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Journées cinématographiques de Carthage: Le Sénégal, l’Irak et le Brésil, invités d’honneur

Le Sénégal, l’Irak et le Brésil sont choisis comme pays invités d’honneur à
la 29ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) en
Tunisie, prévue du 3 au 10 novembre 2018.
Ainsi, en mission au Sénégal, le Directeur général des Jcc, M Mohamed
Nejib Ayed en compagnie de  M. Taoufik Jabeur, Administrateur-Chargé
des Relations internationales, a échangé, le jeudi 9 août 2018 à Dakar,
avec les autorités, les représentants d’institutions, les professionnels du
cinéma, les critiques et les journalistes sur la prochaine édition du festival,
le choix porté sur les trois pays en particulier le Sénégal. La communauté
culturelle et cinématographique du Sénégal du Sénégal s’estime honorée.
Les cinéastes, Mansour Sora Wade (lauréat du Tanit d’Or des Jcc en 2002
avec le « Le Prix du pardon »), Moussa Sène Absa (primé aux Jcc), le
critique de cinéma Baba Diop, le directeur de la cinématographie du
Sénégal, M. Hugues Diaz entre autres acteurs du secteur du cinéma se
sont accordés pour dire que le Sénégal sera bien représenté et va jouer
avec fierté et dans un élan patriotique, sa partition pour mériter cet
honneur.
Pour rappel, les Journées cinématographiques de Carthage ont été
lancées en 1966 à Tunis par le cinéaste tunisien Tahar Cheriaa, un des
pionniers du cinéma africain avec le Sénégalais, Sembène Ousmane.

 

52 ans après, Tunis, devient l’une des plus grandes plateformes du
cinéma afro-arabe voire mondial. Mais, les dernières années, Carthage
s’éloignait de ses objectifs premiers.
Pour corriger des dérives, l’actuel Directeur général, le producteur Néjib
Ayed, dès sa nomination, avait déclaré en 2017 à Cannes que le festival
de carthage va retrouver « son âme » avec le retour des fondamentaux
tout en se démarquant de l’excès de glamour qui l’éloignait de ses
objectifs premiers. Il s’agit pour lui de privilégier « l’esprit militant des
débuts » afin de promouvoir davantage le cinéma d’auteur africain et
arabe en s’ouvrant également aux cinémas d’Amérique latine et d’Asie. A
cela s’ajoutent d’autres innovations majeures: l’augmentation du montant
des prix pour les films distingués par le palmarès, la recréation d’une
section documentaire indépendante, l’apparition de véritables ateliers
professionnels pour faire croiser les réalisateurs et les producteurs à bien
mener leurs projets, la promotion des films d’école, etc.
Novembre 2017, Ayed réussit le pari d’un festival digne de Tahar Cheriaa
et de Sembène Ousmane. Vivement 2018.

 

Alassane CISSE (baobabafrique)

 

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