Menu

Décès de Papa Sangoné Vieira : la danse contemporaine orpheline

  • Publié dans Danse

La communauté artistique pleure le chorégraphe Papa Sangoné Vieira. Danseur de talent, chorégraphe créatif, l’artiste Vieira était d’un commerce facile. Humble, généreux dans l’effort, courtois, Vieira s’illustrait sur les planches et les grands événements artistiques certes, mais aussi apportait ses riches contributions au sein du Conseil d’administration de la Société de droit d’auteur et droits voisins Sodav au Sénégal.

Le danseur Papa Sangoné Vieira a été retrouvé noyé à la plage des Mamelles après avoir "disparu" depuis trois jours. Le drame s'est produit dimanche 24 juin 2018. Le corps a été transféré à l'hôpital Aristide Le Dantec pour les besoins de l'autopsie.

L’avocat Me Cheikh Khouraïchi Bâ, a annoncé la nouvelle : "Disparu depuis trois jours, sans aucune nouvelle. Téléphone ouvert mais ne décrochant pas… Repêché par les sapeurs-pompiers tout habillé, sur une plage dakaroise. Ses affaires ? Disparues !".

Les collègues de Papa Sangoné Vieira déplorent "une grosse perte pour la communauté artistique" et réclament que lumière soit faite.

L'ancien lauréat du Festival "Kaay fecc" sera inhumé ce mardi 26 juin 2018 au cimetière musulman de Yoff après la levée du corps à la Mosquée des Hlm Fass.

Baobabafrique

 

En savoir plus...

Diamniadio: L'énorme projet immobilier du chanteur Akon

L’artiste et producteur international Akon a déjà fait l’histoire dans la mère patrie, apportant plus de 600 millions d’électricité aux Africains à travers sa compagnie « Akon Lighting » en 2013. Cette fois, le chanteur compte construire sa propre ville au Sénégal. "Akon crypto city", c'est le nom du projet immobilier que l'artiste et non moins homme d'affaires sénégalais va lancer à Diamniadio. Selon les radars sensibles de Libération, le projet devrait s'étaler sur plusieurs hectares

Le Konvict Muzik CRO, le label discographique américain fondé en 2005 par le chanteur et producteur Akon, s’est associé au président de son pays natal, le Sénégal, et a négocié la conception de sa propre « Crypto-City » de 2 000 acres, qui sera construite sur la Blockchain, révèle le site Thesource.com.

La crypto-monnaie qui réglera toutes les dettes privées et publiques, a déjà inventé le « Akoin ». Une cryptomonnaie, dite aussi cryptoactifs, cryptodevise ou monnaie cryptographique, est une monnaie numérique utilisable sur un réseau informatique décentralisé, de pair à pair.

« Je pense que la blockchain et la crypto pourraient être le sauveur de l’Afrique à bien des égards parce qu’elles ramènent le pouvoir aux gens et ramènent la sécurité dans le système monétaire et permettent également aux gens de l’utiliser de manière à pouvoir progresser et ne pas laisser le gouvernement faire les choses qui les empêchent de faire quoi que ce soit », a déclaré M. Akon lors du Festival international de la créativité Cannes Lions 2018 en France, rapporte la même source.

En savoir plus...

Musique: Fatoumata Diawara léve la voix en solo sur « FENFO » !

Après avoir passé une année à défendre Lamomali, le projet emmené par Mathieu Chedid, Fatoumata Diawara revient avec un deuxième opus déversé en bambara, Fenfo. Entre réalité africaines et universelles.

De tous les projets, Fatoumata Diawara aura pris le temps qu’il faut pour accoucher de son deuxième ouvrage. Après Fatou (2011), la chanteuse, compositrice, guitariste et actrice malienne revient avec un nouvel opus en solo Fenfo – sous-titré « Something to Say » (quelque chose à dire). Un album une nouvelle fois chapeauté à la production par le Français Mathieu Chedid. Et enregistré entre le Mali, le Burkina Faso, Paris et Barcelone, où l’artiste a élu domicile.
 
Avec son chant wassoulou déversé sur des arrangements contemporains, Fatoumata Diawara est parvenue à exporter sa musique au-delà les frontières du continent. Car c’est bien un album ancré dans la réalité africaine que l’artiste livre ici en bambara. Il y est question de la fierté noire et africaine sur « Kokorao » (« N’an ma bonya d’an yèrè kan Maa wèrè tèna bonya da fo ka dinyè ban” / Nous avons une culture et une civilisation propres à nous et dont nous devons être fiers), du poids de certaines traditions ethniques (« Kanou Dan Ye »), ou encore de la migration.

L’artiste nous a habitués à s’exprimer, en musique, sur les conditions des femmes dans les sociétés africaines traditionnelles, et aura également marqué la fin de l’année 2017 en publiant un clip coup de poing dénonçant le commerce des migrants noirs en Libye (« Djonya »). Son album n’en est pas moins teinté d’espoir et d’universel…

 

En savoir plus...

36 ans après : L’Orchestre national du Sénégal sonne l’alerte

Réfléchir sur cette sombre léthargie qui tenaille l’orchestre national du Sénégal tant dans son organisation que dans sa production musicale, tel est l’objectif de l’atelier d’évaluation tenu, le mardi 19 juin2018, à la Maison de la Culture Douta Seck de Dakar. Après 36ans d’existence, les participants à l’ateleir ont réfléchi sur les voies et moyens pour booster l’orchestre.

« Nous souhaitons être comme tous les fonctionnaires de l’Etat. L’artiste ne doit pas être en cas de besoin», plaide, Sanou Diouf, chef de l’Orchestre national du Sénégal en présence du Secrétaire général du ministère de la Culture M. Birane Niang.

Il Poursuit : « Nous demandons à l’Etat plus de considération. Nous manquons de moyens financiers conséquents, d’équipements, de matériels, la retraite de nos artistes n’est pas assurée. 62 membres au début et maintenant nous sommes au nombre de 30. Nous voulons du changement.»

Des plaintes qui ne sont pas tombées dans les oreilles d’un sourd. Car le représentant du Ministre de la Culture, Birane Niang estime que le nécessaire sera fait. « Cet orchestre a fait les beaux jours du Sénégal et partout dans le monde. 36 ans après nous avons décidé de faire un bilan après un diagnostic qui manifestement a révélé  aujourd’hui les multiples problèmes qui l’assaillent. Nous avons décidé maintenant de réunir l’ensemble des parties prenantes pour réfléchir sur le devenir de l’orchestre » souligne M Niang.  Avant de promettre : « Et je pense que nous avons suffisamment de personnes outillées à la matière. Les conclusions qui vont sortir de cet atelier serviront de baromètre au ministre pour solutionner véritablement les problèmes».

Fana CISSE (Baobabafrique)

                     

 

En savoir plus...

RTS -TFM: L’intersyndicale Synpics/Cnts-Rts fustige Youssou Ndour

L’Intersyndicale Synpics déplore et fustige les propos – relayés par la presse – irrévérencieux et irresponsables tenus par Monsieur Youssou Ndour à l’endroit de la Rts et de son personnel qui ont grandement contribué à la réussite dont il se targue aujourd’hui ;

Considère cet état de fait comme un précédent dangereux pour les intérêts de la Rts et une menace grave tendant à fragiliser l’audiovisuel public.

Par conséquent, l’Intersyndicale Synpics-Cnts/Rts invite la Direction Générale de la Rts à user de toutes les voies de droit pour rétablir la Rts dans son droit d’unique sous licencié des droits terrestres de retransmission TV de la Coupe du Monde de Football sur le territoire national sénégalais.
En appelle à l’autorité publique pour la sauvegarde de cette institution qu’il a consentie à bâtir par d’importants moyens .

En savoir plus...

Johnny Hallyday, le revenant

Le 15 juin, le rocker aurait fêté son anniversaire. Du Havre à l'Ardèche, les fans multiplient les hommages. Sept mois après sa mort, malgré la bataille autour de sa succession, son étoile brille toujours.

Au Havre, ville rock par excellence avec ses docks et ses rades, Johnny Hallyday était particulièrement aimé. Le 15 juin, il aurait fêté ses 75 ans et, comme dans beaucoup d'endroits en France, les Havrais ont bien l'intention de lui rendre hommage. Dominique Pottier, le concessionnaire Harley Davidson qui avait descendu en silence les Champs-Élysées avec ses bikers normands lors de l'hommage national du 9 décembre, a bien fait les choses. Ce jeudi 14 juin, vers 18 heures, une cinquantaine de motards du «chapter» (club) Ducs de Normandie défileront dans la cité portuaire avant de faire gronder leurs Harley au pied des anciens hangars à café devant le cinéma Gaumont. «Le personnel sera en tenue rock et le plus beau spectateur gagnera une séance de tatouage», détaille la directrice du multiplexe, Servanne Fouyer. Ici, comme dans 248 autres cinémas de France, Belgique, Suisse et Luxembourg, une séance unique à 20 heures permettra aux fans de se rassembler devant un concert intime de Johnny Hallyday.

Le figaro

 

En savoir plus...

Cinéma: «Les Filles du feu», un témoignage exceptionnel sur les combattantes kurdes

Le documentaire « Filles du feu » sort ce mercredi 13 juin dans les salles en France et nous emmène en Syrie. En 2016, le cinéaste et ethnologue Stéphane Breton est parti huit mois dans la région de Kobané pour filmer des combattantes kurdes, en lutte contre le groupe Etat islamique (Daech).

Le documentaire Filles du feu de Stéphane Breton est un témoignage exceptionnel sur les unités de femmes soldates, des combattantes kurdes. « Au début, j’ai eu beaucoup de mal à trouver une section, un petit groupe de combattants où hommes et femmes sont ensemble. Cela m’a pris beaucoup de temps. Mais, j’ai été stupéfait par leur douceur et leur capacité à donner leur confiance très vite, très naturellement. Cela m’a beaucoup touché. »

Ces jeunes femmes ayant tout sacrifié à leur cause

En Syrie, Stéphane Breton a partagé le pain - parfois moisi - et le thé. Il a vu des hommes et des femmes mourir. Il filme des gestes : l’attente avant le combat, le retour du feu, les morts que l’on pleure, tous les deuils de la guerre. Ces jeunes femmes qui ont tout sacrifié à leur cause, il les filme avec une splendide austérité, sans intervenir, sans poser de question, toujours au plus près de sa morale d‘ethnologue : on peut juger, certes, mais il faut d’abord regarder.

rfi

En savoir plus...

Communiqué du Conseil des ministres du lundi 11 juin 2018

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, lundi 11 juin à 13 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur la célébration prochaine de la fête l’Aïd El Fitr (Korité), le Chef de l’Etat présente ses meilleurs vœux à la Oumah Islamique et à la communauté musulmane du Sénégal. 

Ainsi, le Président de la République formule, avec l'ensemble de la Nation, des prières pour un Sénégal uni et prospère, dans la paix et la solidarité. 

Poursuivant sa communication autour des conclusions de la Commission ad hoc sur le processus électoral, marquées par un consensus sur les points majeurs, le Chef de l’Etat félicite l’ensemble de ses membres pour la qualité du travail accompli et l’esprit d’ouverture et de dialogue qui a prévalu tout au long de ses travaux ainsi qu’au cours de l’audience qu’il leur a accordée. 

Ainsi, le Président de la République demande au Gouvernement de prendre les dispositions requises pour l’examen, dans les meilleurs délais, par l’Assemblée nationale, du projet de loi portant révision du Code électoral, adopté à l’issue du Conseil des ministres. 

Poursuivant sa communication autour de la renégociation de la concession de l’Autoroute à péage Patte d’Oie-AIBD, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement d'accélérer la finalisation, avant fin juin 2018, du processus de renégociation des tarifs de péage. 

Dans ce cadre, le Président de la République rappelle au Gouvernement la nécessité de mettre en place un dispositif cohérent et performant de régulation et de suivi - évaluation de l'exploitation des autoroutes à péage avec l'ouverture prochaine des autoroutes ILA TOUBA ; AIBD - THIES et AIBD- SINDIA- MBOUR. 

Evoquant par ailleurs, le soutien à l’Equipe nationale de Football, le Chef de l’Etat, adresse au nom de la Nation, ses encouragements aux joueurs de l'équipe nationale de Football et à leur encadrement, à la veille de l'ouverture de la Coupe du Monde de Football, Russie 2018 ; une compétition internationale d'une envergure unique, qui contribue, à la consolidation du rayonnement du Sénégal. 

Dès lors, le Président de la République lance un appel à toutes les sénégalaises et à tous les sénégalais à renforcer la solidarité et la communion autour de l'équipe nationale de Football en vue d'accompagner "les Lions" le plus loin possible dans la compétition. 

En outre, le Chef de l’Etat informe les membres du Conseil, de son déplacement en Russie pour répondre à l’invitation de la FIFA en assistant au premier match de l’Equipe du Sénégal. Par ailleurs, au cours de son séjour en Russie, le Président de la République sera reçu en audience, par le Président Vladimir Poutine. 

Relevant, la recrudescence manifeste d’actes de maltraitance des personnes vivant avec un handicap, le Président de la République rappelle au Gouvernement l'impératif de veiller au respect scrupuleux des droits des personnes vivant avec un handicap et de leur assurer un traitement adéquat dans les espaces publics et au niveau des services de l'Etat. 

Enfin, le Chef de l’Etat indique au Gouvernement, dans la perspective de l'application intégrale de la loi d'orientation sociale qui doit être évaluée dans toutes ses composantes, l’urgence de déployer un Plan spécial de lutte contre la maltraitance des personnes vivant avec un handicap. 

Appréciant, par ailleurs, l’importance de la préservation de l’écologie de Diamniadio et du Lac Rose, le Président de la République souligne que des promoteurs privés et services de l’Etat procèdent au déracinement systématique des baobabs pendant l’exécution des projets à Diamniadio et sur le site du Lac Rose. 

Ainsi, le Président de la République demande au Premier Ministre de faire prendre les dispositions nécessaires en vue de l’interdiction du déracinement des baobabs sur les sites de Diamniadio et du Lac Rose, notamment en le notifiant, dans les meilleurs délais, aux services de l’Etat concernés et aux promoteurs privés. 

Le Chef de l’Etat indique enfin, le prix qu’il attache à la préservation de l’écosystème du Lac Rose et notamment celui de Diamniadio qui doit répondre à sa vocation de ville verte où un projet d’aménagement paysager est d’ailleurs prévu, à ce titre. 

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique. 

Le Premier ministre a axé sa communication sur le suivi des engagements du Gouvernement vis-à-vis des partenaires sociaux avant de rendre compte de la coordination des activités gouvernementales. 

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale. 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale. 

Le ministre du Pétrole et des Energies a fait une communication sur la mission qu’il a effectuée en République Islamique de Mauritanie. 

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté : 
  
- le projet de loi portant modification du Code électoral, 
  
- le projet de loi de règlement gestion 2017, 
  
- le projet de loi de Finances rectificative pour l’année 2018, 
  

- le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2019–2021. 
  

Le Secrétaire général du Gouvernement, 
      Porte-parole 
  

En savoir plus...

Un universitaire relève "l’amalgame littéraire" dans "bàmmeelu kocc barma" de boubacar boris diop

Bàmmeelu Kocc Barma", le dernier ouvrage en wolof du journaliste-écrivain Boubacar Boris Diop, bascule dans "l’amalgame littéraire", a relevé, jeudi, le docteur Serigne Sèye, enseignant au département de lettres modernes de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. 
 
Il s’exprimait à l’ouverture du premier séminaire du Laboratoire de littérature africaine, organisé à la faculté de Lettres de l’UCAD et axé autour du dernier ouvrage de l’écrivain publié en septembre 2017. 
 
Analysant l’esthétique et la politique dans l’œuvre de Boris Diop, il souligne la mise en scène dans le récit de cet amalgame littéraire aussi bien à travers les personnages du roman que le temps et l’espace. 
 
"Il y a une mise en scène des personnages qui existent réellement et d’autres nées de l’imagination de Boubacar Boris Diop", commente Dr Sèye en faisant allusion par exemple à "Sidya Léon Diop" cité dans le roman qui est le fils de la reine Ndatté Yalla, figure historique sénégalaise. 
 
"Le roman est centré sur la réhabilitation des personnages inconnus, c’est un récit de la mémoire", souligne-t-il. L’allusion aux personnages, poursuit Serigne Sèye, spécialiste de la littérature africaine, est "illustrée par la convocation d’évènements qui se sont déroulés et ceux inventés". 
 
Il relève le "naufrage du bateau le Joola" évoqué dans le récit qui a réellement eu lieu (dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002) et le renflouement du bateau, une imagination de l’auteur.
 
Cette épisode de notre passé, souligne l’auteur Boubacar Boris Diop, "est le cœur de ce que j’avais à dire", mais regrette-t-il, "il semble ne pas laisser une marque indélébile dans notre conscience". 
 
Le temps et l’espace ressortissent aussi cet amalgame littéraire avec le passé et le futur souvent rappelés dans l’ouvrage. 
 
Selon Sèye, "l’évocation de Kabrousse (un village au Sud du Sénégal) n’est pas un hasard, il fait allusion à Aline Sitoé Diatta, cela fait penser à son deuxième roman +Les tambours de la mémoire+ (1990), l’auteur rappelle souvent les martyrs de la mémoire dans ses livres". 
 
Ce que confirme Boubacar Boris Diop qui l’a écrit en toute conscience, car, dit-il, "je suis un passionné de l’histoire". 
 
Au-delà de Kabrousse, l’auteur parle de "Tilaabéri", une région située au Sud-Ouest de la République du Niger, une manière "de transcender l’espace national pour aller ensuite vers un lien africain". 
 
L’enseignant au département des lettres modernes à l’UCAD estime que ce roman de Boubacar Boris Diop est "le plus moderne" de tous ses œuvres. 
 
"C’est un roman qui marche avec son époque, avec les instruments de son temps (allusion aux NTIC utilisées par les personnages), les médias envahissent le récit, car c’est une réflexion sur le métier de journaliste, les personnages sont des observateurs de la politique sénégalaise", souligne le spécialiste de la littérature africaine. 
 
Il ajoute que ce roman est aussi une "critique des mœurs politiques et montre la complexité de l’humain". 
 
L’écrivain Boubacar Boris Diop, qui est sur la scène littéraire sénégalaise depuis 40 ans avec son premier roman "Le temps de Tamango", publié en 1981, a depuis quelques années un rapport avec les langues nationales. 
 
Son premier roman en wolof "Doomi Golo" (2003), date de 15 ans, "il approfondit cette démarche avec +Bàmmeelu Kocc Barma+", souligne le professeur Ibrahima Wane, un spécialiste de la littérature orale.
 
Aps
En savoir plus...

Le Warc accueille la 2e édition de "sembène à travers l’afrique"

La 2e édition de "Sembène à travers l’Afrique" démarre, samedi, à 10 heures au Centre de recherche ouest africain (Warc en anglais) de Dakar par la projection du film "Xala" de Sembène Ousmane, a indiqué mercredi son initiateur, le cinéaste Samba Gadjigo, universitaire sénégalais vivant aux USA. 

S’exprimant lors d’une conférence de presse au Warc, il a expliqué que cette manifestation est organisée dans le cadre de la commémoration du 11e anniversaire de la disparition de l’écrivain-cinéaste Sembène Ousmane décédé le 9 juin 2007. 

L’évènement se poursuivra jusqu’au dimanche 11 juin.

Le film "Xala" réalisé en1975 par Sembène Ousmane et le documentaire "Sembène ! "(2015) du Sénégalais Samba Gadjigo et de l’Américain Jason Silverman seront à l’écran gratuitement dans 35 pays africains dont le Sénégal (à Dakar et dans les régions). 

25 projections sont prévues à Dakar et dans certaines régions du Sénégal et plus de cent diffusions dans 34 pays africains dont le Bénin, Cameroun, Congo, Kenya, Gambie, etc.", a souligné Gadjigo, par ailleurs biographe de Sembène. 

Selon lui, le choix du film "Xala" s’explique "par la pertinence de sa thématique". 

"Sur les dix longs métrages réalisés par Sembène Ousmane, de tous ses films, +Xala+ est le plus pertinent de par sa thématique. (…) et le plus historique", fait remarquer le professeur de littérature africaine. 

Car, poursuit-il, "il raconte des histoires vraies qui se sont passées à Dakar en 1970, c’est un moment de notre histoire économique ou des Sénégalais ont pris possession de notre économie". 

Le film "Xala" qui relate l’impuissance d’un homme est une métaphore "de la faillite des indépendances africaines et de notre bourgeoisie", selon le professeur Gadjigo.

Les organisateurs disent avoir choisi ce film pour "susciter un débat sain et serein sur le sujet". Ils estiment aussi que cette réédition du projet "Sembène à travers l’Afrique « -démarré lors du dixième anniversaire de la disparition de "l’Aîné des anciens" - s’explique par "le succès" enregistré l’année dernière. 

Il s’agit à travers cette commémoration "de célébrer la vie et l’œuvre" de Sembène Ousmane. 

"C’est une occasion pour faire vivre, donner de la substance à un rêve du cinéaste qui a nourri toute sa vie durant, de voir ses films vus par le plus grand nombre. Ses romans, et films seront diffusés à travers le continent pour l’édification du rêve panafricaniste", a dit M. Gadjigo.  

La 2e édition de "Sembène à travers l’Afrique" produit par "Galle Ceddo project" est financée par la fondation américaine "Frances Cassirer" à hauteur de 110 mille dollars américain pour quatre ans.

Aps

 

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS