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Arts visuels : Céline Bordères, sculptrice animalière

L’artiste française Céline Bordères, petite fille du célèbre céramiste Jules Guérard, se définit comme sculptrice animalière. Sa passion pour les animaux est ardente. Son engament pour la promotion de la famille animalière et la protection de la nature, de l’environnement, est indéfectible. « Mes créations sont dominées par mon animal fétiche, la tortue , puis au fil du temps, bien d’autres animaux verront le jour » confie-t-elle. A cela s’ajoutent son amour pour les enfants et sa démarche pédagogique de les initier à l’art pour participer à leur éveil et à leur développement psychoaffectif dans le cadre des Ateliers en herbe.  Ainsi, de sa France natale, Céline soutient la Biennale internationale des mômes de Dakar au Sénégal. « Les animaux d'Afrique m'inspirent plus que jamais » renchérit-elle.

 

 En cliquant sur ce lien https://www.terre-a-terres.net/ , vous découvrez l’artiste dans son univers naturel et de créations.

Alassane CISSE (Baobabafrique)

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L’école française de la Granhota expose à la Biennale des Mômes de Dakar.

La deuxième édition de la Biennale internationale des Mômes de Dakar aura lieu du 5 au 13 mai 2018 au Monument de la Renaissance Africaine de Dakar. Cette importante manifestation artistique dédiée aux enfants et aux jeunes et conduite par eux-mêmes, s’inscrit dans le cadre des expositions off de la 13ème édition de la Biennale de l’Art africain de Dakar, Dak’Art 2018. La Biennale des mômes réunit des enfants et des jeunes de 3 à 17 ans en provenance des établissements scolaires, des institutions sociales, des associations, des daaras, des organisations d’enfants et de jeunes en situation de handicap.

Pour l’édition de 2018, des œuvres des écoliers de la Granhota de la France seront exposées et feront certainement l’attraction de la Biennale.

La classe maternelle de  la Granhota de la France qui regroupe 26 enfants de 2 ans et demi à 5 ans, exposera ses œuvres réalisées à partir d'encre d'imprimerie. C'est la technique du papier marbré et de l’encre qui se mélangent. 

Les 22 élèves de 5 à 7 ans de la classe de GS CP ont créé de jolis arbres en utilisant différentes techniques: dessin, pliage et collage.

La classe de CE2 CM1 qui compte 18 élèves de 7, 8 et 9 ans a réalisé un travail sur les monuments du monde.   Ces élèves ont également créé des créations collectives pour les classes de l'école Dahra Mbayenne et sont impatients de découvrir les œuvres réalisées par leurs pairs, informe Marie Paule Tessier qui convoie les œuvres des écoliers à Dakar.

Pour rappel, la Granhota est une école qui pratique l'immersion linguistique dès le plus jeune âge. La langue et la culture  occitanes y sont enseignées dès la maternelle. Cette école est située à  Narbonne, dans le Sud de la France, région Occitanie dans le département de l'Aude dont la population est de 53. 500 habitants. Cette année, trois classes se sont engagées dans le projet de jumelage avec l'école Darha Mbayene au Sénégal. 

Alassane CISSE (BaobabAfrique.com)

 

 

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Cultures urbaines : Le Slam en pôle position

Même si d’aucuns soutiennent qu’il lui reste encore du chemin en terme d’audience, le slam est en train de franchir le cap au Sénégal. Les jeunes s’intéressent de plus en plus à cette forme d’art oratoire qui combine l’écriture, l’oralité et l’expression scénique apparue aux Etats-Unis. Depuis l’apparition du slam au Sénégal vers 2003 à travers le rappeur Matador dont son premier album de slam intitulé « Xippil Xool » remonte à 2007, des clubs et des Collectifs vont crescendo.

Aujourd’hui, il existe plusieurs slameurs au Sénégal comme Minuss, Kemit entres autres. Ils sont regroupés autour de la Ligue sénégalaise de slam avec à sa tête Omar Bounkhatab Keïta. L’association organise chaque année une compétition nationale dénommée le Grand Slam National et le vainqueur les représente à la Coupe d’Afrique et la Coupe du monde de slam.

Ils articulent, scandent les mots tantôt en wolof tantôt en français, gesticulant par ci par là. Les slameurs ont enflammé la salle du Goethe Institut de Dakar ce samedi à l’occasion de la Finale du Grand Slam National remporté par Al Faruq de Ziguinchor. Elle a vu la participation de slameurs venus de toutes les régions du pays. Chaque année, la Ligue sénégalaise de slam organise une compétition nationale et le vainqueur les représente à la Coupe d’Afrique et à la Coupe du monde de slam. C’est pour ainsi dire que cet art oratoire attire de plus en plus les jeunes au Sénégal même s’il est encore « méconnu » du grand public. Jadis pratiqué dans des espaces limités, le slam est maintenant déclamé dans les espaces publiques. « Le slam a beaucoup évolué au Sénégal parce qu’à l’époque quand je parlais du slam, les gens pensaient que je parlais de Salam Diallo », a fait savoir Matador, un des précurseurs du slam au Sénégal. Mieux, dit le président de la structure Africulturban, « il y’a beaucoup de slameurs aujourd’hui à Dakar et dans les régions et il y’a une compétition nationale qui est organisée ». Sur ce, il cite le Collectif Vendredi Slam, le club Carrefours poétiques pour montrer l’éclosion des jeunes dans cette forme artistique. Aussi, dit-il que les slameurs voyagent beaucoup pour monnayer leur talent même si le «slam n’est pas connu au même niveau que le rap».

«Le slam est en train de se structurer»

Le Professeur Massamba Guèye non moins conseiller culturel auprès du Président de la République embouche la même trompette quant à l’évolution du slam au Sénégal. « Le slam était un art solitaire qui est aujourd’hui en train d’être reconnu comme un art de la scène totale. C’était un art mineur, un pan du hip hop qui est en train de se structurer avec des acteurs qui sont reconnus au niveau national et international ». Poursuivant son propos, il indique que le « slam est en train de ne plus être un art pour les enfants de la ville mais un art d’acteurs majeurs ». Il donne comme exemple, la programmation du slam au Grand Prix du Président de la République pour les Arts et les Lettres. Ce que le président de la Ligue sénégalaise du slam, Omar Bounkhatab Keïta confirme. « Pour la première fois en 2017, le slam a eu à participer au Grand Prix du Président de la République, juste pour dire que le slam est vivant  au Sénégal », s’enthousiasme-t-il.

A l’en croire, le slam est en train de faire son bonhomme de chemin dans notre pays à travers les « nombreux » clubs qui existent et les écoles avec surtout les clubs de littérature et d’anglais. En effet, comme toutes les nouvelles formes artistiques, il faut du temps pour que le slam puisse atteindre le summum. C’est la conviction du slameur, Kemit. Il est d’avis que, « le rap avant d’être ce qu’il est aujourd’hui,  a passé beaucoup de temps à se chercher, à se frayer un chemin, à chercher des gens qui devaient le porter. Le slam, il n’est pas encore très connu mais, il est en train de s’émanciper à travers les œuvres qu’on produit, les concerts, les festivals, tout ce qu’on fait pour valoriser le slam». Concernant le côté pécuniaire du slam quand on sait qu’on dit souvent qu’au Sénégal, « l’art ne nourrit pas son homme », Omar Bounkhatab Keïta répond : «on ne se plaint pas, on est bien payé contrairement au rap, il y’a des slameurs qui s’en sortent bien ». Avec des productions musicales, des recueils de poèmes des slameurs comme Jabir, Ceptik, Minuss qui existent, la Ligue sénégalaise de slam est déterminée à amener le slam le plus loin possible.

«Il reste à faire que le slam soit aussi connu que le rap»

Parmi les problèmes qui touchent le slam au Sénégal, Matador évoque des difficultés techniques et de compréhensions mais aussi un manque de scènes de slam et d’ateliers de formations. « La majeure partie des slameurs a un problème d’imposer leurs propres styles de slam au Sénégal. On ne peut pas faire du slam comme les français, les américains ou les anglais, il y’en a qui ne comprennent pas c’est quoi le slam », déclare-t-il. Dans la foulée, il ajoute « qu’il y’a des jeunes qui se sont lancés dans le slam sans même connaitre ce qu’il est ». « Des gens se jettent dans le slam parce qu’ils ont entendu Abdel Malick, Grand Corps Malade alors qu’avec le slam, il y’a des techniques à développer. C’est comme n’importe quelle forme artistique, tu dois connaitre les techniques, les règles, les bases pour pouvoir bien le faire. Après l’écriture, il y’a du travail derrière, il n’y a pas de secret », soutient Matador. Toutefois, il reste convaincu qu’il y’a des slameurs qui s’organisent et qui le font de la plus belle des manières. « Il reste à faire que le slam soit connu comme le rap, comme les autres musiques à un niveau plus grand », dit-il. Pour y arriver, voilà la recommandation de Matador : «S’ils  font du slam pour des gens qui sont dans un niveau plus ou moins intellectuel et autre, ça va rester dans ce niveau-là mais s’ils font du slam pour le grand public, ça va aller».

«Le slam a un avenir prometteur parce que les jeunes sont en train d’investir les langues nationales. Avant, ils slamaient pour ressembler à Grand Corps Malade ou un autre, aujourd’hui, ils ont des textes spécifiques liés à l’oralité africaine. Mais, il a intérêt aussi à s’installer en dehors des zones urbaines », a déclaré Pr. Massamba Guèye. Il faut noter que le trophée du vainqueur du Grand Slam national sera remis à l’occasion de la Journée internationale du slam le 29 avril prochain à la Maison des cultures urbaines à Ouakam.

 Sud Quotidien

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Y EN A MARRE désapprouve la loi sur le parrainage

Le Mouvement Y en a Marre a marqué son adhésion au principe et au souci de rationaliser les partis politiques et réguler le nombre de candidats aux différentes élections au cours de sa conférence de presse, ce mardi 17 avril 2018. 

Le  collectif a manifesté sa désapprobation quant à la « démarche unilatérale et cavalière empruntée par le pouvoir dans ce projet de parrainage des candidats lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019 ».

Convaincu que le débat posé par cette proposition de loi transcende le bras de fer pouvoir/opposition politique, Y EN A MARRE a demandé la suspension du processus de la loi, le temps de créer un consensus national fort, d’autant qu’une initiative de médiation de la société civile a été engagée entre les parties prenantes. Nous avons salué cette initiative, mieux, nous l’avons appuyée de toute notre énergie, dans l’espoir qu’elle aboutisse à une issue favorable souligne le mouvement citoyen. Dommage, il faut constater que  les positions n’ont pas évolué. Le Président Macky Sall s’entête à vouloir coûte que coûte accélérer ce processus, à moins d’une année de l’élection présidentielle.

Pourtant, il a eu tout le temps car la modernisation des partis politiques dans le système démocratique était le premier point du référendum constitutionnel organisé, il y a deux ans. Si les textes qui régissent les partis politiques étaient appliqués, notamment celui portant la nécessité de déposer ses comptes chaque année sous peine d’être dissous, l’espace politique serait rationalisé puisque beaucoup de partis auraient disparu. Le Mouvement Y EN A MARRE s’est investi et a mobilisé toutes ses ressources pour sauver ce consensus, pourtant pas inaccessible. Nous avons juste demandé le « waxtaan ba juboo », le « pencoo ». Mais, le pouvoir reste sourd et est sur le point d’ouvrir une période de tensions et d’instabilité pré-électorales, selon la bande à Fou Malade. Yen a amarre dit se joindre à toutes les forces vives de la nation et appelle le peuple sénégalais à se mobiliser comme jamais auparavant, pour écrire sa propre histoire et barrer la route à tous ceux qui, hier comme aujourd’hui, ne voient notre constitution que comme un outil au service de leurs intérêts politiques.

Fana CISSE (Baobabafrique)

 

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Danse Hip Hop : Gacirah Diagne ‘’Il faut encourager les filles à danser de façon correcte’’

  • Publié dans Danse

La 13ème édition du Battle national a été lancée hier au Centre culturel régional de Dakar, Blaise Senghor. L’initiatrice de cet évènement, Gacirah Diagne revient dans cet entretien avec EnQuête sur le programme de cette manifestion qui mobilise une centaine de jeunes venus de différentes régions.

                   

Dans l’ensemble, comment se déroule l’organisation  de la présente édition du Battle national?

Pour l’instant on est dans les derniers réglages. Nous avons déjà accueilli les délégations des régions de Matam, Kolda et Ziguinchor. On attend le reste des participants qui vont arriver d’ici ce soir (ndlr hier soir). Une organisation n’est jamais facile. On s’adapte en termes de budget. C’est très important pour nous que cet événement se tienne chaque année. Parce que  ce sont les 14 régions du Sénégal qu’on essaie de regrouper avec 100 jeunes qui y prennent parti. Pour nous il est important de créer cette communauté de la danse  hip-hop qui est une nouvelle forme de danse avec des jeunes engagés. Donc, il est important à un moment donné au moins, une fois par an, qu’on se retrouve, qu’on discute des questions qui sont liées à la danse. On fait du hip-hop, de la formation et il y a la compétition pour designer qui est le meilleur au Sénégal dans la danse urbaine.

Comment se fait le choix des crews (groupes) en compétition?

Ce n’est pas toujours facile, je peux vous l’assurer. Cela requiert toute une organisation durant toute l’année. On fait des présélections au niveau régionale  et qui sont organisées pour designer le vainqueur de la région. Jusque là on a réussi à avoir des sélections officielles dans certaines régions. Mais, on espère arriver à ce niveau d’organisation où vraiment, chaque région prend en charge la danse hip-hop. Dakar est déjà bien en avance sur certaines choses. Donc, il ne faut pas continuer à créer le gap.

Est-ce facile de rassembler autant de jeunes dans toutes les régions ?

C’est un besoin qui est là et identifié. Ce n’est pas comme si on allait poser quelque chose. C’est juste parce qu’on a trouvé quelque chose maintenant, on essaye d’accompagner parce qu’aussi ce sont de nouvelles formes de danse. Mais, on essaie aussi de donner des formations en danse traditionnelle, en technique de danse hip-hop pour montrer qu’il y a toute une discipline derrière. Pour cela, il faut être formé pour être un bon danseur ensuite, aspirer à être sur une scène pour gagner des compétitions et être invité à des festivals.

C’est une façon pour nous de montrer que la danse est un métier et il faut le faire sérieusement pour pouvoir aspirer à réussir. D’ailleurs, le thème du panel qu’on tient actuellement c’est, ‘’modèle de réussite, stratégie de développement’’. On a fait venir des gens qui sont engagés dans la culture, des représentants du ministère de la Culture, des sponsors qui accompagnent la culture et des artistes. Tout cela c’est pour montrer aux jeunes qu’il faut avoir envie de réussir mais, il faut être bien conscient de ce qui est la réussite. La réussite c’est aspiré à être à l’aise, à gagner sa vie honnêtement et à être créatif.

A la base qu’est-ce qui vous avez poussé à initier cette rencontre devenue annuelle?

C’était en 2005 dans le festival ‘’Käy fëcc’’ qu’il y a une demande de la communauté hip-hop qui voulait être représenté. Suite a leur demande, on les a programmés à ce festival à la même année. En 2006 on s’est dit qu’il fallait que ça devienne un événement en tant que tel parce qu’on ne pourra pas le contenir dans le festival ‘’KäyFëcc’’. Par là, c’est devenu le ‘’Battle national’’ du hip-hop. Il fallait que cela sorte de Dakar et que toutes les régions soient représentées.

Quel est le secret qui vous a permis de tenir le coup pendant toutes ces années si l’on sait que le financement est un véritable problème dans la culture ?

C’est notre amour et la passion pour la danse qui nous a permis de tenir. Aussi, c’est notre métier donc, c’est notre professionnalisme qu’on a envie de transmettre à ces jeunes, leur dire que, s’ils ont choisi la danse il faut qu’ils soient prêts à faire des sacrifices et à travailler très dur comme dans n’importe quel métier. On a été danseur, on a  gagné notre vie avec donc, c’est possible. Il faut seulement de la détermination et du courage pour savoir affronter les obstacles et les dépasser.

Ceux que vous avez choisis comme parrains ne sont pas riches comme Crésus or  ici au Sénégal, le parrainage n’est qu’une recherche de gains …

Ce sont des artistes, des professionnels de la culture que nous avons choisi. S’ils peuvent amener de la subvention ou nous aider sur le plan financier, tant mieux. Mais, c’est surtout, par rapport à leur contribution dans le secteur culturel en termes de créativité,  de pugnacité, de détermination à rester artiste et d’en faire un métier. Jusque là, on a eu des parrains qui ont accepté très gentiment de venir soutenir l’événement. On a eu entre autres Simon, Matador, Awadi, Xuman, le groupe Keur Gui, Darra-J. Ils sont des personnalités du mouvement hip-hop qui ont eux aussi étaient une fois danseurs et qui ont réussi. Ce sont des modèles pour les jeunes. Cette année on a porté notre choix sur Moona, Fatim BMG44, Njaaya. Si le parrainage s’est fait dans l’optique de mettre en valeur quelqu’un qui a apporté quelque chose à la culture, en le mettant en rapport avec la cible, tant mieux. Maintenant, s’il faut en attendre à chaque fois des retombées financières ou se mettre dans d’autres circuits, je ne juge personne.

Vous n’avez donc que des marraines cette année, est-ce que les femmes sont bien impliquées dans ce programme ?

La participation des femmes dans le ‘’battle’’ est encore timide. C’est justement pour cela qu’il faut continuer à les encourager. Ce n’est pas évident pour la  break-dance car cela demande une condition physique, une prise de risque, mais, il y en a quelques unes. La danse-debout c’est  un peu plus facile. Il faut qu’elles sachent qu’on peut danser tout en restant femme et digne. Cela peut aller au-delà du physique. On a aussi des messages à véhiculer à travers la danse. C’est un art donc, il faut encourager les filles à danser et à le faire de façon correcte. Aussi, rassurer les parents en leur disant qu’on peut s’en sortir dignement. Pour cette année il y a juste une fille.

 Peut-on avoir une idée  sur le montant du budget de fonctionnement de la manifestation ?

Notre budget est de 100 millions de F CFA mais, on est toujours obligé de ramener tout à la baisse. Je peux dire que cela varie entre 15, 20 jusqu’à100 millions de F Cfa. On peut atteindre les 100 millions facilement. Cela dépend juste de qui on fait venir de l’international et qu’est ce qu’on a comme activité. Ce qui fait que cette question est toujours relative. Mais dans le contexte qui est le nôtre, on fait avec ce qu’on a. On s’adresse aux partenaires, aux personnes étrangères, au ministère de la Culture, aux fondations et à toutes les sources de financement possible. Tout dépend des réponses qu’on a. Il y en aura de positives et de négatives. Mais, on tient à faire cet événement.  Donc, on adapte nos budgets en fonction de ce qu’on arrive à obtenir en termes de subvention. En termes de ressources propres, c’est encore difficile. Parce que, ce n’est pas toujours évident de payer un public et en même temps on essaie de vulgariser la chose. On espère avoir le maximum de public. Pour l’instant on a un peu changé les choses. Pour une fois on a fait l’entrée à 1000f CFA mais pour la plus grande partie de temps, c’est gratuit.  Pour le reste du programme tout est gratuit. Aujourd’hui (hier jeudi) c’est la conférence débat et cet après-midi, on a un cypher. Ce sont des jeunes qui vont se retrouver pour faire de l’improvisation dans la danse. Demain officiellement, c’est la sélection, la finale de la danse-debout. Et le 07 avril c’est la finale de la break-dance.

Lors de vos précédentes éditions, certains vainqueurs qui ont eu à bénéficier d’un voyage à l’étranger ont disparu dans la nature. Est-ce que ce n’est pas pour cela que l’année dernière, vous n’avez pas emmené les lauréats au championnat du monde ?

C’est une question de budget et de visas. Ce sont des jeunes qui ont une opportunité car, s’ils gagnent le ‘’battle’’ national, ils ont le championnat du monde. Il faut trouver le budget pour ça. Aussi, il faut qu’on encourage ces jeunes qui quittent le Sénégal à revenir. Certains ont pris la mauvaise décision de rester  à l’étranger, ce qui nous a handicapés depuis 2015. Ils ont leurs raisons mais, de notre côté cela a mis un frein a notre élan et retardé notre travail. Cependant, on est entrain de reconstruire tout cela et ça ne nous empêche pas de faire l’événement quand même. Parce que, au delà d’aller représenter le Sénégal, c’est aussi l’opportunité de se retrouver au niveau international.

Qu’en est-il pour cette présente édition ?

Il y a de fortes probabilités qu’on parte au championnat. Essayons de voir qui va gagner pour pouvoir mettre cette machine en branle et de mettre tout ce qu’il faut pour que ça se passe cette fois-ci concrètement. Reste à savoir si on va avoir le budget du transport international. Ce n’est pas évident.

Avec EnQuête

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Conférence religieuse : la femme au cœur de l’éducation

La Maison de la Culture Douta Seck a abrité, le dimanche 8 avril 2018, la conférence religieuse organisée par l’Amicale des femmes du Ministère de la Culture. « Le rôle de la femme dans la culture et dans l’éducation » est le thème introduit avec brio et éloquence par Serigne Ibou Seyni Lahi, fils du Khalife général des Layènes et présenté par la pédagogue religieuse Seyda Fatou Binetou Diop. Le guide spirituel a mis l’accent sur la correction, l’humilité, le rôle éducatif des femmes à l’endroit des enfants. Il a également donné l’exemple de Mame Diarra Bousso, Khadija BintouRassoul, l’épouse du prophète comme modèles de femmes.  A cet effet, il souligne l’importance de l’éducation familiale.       Une conférence de haute facture et riche en anecdotes  réhaussée par des panégyriques  dédiés à Seydina Limamou Lahi, le Mahdi, Cheikhna Cheikh Saad Bouh, Serigne Touba, El Hadj Malick Sy.

La rencontre religieuse s’est déroulée en présence du Secrétaire général du Ministère de la Culture, Monsieur Birane Niang, de l’ancien Ministre de la Culture, M. Amadou Tidiane Wone, du Président des écrivains du Sénégal, M. Alioune Badara Bèye, du Directeur général de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano, M Sahite Sarr Samb, du Directeur des Arts, M. Abdoulaye Koundoul, du Directeur de la Francophonie, M. Magueye Touré, du responsable régional de l’Ong Acapes, M. Baba Ndiaye, des représentants des ministères de la Femme, de  l’Elevage, de l’Agriculture, de l’association G 1000, de la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer Lisca, de la délégation du Ministre Zahra Iyane Thiam et d’un public venu très nombreux composé en majorité de femmes.

BaobabAfrique.com

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