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Album musical: Didier Awadi, Alpha Blondy, Ismael Lô, Farka Touré, Ahanda, Dip Doundou Guiss….. en harmonie

Le chanteur et compositeur Didier Awadi a présenté son album international de 23 titres, intitulé « Made in Africa » à la presse, ce lundi 23 avril 2018 à Dakar, après 5 ans d’absence. Un travail de longue haleine musicalement varié. Les thèmes sont diversifiés allant du social, de la politique à l’amour. Mais, c’est aussi pour l’artiste l’occasion d’un repositionnement personnel par rapport à l’évolution de la musique dite urbaine et sa place dans le nouvel environnement numérique et digital.

« Made in  Africa » est l’aboutissement d’un vrai travail de recherche et de questionnement, sur la situation du continent africain , l’état du monde, et de toutes ses nouvelles mutations, les nouveaux enjeux sécuritaires et géopolitiques », explique l’artiste.

 Awadi essaie de démontrer qu’à partir du continent Afrique, on peut entièrement créer une œuvre et la positionner sur l’échiquier mondial, en comptant sur ses propres forces , avec la conviction profonde que : « à formation égale la vérité triomphe » (Cheikh Anta Diop). Ce qui explique tant de mélanges de sonorités musicales et d’artistes invités dans l’album.

« « Made in Africa » évoque mes balades dans le continent. L’album est fait avec la complicité de jeunes réalisateurs tels que : Akatche et 2BE de la Côte d’Ivoire et de Ben Aflow du Mali et sous ma direction artistique car je suis entouré de jeunes talents. On retrouve dans ce bijou des monuments de la musique et de jeunes talents  tels que : Alpha Blondy, Ismaïla Lo,  Vieux Farka Touré,  Sizzla le Jamaicain, Josey de la Côte d’Ivoire, la complice Mary Ndiaye, la rappeuse Moona, l’Ougandais Eddy Kenzo,  Duggy E Tee, Bamba Diaw, Dip Doundou Guiss, Clayton Hamilton et Ombré Zion, le Comorien Dadipo Slim, la Camerounaise Daniela Ahanda, le Gabonais Ismaila Pamaga etc. »

Le défi est de parler aussi à son public naturel, mais aussi d’accrocher la nouvelle génération urbaine née après Positive Black Soul (1989). Répondre au public sénégalais en revenant au rap wolof  qui s’ajoute à la plume francophone et répondre aux nouveaux codes musicaux urbains sans perdre la substance panafricaine consciente révolutionnaire qui fond l’originalité D’awadi. « Parler à l’Afrique toute entière dans sa diversité pour ne jamais trahir le contrat de confiance  ou mieux le contrat de conscience. »

Musicalement, l’univers est varié : Rap ou Reggap selon le néologisme créé par l’artiste pour définir ce nouveau style de rap sur du reggae, avec des incursions blues, afrobeat, mais aussi répond aux codes Rap, Afrop Pop et Trap tendance du moment. L’artiste a également rendu hommage, dans cet album international de 23 titres, « aux grands frères » comme il les appelle affectueusement, à Feu Ali Farka Touré, Alpha Blondy, Ismaila Lo et Omar Pène.

Fana Cissé (Baoabafarique)

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