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Formation: les journalistes culturels à l'école

Vingt-cinq journalistes culturels représentant neuf pays d’Afrique de l’Ouest ont entamé une formation de six jours sur "la critique face aux enjeux culturels", a constaté l’APS, ce lundi 11 décembre 2017, à Dakar.
 
L’atelier de formation organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a démarré en présence du ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly.
 
"Il est essentiel que tous les acteurs qui ont pour mission de parler de la culture, de l’étudier et de rendre compte de ses diverses expressions (…) puissent être suffisamment outillés pour que les publics ciblés deviennent des publics avertis…" a dit M. Coulibaly pour montrer l’importance de l’atelier.
 
"Les journalistes ont un grand rôle à jouer", a-t-il ajouté, affirmant qu’ils doivent, lorsqu’ils choisissent de se spécialiser en culture, "se positionner comme des critiques conscients et objectifs".


Cette posture leur permettra d’"appréhender tous les enjeux actuels de la culture, qui est devenue un secteur encore plus complexe en raison des mutations induites par le développement du numérique", a souligné Abdou Latif Coulibaly.

Le ministre sénégalais de la Culture, journaliste de formation, estime que "le travail du journaliste culturel comporte une exigence qu’il faut assumer en toute indépendance, mais aussi en toute responsabilité". Pour ce faire, a-t-il ajouté, le journaliste culturel doit "se prémunir contre la critique facile et non fondée sur des arguments scientifiques". 
 
Selon Toussaint Tiendrébéogo, un fonctionnaire de l’OIF, l’atelier de formation destiné aux journalistes culturels de neuf pays d’Afrique de l’Ouest "s’inscrit dans le cadre de la mission de promotion de la diversité culturelle et linguistique", une mission chère à l’Organisation internationale de la Francophonie.
 
"Vous êtes des acteurs incontournables pour contribuer à l’amélioration du niveau de compréhension des enjeux culturels auprès des décideurs publics et des populations, mais aussi pour faire reconnaître la contribution des arts et de la culture dans la transformation des sociétés et le développement de vos pays", a-t-il dit, s’adressant aux journalistes bénéficiaires de la formation.
 
La formation est dispensée à ces derniers par leur consœur Gaëlle Borgia, une spécialiste des pratiques multimédia et des "contenus enrichis". 
 
L’atelier de formation sera rythmé par des séances de lecture critique de films et des échanges avec des cinéastes et des artistes visuels.
 

Les journalistes qui participent sont du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Togo

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