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INTERVIEW AVEC Modibo DIAWARA Président de la fédération des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel

 

Comment appréciez-vous ce nouvel élan des professionnels de l'audiovisuel?

 

Cette rencontre d’aujourd’hui qui a vu l’élection  du bureau de la FEPROCA par 21 des 31 membres du Comité Directeur augure de lendemains prometteurs pour la relance des secteurs du cinéma et de l’audiovisuel : Réalisateurs, scénaristes, comédiens, producteurs, critiques et cinéphiles ont mené des échanges fructueux de manière consensuelle pour asseoir les bases de la conduite d’actions prioritaires et urgentes pour le développement du secteur cinématographique et audiovisuel, conformément aux recommandations de nos travaux antérieurs. Je pense que le sentiment qui nous unit est cette impression de la première fois car tous les acteurs réunis autour de cette plateforme ont fait preuve d’engagement de sincérité et d’altérité pour arriver à un tel résultat.

 

 Ne pensez-vous pas que c'est juste un éternel recommencement voué à l'échec comme les précédentes associations de professionnels du secteur?

 

 Vous savez  nous nous étions posés cette question dès les débuts de nos travaux il y à quelques mois à l’ENFEFS à savoir comment rompre avec ces rencontres de trop et asseoir des actions durables en faveur de la relance du secteur.

L’une des premières réponses c’était d’abord d’oser nous remettre en questions nous professionnels et associations de professionnels et par conséquent analyser, apprécier ce qui plombait les initiatives en faveur du développement d’une véritable plateforme professionnelle soucieuse d’apporter des solutions idoines pour le développement du cinéma et de l’audiovisuel au Sénégal.

Ensuite il fallait procéder à un diagnostic sans complaisance  sur des actions considérées comme urgentes par les professionnels  dudit secteur  notamment la formation / capacitation des acteurs, le financement d’une production d’œuvres de qualité et leur diffusion auprès des communautés, le projet du CNC entre autres. Toutes ces recommandations ont été formulées dans un plan d’action. Ce bureau élu aujourd’hui se mettra dès demain au travail pour permettre aux acteurs du secteur de trouver des solutions aux lancinantes questions évoquées plus haut. De ce point de vue cette rencontre n’en est pas une de trop et vous en rendrez compte à l’étape du bilan inchallah.

 

 Lors de cette assemblée générale, il y a eu juste un peu plus d'une trentaine de membres présents. N'est-ce pas peu par rapport à la masse des professionnels présents dans le secteur?

Quelles sont les premières lignes de votre politique ?

 

 Il ne faut pas faire de confusion. L’AG est convoquée par 21 des 31 membres du Comité Directeur chargés d’élire en leur sein le bureau de la fédération et les différentes commissions y afférant (voir Compte rendu). Aujourd’hui la fédération compte une centaine de membres qui ont rempli et signé les fiches d’adhésion. Ces informations sont vérifiables auprès du Bureau. Ce qu’il faut retenir aujourd’hui c’est la mise sur pied d’une fédération des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel qui fédère comme son nom l’indique, l’essentiel des acteurs – individus et associations de professionnels qui entendent œuvrer à l’application de la loi de 2002 (toilettage et mise en œuvre des textes et arrêtés y afférents) , l’alimentation effective du fond de promotion des industries cinématographiques et audiovisuelles, la création du CNC et sa dotations de moyens, l’amélioration de l’environnement physique de soutien à la diffusion des œuvres cinématographiques et la formation et capacitation des acteurs dudit secteurs entre autres..

Dans cette vaste entreprise tous les acteurs, toutes les associations de professionnels y sont conviés avec un seul mot d’ordre « contribuer à l’amélioration de l’environnement cinématographique et audiovisuel sénégalais par une production quantitaive et qualitative et sa large diffusion auprès des communautés.

Il s’agit enfin d’appuyer l’Etat du Sénégal à mieux organiser le secteur et à mieux le restructurer sur les plans économique et financier en vue d’asseoir son rayonnement culturel et touristique à travers le monde.

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