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Lao Kouyaté, le Griot mandingue international

Le griot mandingue international, le talentueux joueur de kora, le Sénégalais Lao Kouyaté a enrichi le répertoire mondial avec un tout nouvel album « Sang » riche de six titres et dont la sortie internationale est prévue le 10 mars 2017. Une production musicale riche en mélodies langoureuses et en rythmes cadencés et véhiculant de messages de paix, d’humanité, de coexistence pacifique et de lutte contre la corruption, la violence et d’abus de tous ordres.

Dans Jaliya, Lao a chanté avec sa mère Fatou Kouyaté. La jali, griotte mandingue y exalte l’amour, la patience, la paix et chante les vertus de la kora, du balafon. Les titres « Bamba » (hommage au guide spirituel, fondateur du mouridisme au Sénégal), « Démocratie », « L’homme d’Etat » (hymne à la vie, au travail, au respect de la volonté populaire), » « Manko » (invite au respect), « Nangando » (viens danser, hommage aux femmes).

Pour rappel,   Lao Kouyate est un virtuose de la kora. Il ne cesse de moderniser cet instrument magique : il a fabriqué la kora à double manche.  Koriste d’expérience, voyageant à travers le monde, Lao distille de la musique moderne pleine de sonorités diverses. Sa voix caverneuse accompagnée de mélodies mélancoliques nous plonge dans les racines du blues, venu de son continent d’origine, l'Afrique-mère.  Griot moderne comme il se définit, Lao actualise les traditions séculaires de l’empire du mandé et qu’il partage avec des voyageurs du monde.

  Du Sénégal, son pays natal, en passant par des pays d’Afrique, de la Suisse, de l'Italie et de la France, autant de voyages qui lui ont permis de rencontrer des cultures et des musiques.

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Trajectoire musicale de Lao Kouyaté

 

 

Héritier de la famille des Griots mandingues, Lao Kouyaté  rencontrer dès son jeune âge, des artistes et joue avec sa Kora dans de nombreux albums et formations musicales.

Il sort son premier album en 2001 avec le groupe Afrope et son premier opus solo en 2005. Artiste de Kora contemporaine, il parcourt les scènes du monde et avec son instrument nous fait voyager dans un univers de modernité et de tradition. Il est le premier créateur de la Kora à double manche qui lui permet de dialoguer avec les instruments occidentaux et d'ouvrir notamment sa musique au jazz.

Né en 1970 en Casamance, au Sud du Sénégal, héritier du grand nom des Kouyaté,  Lao s'adonne dès son enfance à l’étude de la Kora. Il quitte son village à 14 ans pour Dakar où il découvre de nouveaux styles musicaux comme la variété française, le blues, le jazz…qui vont forger son style unique et sa créativité.

En 1992, Lao intègre le groupe Alabatu puis quitte Dakar pour la Guinée et joue avec Kade Diawara, talent de la musique mandingue. Deux ans plus tard, il rentre au Sénégal pour jouer avec les stars sénégalaises : Assane Mboup, Domou Jolof, Athia Wéllé, Demba NDiaye et surtout Abou Diouba Deh avec qui il part en tournée.

 La choriste Fatou Laobé, l’invite à participer pour son premier album, comme artiste et arrangeur. Cette production connaitra un réel succès .


En 2000, Dougou Fana, groupe sénégalais, l’intègre à leur tournée européenne de 6 mois. Puis, il rencontre Erika Peter et fonde le groupe Afrope avec lequelLao sort son premier album “Kuma Kuma” (“Dis moi”) en 2001, mélange croisé de jazz et de sonorités traditionnelles mandingues. Lao quitte ensuite le Sénégal pour l’Europe où il participe à de nombreux festivals en Allemagne, Autriche, Belgique, Suisse dont le Montreux Jazz Festival.

En 2004, Lao est invité à Rome par l’Académie de Danse pour accompagner le spectacle "Allah n’est pas obligé". Il va rester en Italie et y enregistrer deux albums sous son nom : “Pourquoi tout ça” en 2005, son premier opus en solo Kora et voix et “Naalou” en 2006, un hommage vibrant à sa mère et aux femmes. Il joue également avec Mau Mau, Anna Oxa et Guido Bombardieri, etarrange la musique du film “l’Ultimo Pulcinella” de Mauro Pagani et Massimo Ranieri. Il participe à l’enregistrement de l’album du groupe de reggae Jamana et à la demande de Tony Bowers, bassiste de Simply Red, il collabore à la production de l’album de Tuvana Sainkho.
En 2010, Lao s’installe dans le sud de la France et est convié à de nombreux festivals : Afrique à Muret, Plein Sud à Cozes, Terre de Couleurs, ou encore Suq de Genova (Italie). Il y enregistre et sort Sunu7 son cinquième album studio en 2013. En janvier 2015, la sortie du single Jamana annonce l'arrivée de son sixième album pour l'automne 2016. Apportant cette fois ci des sonorités funk, aux confins du groove, de la fusion ou encore de l’Afro Beat,  il invite même un rappeur français dans un de ces morceaux, ce qui montre bien le prisme universel à travers lequel Lao voit le monde.

 

 Source (Lao Musique)

 

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