deux cent participantes sont attendues à ce premier congrès dont le thème porte sur : «  Femme, viens à la source d’eau vive » et des sujets sur «  Elever  les femmes au rang de personnes de valeur  inestimable en vertu de leur création et de leur rédemption ».

Ainsi, il s’agit d’inciter les femmes à se consacrer au salut de leurs enfants, de leur conjoint et de leurs familles élargies. Pour ce faire, elles doivent améliore davantage leur participation à la croissance de l’église. Dans cet ordre d’idées, la Mission adventiste Sénégal-Mauritanie travaille à aider les femmes à pourvoir à leurs besoins dans une perspective globale avec des activités appropriées et les motiver à prendre soin de leur santé, à mener des activités génératrice de revenus entre autres.

Baobabafrique

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Cinéma à Lausanne:les cultures africaines célébrées

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Lausanne en Suisse abrite la 13e édition du Festival cinémas d'Afrique prévu du 23 au 26 août 2018  à la Cinémathèque suisse. Le thème de l’édition 2018 porte sur la teranga (hospitalité en wolof, la langue nationale la plus parlée au Sénégal). Cet art de vivre traduit la volonté de partage et de voyage à travers des incursions dans la sphère sociale, culturelle, artistique, musicale ou politique de l’Afrique multiple avec des films, des musiques, des photographies et des paysages réels ou imaginaires.

Le journaliste sénégalais et critique de cinéma, professeur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Baba Diop, participe au panel sur littérature et cinéma. Il animera le panel avec Sol de Carvalho, réalisateur mozambicain,  Christine le Quellec Cottier, Maître d’enseignement et de recherche, membre de l’Association des études africaines de l'UNIL ainsi que Max Lobe, écrivain camerounais basé en Suisse. Ensemble, ils lancent le débat sur le rôle des écrits africains au cinéma. 

La 13ème édition accueille également un panorama des cinémas africains contemporains, une rétrospective consacrée à la lutte anti-apartheid, un hommage à Idrissa Ouédraogo, un focus sur le Soudan, une exposition du photographe Osborne Macharia, des courts métrages en réalité virtuelle 360°, une carte blanche aux Rencontres Cinématographiques de Bejaïa (Algérie), un concert du sextet éthio-jazz Arat Kilo accompagné de la diva malienne Mamani Keïta et du rappeur slammeur américain Mike Ladd, une table ronde Littérature et cinéma, une soirée DJ, un café-rencontre, des débats et des délices culinaires.

La cérémonie d’ouverture en présence des autorités et des invités sera suivie par la projection en avant-première suisse du film RAFIKI de la réalisatrice kenyane Wanuri Kahiu, en présence de l’actrice Samantha Mugatsia. Sélectionné au dernier Festival de Cannes ce film est interdit au Kenya.

La section Panorama constitue le cœur du programme avec une sélection de 44 films en provenance de 25 pays d’Afrique. Elle offre une vision large de la production récente afin de mettre en lumière la diversité de la cinématographie africaine et de permettre au public de découvrir des films rares. Parmi les films sélectionnés, de belles découvertes encore inédites: MAKI’LA de Machérie Ekwa Bahango (RDC),  FIVE FINGERS FOR MARSEILLES de Michael Matthews (Afrique du Sud), MABATA BATA de Sol de Carvalho (Mozambique) en avant-première européenne, HOUSE IN THE FIELDS de Tala Hadid (Maroc), SHEIKH JACKSON de Amr Salama (Egypte), BOXING LIBREVILLE d’Amédée Pacôme Nkoulou (Gabon) ou encore LA BATAILLE D’ALGER, UN FILM DANS L’HISTOIRE de Malek Bensmaïl (Algérie). Deux co-productions suisses primées sont également à l'affiche, notamment le court métrage IMFURA de Samuel Ishimwe (Rwanda) - film de diplôme Bachelor 2017 à la HEAD Genève - qui a remporté l'Ours d'Argent du meilleur court métrage à Berlin.

Un focus dédié au Soudan met en valeur une cinématographie largement méconnue et dévoile une jeune génération de cinéastes qui s'engage pour faire vivre le cinéma dans leur pays. Sont projetés les courts métrages IMAN de Mia Bittar, VEGANIZE IT de Khalid Salim et NYERKUK de Mohammed Kordofani. Un montage d’extraits de film d’archives rendra hommage au légendaire cinéaste GADALLA JUBARA qui a ouvert le premier studio de cinéma privé à Khartoum dans les années septante.

En l'honneur du 100e anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, le Festival propose, en partenariat avec la Cinémathèque suisse, une rétrospective Mandela et la lutte anti-apartheid avec les films CRY FREEDOM de Richard Attenborough, I TALK ABOUT ME, I AM AFRICA de Chris Austin et Peter Chappell, INDIANS CAN’T FLY d'Enver Samuel, SARAFINA ! de Darrell Roodt, MANDELA: SON OF AFRICA, FATHER OF A NATION de Angus Gibson et Jo Menell, MANDELA: LONG WALK TO FREEDOM de Justin Chadwick, LONG NIGHTS JOURNEY INTO DAY de Frances Reid et Deborah Hoffmann. Les séances sont présentées par Enver Samuel, journaliste et réalisateur d'investigation sud-africain, membre du comité du National Film and Video Foundation.

Une carte blanche offerte aux Rencontres Cinématographiques de Bejaïa (Algérie), permet de découvrir d’autres univers avec quatre fictions récentes en provenance d'Algérie et du Maroc : JE TE PROMETS de Mohamed Yargui, THAT LOVELY LIFE de Rami Aloui, JUSTE LA FIN DES TEMPS de Yasmine Chouikh et LA VAGUE de Belkacemi Omar.

Avec le film KINI & ADAMS (1997) le festival rend hommage au cinéaste burkinabé IDRISSA OUÉDRAOGO figure emblématique du cinéma africain. Auteur d'une quarantaine de films, Idrissa Ouédraogo a obtenu de nombreux prix dans les plus grands festivals, notamment le Grand Prix du Jury à Cannes pour TILAÏ en 1990.

Et pour changer de registre, le public pourra s'immerger durant quatre jours, dans la réalité virtuelle 360° et se promener dans un monde imaginaire dans la Chapelle Tell, en face du Casino de Montbenon. Toute une aventure !

Le Festival est heureux de présenter cette année une exposition de photos de l’artiste kenyan OSBORNE MACHARIA, figure de proue de la photographie afrofuturiste. Il tire son inspiration entre autres des bandes dessinées et du monde cinématographique, à l’instar de l’œuvre exclusive qu’il a été chargé de créer par Disney pour le lancement de la superproduction américaine BLACK PANTHER. Une occasion unique de se promener dans l’univers de ce conteur exceptionnel qui conçoit la photographie comme un art narratif. Un studio éphémère sera installé durant le Festival et le public pourra prendre la pose devant l’objectif d’ Osborne Macharia et repartir avec un tirage. https://k63.studio   

FRIDAY NIGHT FEVER ! Le concert du sextet éthio-jazz ARAT KILO accompagné de la diva malienne MAMANI KEITA et du rappeur américain MIKE LADD mettra le feu à la scène au Chapiteau avec leur nouvel album Fleur Bleue, une création explosive de musiques africaines, urbaines et groove dans un esprit dansant. Et on enchaîne samedi soir jusqu'au bout de la nuit avec DJ CHUCCKS et DJ WASULU qui proposent des sets exaltants.

Alassane CISSE (Baobabafrique) source (Comité d’organisation du Festival)

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Conférence : le centenaire de Nelson Mandela

Né le 18 juillet 1918 en Afrique du Sud, la jeunesse africaine reconnaissante et les institutions nationales, africaines comme internationales célèbrent, ce 18 juillet 2018, le centenaire de naissance du combattant de la libération de l’Afrique du Sud, de la liberté et symbole du panafricanisme et de la tolérance.

A l'occasion de la journée internationale dédiée à Nelson Mandela et dans le cadre de la célébration du centenaire de sa naissance, l’Ambassade de la République d'Afrique du Sud à Dakar, le Ministre de la Culture de République du Sénégal et le Rectorat de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar organisent une grande conférence sur le thème: « héritage de Nelson Mandela, Jeunesse Africaine et Perspectives » ce mercredi 18 juillet 2018 à 9 heures à la salle de conférence de l’Ucad 2 à Dakar. La conférence sera animée par le Dr Aliou Sow et avec comme modératrice le Pr Penda Mbow.

Pour rappel , Nelson Rolihlahla Mandela dont le nom du clan tribal est « Madiba » a vu le jour le 18 juillet 1918 à Mvezo (province du Cap) et décédé le 5 décembre 2013 à Johannesburg. Mandela a été l'un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique institutionnel de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d'Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non ségrégationnistes de l'histoire du pays.

Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC) en 1943, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non-violente contre les lois de l'Apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L'ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC, Umkhonto we Sizwe, en 1961, qui mène une campagne de sabotage contre des installations publiques et militaires. Le 5 août 1962, il est arrêté par la police sud-africaine sur indication de la CIA, puis est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité lors du procès de Rivonia. Dès lors, il devient un symbole de la lutte pour l'égalité raciale et bénéficie d'un soutien international croissant.

Après vingt-sept années d'emprisonnement dans des conditions souvent très dures, et après avoir refusé d'être libéré pour rester en cohérence avec ses convictions, Mandela est relâché le 11 février 1990. S'inspirant alors de la pensée ubuntu dans laquelle il a été élevé, il soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime de l'apartheid et jeté les bases d'une nouvelle Afrique du Sud démocratique.

Après une transition difficile où de Klerk et lui évitent une guerre civile entre les partisans de l'apartheid, ceux de l'ANC et ceux de l'Inkhata à dominante zoulou, Nelson Mandela devient le premier président noir d'Afrique du Sud en 1994. Il mène une politique de réconciliation nationale entre Noirs et Blancs et lutte contre les inégalités économiques. Après un unique mandat, il se retire de la vie politique active, mais continue à soutenir publiquement le Congrès national africain tout en condamnant ses dérives.

Impliqué par la suite dans plusieurs associations de lutte contre la pauvreté ou le sida, élevé au rang de patrimoine commun de l'humanité, il demeure une personnalité mondialement reconnue en faveur de la défense des droits de l'homme. Il est salué comme le père d'une Afrique du Sud multiraciale et pleinement démocratique, qualifiée de « nation arc-en-ciel », même si le pays reste confronté à de graves problèmes d'inégalités économiques, de tensions sociales et de replis communautaires.

Alassane CISSE (Baobabafrique)

 

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Yene : Inauguration de l’Institut Khadimou Rassoul

Yene sera le lieu de ralliement des fidèles mourides et citoyens du monde et plongera dans la ferveur religieuse à l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre de l’institut international Khadimou Rassoul. En effet, sous la bénédiction du Khalife général des Mourides, Serigne  Mountakha Bassirou Mbacké, la cérémonie de pose de la première pierre de l’Institut international Khadimou Rassoul de Serigne Affia Bousso, imam de la grande mosquée de Touba aura lieu le dimanche 15 juillet 2017 à 10 heures à Yene (Ndoukhoura Wolof).

La pierre sera posée par Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké, Khalife de Cheikh Moustapha Al Karim de Darou Khoudos en présence de Serigne Affia Bousso. A cet effet, les autorités administratives, locales, les chefs coutumiers, les chefs religieux, les notables, les disciples, les associations de quartiers, les personnalités et le grand public sont attendus à cet événement de haute portée dans la commune de Yene.

Au cours de la cérémonie inaugurale de l’institut international de rayonnement islamique et de vulgarisation de la pensée universelle de Cheikh Ahmadou Bamba, les guides spirituels vont bénir Baobab Holding qui regroupe en son sein, Baobab Communication qui coordonne la communication-presse de la rencontre socio religieuse.  Notre compatriote Mamadou Sène de Pikine Diaspora Radio basé aux Etats Unis d’Amérique, assure la communication internationale de l’événement. Ainsi, après la cérémonie de pose de la première pierre de l’Institut, disciples, invités et autorités convergent chez le poète Daouda Fall à Toubab Dialaw pour des ziars (prières et bénédictions) et bernels (copieux repas).

Alassane CISSE (Baobabafrique)

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Ngoné Fall nommée Commissaire générale de la Saison Afrique 2020

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Elle vient d’être nommée, le mardi 3 juillet 2018, Commissaire générale dans le cadre de la Saison des cultures africaines, la Saison Afrique 2020, une initiative lancée par le président français Emmanuel Macron. La Sénégalaise Ngoné Fall, 51 ans, architecte, commissaire d’expositions, intellectuelle et cofondatrice d’une plateforme dans les nouveaux médias et les arts visuels, devient ainsi une figure incontournable de la scène culturelle internationale.

Portrait.

C’est elle qui aura la tâche aussi réjouissante que difficile de « permettre de faire découvrir en France, l’image d’une Afrique en mouvement et en pleine mutation », selon le communiqué publié par la ministre de la Culture française, Françoise Nyssen, la tutelle avec le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de l'initiative Saison Afrique 2020 qui sera mise en oeuvre par l'institut français courant 2020.

Les initiés connaissent et apprécient Ngoné Fall depuis longtemps. Déjà en 2001, elle était commissaire invitée aux Rencontres de la photographie africaine de Bamako. En 2016, elle présidait le jury de la Biennale de Dakar, et dans la même année, elle a concocté une exposition au Danemark à majorité féminine sur les voix critiques d’artistes activistes, When Things Fall Aparat. Critical Voices on the Radars.

La défense des artistes en Afrique

Née en 1967 à Dakar, diplômée à l’âge de 26 ans en architecture par l’École spéciale d’architecture à Paris, Ngoné Fall s’engage rapidement auprès de la Revue noire avant de devenir à son tour entre 1994 et 2001 directrice de cette rédaction pionnière et très engagée dans la reconnaissance des artistes africains dans le milieu de l’art international. Sa nomination en tant que commissaire générale de la Saison Afrique permettra à Ngoné Fall de devenir une figure centrale pour la défense des artistes en Afrique, un rôle incarné depuis longtemps par Simon Njarmi, écrivain et essayiste né à Lausanne de parents camerounais, cofondateur de la Revue noire et commissaire d’expositions mythiques comme Africa remix.

Quant à Ngoné Fall, elle a codirigé plusieurs anthologies ayant fait date : l’Anthologie de la photographie africaine et de l’Océan Indien en 1998 et puis, en 2001, l’Anthologie de l’art africain du XXe siècle, publiée par les prestigieuses éditions Revue noire. C’était le fruit de longues années de recherche et un coup d’épée dans la scène internationale de l’art qui longtemps ignorait cette autre histoire de l’art.

Les artistes femmes du continent africain

Dans le cadre de ses recherches scientifiques, elle n’a pas cessé de faire découvrir des artistes femmes du continent africain. Lors de l’exposition sur l’art féministe dans le monde, Global Feminisme, en 2007, au Brooklyn Museum, à New York, elle a notamment rédigé dans le catalogue la partie sur la contribution de l’art africain. Du jour au lendemain, elle s’est retrouvée dans le rôle d’une pionnière concernant la recherche sur la production des femmes artistes en Afrique.

Enfin, et ce n’est peut-être pas le fait le moins important dans sa nomination, Ngoné Fall est aussi cofondatrice du collectif Gaw-Lab de Dakar, une plateforme dédiée à la recherche et la production dans le domaine de l'art numérique pour interroger « l'interdépendance entre la réalité numérique et l'espace public et social ». Relier les cultures et les continents à l’ère numérique, tout un programme pour sa nouvelle fonction au sein de la Saison Afrique 2020.

Source - RFI

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Youssou Ndour, gloire amére

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On reproche quelque chose à Youssou Ndour - Quelque chose comme la légitimité du cercle - Il est toujours dangereux pour l’art de découcher en politique.

La scène se passe dans le chic 16e arrondissement parisien l’hiver 2014. Bâtiments cossus, rues et allées proprettes, en ce février clément, Paris ruisselle de son flot indolent. L’air glacé est griffé de temps à autres par des rayons chaleureux. Tout autour du Boulevard d’Iena, et de sa grande et impériale perspective qui découvre les arêtes de l’arc de triomphe, une petite effervescence commence à remplir l’écho. Un ballet de voitures officielles donne progressivement vie au quartier, injectant aux ruelles un peu de tonus. Dans un immeuble en retrait, presque confidentiel, se joue l’avenir économique du Sénégal. Le cabinet McKinsey a cravaché sur le PSE et la réunion qui commence a pour but d’inonder le Sénégal de milliards. Avant l’émergence, il faut bien la simulation de noyade, donc les grands tuyaux. Le groupe consultatif réunit bailleurs de fonds, gotha dakarois voyageant au frais du prince. Tout le monde est là, journalistes, courtisans, artistes, diplomates, c’est le Dakar affriolant, qui se pavane, s’autocongratule, se toise, dans ce grand xawaré national décentralisé à Paris.

Pendant une pause lors des séances, Youssou Ndour, membre de délégation, est impliqué dans une violente embrouille. A l’entrée d’un ascenseur, l’accès d’un bureau semble lui être interdit par un agent du protocole régalien. Invectives, échanges musclés en wolof, attroupements du parterre incrédule, et quelques minutes plus tard : la diplomatie nationale : le Masla, aidé là par le secret national de l’instruction, le Suturë, étouffe l’affaire. Alors la tension dégrossit, et la gravité de l’instant désépaissit, il y a un flash, un éclair pendant lequel l’on croise les yeux de Youssou Ndour. Le regard nu, le masque d’une blessure profonde apparente. 

La grande souveraineté que la gloire finit par semer dans le port ; l’interminable liste des faits glorieux, épiques ; la réussite irréfutable que le talent et le labeur, de concert, ont construit ; jadis si féconds à illuminer les visages, à les rendre immunisés contre la jalousie, l’envie ; tout d’un coup, pendant cette scène, il y a un goût d’inachevé, cerise empoissonnée sur le gâteau qui a goût de bile. On reproche quelque chose à Youssou Ndour. Quelque chose comme la légitimité du cercle. Un combat que même sa gloire, des plus fulgurantes du pays, n’arrive pas à gagner. Et l’on se reporte à ce couplet dans Ba Tey, où le cordonnier te conçoit une semelle à la hauteur de ton apparence. Le mépris commun a rencontré en chemin la caste nationale pour la machine à disqualifier.

Si la gloire est le soleil des immortels, il y a à parier qu’avec Youssou Ndour, il y a ombrage. Le génie de l’artiste, le succès de l’entrepreneur, la portée de l’ambassadeur national, le timbre de la voix nationale, l’idole mondiale, ont toujours dû frayer avec le mépris contre l’analphabète, instruit tardivement. Partout lui a été opposé ce mépris de caste qui ronge d’amertume même ceux qui se croient à l’abri. Même couvert d’or et de lauriers, l’œil de ses détracteurs, s’attachera à ne voir que ce point. Ce détail. Poison diffus qui n’attaque pas mais démange.

Que les tâtonnements, les mauvaises idées, les alliances opportunistes, aient été le marqueur de son engagement politique, tient sa source dans le fait que Youssou Ndour a été perçu comme un amuseur national, une idole dépolitisée, que l’on ne considérait pas comme un danger, ni une menace. Il a servi d’ornement, de caution, à des milieux où sa voix - singulière - coïncidence, n’a pas été écoutée ni respectée. 

Il est toujours dangereux pour l’art de découcher en politique. Il faut avoir les deux fibres pour survivre. Youssou Ndour n’en avait qu’une. Mais ce que les hommes vous ôtent, l’Histoire vous le rend. Voici son acquis, son visa. Les pourvoyeurs universels d’émotions survivent à tous les procès. Quand bien même parfois, la gloire est amère. Ses chansons restent ses plus grandes leçons, de vie et de politique.

Avec Seneplus

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