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Un don de 200 ouvrages offert aux prisonnières de liberté 6

Le ministère de la Culture à travers la Direction du livre et de la lecture a offert lundi 23 avril 2018 à Dakar, un don de 200 ouvrages à la Maison d’arrêt pour femmes (MAF) du camp pénal de Liberté 6. Le don est composé d’ouvrages de littérature générale dont 80 % d’auteurs sénégalais, des livres pour enfants. Il a été offert à la MAF dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.
 
"Le livre est un instrument de réussite et également de positionnement de réussite sociale", a indiqué le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, venu présider la cérémonie du don d’ouvrages, soulignant qu’un don "ne pouvait être plus précieux". 
"Il vous apportera une plus-value spirituelle, une connaissance et un savoir. Je suis persuadé que dans vos moments d’isolement, de solitude, hélas, vous avez besoin de compagnons, loin de vos parents, de vos proches et de vos amis et le livre sera là pour vous tenir compagnie", a-t-il dit aux pensionnaires de la MAF. 
Selon M. Coulibaly, "le livre est un moyen de rompre avec la solitude, c’est un moyen extraordinaire de discuter, de parler avec l’auteur, mais avec tous les lecteurs qui sont amenés à lire le livre ou l’ont déjà lu". 
 
"Mais, a-t-il ajouté, le livre vous permettra de reprendre une activité sociale et d’être réinsérés de la façon la plus harmonieuse dans la société que vous avez quitté momentanément pour vous isoler ici." 
 
Pour le directeur de l’administration pénitentiaire, Bertrand Bocandé, cette cérémonie "sobre" revêt un caractère capital en ce sens qu’elle soutient leur mission principale "de préparation à la réinsertion sociale des détenus". 
"Le livre permet un maintien des liens avec l’extérieur, car bien qu’ayant une dette avec la société, le détenu ne doit pas pour autant être coupé de celle-ci", a-t-il souligné. 
 
Il a estimé que depuis des siècles, "le livre favorise une meilleure santé morale et mentale du détenu. (…). Pendant ces moments de privation de liberté, la lecture offre la possibilité de vous faire voyager dans les imaginations à travers le monde et de découvrir d’autres structures". 
"Cette opportunité, donnée aux pensionnaires (de la MAF) d’oublier les conditions de détentions par la lecture, contribue à leur bien-être en réduisant la pression du stress", a ajouté le directeur de l’administration pénitentiaire. 
 
L’auteur Mariétou Mbaye dite "Ken Bugul" a clôturé cette cérémonie officielle en racontant aux pensionnaires son parcours d’écrivain qui a débuté dans la rue, principalement à la Place de l’indépendance de Dakar. Le président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye a pris part à la rencontre.
 
Aps

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