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Cnra : 4 bonnes raisons de ne pas allumer sa télé ou sa radio

Le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (Cnra) a publié ce vendredi 19 mai 2017 à Dakar, son premier avis trimestriel de l'année 2017 (janvier-février-mars). Celui-ci est le résultat du monitoring d'émissions de radio (1606) et de télévision (1981) proposées, respectivement, par cinq stations (Radio Sénégal, Rewmi Fm, Rfm, Sud Fm et Zik Fm) et une dizaine de chaînes (2STV, Dtv, Lamp Fall Tv, Lcs, Mourchid Tv, Rdv, Rts, Sen Tv, Tfm, Walf Tv). Le rapport pointe 4 bonnes raisons de ne pas allumer sa radio et sa télé ou de les éteindre tout bonnement.

Les entorses à l'éthique et à la déontologie représentent 44% des manquements soulignés par le Cnra. Elles vont du "non-respect de la vie privée, de l'honneur et de l'intégrité de la personne humaine", à "l'évocation de thèmes graves, difficiles et sensibles comme le viol et l'infanticide, sans précautions ni compassion", en passant par l'"incitation à des pratiques ou comportements délinquants ou inciviques" et au "non respect de la présomption d'innocence".

La non-prise en compte de l'enfance et de l'adolescence constitue 32% des manquements et dysfonctionnements relevés par le Cnra dans son rapport trimestriel. Sur ce plan, le régulateur regrette "la programmation à des heures indues de contenus à caractère violent et/ou inapproprié sans signalétique". Également, dénonce-t-il "l'évocation de la drogue, du suicide, de l'inceste, de la violence conjugale, de la violence envers les enfants, les infanticides, les meurtres, les actes sexuels".

Le troisième type de manquement concerne l'absence de pluralisme et de diversité (4%). Laquelle se traduit par le "non-respect de l'équilibre dans le traitement de l'information" et le "non-respect du pluralisme de l'expression des courants de pensée et d'opinion, de l'accès pluraliste des formations politiques, des syndicats et des organisations de la société civile à l'antenne".

En quatrième lieu arrivent les impairs liés à la publicité (20% des manquements et dysfonctionnements notés). Sur ce point, le Cnra souligne la "non-conformité aux exigences de vérité, de décence, de respect de la personne humaine et de sauvegarde de la santé des populations". Le régulateur a été particulièrement marqué à ce propos par "la persistance de la publicité mensongère qui, au profit de soi-disant guérisseurs, de professionnels de la voyance, viole la loi n°83-20 du 28 janvier 1983 relative à la publicité" et celle "incitant à l'usage de produits destinés à la dépigmentation (éclaircissants)".

De tels manquements, indique-t-on dans le rapport trimestriel, "constituent une violation des dispositions des textes législatifs, réglementaires et des cahiers des charges en vigueur au Sénégal dans le domaine de l'audiovisuel". Pour les éviter à l'avenir, le Cnra demande aux télés et radios d'"observer strictement les règles d'éthique et de déontologie dans le traitement de l'information", de "veiller à respecter une présentation honnête, impartiale et objective des questions et sujets traités et assurer l'expression des différents points de vue", d'"arrêter la diffusion de scène de violence aux heures de grande écoute", de "veiller à l'équilibre dans le traitement de l'information", entre autres recommandations de son rapport trimestriel

 

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