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Poésie: Papa IbnouSarr sublime la Mecque, Abdoul Aziz Kébé préface.

Après « Eclats », Papa IbnouSarr sublime en poésie la Mecque en lui dédiant en 2012, un recueil de poèmes sous le titre « Effluves du paradis » avec les Editions Salamata-Edisal.

Papa IbnouSarr est juriste, administrateur culturel, ancien Président du Conseil exécutif de l’Institut culturel afro-arabe, écrivain, consultant. Officier et Commandeur dans l’Ordre national du Lion, Papa IbnouSarr est actuellement Conseiller technique au Grand Théâtre national de Dakar.

Ce recueil de beaux poèmes « Effluves du paradis » est préfacé par l’actuel Commissaire au pèlerinage, l’islamologue El Hadj Abdou Aziz Kébé. En ce mois béni du ramadan, Baobabafrique vous propose, ce vendredi 10 juin 2018, le texte du préfacier.

En lisant ce recueil de Papa IbnouSarr, on respire et on se remémore.

Deux cités : Makkah et Médine. Un messager digne de louanges, Muhammad. On aspire à un destin : la Paix !

Makkah, ville patrimoine, ville mémoire. Mémoire de l’alliance entre le Créateur et Abraham, père de la nation des monothéistes. C’est cette ville de mémoire et de pèlerinage, de souvenir et de projection vers l’éternité, d’introspection et de don de soi que Papa IbnouSarr nous chante. Dans un souffle d’amour et de passion avec un verbe au relent de révélation, parce que diffusant les mots qui dissipent les maux, pour la finalité ultime, la paix.

Ibnou entre dans la cité-mère par la porte 36, la porte de la paix, Bâb al-Salam. Avec allégresse, il répond à l’appel de la Paix, en scandant haut et fort tout en intériorisant dans l’intimité de sa conviction, « Je Réponds Présent, labbayka ! », je réponds présentpar reconnaissance de ta souveraineté absolue et par reconnaissance de Tes agréments et bienfaits à l’endroit de l’Humanité, « Innalhamdawan-Ni’matalakawal-Mulk ».

Et il a raison, Ibnou, de se souvenir et d’inviter « le peuple de l’islam, des cinq continents

A la rencontre des peuples de l’Arabie

Sur la terre d’Ibrahim

Sur les traces de Muhamad (psl).

Le texte de Papa Ibnou n’est pas un simple poème, il ne chante pas avec le rythme et la cadence de la métrique, il inspire la fusion avec l’Eternel dans un mouvement qui figure l’empressement du pèlerin, la fièvre du passionné d’Allah, le halètement et la tension de l’âme pour recueillir l’affluence des lieux et du maître des lieux. Et tout cela, Ibnou le sertit dans un écrin de subtilité et de raffinement que seuls les orfèvres de la parole savent ciseler.

« Bâb al-Salam s’ouvre au Monde

S’ouvre aux gens de saUmma

Suit et se défait de leurs pas

Suit le murmure de leurs prières

Suit le frissonnement de leurs lèvres

Jusqu’à la brise de leur souffle ».

Ibnou nous replonge dans Makkah al-Mukkarrama, cité-témoin, cité de l’appel originel d’où partent en écho tous les autres appels, ceux-là qui signifient.

« C’est le temps de l’Appel

De l’Appel du Créateur

Vers le point de convergence.

Aux antipodes des divergences

Se dressent  Blancs, Jaunes et Noirs

Pauvres et riches

Dévêtus de leur identité ».

N’est-ce pas là un rappel que toute identité n’est que secondaire, devant la seule qui vaille, celle de la condition humaine qui ne connait ni couleur ni genre ni langue ni culture ? Elle est essence et essence universelle. Elle s’abreuve et se délecte des parfums qui s’exhalent de Bâb al-Salam, le portail de la paix.

De la Mecque, Ibnou émigre vers Médine, comme pour suivre les pas du Messager sur les pistes de la cité illuminée, al-madîna al-Munawwara. En ce moment où le Messager de la paix est objet d’abjects caricatures, IbnouSarr, comme pour réveiller les insouciants de leur torpeur et stimuler leurs sens à être plus attentifs, chante Muhammad. Il le chante en tant qu’être humain, fils d’Abdallah, dans une généalogie qui fait sens. Il n’est ni ange ni archange, il est porteur de mémoire et fils d’Adam. Mais il est aussi le citoyen de Médine, l’autre cité de la paix, le berceau du vivre-ensemble, pensé et initié par lui, le Messager de l’altérité.IbnouSarr a ce don de rappeler l’histoire, par l’évocation de ceux qui l’ont façonnée, avec un verbe si bien ciselé, un rythme qui éveille le cœur, une musicalité qui entraîne à les aimer puisque compagnons du prophète, au repos à Médine :

« Près du prophète Muhammad  

Abou Bakr al-çiddîq

Omar ibn al-Khattâb

Guerriers mais politiques

Califes de l’islam

Endormis près de l’Ami

Veillent sur le pionnier

Sous l’ombre du Coran ».

En vérité, le poème sur Médine est une véritable fresque allant de la généalogie au triomphe de ce messager, chantant l’ascension et le voyage nocturne « sous le feuillage de sidrat al-Muntahâ,

Au loin s’entend le Muezzin d’al-Aqçâ ».

Bravo, Papa Ibnou, on ne se lasse jamais de lire ce beau poème.

Abdoul Aziz KEBE ,Islamologue

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Economie : Youssou Diallo recadre l’ancien premier ministre Mamadou Lamine Loum

Le président du Club Sénégal émergent juge réducteurs les propos de l’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum sur le Plan Sénégal émergent. Pour Youssou Diallo, le Pse a permis au Sénégal d’avoir des performances économiques jamais atteintes. C’est pourquoi, il estime que « dire que le Pse n’est pas un Plan prospectif ne résiste pas à l’analyse ».

L’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum, a porté un certain nombre de jugements sur le Pse. Quelle réponse apportez-vous ?

Le Premier ministre a fait un certain nombre de jugements sur le Plan Sénégal émergent. Lorsque je l’ai entendu, en tant que président du Club Sénégal émergent, non seulement j’étais très surpris, mais aussi j’ai été très déçu à cause de la considération et du respect que j’ai pour l’homme. Il est ancien Premier ministre et son jugement ne peut être considéré comme celui de n’importe quel intellectuel du pays. C’est un homme d’Etat de très haut niveau. C’est un ancien ministre de l’Economie et des Finances et de surcroit Premier ministre du Sénégal qui a joué un rôle important dans le pays sur le plan de la construction économique. De sa part, un argumentaire sur le Pse devrait avoir tout le sérieux et toute la rigueur nécessaires dans l’analyse. On a entendu quelques phrases péremptoires qui semblaient montrer qu’en vérité, le Pse n’en était pas un plan. C’est terrible, surtout que le Pse, sous la direction du président MackySall, a permis au Sénégal de réaliser des résultats jamais atteints par notre pays, sur les plans économique et social. Mamadou Lamine Loum  a été ministre de l’Economie et des Finances, puis Premier ministre dans la période post dévaluation. Il est plus facile de mettre en croissance une économie post dévaluation qu’une économie normale. Dans une économie post dévaluation, on est dans une situation de déflation. Il est plus facile de réaliser des performances dans une situation de déflation que dans une situation économique normale. Mais en dépit de cela, les gouvernements successifs Sakho-Loum et du Premier ministre, Mamadou Lamine Loum  n’ont jamais atteint un taux de croissance de 6%. Du point de vue de l’évolution économique du pays, notre économie, comme le souligne un important document de la Banque mondiale, a eu, en 1961, un revenu par tête de 1.100 dollars. Et de 1961 jusqu’en 2015, l’action économique du gouvernement sénégalais a été une action de rattrapage du revenu par tête de 1961.

 

La dévaluation est intervenue après que le revenu par tête a atteint  le niveau de 840 dollars quand on a dévalué. Il avait décru. Ce n’est qu’avec le Pse, en 2015, que pour la première fois, depuis l’indépendance, le Sénégal rattrapait le revenu par tête de 1961 et le dépassait. Aujourd’hui, le revenu par tête du Sénégal, grâce à l’action du Pse, est au-dessus de 1.100 dollars. C’est un résultat palpable. La moindre  des choses était de reconnaître que le Pse a inversé la tendance  de contre-performance économique dans notre pays. Un document aussi sérieux que le Pse doit être analysé avec beaucoup d’attention. Il y a eu un certain nombre de caractérisations de la part de quelqu’un qui est un homme d’Etat. Mamadou Lamine Loum a eu des erreurs de jugement.  Nous attendons autre chose de lui. Il pouvait faire une critique objective du Pse en montrant ses acquis et ses limites. On aurait accepté. Mais quand il cloue au pilori le Pse de cette façon, il va nous être difficile de l’accepter.

Il estime que le Pse est un programme de gouvernement, mais pas un de développement…

Le Pse est un Plan à long terme qui est partagé en séquences de  cinq ans. Ce sont ces séquences qu’on peut appeler programme de gouvernement. Nous venons de terminer le Programme d’actions prioritaires 2015-2019. Nous allons entrer dans le programme d’actions prioritaires 2019-2023. Le Pse, en lui-même, est un plan de développement économique et social sur le long terme.  De ce point de vue, il s’est trompé dans l’argumentaire. Le Pse est un plan prospectif dans le sens que le plan prospectif peut être défini  comme une évolution future de la société  et qui permet de dégager des éléments. Le Plan prospectif est un plan dont la démarche, vise par une approche rationnelle et holistique,  à préparer aujourd’hui ou demain. Le Pse définit les contraintes et les risques de l’économie sénégalaise. Il dégage des visions, des scénarios par rapport à l’évolution tendancielle de l’économie sénégalaise. Il définit un certain nombre de ressources à affecter à notre économie pour atteindre les objectifs futurs.  Dire que le Pse n’est pas un Plan prospectif ne résiste pas à l’analyse.

Partagez-vous ses propos selon lesquels le Pse n’est pas un projet de société ?

Il faut que les gens soient un peu plus modestes. Les deux projets de société qui s’affrontaient au 20ème siècle sont  le capitalisme et le socialisme. Pour le capitalisme, ce sont l’économie de marché, la liberté et la concurrence. Pour le socialisme, ce sont la suppression de l’économie de marché, la nationalisation des moyens de production et la prise du pouvoir par le prolétariat. Aujourd’hui, tout le monde se réclame de l’économie de marché, de la liberté. Nous n’avons plus des luttes pour des projets de société. Nous avons des luttes pour la mise en œuvre de projets politiques. Ces projets politiques  sont assis sur des projets de développement économique et social  pour donner un mieux être aux populations.  Parler de projet de société dans la société où nous vivons est réducteur. Et ça ne correspond pas à une réalité bien complète. Quand il dit que le Pse n’est pas un projet de société, ni un plan du peuple, nous  ne comprenons pas. En démocratie, un plan du peuple n’existe pas. Du point de vue de la République, le peuple est défini comme l’ensemble des personnes soumises aux mêmes lois et qui forment une nation. En d’autres termes, le peuple est la somme de l’ensemble des personnes. Est-ce qu’en démocratie on peut avoir un programme de développement économique et social dans lequel l’ensemble des citoyens se retrouvent ? Ce n’est pas possible. Ce serait la pensée unique.

Un plan du peuple n’existe pas en démocratie. Par contre, on peut avoir une vision politique sous jacente qui permet d’élaborer un plan de développement économique et social. Pour le cas du Sénégal, le YonouYokouté a été le programme qui a permis au président, MackySall, de faire une offre politique que les Sénégalais ont adoptée et qui lui a permis d’aller au second tour. A partir du second tour, il a fallu faire un certain nombre de réajustements avec sa coalition pour gagner les élections. Le président Sall a su que la société sénégalaise est une société démocratique où il n’y avait pas une pensée unique. Même le point de vue pour lequel les Sénégalais avaient voté n’était pas la parole d’évangile. Et le YonouYokouté qui a inspiré son plan de développement économique a été ajusté pour en faire un plan de gouvernement où se retrouvent ceux qui avaient voté pour lui et ceux qui avaient voté contre.

Propos recueillis par Babacar DIONE (Le Soleil)

 

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Education : Lauréates 2018 : Khadidiatou Coulibaly, Miss Mathématiques, FatouMbodji, Miss sciences

C'est finalement Khadidiatou Coulibaly de la Maison d'éducation Mariama Bâ de Gorée et Fatou Betty Barro Mbodji de l'institut Saint Grigno de Pikine-Guédiawaye qui ont remporté respectivement les prix "Miss mathématiques" décerné aux élèves de la classe de 4ème et "Miss sciences" pour les élèves de seconde.

L'entrepreneuriat et la médecine, les ambitions des Miss

Après être couronnées ce lundi matin au théâtre national Daniel Sorano par le ministre de l'Education, "Miss mathématiques" 2018 décline ses ambitions. Khadidiatou Coulibaly veut " devenir entrepreneuse, travailler dans le domaine de la science, servir mon pays comme je le peux", dit-elle. "Pour ce couronnement, je suis fière de moi et c'est un rêve qui est devenu réalité", lâche la gamine en classe de 4ème.

Et quant à la "Miss sciences", elle aspire à travailler dans la médecine. "Je veux devenir médecin, soigner les gens, apporter de l'assistance aux nécessiteux", dit-elle.

Du haut de ses 1m 65, "Miss sciences" elle lance un message aux filles. " Je demande aux filles de faire des efforts en sciences. Elles (les sciences)  ne sont pas difficiles. Il faut juste de la compréhension, une volonté particulière de vouloir faire les sciences. S'entraîner, se perfectionner, ne pas baisser les bras mais toujours apte à faire les maths, les sciences", conseille la fille en classe de seconde.

Khadidiatou Coulibaly, elle, lance un appel aux parents. "Je voudrais qu'ils s'informent, qu'ils aient la notion du plan de carrière, qu'ils disent à leur fille de travailler sur certaines matières. Ils doivent faire comprendre à leur fille que tout commence par l'école, d'encourager leur fille".

Les engagements du ministre

Venu présider cette 7ème édition, le ministre de l'Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, souligne l'importance de ce projet de son ministère. "C'est un paradigme nouveau en célébrant ces meilleurs élèves à travers l'excellence". "Mon département va s'engager à relancer à partir de cette année la redynamisation des Plympiades de mathématiques. Année après année, le concours suscite un enthousiasme grandissant avec la participation de lauréats venu de nos 16 académies", informe Serigne Mbaye Thiam. Qui ne s'est pas empêché de donner des conseils aux lauréates et aux filles en général, les invitant à méditer sur le parcours et l'exemple de leur parrain qui n'est autre qu'Aïcha Sarr Evans.

" J'invite à toutes les filles de notre système éducatif et les lauréates à méditer du parcours de votre parrain et surtout appendre de son expérience, de son exemple, afin de lever le mythe de l'inaccessibilité des mathématiques et des sciences et de soulever le voile d'ésotérisme qui les entoure. Elle est vice-présidente senior et responsable de la stratégie chez Intel Corporation. A travers son riche parcours, elle a acquis une reconnaissance internationale dans un domaine jadis réservé aux hommes. C'est un bon modèle pour nos chères Miss", lance le ministre de l'Education.

"Vous ne pouvez qu'être fières du parcours que vous avez eu à faire. Je vous exhorte à persévérer dans le travail bien fait et surtout à vous maintenir dans les filières et séries scientifiques dont la promotion constitue aujourd'hui une priorité absolue pour le gouvernement du Sénégal", conclut Serigne Mbaye Thiam.

Baobabafrique (source Aps)

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Alpha Blondy sur Mamoudou Gassama: »Tu peux être riche à 20 ans et mourir à 25 ans… »

Le musicien ivorien, Alpha Blondy, s’invite aussi dans  l’affaire du Super Man malien, Mamadou Gassama, qui a sauvé héroïquement un enfant à Paris. Il déclare que c’était juste le moment qu’avait décidé Allah pour rendre riche à Mamadou Gassama, tout en invitant à chacun de travailler honnêtement, ainsi le bon Dieu viendra.

« Tu peux être riche à 20 ans et mourir à 25 ans.
Tu peux devenir riche à 50 ans et mourrir à 110 ans.
Comme tu peux être riche à 40 ans et perdre toute ta richesse, redevenir pauvre à 45 ans.
Ta situation peut changer du jour au lendemain selon la volonté de Dieu.

C’est le cas du jeûne Malien Mamoudou Gamassa.
Il est en Europe, en moins d’un an, il a eu son titre de séjour, il est devenu pompier à Paris, il a un appartement, il sera Français, il a signé des contrats partout, il sera très vite riche en moins de 6 mois.
Comme il y a des maliens qui sont en Europe aussi depuis 20 ans 30 ans 40 ans, ils n’ont pas de papier, même un petit travail ils n’ont pas, d’autres aussi n’ont pas de papier mais ils travaillent ils gagnent bien leur vie.

Voilà c’est comme ça là vie.
Le chauffeur peut devenir passager. Le passager peut prendre la place du chauffeur. Le piéton peut devenir le propriétaire du bus.
Tout bascule, tout change du jour au lendemain selon la volonté de Dieu.

Chacun a sa chance dans la vie.
Il ne faut juste pas être pressé dans la vie.
Il faut être patient et persévérant.
Travailler honnêtement et laisser Dieu décider du jour où ton étoile brillera.
Quand Dieu a décidé que ton étoile doit briller, même l’obscurité a peur de sortir.
Ne jalousez personne, n’enviez personne, continuez votre vie tranquillement et attendez patiemment que votre heure de gloire sonne ».

 

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Retransmission de la coupe du monde : la Rts porte plainte contre la Tfm

Le bras de fer entre la RTS et la TFM sur la retransmission du match Sénégal-Luxembourg, est loin d’être terminé.
Dans un communiqué rendu public, la RTS informe l’opinion que la radiodiffusion télévision nationale est seule détentrice des droits terrestres de retransmission sur le territoire sénégalais des matchs de la coupe du Monde. Et qu’elle a aussi les droits pour les matchs hors compétition Fifa et Caf. Donc, c’est avec surprise qu’elle apprend de la retransmission du match Sénégal-Luxembourg par la Tfm et informe d’une plainte.

Après avoir perdu les droits de retransmission du match Sénégal-Luxembourg, par un communiqué du 30 mai, la Rts se dit étonnée de la détention par la Tfm des droits de cette retransmission.

« Les droits de retransmission des matchs des équipes nationales hors compétitions Fifa et Caf, sont détenus par la Rts grâce au contrat d’exclusivité signé avec la Fédération Sénégalaise de Football. Concernant le match amical Luxembourg – Sénégal du 31 Mai 2018, la Fédération Sénégalaise de Football a saisi son homologue Luxembourgeois pour lui notifier que la Rts est sa télévision partenaire, donc seule habilitée à diffuser le match sur le territoire sénégalais. La Fédération Luxembourgeoise dans sa réponse a indiqué que les droits de retransmission de ce match ont été bien vendus à la Rts par » First Pick » à qui les droits ont été cédés. Curieusement, ces droits démarchés au nom et pour le compte de la Rts, ont été cédés à Tfm, qui est loin de couvrir le territoire national ».

Pour ne pas empêcher au sénégalais de suivre ce match en direct, la Rts dit ne pas user des moyens de droit pour interdire cette retransmission, mais a déjà porté plainte contre X pour que justice soit faite.
« La Rts, soucieuse de l’intérêt que les Sénégalais portent à leur équipe nationale, a préféré ne pas user des moyens que lui confère le droit pour bloquer la retransmission du match Luxembourg – Sénégal, mais a d’ores et déjà porté plainte contre X et pris l’attache d’un cabinet international d’avocats pour la gestion du dossier », informe le communiqué sur le site www.rts.sn, repris par Senego.

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Francophonie : Coumba Gawlo Seck, invitée d’honneur

Dans l’optique d’une meilleure approche des questions de développement, l’OIF a convié ses réseaux institutionnels à Paris où durant 48 heures, du 29 au 30 Mai, les sommités de la francophonie plancheront sur des thèmes variés. Seule artiste à être conviée à ce banquet intellectuel qui regroupera pas moins de 300 profils triés sur le volet, l’artiste Coumba Gawlo dissertera sur le thème : Faire entendre la voix des femmes et respecter leurs droits. En puisant sur son vécu d’artiste et son expérience à titre d’ambassadrice de bonne volonté d’institutions onusiennes, la Diva choisie pour sa crédibilité, son aura et sa légitimité, portera la toge pour ses paires. La chanteuse dont l’expérience est sollicitée, développera son argumentaire aux côtés de la secrétaire générale de l’OIF, Michaelle Jean, pour qui le choix de cette icône de la musique africaine recoupe sa dimension intellectuelle et sa posture internationale.

 

 

 

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Crise estudiantine : Omar Pène nommé par Macky Sall, Ambassadeur de bonne volonté

Le chanteur Omar Pène ne ménage aucun effort pour résoudre définitivement la crise qui secoue le monde estudiantin. En sus d’avoir répondu aux préoccupations des étudiants, en augmentant le montant de la bourse et en diminuant le prix des tickets de restaurant, il a posé un acte allant dans le sens de la prévention des crises. Le président de la République, Macky Sall, a nommé le chanteur Omar Pène comme «Ambassadeur de bonne volonté auprès de la communauté estudiantine du Sénégal». 

Le lead vocal du Super Diamono et auteur du opus «Etudiant» pourra, à ce titre, « aider à améliorer les relations entre les étudiants et les pouvoirs publics ».

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Livre: "De Purs Hommes", l’homosexualité dans la ligne rouge

S’emparer d’une question d’actualité et chercher ce qu’elle révèle des rapports humains. Telle est la mission que s’est fixée Mohamed Mbougar Sarr, très prometteur écrivain sénégalais de 28 ans. Après Terre ceinte (2014), sur le djihadisme au Sahel, puis Silence du chœur (2017), qui imagine l’arrivée de douze migrants dans un village sicilien, l’auteur publie son troisième roman, De purs hommes. Le livre est paru en avril en coédition entre les éditions Jimsaan, à Saint-Louis, et Philippe Rey, à Paris.
L’intrigue commence par une scène marquante : un professeur de lettres, Ndéné Gueye, regarde une vidéo montrant une foule déterrer un cadavre et le jeter hors du cimetière au motif que c’est un « goor-jigeen ». En wolof, cela signifie « homme-femme » et désigne, de manière péjorative, un homosexuel. La vidéo embrase le pays et le sort du défunt obsède le narrateur, qui bascule dans le doute. Le roman offre une plongée dans la société sénégalaise, qui entretient des rapports troublants avec l’homosexualité.

Entre deux festivals, à Saint-Malo et à Lyon, Mohamed Mbougar Sarr a répondu au Monde Afrique.

Dans quel état d’esprit avez-vous écrit ce livre ?

Mohamed Mbougar Sarr C’est le premier texte que je destine à un public en particulier, les Sénégalais, car il parle vraiment de cette société-là. Bien sûr, d’autres le liront, mais j’espère que mes compatriotes aussi. C’est aussi, chronologiquement, le premier roman que j’ai porté en moi. J’étais au lycée quand j’ai vu la vidéo qui ouvre le livre. Elle m’a marqué et a mis en crise ma propre opinion sur l’homosexualité. J’ai commencé à me poser les mêmes questions que le narrateur : qui était cet homme ? Qui est sa famille ? C’est à cet instant que j’ai décidé d’écrire.

Votre roman confronte deux visions de l’homosexualité au Sénégal. L’une dit qu’elle a été importée d’Occident.

Au Sénégal, beaucoup de personnes font preuve de cécité volontaire, voire d’un oubli tragique, en disant qu’il y a eu un temps pur où il n’y avait pas d’homosexuels dans le pays. Ceux-ci seraient arrivés avec la colonisation et l’homme blanc. Mais comme très souvent lorsqu’on accuse l’autre d’être l’agent de la décadence, on fait preuve de lâcheté et d’hypocrisie. Les homosexuels ont toujours existé dans la société sénégalaise.

« En nous taisant sur l’homophobie au Sénégal, nous entérinons l’idée que toutes les vies ne se valent pas »

Il y a un paradoxe dans le fait de dire que nous sommes aussi dans l’humanité, dans l’histoire, et de vouloir s’en extraire sur la question de l’homosexualité. Il n’y a aucune raison pour que des mœurs qui concernent l’humanité n’aient pas eu cours au Sénégal. Ceux qui accusent les Occidentaux d’avoir importé l’homosexualité se trompent.

L’autre vision dit que les homosexuels avaient autrefois un rôle dans la société sénégalaise.

En écrivant ce livre, j’ai rencontré des personnes qui m’ont parlé d’une époque où les goor-jigeen marchaient tranquillement dans la rue. Ce mot désignait un travesti, qui était peut-être homosexuel. Les goor-jigeen aidaient les femmes dans la préparation des cérémonies et des sabar, les fêtes traditionnelles. Ils étaient souvent les seuls à connaître des poèmes ou des paroles amusantes qui faisaient oublier aux gens la dureté de la vie. Les gens les aimaient pour cela et oubliaient qu’ils pouvaient aussi les détester profondément.

En somme, un bon homosexuel au Sénégal est soit un homosexuel qui se cache, soit un amuseur public, soit un homosexuel mort. Pourtant, il y a des sortes de carnavals où les hommes se déguisent en femmes, et inversement. Cela pourrait nourrir une réflexion sur les genres, leur influence et leur porosité. Mais les personnes qui pourraient s’intéresser à ces sujets ne le font pas à cause de la pression sociale.

C’est cette pression sociale qui empêche selon vous le débat ?

Essayer ne serait-ce que de réfléchir à l’homosexualité, c’est s’exposer à un danger. C’est se rendre compte qu’on est moins radical qu’on le voudrait et donc qu’on est dans le péché. Alors les gens se rangent derrière les lieux communs : « Ils sont malades, il faut les soigner », « Ils l’ont choisi et le font par provocation », etc. Ces paroles empêchent de se demander : « Est-ce que je n’ai pas un ami, un fils, un frère dont je sais ou sens qu’il est homosexuel ? Dois-je arrêter de lui parler ? »

 

Malheureusement, le pouvoir religieux a une emprise très forte sur les esprits. Même les hommes politiques ou les universitaires doivent avant tout faire allégeance au pouvoir religieux. Si la situation de l’homosexualité au Sénégal doit évoluer, les religieux se défendront très fortement. On ne fera pas l’économie d’un moment extrêmement violent, dans les débats ou dans les actes.

A quelles réactions vous attendez-vous au Sénégal ?

Mon roman ne circulera vraiment au Sénégal que dans quelques mois. Ce sera l’épreuve de vérité. Je sais que certains se dispenseront de le lire pour se faire leur opinion. D’autres, qui l’ont lu, m’ont dit avoir été choqués et pensent qu’il peut être dangereux et difficile à accepter dans un contexte sénégalais. On verra. Au Sénégal, on s’expose lorsqu’on pense différemment sur certains sujets. L’homosexualité fait partie de ces lignes rouges.

 

 

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Conviction républicaine : le crédo du Chef de l’Etat

Le Président de la République Macky Sall a présidé, ce vendredi 25 mai 2018, le symposium de lancement du livre Tome 1  « Discours sur le développement : Institutions- Gouvernance-paix-sécurité et développement » de la série de quatre tomes « Conviction républicaine » à Dakar.

Dans cet ouvrage qui s’appuie de ses discours officiels, le Chef de l’Etat par ailleurs auteur de ce livre évoque les rapports qui existent entre les institutions de la République, la Gouvernance à tous les niveaux de l’action publique, la paix et la sécurité avec le concept de développement.

Un exercice inhabituel que s’adonne le Président de la République qui, même voudrait que l’on considère ses propos comme un essayiste et non pas un président de la République. Et pour camper le débat, il cite un texte du  professeur Mamoussé Diagne. « Quand cette écriture s’inscrit dans cette temporalité en cours dont nous sommes les témoins, l’écriture prend un risque car le texte est proposé à notre jugement c’est-à-dire littéralement  à un  tribunal dont nous sommes le juge et la liberté de juger et de prononcer des sentences. Donc nous devons laisser le lecteur faire ses jugements. »

Il poursuit : « Ce que j’attends de ce colloque c’est des recommandations qui nous permettront d’affiner et de mieux préparer les tomes à venir en termes de réflexion».

Le président s’est réjoui de la coïncidence de la tenue du symposium avec la date de création de l’Organisation de l’Unité Africaine OUA le 25 mai 1963 à Addis Abeba, devenue chaque année la journée de l’Afrique. A qui il tenait à saluer la mémoire des fondateurs dont naturellement Léopold Sédar Senghor et tant d’autres leaders  africains qui se sont engagés dans un combat pour l’émancipation de l’Afrique. « Lorsque le monde est soumis aux urgences et aux impératifs, il est requis de faire confiance aux ressources de la pensée. Il est également indiqué en temps de mutations et d’incertitudes qui rythment la marche du monde d’observer  des moments de recul pour mieux appréhender ce qui se passe de décisif en terme d’enjeux et de défis », suggère l’auteur en présence du Pr. Iba Der Thiam et de plusieurs personnalités. 

Par ailleurs la diversité des thèmes abordés d’un discours à l’autre repose ainsi sur le socle de l’unicité de toute une politique. En tant que Liberal social, «  la politique n’a de sens que si elle s’inscrit dans la quête permanente de justice sociale, dans cette profonde aspiration à un Sénégal pour tous pour une vie meilleure », dit-il.

Le comité d’organisation du forum était dirigé par M Abdou Aziz Diop, le cinéaste Cheikh Ngaido Ba et comité scientifique par le Pr Mamoussé Diagne.

Fana CISSE (baobabafrique)

 

 

 

 

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Macky lance le Tome 1 de son ouvrage « Conviction républicaine »

 

En prélude au lancement du Tome 1 d’une série d’ouvrages  de 4 tomes du Président Macky Sall, prévu le jeudi 24 mai 2018 à Dakar, le comité d’organisation du symposium a fait face à la presse ce mardi  22 mai 2018.  

Selon Abdoul Aziz Diop, Conseiller spécial à la Présidence de la République, par ailleurs, président du comité d’organisation dudit symposium, cette rencontre sur le tome 1 est «un cadre démocratique de discussions sur les institutions, la gouvernance, la paix, la sécurité et le développement». Et le titre du symposium sur ce tome 1 est : «Institutions, Gouvernance, Paix, Sécurité et Développement dans le discours officiel du Président Macky Sall : regards croisés».

Ce sera la première d’une série de 3 tomes à paraître en 2018.  Le symposium vise à favoriser des discussions sur les thématiques de ce premier Tome et, pour la première fois, sur leurs rapports avec le développement dans le discours officiel du président Sall.   

A en croire Abdoul Aziz Diop, six ans après l’accession à la magistrature suprême du Président Macky Sall, « le constat sur la nature et la qualité du débat politique au Sénégal est plutôt alarmant ». Car, soutient-t-il, « Tout se passe comme si la conquête du pouvoir dans une démocratie majeure comme celle du Sénégal ne repose plus que sur la diffamation, la diffusion de fausses nouvelles, la manipulation des citoyens, la diversion, l’injure publique à travers notamment les réseaux sociaux, etc.».  

Il s’agit ici d’un ouvrage «exemplaire» dont le président Macky Sall donne l’occasion à ses concitoyens de croiser «ce qu’il dit à ce qu’il fait et ce qu’il fait à ce qu’il dit». 

Ce premier tome est composé de 58 discours officiels annoncés par le Président Sall, de 2013 à 2016, répartis en 6 chapitres. Et sera disponible en librairie à partir du 25 mai prochain. Dans ce Tome 1, Abdoul Aziz Diop note que le Chef de l’Etat montre les rapports qui existent entre les Institutions de la République, la Gouvernance à tous les niveaux de l’action publique, la paix et la sécurité avec le concept de développement. Et par cette écriture, il invite «ses concitoyens à revisiter et à s’approprier une fois encore son discours officiel annonciateur des réalisations dont plus personne ne conteste l’ampleur et l’impact à court, moyen et long terme sur le développement économique et social du Sénégal».

Le président du comité scientifique, Professeur Mamoussé Diagne, quand à lui, estime que le Président de la République a pris «le risque de consigner dans un texte écrit un ensemble de propositions sur son action». Car, «il n’était pas obligé de le faire». 

Il faut noter que le titre unique des 4 tomes de la série est «Conviction Républicaine», le sous-titre unique «Discours sur le développement». 

Les 4 tomes  de l’ouvrage sont édités par «les Editions Michel Lafon publishing»

 

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