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La Rédaction

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Film : "L’histoire du barreau du Sénégal" de la colonisation jusqu’en 2016, retracée par une journaliste

Le film "L’histoire du barreau du Sénégal", une production de l’Ordre national des avocats, retrace l’histoire de cette profession de la colonisation à 2016.
 
Projeté lundi à Dakar, il donne la parole à une cinquantaine de personnes-ressources constituées d’avocats, de docteurs en histoire du droit, d’historiens, d’écrivains, etc.

Ces témoins de l’histoire retracent les différentes étapes qui ont jalonné cette profession au Sénégal, depuis sa naissance au Sénégal un siècle avant l’accession du pays à la souveraineté internationale en 1960. 
 
L’histoire des avocats du Sénégal a débuté à Saint-Louis le 5 mars 1859, apprend-on dans une version résumée de 52 minutes du documentaire. Celle-ci a été projetée lors d’une cérémonie de lancement à l’hôtel King Fahd, présidée par le directeur de cabinet du ministre de la Justice, Meïssa Diakhaté, en présence de bâtonniers venus de plusieurs pays africains et d’ailleurs.
 
Selon Me Sylvain Sankalé, docteur en histoire du droit, les premiers avocats étaient désignés sous le nom de "conseils commissionnaires", puis d’"avocats défenseurs". 

Selon lui, "jusqu’en 1960, ils étaient sous l’autorité du procureur général près de la Cour d’Appel et étaient nommés". 
 
Deux avocats laissent des "empreintes indélébiles" dans cette profession, souligne le documentaire. 
 
Il s’agit de Me Lamine Guèye, né le 27 septembre 1891 près de Kayes, au Mali, qui est l’initiateur de plusieurs lois, dont celle de 1946 qui étend la citoyenneté française à toute les populations d’Outre-mer. 
 
Son cadet, Me Waldiodio Ndiaye a aussi marqué les esprits face au Général de Gaulle à la place Protêt, à Dakar, avec son fameux discours en faveur de l’indépendance nationale. 
 
L’on apprend aussi que nombreux sont ceux qui affirment que Me Lamine Guèye est le premier avocat noir du Sénégal inscrit près de la Cour d’Appel et les tribunaux de l’Afrique occidentale française (AOF). 
 
Des archives sur lesquelles s’appuie le documentaire, il ressort que le premier avocat noir sénégalais est Me François Xavier Benga, né à Gorée le 25 août 1885, d’une mère issue de la famille royale du Cayor et d’un père lébou. 
 
Le film passe en revue les combats saillants des avocats, que ce soit au Sénégal ou à Madagascar avec Me Lamine Guèye, ou encore en Algérie avec le Front national de libération (FNL), dont Me Abdoulaye Wade, ancien président de la République sénégalaise fut parmi les avocats défenseurs. 
 
Le conflit de générations, notamment pour l’accès à la profession, n’est pas non plus passé sous silence. 
 
En politique, le rôle et la place joués par les avocats durant la colonisation, dans l’émancipation et l’indépendance et la transmission de l’Etat de droit restent importants, selon le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Me Mbaye Guèye. 
 
Le film s’attarde aussi sur des figures connues comme Me Babacar Sèye, Me Doudou Ndoye et d’autres moins connues, à l’image de la doyenne des avocats du Sénégal, Me Eugénie Issa Sahegh, etc.

Le passé, le présent et l’avenir de cette profession ainsi que les défis qu’elle est appelée à relever sont par ailleurs passés en revue. 
 
Me Mbaye Guèye, l’actuel bâtonnier de l’Ordre national des avocats, se projette sur l’avenir, en estimant que "le barreau de demain sera plus communautaire que national", soulignant que beaucoup de réformes sont en cours, en lien notamment avec l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
 
Aujourd’hui, l’on recense au Sénégal 418 avocats dont une quarantaine de femmes. Pour lui, ce film mérite d’être connu du grand public.

C’est un document "historique pédagogique" mis à la disposition des étudiants en droit, des professionnels du métier, souligne la coordinatrice éditoriale et réalisatrice, Cécile Sow. 
 
Elle précise que ce documentaire, tourné entre août 2014 et mai 2016, se compose de trois épisodes d’une heure chacun respectivement intitulés "1859-1960 : aux origines de la profession d’avocat au Sénégal", "1960-1984 : Le barreau en quête de liberté" et "1984-2016 : Le barreau face à de nouveaux défis". 
 
Selon Cécile Sow, ce film est une idée de l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Ahmet Ba (2013-2016). L’Ordre des avocats du Sénégal en est le producteur délégué.

La réalisatrice Cécile Sow, ancienne journaliste à Radio "Nostalgie" Sénégal et au magazine panafricain Jeune Afrique, a aussi travaillé à la radio Sud Fm.

Le rappeur Shaka Bas sort « Gaas di Suul » pour inciter à la préservation de la paix sociale

En cette période d’effervescence de la prochaine présidentielle de 2019, l’artiste rappeur Ibrahima Keita, alias Shaka Babs a sorti un nouveau single pour appeler les uns et les autres à cultiver un peu plus la paix…

 Originaire du quartier de Fass et présent sur la scène Hip Hop Sénégalaise depuis plus de 30 ans fut chorégraphe et rappeur du groupe New Froiss et puis chorégraphe du groupe Pee Froiss undes groupes de rap old school les plus en vogue sur le marché africain.

Véritable porte parole des jeunes Dakarois, ses textes engagés traitent de la société africaine et du malaise quotidien que subissent les jeunes au Sénégal après la sortie de son album "Tipona". En 1998 il quitte Pee Froiss pour entamer sa carrière solo.et son premier Album était en: 2002:Tipona produit par Cola Production Marseille. 2004:Album Jayy Prekk produit par Cola Production et Africa Fête. 2007:Album kou guiss Number 2011:Album Maguena 2013:Album Collectif a Free Cadence 2018 Album Makarimal Akhlaq. Avec la sortie de ce single qui essaie de tirer sur la sonnette d'alarme il reste fidéle à sa démarche qui a toujours été de parler pour les sans voix. Le tempo Reggae utilisé renseigne sur le désir de conscientiser les masses qui habite l'artiste.

Angélica Liddell, artiste politiquement incorrecte et jubilatoire

L'artiste espagnole signe au Théâtre de la Colline à Paris un nouveau spectacle, «The Scarlet Letter » (« La lettre écarlate »), inspiré du roman de l'écrivain américain Nathaniel Hawthorne, l'histoire d'une femme adultère contrainte par la société bien-pensante de Boston au XVIIe siècle, à arborer la lettre A sur sa poitrine comme un stigmate à vie. Un puritanisme encore menaçant dans nos sociétés pour Angélica Liddell qui le dénonce dans une pièce baroque, haute en couleur dont elle a le secret.

Angélica Liddell, fille d'un militaire franquiste, a fait de la scène un lieu de résistance à toutes formes d'oppression. Dans cette nouvelle pièce subversive, elle dénonce la montée du puritanisme, mêlant une fois de plus des tableaux visuels aux mots. Auteure, metteure en scène, comédienne, performeuse, elle s'avance sur scène habillée d'une robe longue à crinoline.

Autour d'elle dix hommes, le corps recouvert d'une toge noire et coiffés de longs chapeaux coniques, semblent des figures de l'inquisition. Le chant du Kyrie eleison retentit. Des peintures classiques de la Madone et de l'enfant font leur apparition. Puis le mouvement se fait plus sauvage, les hommes sont nus sous leur robe dont ils se délestent. Ils bousculent les tables, grimpent dessus.

L’amour jusqu’à l’humiliation

Angélica Liddell se déplace entre eux, dit son texte comme autant de pamphlets sur l'amour, le désir, la désobéissance. Elle cite ses poètes torturés, Pasolini, Artaud, dénonce toute forme de morale liberticide, revendique l'amour jusqu'à l'humiliation.

Sur scène les corps ploient sous la passion, la souffrance, et s'en trouvent régénérés. Chez Angélica Liddell, le spectacle relève du rituel. Une cérémonie où elle inverse les règles sociales et fait du théâtre un art de transgression pour nous libérer de nos peurs profondes. C'est politiquement incorrect et jubilatoire.
 
Avec rfi

 

L’écrivain israélien Amos Oz est décédé à 79 ans

  • Publié dans afrique

L'auteur qui a signé des romans mais aussi des récits biographiques comme « Une histoire d'amour et de ténèbres » était lauréat de nombreux prix internationaux. En France, il avait reçu le Prix Fémina étranger en 1988 pour « La Boîte noire ». Cofondateur du mouvement La Paix maintenant Amos Oz est décédé ce vendredi 28 décembre à l'âge de 79 ans.

Poète, romancier, essayiste, Amos Oz était un intellectuel parmi les plus influents d'Israël. Il est décédé des suites d'un cancer à l'âge de 79 ans a annoncé sa fille sur Twitter. « Un auteur et un homme de paix », a-t-elle écrit sur le réseau social. Sa littérature était à l'image de sa vie : engagée et tournée vers l'exploration des hommes, leurs espoirs et leurs déceptions. 

Le reggae, patrimoine culturel immatériel de l'Unesco

Le reggae est désormais sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco.
L'organisme de l'ONU a souligné "la contribution" de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale "sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité, et sa dimension à la fois "cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle".

Ce style musical a été popularisée par son icône Bob Marley et d'autres comme Alpha Blondy au Sénégal. Le reggae, issu du ska et du rocksteady est né en Jamaïque à la fin des années 1960.

"Si, à ses débuts, le reggae était la voix des communautés marginalisées, il est désormais joué et adopté par une importante partie de la population, tous groupes ethniques et religieux confondus", a ajouté l'Unesco.

Le reggae rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d'Ivoire.

A la différence de celle du patrimoine mondial, cette liste n'est pas établie selon des critères "d'excellence ou d'exclusivité", selon l'Unesco. Elle ne cherche pas à réunir le patrimoine "le plus beau" mais à représenter la diversité du patrimoine culturel immatériel, à mettre en lumière des savoir-faire portés par des communautés.

 

Les patrons de presse rendent hommage à Sidy Lamine Niasse

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a appris avec une profonde tristesse ce mardi 4 décembre, le rappel à Dieu du Président Directeur Général (PDG) du Groupe Walfadjri, Sidy Lamine Niasse.  La presse privée sénégalaise qui perd l’un de ses piliers et pionniers  a été l’un des premiers à croire en ce secteur et à y investir, témoigne le collectif. 
 
L’ensemble des patrons de presse du Sénégal s’incline en sa mémoire et prie pour qu’Allah l’accueille dans ses Paradis célestes. Ils présentent, par la même occasion, ses sincères condoléances à sa famille et à toutes les consœurs et confrères.
 
Sidy Lamine Niasse qui a été un fervent défenseur des libertés et a beaucoup contribué aux grandes mutations démocratiques que le Sénégal a connues ces 20 dernières années, une délégation du CDEPS compte ainsi l’accompagner jusqu’à la dernière demeure du défunt. 
 
La Rédaction 

Sidy Lamine Niass, le PDG du groupe Walfadjri n'est plus

Sidy Lamine Niass, le directeur général du groupe Walfadjri a quitté ce bas-monde ce mardi 4 décembre 2018. L’un des pionniers du journalisme privé au Sénégal a été arraché à l’affection de ses proches, suite à un malaise ce matin alors qu’il était depuis plusieurs semaines, annoncé comme malade. Sidy Lamine Niass avait 68 ans. Baobabafrique se joigne à la douleur de la famille et présente ses sincères condoléances à ses proches et à toute la République...

La Rédaction 

 

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