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La Rédaction

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COMMUNIQUE DE PRESSE : PRIX AFRILIVRES D’EDITION 2018

Le Jury de la 4è édition 2018 du Prix de l’Association des éditeurs
francophones au Sud du Sahara, AFRILIVRES, composé de M.
Mamadou CAMARA (Sénégal) auteur, Critique littéraire, Président du
Jury, de M. Serge Grah (Côte d’Ivoire), journaliste, écrivain, éditeur et
de Mamadou Konaté (Mali), Pr. de Lettres, éditeur, s’est réuni à Dakar
du 16 au 17 mars 2019.


Ce prix d’un montant 5000 euros, soutenu par la Direction de la
Langue française, culture et diversités de l’Organisation Internationale
de la Francophonie – OIF, encourage le développement du livre
francophone sur le Continent.


AFRILIVRES, collectif de 54 maisons d’éditions réparties dans 14 pays,
créé depuis 2002, œuvre, entre autres, à la professionnalisation du
secteur de l’édition en donnant de la visibilité à la création littéraire en
français et langues africaines en assurant une bonne circulation du Livre.
À l’issue des travaux de délibération du jury de cette 4e édition, le jury
proclame les Editions Ruisseaux d’Afrique du Bénin lauréates du
PRIX AFRILIVRES POUR L’EDITION 2018.

Message d’appel au calme, à la paix et à la responsabilité citoyenne

Le Sénégal est à la croisée des chemins. Le monde nous observe. Le dimanche
24 février 2019, les Sénégalais vont choisir celui qui va présider aux destinées
du pays.


L’association religieuse Sadikhina Wa Sadikhate invite chaque citoyen
sénégalais à voter pour le candidat de son choix dans le calme et la serénité.
Constatant que la campagne électorale relativement calme dans plusieurs zones
du Sénégal, regrettant les violences suivies de mort d’homme dans la région de
Tambacounda et de heurts dans certaines localités, l’association religieuse
Sadikhina Wa Sadikhate déplore ces moments douloureux à Tambacounda et
présente ses sincères condoléances aux familles éplorées et au peuple sénégalais.
Se référant à la maxime du vénéré Cheikhna Cheikh Saad Bouh « celui qui
prend les armes, s’éloigne de la vertu », l’association Sadikhina Wa Sadikhate
lance un appel pressant aux acteurs à bannir les violences, éviter surtout
l’utilisation des armes légères et de faire valoir le dialogue, les idées et les
mécanismes de paix sociale, de cohésion nationale et de concorde qui
caractérisent le Sénégal.


A quelques jours du scrutin présidentiel, l’association religieuse Sadikhina Wa
Sadikhate recommande à tous les acteurs d’observer le sens de la responsabilité
citoyenne et de maintenir la bonne image du Sénégal.
Sadikhina Wa Sadikhate exhorte les Sénégalais à se conformer à la devise de la
nation : « Un peuple, Un but, Une foi » et à œuvrer davantage pour un Sénégal
de paix, de stabilité sociale et de progrès.

Décès de Karl Lagerfeld: le monde de la mode perd son empereur

  • Publié dans Mode

Le créateur allemand Karl Lagerfeld est mort ce 19 février 2019 à Paris. Directeur artistique des maisons Chanel et Fendi, ainsi que de sa propre marque, il était l’une des personnalités les plus emblématiques de l’industrie de la mode, connu pour sa longévité mais surtout pour sa polyvalence créative.

Cela faisait déjà quelques saisons que l’état de santé de Karl Lagerfeld inquiétait le petit monde de la mode. Mais dans cet univers où l’image fait vendre, on préférait ne pas aborder ouvertement le sujet, tellement le « Kaiser », comme on l’appelait, incarnait la créativité inépuisable qui fait vivre cette industrie. Workaholic à 85 ans, il concevait tous les ans six collections de prêt-à-porter et deux collections haute couture pour la maison Chanel, dont il tenait les rênes depuis 1983. Autre exploit et véritable record parfois oublié, depuis 1965 il signait les créations de la maison italienne Fendi. Sans oublier sa marque éponyme, créée en 1984, et ses activités de photographe, puisqu’il était aussi le responsable de plusieurs campagnes publicitaires chez Chanel.

Mais, lors du défilé de la collection haute couture printemps-été 2019 de la maison de la rue Cambon, on ne pouvait plus éviter la question. Surtout quand le créateur, qui n’avait jamais manqué le rituel du salut à la fin de la présentation, n’est pas venu. Un communiqué expliquait alors qu’il se sentait « fatigué » et laissait l’honneur des applaudissements à Virginie Viard, directrice du studio de création de la maison, son bras droit depuis longtemps. Elle était déjà venue saluer le public avec Lagerfeld lors de l’impressionnant défilé au bord d’une plage artificielle, construite en octobre 2018 au Grand Palais, adresse traditionnelle des shows de la maison.

On le sentait changeant ces derniers temps, assumant une barbe blanche qui cachait encore plus ses traits déjà occultés par ses emblématiques lunettes de soleil. Mais face à ce caméléon qui s’est autant transformé, passant du corps athlétique de la jeunesse aux rondeurs camouflées par un éventail, jusqu’à la silhouette filiforme, comme un trait noir fini par la touche blanche du catogan, on préférait croire qu'il s'agissait d'un nouveau look pour un monsieur qui a tout vu de l’histoire de la mode.

Polyglotte cultivé

Dessinateur hors pair depuis son enfance, le plus Français des Allemands a commencé sa carrière à Paris après avoir remporté, en 1954, le premier prix du Secrétariat international de la laine, ex æquo avec Yves Saint Laurent. Les deux génies ont mené des carrières parallèles, avec des points en commun dans la vie personnelle, dont un certain Jacques de Bascher, compagnon de Lagerfeld, qui aurait eu une aventure avec Saint Laurent.
 
Les créateurs ne se sont plus jamais rapprochés depuis cette querelle amoureuse. À tel point que lors des funérailles de Saint Laurent, Lagerfeld était l’absence la plus remarquée. Emporté par le sida, Jacques de Bascher a fini sa vie en 1989 à côté du créateur allemand. Et sa mort était peut-être le seul sujet qu'il évitait. À part ça, Lagerfeld n’avait peur d’aucune interview ou caméra. Toujours prêt à sortir un bon mot, en français, allemand, anglais ou italien. Il aimait impressionner par son sens de la repartie, mais aussi par sa culture, même si parfois il pouvait choquer.
 
Avec rfi

Publication:De la terre dans l’encrier de grandes plumes

Le Collège Universitaire d’Architecture de Dakar (CUAD), première école privée d’architecture au Sénégal, célèbre en 2019, ses 10 ans d'existence, à travers une série d’évènements organisés tout au long de l’année. A cette occasion, une cérémonie de dédicace du livre :« Matam, Construction en terre, patrimoine intemporel », sous la coordination de Vieux Savané et Baba Diop,  la direction artistique de Nampémanla Pascal Traoré, aura lieu le mercredi 13 février 2019 à 16h au Musée des Civilisations Noires, en présence du député-maire de Matam M. Mamadou Mori Diaw, de grandes personnalités de l’architecture et du monde des arts et de la culture.

Dans une mise en page originale, un style soyeux qui entraine le lecteur dans le fascinant paysage du bâtir en  terre, « Matam. Construction en terre, un patrimoine intemporel », fait l’inventaire des maisons Cubbalo, telles que mises en relief par les travaux d’étude des étudiants du Cuad,  traite des formes et structures des maisons en terre, des performances  thermiques et de la plasticité du matériau terre. Il interroge particulièrement sur l’incontournable problématique de la construction en terre au Sénégal.On y trouve aussi la signature de grandes plumes dont Abdoulaye Elimane Kane et des architectes de renom.

Dans sa préface, Cheikh Hamidou Kane, natif de Matam  relève ainsi qu’en s’inspirant  « du patrimoine architectural traditionnel, le Collège Universitaire d’Architecture de Dakar suit bien les exhortations faites aux Diallobé par la Grande Royale : aller à l’École des Blancs pour apprendre à mieux lier le bois au bois, pour construire des demeures qui résistent au temps. Et toujours se demander si ce qu’on apprend vaut mieux que ce qu’on oublie ».

 BaobabAfrique (Source Colleège d’Architecture)

 

 

Publication:De la terre dans l’encrier de grandes plumes

Le Collège Universitaire d’Architecture de Dakar (CUAD), première école privée d’architecture au Sénégal, célèbre en 2019, ses 10 ans d'existence, à travers une série d’évènements organisés tout au long de l’année. A cette occasion, une cérémonie de dédicace du livre :« Matam, Construction en terre, patrimoine intemporel », sous la coordination de Vieux Savané et Baba Diop,  la direction artistique de Nampémanla Pascal Traoré, aura lieu le mercredi 13 février 2019 à 16h au Musée des Civilisations Noires, en présence du député-maire de Matam M. Mamadou Mori Diaw, de grandes personnalités de l’architecture et du monde des arts et de la culture.

Dans une mise en page originale, un style soyeux qui entraine le lecteur dans le fascinant paysage du bâtir en  terre, « Matam. Construction en terre, un patrimoine intemporel », fait l’inventaire des maisons Cubbalo, telles que mises en relief par les travaux d’étude des étudiants du Cuad,  traite des formes et structures des maisons en terre, des performances  thermiques et de la plasticité du matériau terre. Il interroge particulièrement sur l’incontournable problématique de la construction en terre au Sénégal.On y trouve aussi la signature de grandes plumes dont Abdoulaye Elimane Kane et des architectes de renom.

Dans sa préface, Cheikh Hamidou Kane, natif de Matam  relève ainsi qu’en s’inspirant  « du patrimoine architectural traditionnel, le Collège Universitaire d’Architecture de Dakar suit bien les exhortations faites aux Diallobé par la Grande Royale : aller à l’École des Blancs pour apprendre à mieux lier le bois au bois, pour construire des demeures qui résistent au temps. Et toujours se demander si ce qu’on apprend vaut mieux que ce qu’on oublie ».

 BaobabAfrique (Source Colleège d’Architecture)

 

 

Musique : la seconde vie de Oumar Bassoum

  • Publié dans Musique

En écoutant l’album « Waalo » du regretté Oumar Bassoum, les mélomanes de la musique traditionnelle se délectent de la voix suave, évocatrice de l’artiste, de belles mélodies, des notes envoûtantes du xalam et se font également raconter l’épopée et des faits histoiriques qui ont rythmé la marche du Sénégal et des royaumes de l’Afrique de l’Ouest. « Waalo » est un album à titre posthume riche de neuf titres chantés par Oumar Bassoum avant son décès survenu le 15 mai 2015. Au profit de la famille du chanteur traditionnel, l’album est lancé officiellement le mercredi 30 janvier 2019 à Dakar  en présence des membres de la famille du défunt, son fils aîné, des personnalités culturelles, des artistes, des entrepreneurs culturels, des journalistes et de Cheikh Ngaïdo Ba, président des cinéastes du Sénégal, Secretaire général pour l’Afrique de l’Ouest de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci), par ailleurs membre du Conseil économique, social et environnemental du Sénégal. Et ce, grâce à Pierre ROUSSEAU, mécène culturel et fondateur de l’Association Culture-Arts-Santé-Environnement (CASE) basée en France et à Cheikh Ngaïdo Ba. Avec cet album, le seul d’ailleurs de l’artiste disponible sur le marché, c’est une seconde vie de Bassoum qui s’opère. Résumé des neuf titres contenus dans la production « Waalo » parmi lesquels :

1 Taara

Taara , c'est le départ au pays des ancêtres. Cet éloge par excellence d'origine peulh a été renouvelé à plusieurs hauts personnages, mais qui finit par être attaché à la figure du grand conquérant et érudit du 19ème siècle El Hadji Omar Tall Al Foutiyou. 

 

2 Niaani 

Niaani, royaume de l'hospitalité et de l'insoumission est une province du Grand Djolof qui s'étendait de MalemeNiaani au Ndoukoumane. 

Lorsque Lat Dior roi du Cayor voulut annexer cette province, il se heurta à une farouche opposition du roi de Niaani d'alors Kimintang Kamara. 

Depuis ce jour, Niaani fut considéré comme le symbole du refus de la servitude : NiaaniBagn na

3 Saaraba 

Chaque peuple a une histoire glorieuse qui dort dans le temps et l'espace.

Saaraba, c'est ce passé dont l'existence est un mythe, néanmoins, il est évoqué et célébré dans les chants populaires comme un havre de paix et de jouissance où se rencontrent les aristocrates.

 

4 Yedakke 

Pour inculquer les valeurs qui fondent la société. 

Éduquer peut être une expérience à la fois très éprouvante et enrichissante, mais nécessaire et obligatoire. 

Yedaake pour ne jamais perdre ses repères. 

 

5 Galayaabé 

Galayaabé désigne les habitants de Galoya, une province du Fouta connus pour leur bravoure et leur attachement à leur culture. Les gens de Galoya ne lésinent sur aucun détail pour mettre à l'aise les hotes.

 

6 Lagiya

Pour magnifier l'honneur et inciter à poursuivre les oeuvres de ses prédécesseurs le griot chante tes louanges et te rappelle le chemin à suivre

 

 

7 Waalo

 Le waalo est une région historique du Sénégal, centrée sur le delta du fleuve Sénégal dans le nord-ouest du pays, autour de la ville de Saint-louis. Le roi du Waalo portait le titre de Brack. Ce royaume connut de nombreuses guerres entre les différentes dynasties voulant régner sur le royaume. Trois dynasties se disputaient le pouvoir : les Loggar d’origine Maure, les Diouss ou Dyoos d’origine Sérère et les Tedyek d’origine peulh. Les peuples majoritaires dans le Waalo sont les Wolofs, les Peulhs, les, Toucouleurs, les Sarakolés et les Maures Trarza. Le Waalo est considéré, dans la tradition orale wolof, comme le lieu de naissance de la langue et de la culture wolofs, à la suite du brassage culturel des divers peuples de la région. NdiadianeNdiaye, ancêtre mythique des Wolofs, bien avant l’empire du djolof dont il est le fondateur, avait été élu chef en ce lieu, après avoir émérveillé la population par sa sagesse et ses apparitions miraculeuses. Avant son arrivée dans la région, des propriétaires terriens sérères lamanes du clan de Ngom, et peulhs du clan Diaw, occupaient les lieux, à l’époque du wagadou ou Ghana. Le mot brack, nom du souverain, serait dérivé de Barka Bo Mbooc (Mbodj), nom du premier successeur de NdiadianeNdiaye. Pour d’autres, il serait issu du mot arabo-berbère, Baraka ou Barka, signifiant le bienfaiteur.     

8 Mame SocéNdiaye 

MameSocéNdiaye,  avec ce chant historique, comme la plupart des griots, l’artiste Oumar Bassoum rend hommage à MameSocéNdiaye, saint homme, fondateur du village Dohobé dans la zone de Linguère

9 Jaalo mbagn Codou

Jaalo mbagn Codou est un hymne de bravoure à la gloire de Lat Dior NgonéLatyrDiop. Chant épique des griots qui chantent les hauts faits du héros national, Lat Dior NgonéLatyrDiop.

La Rédaction

APPEL condamne l’agression des journalistes à Tambacounda

L’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse (APPEL) a appris avec consternation le tabassage en règle des journalistes embarqués dans la caravane de campagne électorale du candidat El Hadji Sall à Tambacounda. Selon les témoignages des confrères recueillis, il y aurait huit (8) journalistes blessés dont trois dans un état grave. Ils ont du leur salut à une intervention rapide et professionnelle de la gendarmerie. Le pire c’est qu’ils ont été trouvés dans leur lieu de refuge, dans un centre de santé situé à plus de 10km à la sortie de ville de Tamba pour les prendre à partie.

 

Cette agression sauvage et barbare est intervenue à la suite d’une bataille rangée entre militants du PUR et ceux de la Coalition Bennoo Bokk Yaakar qui a eu lieu ce lundi matin vers Légal Pont, un quartier de la commune de Tamba. Ces échauffourées se sont soldées par un mort.

 

APPEL tient à condamner la violence sous toutes ses formes. Elle ne peut cautionner ou rester inerte face à une telle violence contre des hommes de médias. Elle demande une coordination de toutes les organisations faitières des médias pour une ou des actions fortes à mener pour condamner et marquer les esprits de tous les candidats engagés dans cette présidentielle du 24 février pour que de tels actes ne se reproduisent plus jamais.

 

Les Editeurs de la presse en ligne suivent de près les développements de cette affaire et la suite de la campagne et se réservent de prendre toute initiative visant la protection de ses reporters fut-elle boycott ou black out d’un ou des candidats dont leurs militants seraient reconnus comme étant agresseurs de journalistes.

Hommage à Seynabou Ndiaye

  • Publié dans Musique

Madame Seynabou  Ndiaye est rappelée à Dieu le 30 décembre 2018 à Dakar. Son amie Oumou Wane témoigne : « Je voudrais dire au monde entier ta grandeur d’âme et ta noblesse de cœur. Féministe de la première heure avec le mouvement Yewwi Yewwi, femme d’affaires avant l’heure, trop généreuse et vertueuse pour ce monde du business. 
Intellectuelle s’il en est, issu de Khâgne et Hypokhâgne au Lycée Montaigne de Bordeaux, tu as épousé en même temps que ton mari El Hadj Malick Sy, le cursus de linguiste, de l’anglais à la traduction. Ton dernier projet était de monter une galerie d’art de renom », Madame Wane de poursuivre : 
« Ma chère Seynabou, tu étais une personne d’une intelligence fine en avance sur ton époque, mais ce que je retiens de toi, c’est ton raffinement et ta distinction en toute situation, y compris face à la maladie. Cette dignité qui te venait aussi bien de tes origines Mbodjienne des signâres du walo que du Fouta par ta grand mère Fatoumata Soukho Garbe auprès de qui tu reposes à Yoff  (…) Tu as traversé ce monde en poétesse, que le ciel te reçoive en étoile ! »  

Par ailleurs, le Club Sénégal Emergent présidé par Youssou Diallo a rendu hommage à la regretée Seynabou Ndiaye, mère de Alpha Sy, membre du Club.

A la famille éplorée, à Madame Safiétou Ndiaye, ancienne ministre de la Culture, actuel ambassadeur du Sénégal en Afrique du Sud, à Maïmouna Dembélé, la rédaction présente ses sincères condoléances.

Baobabafrique

 

Film : "L’histoire du barreau du Sénégal" de la colonisation jusqu’en 2016, retracée par une journaliste

Le film "L’histoire du barreau du Sénégal", une production de l’Ordre national des avocats, retrace l’histoire de cette profession de la colonisation à 2016.
 
Projeté lundi à Dakar, il donne la parole à une cinquantaine de personnes-ressources constituées d’avocats, de docteurs en histoire du droit, d’historiens, d’écrivains, etc.

Ces témoins de l’histoire retracent les différentes étapes qui ont jalonné cette profession au Sénégal, depuis sa naissance au Sénégal un siècle avant l’accession du pays à la souveraineté internationale en 1960. 
 
L’histoire des avocats du Sénégal a débuté à Saint-Louis le 5 mars 1859, apprend-on dans une version résumée de 52 minutes du documentaire. Celle-ci a été projetée lors d’une cérémonie de lancement à l’hôtel King Fahd, présidée par le directeur de cabinet du ministre de la Justice, Meïssa Diakhaté, en présence de bâtonniers venus de plusieurs pays africains et d’ailleurs.
 
Selon Me Sylvain Sankalé, docteur en histoire du droit, les premiers avocats étaient désignés sous le nom de "conseils commissionnaires", puis d’"avocats défenseurs". 

Selon lui, "jusqu’en 1960, ils étaient sous l’autorité du procureur général près de la Cour d’Appel et étaient nommés". 
 
Deux avocats laissent des "empreintes indélébiles" dans cette profession, souligne le documentaire. 
 
Il s’agit de Me Lamine Guèye, né le 27 septembre 1891 près de Kayes, au Mali, qui est l’initiateur de plusieurs lois, dont celle de 1946 qui étend la citoyenneté française à toute les populations d’Outre-mer. 
 
Son cadet, Me Waldiodio Ndiaye a aussi marqué les esprits face au Général de Gaulle à la place Protêt, à Dakar, avec son fameux discours en faveur de l’indépendance nationale. 
 
L’on apprend aussi que nombreux sont ceux qui affirment que Me Lamine Guèye est le premier avocat noir du Sénégal inscrit près de la Cour d’Appel et les tribunaux de l’Afrique occidentale française (AOF). 
 
Des archives sur lesquelles s’appuie le documentaire, il ressort que le premier avocat noir sénégalais est Me François Xavier Benga, né à Gorée le 25 août 1885, d’une mère issue de la famille royale du Cayor et d’un père lébou. 
 
Le film passe en revue les combats saillants des avocats, que ce soit au Sénégal ou à Madagascar avec Me Lamine Guèye, ou encore en Algérie avec le Front national de libération (FNL), dont Me Abdoulaye Wade, ancien président de la République sénégalaise fut parmi les avocats défenseurs. 
 
Le conflit de générations, notamment pour l’accès à la profession, n’est pas non plus passé sous silence. 
 
En politique, le rôle et la place joués par les avocats durant la colonisation, dans l’émancipation et l’indépendance et la transmission de l’Etat de droit restent importants, selon le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Me Mbaye Guèye. 
 
Le film s’attarde aussi sur des figures connues comme Me Babacar Sèye, Me Doudou Ndoye et d’autres moins connues, à l’image de la doyenne des avocats du Sénégal, Me Eugénie Issa Sahegh, etc.

Le passé, le présent et l’avenir de cette profession ainsi que les défis qu’elle est appelée à relever sont par ailleurs passés en revue. 
 
Me Mbaye Guèye, l’actuel bâtonnier de l’Ordre national des avocats, se projette sur l’avenir, en estimant que "le barreau de demain sera plus communautaire que national", soulignant que beaucoup de réformes sont en cours, en lien notamment avec l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
 
Aujourd’hui, l’on recense au Sénégal 418 avocats dont une quarantaine de femmes. Pour lui, ce film mérite d’être connu du grand public.

C’est un document "historique pédagogique" mis à la disposition des étudiants en droit, des professionnels du métier, souligne la coordinatrice éditoriale et réalisatrice, Cécile Sow. 
 
Elle précise que ce documentaire, tourné entre août 2014 et mai 2016, se compose de trois épisodes d’une heure chacun respectivement intitulés "1859-1960 : aux origines de la profession d’avocat au Sénégal", "1960-1984 : Le barreau en quête de liberté" et "1984-2016 : Le barreau face à de nouveaux défis". 
 
Selon Cécile Sow, ce film est une idée de l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Ahmet Ba (2013-2016). L’Ordre des avocats du Sénégal en est le producteur délégué.

La réalisatrice Cécile Sow, ancienne journaliste à Radio "Nostalgie" Sénégal et au magazine panafricain Jeune Afrique, a aussi travaillé à la radio Sud Fm.
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