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Le percussionniste Mbaye Dieye Faye se confie en 5 dates

L’homme est un compagnon inoxydable du roi du Mbalax, Youssou Ndour lead vocal du Super Etoile. De par ses talents de batteur de tam-tam, il a fini de marquer son empreinte sur la scène musicale sénégalaise et internationale. Mbaye comme l’appelle affectueusement ses proches est aussi très attaché à sa famille, à la limite c’est un papa poule. Mbaye Dièye Faye ouvre son agenda, étale les 4 dates de sa vie, mais bizarrerie, la cinquième est à venir avec le retour du Grand Bal de Bercy. Avec le commerce facile qu’on lui connaît, Mbaye Dièye Faye résume sa vie, mais en évoquant la disparition de sa petite fille, le «jumeau» de Youssou Ndour laisse couler quelques larmes.

 

1993 : «C’est l’année où j’ai envoyé ma mère à La Mecque. Cela m’a beaucoup marqué puisque je venais de voir mon vœu le plus cher se réaliser. A son retour de La Mecque, quand j’ai vu ma maman sous ses habits de «Adja», j’étais  soulagé. Je venais d’accomplir un de mes plus grands souhaits. Ce jour-là, j’étais comblé car j’ai organisé son pèlerinage en une semaine.»

 1984 : «C’est l’année où je me suis marié. Je quittais le statut de célibataire pour embrasser la vie de couple, la carrière d’un homme responsable avec de nouvelles responsabilités de chef de famille. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est le jour de la célébration de mon mariage. A ce moment, je me suis senti plus responsable car la vie d’une autre personne était désormais sous ma responsabilité. Et ça m’a rendu plus conscient. C’est une grande date pour moi.»

 31 mai 2002 : «C’est le jour du match Sénégal Vs France. A deux jours du match, nous étions en tournée à Saint-Louis et dans le groupe, certains n’ont jamais cru que l’équipe du Sénégal pourrait battre celle de la France et moi j’avais soutenu que les ‘’Lions’’ pouvaient s’en sortir. Et comme on devait voyager la veille pour un concert en Espagne, je disais que je porterai le drapeau du Sénégal en bandoulière. C’est pourquoi, au coup de sifflet final, j’ai senti une joie immense.»

 2011 : «Le décès de ma petite-fille de 6 ans. C’est la pire date de ma vie. C’est la fille de ma fille (Thiané Faye). Je l’ai vue grandir petit à petit jusqu’à faire ses premiers pas à l’école et elle commençait à m’appeler «Papa» alors que j’étais son grand père. C’était une amie et était très proche de moi. Malgré son jeune âge, on était très complices. (Il coupe un instant. Au bout du fil, on sent qu’il a le cœur lourd, la voix grave et il verse des larmes). A son rappel à Dieu, j’étais abattu et pensais avoir tout perdu. Elle m’était très chère et tout le monde l’avait constaté. Sa disparition m’a vraiment surpris, mais on s’en remet à Dieu qui nous l’avait donnée et qui l’a reprise.»

 12 octobre 2013 : «Le retour du Super Etoile à Bercy (Paris). Même si cette date ne fait pas encore partie de ma vie, elle est déjà marquée dans mon agenda. C’est une grande date car marquant un grand retour d’un homme (Youssou Ndour) et d’un groupe (Super étoile). Et dans la publicité, au lieu de dire ‘’il n’y a jamais eu deux sans trois’’, je dis : ‘’il n’y a jamais douze sans treize’’, Bercy, c’est le douze et l’année 2013. Donc ce retour à Bercy est un grand événement et je vais exploser le spectacle. Que Dieu nous y mène en paix.»

L'Observateur



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