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Nécrologie : Samir Amin, une figure du tiers-monde tire sa révérence

L'économiste et altermondialiste Samir Amin est décédé, le dimanche 12 août 2018 à Paris, à l'âge de 87 ans. Théoricien du marxisme et du maoïsme, ce Franco-Egyptien était l'une des figures de proue des mouvements altermondialistes. Professeur à Poitiers, Vincennes et surtout à Dakar où il a contribué à fonder l'Institut africain de développement économique et de planification, Samir Amin a irrigué par sa pensée plusieurs générations d'universitaires dans les pays en développement.

« Marx n'a jamais été aussi utile », disait Samir Amin, qui fut sans conteste l'un des esprits les plus lucides du vingtième siècle dans la critique du système capitaliste mondialisé. Pour lui, la logique capitaliste du profit entraîne la destruction des bases de la reproduction de la vie sur la planète.

Cette critique fondamentale s'accompagne tout au long de sa vie d'une analyse sans concession des rapports de domination entre le centre, les pays capitalistes développés, et la périphérie, le Tiers-monde. En lui rendant hommage, le président sénégalais Macky Sall écrit ; « Il avait consacré toute sa vie au combat pour la dignité de l’Afrique, à la cause des peuples et aux plus démunis. Avec la disparition du Pr Samir Amin, la pensée économique contemporaine perd une de ses illustres figures. Mes condoléances émues au nom de toute la Nation ».  

Dans un communiqué parvenu à la rédaction de baobabafrique.com, le Forum social sénégalais sous la plume de Demba Moussa Dembélé et Mamadou Mignane Diouf, note : « c’est une perte immense pour l’Afrique et le monde. Penseur éminent, auteur prolifique et intellectuel engagé toute sa vie pour l’émancipation des peuples et des pays du Sud de l’exploitation capitaliste et de la domination impérialiste.». Le Forum social sénégalais de poursuivre en témoignant: « Durant plus de 60 ans, il a mis son immense savoir et son prestige au service des luttes des peuples pour la liberté, la démocratie et le progrès social. Il a été le compagnon du Forum social sénégalais depuis sa naissance et a participé à plusieurs de ses éditions ».

Agrégé en Sciences économiques, formé à Paris dans les années cinquante, il publie en 1973, Le développement inégal, ouvrage majeur qui le propulse dans le champ antimondialiste qui deviendra deux décennies plus tard,  l'altermondialisme.

Grand défenseur des jeunes nations africaines, ce précurseur a toujours concilié son travail universitaire avec un engagement militant. Conseillé du gouvernement malien de 1960 à 1963, il fonde à Dakar, l'Institut africain de développement économique et de planification.

Il participe aussi à la création, d'Enda-Tiers Monde, l'une des premières ONG africaines. Pour lui, il faut redéfinir l'ordre mondial basé sur le capitalisme financier et supprimer ses institutions comme l'OMC, le FMi et la Banque mondiale. Une pensée dense et radicale qui a inspiré plusieurs générations d'économistes africains.

 

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Rwanda: historique d’un génocide…et « Francophonie »


Mes lectures m’ont conduit à ce 1 er partage et à quelques libres réflexions. D’autres suivront
avant les récoltes de nos paysans à qui nous souhaitons un bel hivernage et des greniers pleins
de promesses.
Lisons d’abord les extraits qui suivent. Ils sont révélateurs d’une Afrique qui se
construit et se déconstruit avec, toujours pas loin, l’œil des Grands Blancs, comme aimait à
les appeler Senghor. Et pourtant, les temps changent !
« Derrière les tragédies africaines auxquelles François Mitterrand fut confronté à la fin de
son second mandat: le Rwanda. Il était extrêmement furieux qu’on lui prêtât une
responsabilité dans le génocide des Tutsi qu’il avait, au contraire, voulu éviter.
Comme le Zaïre et le Burundi, le Rwanda ne faisait pas partie de l’Empire français.
Après l’Allemagne et la Belgique –qui avaient administré le pays jusqu’à la fin des années
1950 avec les minorité tutsi, propriétaires de troupeaux-, c’étaient les Hutu, agriculteurs
sédentaires, qui exerçaient le pouvoir depuis l’indépendance.
Le président rwandais Habyarimana –un Hutu-, au pouvoir depuis 1973, se tourna vers
la France, seule des ex-puissances coloniales à maintenir une aide destinée à l’Afrique. Il
semblait un homme de bonne volonté, hostile aux extrémistes hutu et tutsi. Quand François
Mitterrand arriva au pouvoir, Habyarimana y était encore, colosse débonnaire et brutal, qui
me sembla toujours soucieux d’éviter les problèmes avec ses voisins du Burundi, de
l’Ouganda et du Zaïre. A la fin des années 1980, nombre se Tutsi fuirent en Ouganda, d’où ils
cherchèrent à « reconquérir » le Rwanda. En octobre 1990, le Front patriotique du Rwanda
qui les regroupait, sous la direction de Paul Kagamé -Tutsi, membre de la famille royale du
Rwanda, réfugié depuis son enfance en Ouganda-, tenta de reprendre lepays en franchissant la
frontière ougandaise. Les exactions commencèrent. François Mitterrand voyait là avant tout
une lutte d’influence entre francophonie et anglophonie et entre la France et les Etats-Unis.
Les Tutsi lui paraissaient avoir choisi, majoritairement, le camp américain, m’expliqua-t-il un
jour: « Il y a des massacreurs chez les Hutu comme chez les Tutsi, et en plus, Kagamé est
l’homme des Américains. Les Tutsi veulent, par les Grands Lacs, détruire notre influence en
Afrique centrale.» Il expédia un détachement pour protéger et évacuer les ressortissants
français. Puis il maintint ces troupes sur place et poussa à un accord entre les belligérants. Le
3à janvier 1991, il écrivit au président rwandais Habyarimana: « Le conflit ne peut trouver de
solution durable que par un règlement négocié eu une concertation générale dans un esprit de
dialogue et d’ouverture.» Le conflit parut en passe de s’arranger: cessez-le-feu, nouvelle
Constitution, neuf partis politiques en lice et, en avril 1992, un gouvernement de transition.
Mais les extrémistes des deux camps ne désarmèrent pas; en février 1993, le Front patriotique
du Rwanda lança une nouvelle offensive, à parti de l’Ouganda; le Conseil de sécurité des
Nations Unis déploya quatre-vingts observateurs « à la frontière entre l’Ouganda et le
Rwanda pour vérifier qu’aucune assistance militaire (n’était) apportée aux factions en lutte.»
Les troupes françaises étaient toujours présentes au Rwanda. Le 21 août 1993, grâce à
l’assistance de la France -qui venait de passer en cohabitation-, des accords de paix furent
signés à Arusha, en Tanzanie, entre le Front patriotique du Rwanda et les Forces armées
rwandaises. Ils organisaient le partage entre les deux camps et préparaient le retour à Kigali

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d’une partie des exilés tutsi. Le Président du Front patriotique du Rwanda, Paul Kagamé,
adressa à François Mitterrand « ses remerciements les plus sincères pour le rôle joué par la
France ».
Mais la situation demeura tendue entre les communautés. Les Tutsi du Rwanda étaient
considérés comme des collaborateurs par le Front patriotique et comme des traîtres par le
gouvernement rwandais.Des armes continuèrent à circuler en vue de renforcer les deux
factions. Les civils s’armaient pour se protéger. Le 27 septembre, François Mitterrand, très
inquiet de la tension entre ces communautés, écrivit au nouveau président américain Bill
Clinton: « Si la communauté internationale ne réagit pas rapidement, les efforts de paix
risquent d’être compromis. » Le 5 octobre, le Conseil de sécurité créa une mission des
Nations unies pour l’assistance au Rwanda, composée de deux mille cinq cent cinquante
Casques bleus appartenant à vingt-trois pays différents, ce qui permit à la France,
conformément aux accords d’Arusha, de retirer ses propres troupes du Rwanda.
Le 6 avril 1994, l’avion transportant le président Habyarimana explosa à l’atterrissage
à Kigali. La responsabilité de cet attentat n’set pas encore clairement établie: des Tutsi
voulant se venger ? Des Hutu souhaitant un prétexte pour déclencher le massacre ? Le
lendemain, commença un véritable massacre des Tutsi, en présence d’une mission des
Nations unies réduite à l’impuissance. Pour inciter les paysans hutu à massacrer leurs voisins
tutsi, les autorités leur promettaient les terres de leurs victimes. ? Près d’un million de Tutsi
périr ainsi entre avril et juillet 1994. Des Hutu furent également massacrés un peu plus tard,
en représailles, quand Paul Kagamé prit le pouvoir au Rwanda. La communauté
internationale resta comme paralysée pendant deux mois. François Mitterrand et le
gouvernement Balladur tentèrentd’obtenir des Nations unies qu’elles s’interposent. Après
trois mois de discussions vaines, l’opération Turquoise, décidée en juin 1994 avec l’aval du
Conseil de Sécurité de l’ONU et mise en œuvre en août avec la participation de cinq mille
militaires français et cinq cents militaires africains, créa une « zone humanitaire sûre » à
partir du Zaïre. Cela permit de sauver quelques milliers de vies. Mais le mal était fait: le
génocide avait eu lieu; son ombre ternissait injustement le gouvernement d’Édouard Balladur
et la fin du second mandat de François Mitterrand, qui enrageait qu’on lui fît porter la
moindre responsabilité dans cette tragédie.
Au même moment, une pièce similaire se jouait sur un autre théâtre: celui de
l’Europe divisée. Car la désagrégation des dictatures en Afrique faisait écho à celle qui
commençait en Europe de l’Est puis dans les Balkans. Elle allait réaliser, beaucoup plus vite
que prévu, les prévisions de François Mitterrand: l’Allemagne allait être réunifiée, la
Yougoslavie se démembrer et l’Union soviétique disparaître de la scène de l’Histoire ».
Voilà donc ce que Jacques Attali nous raconte, dans son ouvrage: « C’ÉTAIT
FRANÇOIS MITTERRAND », publié aux éditions Fayard, en octobre 2005.
Voilà le Rwanda et l’histoire « courageusement »racontée de son génocide.
La question demeure sur les sempiternelles responsabilités engagées ou non de la
France. Vous tirerez votre propre réponse de ce que vous avez, ici, lu.
Le Rwanda, malgré ce drame sans nom, mais avec des visages, s’est relevé et se
construit pas à pas, avec succès, exigence, mais surtoutautorité -l’autorité peut ne pas être
synonyme de dictature. Mais méditons toujours cet échange: « Il n y a rien.» - « Tu n’as pas
regardé assez longtemps », lui répondit-il-.
Paul Kagamé, sec et charismatique, aura pour le moment brisé l’obstacle de la
division. Son mérite est immense. Il y réussira encore plus en ne quittant pas des yeux le

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rétroviseur et en ayant toujours le courage d’être juste et équitable. Mieux encore: le courage
d’être pauvre. Sinon, la paix, la stabilité, le progrès, rebrousseront chemin. L’histoire, avec.Il
n’existe pas de plus beau lever de soleil, qu’un peuple amoureux de son Président ! Mais à ce
dernier de toujours se souvenir du proverbe qui dit:« Même assoiffé d’amour, on n’embrasse
pas le porc-épic ».Savoir également que l’on ne reste pas en tant que chair. On reste en tant
qu’esprit.La probité, le travail, sont l’avenir d’un Chef d’État !
Quant à la candidate du Rwanda pour le poste de Secrétaire Général de la Francophonie,
pourrait-elle ramener, de nouveau, un jour, ce pays « lustré » et aujourd’hui tant chanté,dans
le giron de l’espace francophone, déserté avec audace et fracas ?L’Union Africaine aurait béni
Louise MUSHIKIWABO, en n’oubliant pas les « trahisons internes » à venir, et le Président
Emmanuel Macron, avant tous, et certainement pas en faisant la sieste, a très tôt salué et
apporté son soutien au Rwanda.Les chemins de la politique sont impénétrables !
La bonne formule serait de voir un jour -qui ne viendra sans doute jamais- le
Sommet des Chefs d’État de la Francophonie qui élisent en conclave le Secrétaire Général en
s’étripant souvent, innover enfin, en sortant de la politique et du copinage, pour désigner par
un appel à candidatures libres, avec un haut jury et un cahier des charges élevées, un patron
de l’Organisation Internationale de la Francophonie -OIF-, pour mener à bien ses missions,
d’abord et ensuite au service des peuples, avant celui des politiques, que l’on sait
incontournable. Ils feront longtemps encore « la pluie et le mauvais temps ». C’est changer
qui est difficile ! Le confort ne fait pas suer !L’OIF doit changer de « peau » ! Elle a fait son
temps avec les si chétifs impôts des peuples du Sud. Et pas même un visa ! Quant aux
contributions du Nord de moins en moins riches, elles « tournent de l’œil », comme on dit.
Ni suffisantes ni pérennes ! Bref, l’enthousiasme s’est enfui ! Sauve qui peut, ou presque !
A bientôt pour le « Partage 2 » de nos lectures d’hivernage.

Par Amadou Lamine Sall
Poète

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Musique : Chérifou et Job Sa Brain lancent l’album « Melo Kan »

  • Publié dans Musique

L’album « Melo kan » est l’aboutissement de la synchronisation de deux styles de musique différents sur l’enracinement culturel mais également  sur une ouverture vers le reste du monde dans un contexte d’échanges culturels. Une occasion pour Chérifou et Job Sa Brain, de convier la presse, le samedi 4 août 2018 au Centre culturel Blaise Senghor. 

Pour les auteurs de cet album, il s’agit de montrer qu’il est possible de se positionner sur l’échiquier de la culture urbaine à partir des sonorités africaines. « Il est donc essentiel de s’adapter à son évolution en répondant aux exigences des nouvelles normes de l’environnement technologique », ajoutent-ils.

L’objectif de cet album est d’accrocher davantage un public vers un nouveau style de musique, sans trahir le sens de l’engagement par la plume. Ceci est traduit par la diversité des thèmes qui vise toutes les générations et touche plusieurs domaines sensibles de la vie sociale. Elle comporte une identité musicale africaine qui correspond aux nouveaux styles de musique en cours comme l’afro-trap. Les thèmes sont liés à l’amour, au social, à la politique.

Ce projet est réalisé sous la direction artistique du Label de production Rock Team Music avec la complicité de  jeunes réalisateurs talentueux tels que Mister Keichch chargé de la production audio et ZIZ’ART qui réalise les vidéos.

Fana CISSE (Baobabafrique)

 

 

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Spectacle : Sorano en Chine

  • Publié dans Danse

Le ballet national de Sorano va se produire à Beijing, capitale de la Chine. En effet, la République populaire de Chine accueille, du 5 août au 5 septembre 2018,  les artistes-danseurs du Ballet national La Linguère de la Compagnie du théâtre national Daniel Sorano.

Le ballet national prend part aux manifestations culturelles à l’occasion du grand Forum sur la coopération sino-africaine. En plus de leurs prestations artistiques, le Ballet national du Sénégal va partager la grande scène de Beijing avec différents ballets en provenance des pays d’Afrique et de la Chine  pour un spectacle de fusion, fruit d’un travail collectif de créations chorégraphiques et rythmiques.

 Pour bien mener cette belle aventure artistique, six danseurs de talent du ballet national ont été sélectionnés. Il s’agit de  Marcel Dacosta, Ramatoulaye Cissé, Assy Mbaye, Astou Sall, Grégoire Diatta et Lamine Sow.

Pour rappel, le ballet national ou "La Linguère" ou "Princesse" en wolof est la plus ancienne des trois troupes de Sorano, issu de l’ancien Ballet africain de la Fédération du Mali, créé en 1960 . Avec ses trente cinq artistes, danseurs, danseuses, instrumentistes traditionnels, le ballet national "La Linguère"  est monté sur les grandes scènes du monde . Un parcours marqué par de nombreuses distinctions dont  le Grand Prix du Festival de Carthage   (1970)   jusqu'au  Prix  du  Festival Manosque (1998) en passant par le prix du meilleur ballet au Festival de la ville de Los Angeles (1995) entre autres. Dans sa trajectoire glorieuse, on peut citer le Festival de Rabat sur invitation de la Princesse Lalla avec une prestation mémorable, la tournée triomphale en Corée et au Japon, pendant la Coupe du Monde 2002, à Salvador de Bahia, au Brésil, où elle fut l’invitée d’honneur du Carnaval 2005, au Venezuela en 2006. Les années 2006/2012 ont été très intenses : Salvador de Bahia à l’occasion du lancement du 3ème Festival Mondial des Arts Nègres, à Hanovre (Allemagne), à Saragosse (Espagne) en août 2008, à Shanghai (Chine) pour les Expositions Universelles en 2002, 2006 et 2010, en Italie au Festival de Turin, en Chine en octobre 2012, etc. Et la saga se poursuit au fil des années.

Alassane CISSE (Baobabafrique)

 

 

 

 

 

 

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Poésie : Assilah de tous les Benaïssa

Des rêves de palmiers accomplisse

mirent dans  l’horizon bleu la mer bleue le ciel bleu

Assilah s’offre comme une déesse de feu un corps d’encens

et Benaïssa veille depuis l’aube

il veille d’avant le chant des muezzins

d’avant les chameaux ivres d’oasis

Assilah la bleue est née de ses paupières défiant tous les sommeils

née  de ses désirs de pyramides de ses mains de ceinture fraternelle

née de ses paroles enceintes de métissage

de son front d’arc-en-ciel diadème de toutes les tendresses

de ses prières d’une Afrique unie déshabillée de toutes tragédies

Benaïssa veille de ses vœux une méditerranée où les orangers

fleurissent en manguiers les pommiers en jujubiers le thé en citronnelle

 

          Assilah de tous les cœurs de tous les chants de tous les sangs

Assilah de toutes les mers de tous les fruits de tous les miels

de tous les âges d’ailes d’oiseaux fraternels

soit donc bénie

bénie par le Prince des prophètes Mohamed le Reposant

bénie par tous les temples aux prières effluves de camomille

bénie par tous les forgeurs de rêves les poètes constellés d’or et de rubis

les flutistes du paradis quand Dieu joue de l’orgue

les tisserands d’horizons de safran et de mouettes argentées

bénie sois-tu Assilah la diamantine la solaire l’étoilée

béni est le Maroc royaume d’ambre et d’étrennes

peuple de papyrus et d’olives de mille soleils

béni votre Roi votre langue votre peuple votre chemin des hibiscus

bénies vos femmes vos mamans diadèmes qui éclairent la nuit comme le jour

         Ohé Assilah de drap bleu et de flammes de lilas azur

 

       Merci pour Senghor

merci pour le sel merci pour le mil

merci pour le Congo Ohé Ohé

merci pour Tchicaya le joaillier des mots

Tchicaya le messager de tous les vents

Tchicaya le manguier le dattier le jujubier l’oranger le pommier

 

         Merci Assilah pour le pain de juin  les olives de juillet

merci aux jurés veillant sur la mèche de la lampe de Tchicaya

merci pour la couronne d’or 2018 le Nobel d’Assilah

merci pour la gorge d’or de Mario Lucio Sousa le rossignol du Capo-Verde

merci à Mario Melo le Brésil de la samba de toutes les peaux

merci à Mehdi Akhrif le poète fleuri d’Assilah

merci à Vanessa Rodrigues  la Portugaise prodigue

Mamadou Ba d’âme douce et visiteur de tous les sites de l’esprit

Raphaël Ndiaye de tous les saints, cœur de Sérère accompli

merci au prince élu de mon pays

Macky Sall venu par les airs et les alizés partager le

parfum de la fête le sacre du poète peul le serment scellé de l’Afrique 

merci à Abdou Latif Coulibaly chaussant ses

souliers et ne comptant pas ses pas jusqu’à Assilah

au frère au ministre au préposé de l’arrosoir des jardins de la Culture

 

        Voici que la moisson est arrivée avant la pluie

Assilah est d’une fertilité promise avant les nuages et les orages

et Benaïssa est une semence sans eau

un arbre qui n’a point besoin  de saison pour donner ses fruits

 

       Puisse le jardin de Tchicaya aux portes d’Assilah

garder la mémoire de Benaïssa

fleurir et faire fleurir pour toujours la POÉSIE

cette porte du cœur que l’on ne peut fermer

ces yeux que l’on ne peut clore

ce soleil que l’on ne peut coucher

ce sang bleu-or de toutes les veines de toutes les races

ce chant qui accompagne toutes les saisons de l’amour

 

Assilah est désormais parée comme une mariée du printemps

Benaïssa est désormais chanté devant chaque aube du futur

Tchicaya est  désormais loué pour l’éternité poète de l’éternel

 

                                                                 

                                                            Amadou Lamine Sall

                                                  Lauréat du Prix Tchicaya Utam’si de poésie

                                                            2 juillet 2018

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Music in Africa : cinq ans de promotion musicale dynamique

  • Publié dans Musique

La Fondation Music in Africa (Miaf) a fêté ses cinq ans, le 27 juillet 2018. Lancée sous la bannière « Music In Africa » en 2011 avec le soutien de Siemens Stiftung, du Goethe-Institut et autres partenaires, la Fondation devient l'une des organisations artistiques panafricaines les plus reconnues et les plus actives, avec des opérations à travers l'Afrique subsaharienne.

« Le parcours a été passionnant et stimulant » a déclaré Aisha Deme, présidente de la Fondation. « Nous sommes très fiers des cinq dernières années, qui ont été caractérisées par le travail acharné, la croissance, la transparence et une vision claire pour être la principale source d'information et d'échange dans et pour le secteur de la musique africaine ».

Parmi les principales réalisations de la Fondation au cours de ses cinq premières années, on pourrait citer le lancement du portail musical www.musicinafricia.net, qui fournit des informations et des outils pratiques aux musiciens, un programme de fabrication d'instruments en Afrique du Sud, un fonds de mobilité qui soutient les musiciens et les festivals, des programmes de formation dans de nombreux pays africains, et récemment l'introduction d’ACCES - la conférence panafricaine de musique qui se tient chaque année dans une ville africaine différente.

Basée à Johannesburg, en Afrique du Sud, la Fondation Music In Africa a établi des bureaux satellites à Nairobi (Kenya), Lagos (Nigeria), Dakar (Sénégal) et Kinshasa (RDC). La structure travaille avec une équipe dynamique de collaborateurs et de chercheurs en musique du monde entier.

 Baobabfrique (Source Lamine Ba, Music in Africa)

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Exposition: des livres sur la Chine attirent le public

Le grand public est très attendu au musée des civilisations noires où vont s’exposer des livres sur la Chine. Ce pays de Confucius intéresse et attire les Sénégalais et autres citoyens du monde pour ses grands bonds en avant comme dirait le timonier.

 Ainsi, l’ambassade  de Chine au Sénégal, le Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’Etat de la Chine en partenariat avec le Ministère de la Culture du Sénégal organisent l'Exposition des livres sur la Chine.

La cérémonie officielle d’ouverture de l’exposition aura lieu le jeudi 19 juillet 2018 à 11 heures au Musée des Civilisations noires et sera coprésidée par Monsieur Abdou Latif Coulibaly, Ministre de la Culture du Sénégal et son Excellence, Monsieur  Zhang Xun, ambassadeur de Chine au Sénégal en présence de personnalités culturelles, d’écrivains, d’artistes et des professionnels du livre.

Baobabafrique

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La laïcité en question: Tfm et Touba tv épinglées par le Cnra

Le paysage audiovisuel doit refléter le caractère fondamentalement pluraliste et laïc de notre pays, respecter les différentes sensibilités religieuses des téléspectateurs, conformément aux cahiers des charges. Tel est le point de vue défendu par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) qui pointe du doigt des dérapages dans plusieurs programmes audiovisuels, la télé notamment.

En effet, durant la période du 1er avril au 30 juin 2018, le service de monitoring du Cnra dit avoir procédé à un échantillonnage portant sur 2072 programmes audiovisuels selon la langue utilisée, le format des programmes, la thématique abordée et enfin l’utilisation de la signalétique. Ce qui a permis de relever des manquements à la déontologie et des atteintes à la laïcité au Sénégal, écrit le Cnra qui cite pour exemple l’émission « Spécial Korité, Ndéwenelou Mouride yi », diffusée une première fois le 16 juin et rediffusée le 17 juin 2018 sur la chaîne Touba TV.

Et au cours de laquelle l’animateur de l’émission a invité, au téléphone, un téléspectateur à rappeler des propos que celui-ci avait tenus, sur son plateau, dans une précédente émission. En réponse, l'intervenant, s’est prêté à des comparaisons entre différentes sensibilités religieuses à l’avantage de la confrérie à laquelle il appartient. Réagissant à cette intervention d’une extrême gravité, qui ne doit en aucun cas avoir pour cadre la télévision, l’animateur et une bonne partie de ceux qui étaient sur le plateau, n’ont rien trouvé de mieux que de jubiler. « , déplore le Cnra dans son nouvel avis trimestriel. La Télévision Futurs médias (Tfm) est également indexée pour des faits similaires, précisément sur le cas d’une conversion à l’islam, en direct.

«Pendant l’émission « WAREEF RAMADAN » diffusée une première fois le 14 juin et rediffusée le 21 juin 2018 sur la TFM, l'animatrice, avec l'appui des personnes présentes sur le plateau, a converti en direct une jeune dame à l’Islam. Dans la même émission, l'animatrice révèle, avec fierté, que presque toutes ces personnes étaient aussi présentes quand elle convertissait une autre enfant, précédemment.

De telles pratiques, notées sur Touba TV et TFM, qui ne doivent en aucun cas avoir pour cadre la télévision, sont de nature à porter atteinte à l'ordre public, à la cohésion sociale, à l'unité nationale et au caractère laïc de notre société », martèlent Babacar Touré et Cie. Le Cnra, enfin, de considérer ces manquements comme une violation de l’article premier de la Constitution du Sénégal du 22 janvier 2001 qui proclame que la République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale.

Source CNRA

 

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Visite d'Etat : Le Président de la République chinoise au Sénégal les 21 et 22 juillet 2018

Sur l’initiative du Président de la République du Sénégal Macky Sall, le président de la République populaire de Chine XI Jinping va effectuer une visite d’Etat au Sénégal les 21 et 22 juillet 2018. Il s’agit de la première visite au Sénégal d’un Président Chinois depuis neuf ans. Durant la visite le Président XI Jinping va s'entretenir avec son homologue sénégalais Macky Sall. Ils procéderont à un échange d'avis sur le partenariat de coopération stratégique global sino-sénégalais, les relations sino-africaines et le Sommet de Beijing du Forum de la coopération sino-africaine, ainsi que les questions d’intérêt commun. Les deux chefs de l’Etat vont témoigner de la signature de plusieurs accords et visiteront ensemble un projet de coopération, dans les domaines de la justice et de l’aviation, dans infrastrutures, des ressources humaines etc.

A cet effet quatre objectifs seront attendus de cette visite: rendre la relation politique sino-sénégalaise plus étroite et plus solide avec une vision stratégique à long terme, faire fructifier la coopération bilatérale, promouvoir une coordination plus étroite dans les affaires internationales telles que la réforme du conseil internationale de L’Onu, la privation de l’ordre internationale du libre-échange, la lutte contre les changes climatiques, et pour terminer stimuler la coopération entre la chine et les pays africains. 
  
S'exprimant sur volume d’investissement, lors de sa conférence, de ce vendredi 13 juillet 2018, l’Ambassade du Chine au Sénégal  Zhang Xun a expliqué que le montant investi dans Plan Sénégal Emergent (PSE) évalué selon les statistiques du gouvernement sénégalais à 884 milliards francs CFA, classe son pays comme le plus grand pays investisseur dudit projet. 

La Chine veut aussi sa part du pétrole sénégalais 
L'Ambassadeur ne cache l'interet de son pays pour le pétrole découvert au Sénégal. "Et comme nous disposons d’un compte offshore en Côte d’ivoire, le gouvernement du Sénégal aussi espère que les grandes entreprises de la Chine s’investissent dans ce domaine de la coopération de cette énergie qui sera du gagnant-gagnant." 

Aussi à propos de la polémique sur le trafic du bois en Casamance, accusée à tort ou à  raison par l’écologiste et ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali, d'exporter des centaines de milliers de troncs de bois de venne coupés en Casamance, la Chine a tout balayé d'un revers de main, par le biais de son ambassadeur. « Quand nous avons attendu ces rumeurs, nous avons avons fait une enquête auprès de notre homologue gambien. Parce que  le gouvernement chinois s’oppose fermement à ce phénomène et nous avons pris certaines mesures pour empêcher certains petits commerçants illégaux qui faisaient ce trafic de bois», souligne le diplomate.

Fana Cissé

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SOUVENIR (13 juillet 2016 – 13 juillet 2018)

  • Publié dans Agenda

13 juillet 2016 – 13 juillet 2018 Deux ans déjà que nous avait quitté notre chère épouse, mère, sœur et cousine Adjia  Rokhaya Kane Camara. Les familles Camara, Kane et Dieng restées  orphelines se souviennent.

Vous qui l’avez connue, priez pour elle.

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