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Mode : Le Musée Yves Saint Laurent de Marrakech s’ouvre au public

A la suite de l’ouverture du Musée Yves Saint-Laurent à Paris, c’est au tour de Marrakech d’ouvrir au public la troisième institution pensée par Pierre Bergé pour la ville et consacrée cette fois-ci exclusivement à l’œuvre du couturier français.

L’inauguration officielle s’est faite le samedi 14 octobre 2017 en présence de Son Altesse Royale Lalla Salma et des muses du couturier (Catherine Deneuve, Betty Catroux ou encore Marisa Berenson..), l’équipe du Musée assurant cette visite privée.

L’espace, visité en exclusivité et en avant-première par Baobab déploie une belle architecture dessinée par l’équipe de KO, on y retrouve des clins d’œil tant à la ville ocre qu’aux broderies et tissus du maître Saint-Laurent. Les espaces d’exposition temporaire accueilleront pour une année des dessins du couturier (notamment ses dessins inspirés de l’opéra ou du music-hall), une série de shooting inédite de Catherine Deneuve dans la médina de Marrakech ainsi que des œuvres de Majorelle. Et dans les espaces d’exposition, on peut dire que le public est gâté par le choix des pièces vestimentaires présentées. On y retrouve la quintessence de l’esprit Saint-Laurent ainsi que ses pièces les plus iconiques : la robe Mondrian, une sélection de smoking de haute tenue ainsi qu’une série issue du défilé des Ballets russes. Enfin, ce sont les fameuses robes bambara qui ferment la visite. L’ouverture d’une bibliothèque de recherche est prévue prochainement. 

Le public marocain et très touristique de la ville ocre accède à un écrin majestueux aux choix curatoriaux élégants et précis. Gageons que cette nouvelle institution fruit des collaborations du couple Bergé/Saint-Laurent sera bientôt aussi couru que le Jardin Majorelle ou encore Le Musée Berbère également dédiés à l’état d’esprit de ce couple mythique.

 Siham W (Maroc)

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Nécrologie : L’acteur marocain Amidou est décédé

Le comédien Amidou, 78 ans, premier acteur marocain à s'être fait un nom en France, est mort jeudi 19 septembre au soir, dans un hôpital parisien.

Son histoire

Amidou Benmassoud de son vrai nom, était né le 2 août 1935 à Rabat (Maroc). Il est le premier acteur marocain à avoir obtenu un prix d'interprétation au Conservatoire National d'Art Dramatique. Il avait commencé au théâtre avec Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault dans "Les "Paravents" de Jean Genet à l'Odéon en 1968.

Sa carrière au cinéma

Il est devenu un des acteurs fétiches de Claude Lelouch, tournant plus de 10 films avec lui, dont le premier long métrage du cinéaste "Le propre de l'homme" en 1960.

Il a joué aussi dans "Un homme et une femme", "Vivre pour vivre", "Le voyou", "La belle histoire" ou encore "And now... Ladies and gentlemen".

Amidou a tourné également avec de nombreux réalisateurs français de renom comme Georges Lautner ("La valise"), Alain Cavalier ("La chamade"), Philippe de Broca ("La poudre d'escampette") et dans plusieurs longs métrages d'Alexandre Arcady ("L'union sacrée", "le grand pardon 2", "Comme les cinq doigts de la main").

Plusieurs cordes à son arc

Parlant aussi anglais, il a mené une carrière aux Etats-Unis avec William Friedkin ("Le convoi de la peur", "L'enfer du devoir"), Otto Preminger ("Rosebud"), John Huston ("A nous la victoire"), John Frankenheimer ("Ronin"), Tony Scott ("Spy game, jeu d'espions").

Amidou a parallèlement tourné régulièrement pour la télévision. Il a été vu dernièrement dans le rôle du père de "Aicha" dans la série de Yasmina Benguigui.

Récompensé

En 2005, il a reçu des mains de Martin Scorsese un trophée en son honneur lors de la cérémonie d'ouverture du Festival de Marrakech.



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Le Ballet "La Linguère" au Maroc

  • Publié dans Danse

Le Ballet national La Linguère organise une rencontre avec la presse, jeudi à partir de 11 heures au Théâtre national Daniel Sorano, à Dakar, en perspective de ses prochains spectacles au Maroc où cette troupe culturelle sénégalaise a été invitée, annonce un communiqué. Au Maroc, "ces ambassadeurs de la culture sénégalaise se produiront au cours de trois spectacles. Le premier aura lieu à Rabat au Théâtre Royal", dans le cadre des Journées africaines du Maroc, rapporte la même source. "Le royaume chérifien a porté son choix sur le Ballet la Linguère qui est considéré comme une troupe exceptionnelle et apte à animer ce genre de rencontres internationales", note cette source, en faisant savoir que la "générale presse" permettra aux journalistes d'échanger avec le nouveau directeur du Théâtre national Daniel Sorano, Massamba Guèye, et des artistes du Ballet national. "La Linguère", issue de l'ancien Ballet africain de la Fédération du Mali (créée en 1960), a effectué depuis 1961 "plus de 200 mois de tournées, produit plus de 6000 représentations devant plus de 10.000.000 de spectateurs de plusieurs pays différents, parcours émaillé de flatteuses critiques de la part de la presse internationale", selon le communiqué. L'ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleb Barrada, va également participer à cette rencontre avec la presse, à côté de M. Guèye, note-t-il.  "La Linguère" est créditée d’une force ‘’capable d'explorer sans cesse de nouvelles formes chorégraphiques et rythmiques, tout en conservant l'identité artistique négro-africaine, résolument inaltérable’’.

BaobabAfrique.com

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Maroc: Le Festival Mawazine met l'Afrique à l'honneur à la 12e édition

Se fixant pour objectif de mettre en valeur le meilleur de la musique en Afrique, la 12e édition du Festival Mawazine Rythmes du Monde offrira au public une programmation exceptionnelle à découvrir sur la scène de Bouregreg. Au menu figurent neuf formations, des figures marquantes de la musique maghrébine et africaine, mais aussi sud-américaine, indique un communique de l'association «Maroc Cultures» qui organise l'événement.En provenance du Nigéria, de Cuba, du Mali ou d'Algérie, les groupes invités livreront aux festivaliers des prestations uniques illustrant les patrimoines de leurs pays.C'est d'abord le Congo-Brazzaville que le public pourra découvrir le 24 mai 2012 lors de ouverture du festival à la scène des Oudayas à Rabat. Aux rythmes des ethnies du Congo et sous l'influence de batteurs résolument modernes, l'incroyable formation des Tambours de Brazza offrira un spectacle plein de sons, de couleurs, livrant au passage un message universel de paix, de liberté et de fraternité.Le 25 mai 2013, c'est le blues désertique du groupe de musique originaire de Tessalit au nord-est du Mali «Tinariwen», qui a fait plusieurs fois le tour du monde et fasciné de nombreux musiciens parmi lesquels Robert Plant, chanteur et joueur d'harmonica britannique ou Thomas Edward Yorke, musicien britannique, du groupe anglais de rock Radiohead, qui transportera les festivaliers dans un voyage à travers les paysages du Mali et la culture touarègue. Le musicien nigérian Seun Kuti se produira, le 26 mai 2013, dans un show dont l'énergie promet d'être à la hauteur de son père feu Fela Kuti, chanteur, compositeur et homme politique nigérian, créateur de l'afrobeat, cocktail explosif né de la rencontre entre jazz, soul-funk et high-life. Seun Kuti a repris les rênes d'Egypt 80, l'orchestre mythique de l'afrobeat de son père décédé en 1997. Le 27 mai 2013, c'est une tornade funk, une forme de musique afro-américaine apparue aux Etats-Unis à la fin des années 1950, qui promet d'emporter la foule des Oudayas : Le groupe Ondatropica, constitués de plusieurs dizaines de musiciens explorant la richesse de la musique colombienne, enchantera le public.Le 28 mai 2013, les festivaliers auront rendez-vous avec la formation Jupiter & Okwes, emmenée par l'artiste congolais Jupiter Bokondji, surnommé le prophète de la soul kinoise, qui évoquera le Congo et son peuple à travers des histoires étonnantes et un mélange entre musiques traditionnelles de la RDC et soul, musique populaire afro-américaine née à la fin des années 1950.

Légende vivante de la musique sud-africaine, membre de Jazz Epistles, le premier groupe de jazz africain à avoir enregistré un album à la fin des années 50, le jazzman Hugh Masekela fera, lui aussi, le déplacement à Rabat. Le 29 mai 2013, le jazzman au talent et à la vie exceptionnels, donnera un concert inédit où se mêleront chants des townships et sons jazzy de Manhattan (Etats-Unis), influences populaires américaines et musiques traditionnelles Xhosa, Zoulou ou Swazi.La journée suivante sera consacrée au Maghreb et à l'Algérie avec la présence du groupe musical franco-algérien «Gnawa Diffusion». Le 30 mai 2013, le groupe mené par le charismatique Amazigh Kateb, fils de l'écrivain algérien Yacine Kateb, offrira une prestation métissée et énergique qui s'annonce haute en couleurs. L'avant-première de ce concert sera orchestrée par «Africa United», Gagnant de Génération Mawazine 2010. Ce groupe représente un véritable melting pot puisqu'il est composé de musiciens Marocains et Comoriens qui fusionnent de façon harmonieuse les sonorités des 2 pays.Le 31 mai 2013, la scène des Oudayas sera dédiée au duo malien Amadou & Mariam, un couple unique dont la musique offre un mélange original et percutant entre funk, blues et répertoire traditionnel africain.Pour la soirée de clôture, le hip-hop entraînera le public dans un rythme effréné. Encensé par «The Roots», un groupe de hip hop/soul américain influencé par d'autres genres musicaux tels que le jazz, le funk, la soul et fondé à Philadelphie en 1987, Blitz the Ambassador, musicien Ghanéen ayant émigré aux Etats-Unis, fera sensation le 1 juin avec sa section de cuivres déchaînée et un cocktail détonant qui compile sonorités africaines, riches instrumentations et hip hop originel.Depuis 2001, le Festival Mawazine-Rythmes du Monde est le rendez-vous incontournable de la scène musicale marocaine et internationale. Chaque année, au mois de mai, l'événement unique en son genre fait vibrer la capitale Rabat aux sons d'une musique ouverte aux quatre coins du monde grâce à un programme riche et inédit.Créée lors d'une assemblée générale, tenue à Rabat le 23 octobre 2001, conformément aux dispositions du Dahir du 15 novembre 1958, «Maroc Cultures» est une association à but non lucratif qui s'est fixée pour mission principale de garantir aux publics de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs une animation culturelle et artistique d'un niveau professionnel digne de la capitale du Royaume. Faisant écho aux valeurs fondamentales de la politique de développement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, «Maroc Cultures» concrétise la noble mission via le Festival Mawazine-Rythmes du Monde et différents événements comme le concours Génération Mawazine, des colloques pluridisciplinaires, des expositions d'art plastique et des concerts.

MAP

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Le cinéma marocain se pare de nouveaux habits

  • Publié dans afrique

(APS) – Après une décennie marquée par un bond de sa production nationale de films, le Maroc vient de franchir une nouvelle étape dans la structuration de son industrie cinématographique, avec la création de deux nouvelles commissions, l'une chargée de soutenir les festivals, l'autre ayant pour tâche la rénovation et la numérisation des salles.

Ces deux nouvelles entités, créées le 15 janvier dernier, viennent s'ajouter à la Commission du fonds d'aide, montée en 1980. Le secrétariat des trois structures est assuré par le Centre cinématographique marocain (CCM), a appris l'envoyé spécial de l'APS à la 14ème édition du Festival national du film (Tanger, 1-9 février).

La Commission de soutien aux festivals est présidée par l'expert en audiovisuel Hassan Smili et compte cinq représentants du milieu des arts et de la culture. Le CCM et trois ministères (Economie et Finances, Culture, Communication) y ont chacun un représentant. Elle aura deux sessions par an, en mars et en juillet.

La rénovation et la numérisation des salles sont confiées à une commission dirigée par l'architecte Rachid Al Andaloussi. Composée également de neuf membres, elle se réunit une fois par an, au mois de juin. 

Lors de sa présentation du bilan cinématographique de l'année 2012, le Directeur général du CCM, Nour-Eddine Saïl, a annoncé samedi, face aux professionnels et à la presse, que pour l'année 2013, dix salles bénéficieront d'une aide pour la numérisation et auront pour cela un million de dirhams chacune.

"L'exploitation des salles est à prendre en compte. Notre politique sera globale lorsqu'on aura parfaitement intégré ce secteur, pour passer de 64 salles à un nombre de 200 voire 300", a-t-il affirmé.

Au sujet des festivals -52 ont été organisés en 2012-, il a dit qu'une nouvelle loi permettra de veiller à la bonne gestion des fonds qui leur sont alloués par l'Etat. 

"Nous avons beaucoup de festivals. L'Etat garantit la subvention et demande le professionnalisme dans l'organisation, la gestion des finances et le choix des films", a-t-il indiqué, estimant que cela conduira à une "rationalisation" de ces manifestations et à une "évolution qualitative". 

Le responsable du CCM a assuré que pour le budget des avances sur recettes accordées aux porteurs de projets, la comptabilité "va être stricte", précisant à ce propos : "Le contrôle va être sévère de la part du CCM et du ministère de l'Economie et des Finances. L'utilisation de tout ce que l'Etat donne doit être justifiée, claire et visible au niveau de l'écran. Désormais, ce sera la base de notre collaboration". 

S'agissant de la production de films, Nour-Eddine Saïl a relevé que "le rythme (de 20 films) a été respecté" en 2012. Il a toutefois souligné qu'il y a "le problème de la quantité et de la qualité". "Le passage du scénario à la réalisation n'est pas si facile. Le film peut être en deçà du scénario", a-t-il reconnu en écho aux critiques sur le faible niveau des œuvres en compétition au Festival national du film (FNF). 

Le nombre de longs-métrages est passé de 6 en 2004 à une moyenne de 22 depuis quatre ans. 20 longs-métrages réalisés en 2012 ont été présentés en compétition à la 14ème édition du FNF. 

"On s'attendait à avoir 29 films, mais le budget n'ayant été adopté qu'en cours d'année, certaines productions ont été arrêtées", a expliqué M. Saïl, précisant qu'à partir de 2014, une commission devrait être chargée de sélectionner "15 films ou plus" à proposer en compétition.

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Maroc: Décès du comédien et acteur Mohamed Majd

Le comédien et acteur marocain Mohamed Majd est décédé jeudi matin, dans une clinique de Casablanca à l'âge de 73 ans, annonce l'agence Maghreb Arabe Presse (MAP), reçue le même jour à l'Agence de Presse sénégalaise (APS).

Majd avait été admis dans la structure hospitalière pour un problème respiratoire, précise l'agence, citant Massoud Bouhcine, président du syndicat national des professionnels du théâtre. La MAP annonce que le défunt sera inhumé jeudi après la prière d'Al Asr au cimetière Ach-Chouhada de Casablanca.

Né à Casablanca en 1940, Majd a débuté sa carrière de comédien sur les planches où il passa dix ans à jouer au sein des grandes troupes nationales, notamment Badaoui et Tayeb Seddiki, avant de devenir une de figures-phares du cinéma marocain, rappelle la MAP.

Il joue dans le court métrage "Forêt" d'Abdelmajid Rechiche en 1970 avant d'être redirigé par le même Rechiche, trois ans plus tard, dans "Al Borak" et de figurer aux côtés d'Anthony Quinn et Irène Papas dans la fresque historique "Le Message" du producteur et réalisateur américain d'origine syrienne Moustapha Akkad.

Mohamed Majd apparaît ensuite dans des productions internationales, notamment "Les mille et une nuits" de Philippe de Broca, tourné au Maroc et sorti en 1990, et "Syriana" de Stephen Gaghan, réalisateur qui a réuni, en 2005, de grands noms du film hollywoodien, George Clooney et Matt Damon.

Majd qui aussi joué sous la direction de François Luciani, Bernard Stora, Pierre Aknine, Stéphane Kurc, Richard Stroud Roger Young ou encore Harry Winer. Il a par ailleurs été "un acteur-phare du renouveau du cinéma marocain" avec la nouvelle vague de réalisateurs tels Nabil Ayouch dans "Ali Zaoua, prince de la rue" (2000), souligne Maghreb Arabe Presse.

Il enchaine ensuite avec "Le Cheval de vent" et "En attendant Pasolini" du même réalisateur Daoud Oulad-Syad, "Le grand voyage" d'Ismail Ferroukhi, "Mille mois" de Faouzi Bensaïdi.

Un hommage a été rendu à ce comédien hors pair au 6ème festival international du film de Marrakech (2006) pour l'ensemble de sa carrière et à la dernière édition du festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan (2012).

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